Yuri Bezmenov : Manipulation de l'opinion

18/12/2014 18:03

 

Nous y sommes…

 

Cela fait déjà quelques années que je dénonce le détournement par François MITTERRAND, et sa clique de mafieux, des 3,5 milliards $ des indemnités de la guerre du Golfe virés par le Koweït, les Emirats arabes-Unis et l’Arabie Saoudite à la France en 1991.

 

J’ai été rapidement stupéfait du mutisme de la presse et des médias, qui, mis à part Radio BTLV, ne se sont jamais intéressés au problème alors qu’il y a toutes les informations disponibles sur le web sur cette affaire :

1/ Un article du New York Times de septembre 1992 précise que les banques centrales du Koweït, des Emirats arabes Unis et de l’Arabie Saoudite, ont viré aux USA, à la Grande Bretagne et à la France, un montant total de 84 milliards de dollars au titre des frais de guerre de l’Opération « Desert Storm » ;

 2/ La réponse du chef de cabinet de Christine LAGARDE à l’Union nationale des sous-officiers en retraite (UNSOR) spécifie qu’il n’y a rien à ce sujet dans les archives du ministère des finances ;

 3/ La réponse d’Hervé MORIN, ministre de la défense, à la même association, estime que les allégations ne sont pas fondées.

Où est passé l’argent ?...

Apparemment, sur un compte en Suisse…

 

La principale question que je me pose depuis des années est « Pour quelles raisons un tel détournement est-il ignoré, passé sous silence, par l’ensemble des médias, de la presse, des politiciens, des hauts fonctionnaires ?... ».

J’ai été constamment stupéfait par le manque de réaction des uns et des autres y compris par des ministres des finances que l’on ne peut pas qualifier de « gôche » comme Thierry BRETON ou Christine LAGARDE.

Mais peut-être attendent-ils que le système devienne un authentique totalitarisme « soce-démocratouille » pour réagir. Il sera alors trop tard car les révoltes populaires, ou l’arrivée d’une « sauveuse » en la personne de « Marine », pourrait bien les envoyer devant les tribunaux conformément à la loi scélérate de décembre 2013 sur la délinquance financière.

Et il semble que je tiens un sérieux début de réponse dans le billet « Manipulations… » de « I-Cube » ainsi que dans les explications sur la « Subversion idéologique » apportées par Yuri Alexandrovitch Bezmenoz, un transfuge du KGB qui a fui l’URSS en 1970.

Vous trouverez ci-dessous, en vidéo, l’extraordinaire confession d’un haut cadre du KGB ainsi que les redoutables méthodes de manipulation de l’opinion publique.

Le texte de l’interview est disponible pour ceux qui en veulent la transcription.

Bonne découverte.

Jean-Charles DUBOC

 

VIDEO :

http://youtu.be/uHxyII04iWM

 

Subversion idéologique – Manipulation de l’opinion – Guerre psychologique (par Yuri Alexandrovitch Bezmenoz)

Yuri Alexandrovitch Bezmenoz (Tomas Schuman), né en 1939 dans la banlieue de Moscou, est le fils d’un officier de haut rang de l’armée soviétique.

Il est issu des écoles de l’élite du système soviétique et est devenu un expert de la culture et des langues de l’Inde puis il a fait une carrière exceptionnelle au sein de Novosti, qui était, et est encore, l’agence de presse du régime soviétique et servait également de paravent pour le KGB.

Passé à l’Ouest en 1970, au péril de sa vie, après avoir été totalement dégouté du système soviétique, c’est certainement l’un des plus grands experts mondiaux, en matière de propagande soviétique, de désinformation et de manipulation.

SUBVERSION IDEOLOGIQUE
 

Manipulation de l’opinion
Guerre psychologique

DEMORALISATION
DESTABILISATION
RADICALISATION
NORMALISATION

Le danger de l’« Etat providence », du système « Big Brother »


« Toutes vos libertés disparaîtront. Elles seront carbonisées en quelques secondes, et vos précieuses vies avec. »

 

INTERVIEW DE 1985 – SOUS-TITRES FRANÇAIS – YURI BEZMENOV, EX-AGENT DU KGB PASSE A L’OUEST DANS LES ANNEES 1970 RACONTE LES TECHNIQUES DE DESTABILISATION ET DE MANIPULATION DE L’OPINION

« La subversion idéologique, c’est un processus qui n’a rien d’illégal ou de caché.

C’est une action menée au grand jour. Il suffit de s’en rendre compte, de se déboucher les oreilles, d’ouvrir les yeux, et cela devient évident. Il n’y aucun mystère.

Cela n’a rien à voir avec l’espionnage. Je sais que travailler dans le renseignement, cela fait plus romantique, c’est plus vendeur auprès du public. C’est sûrement pour ça que les producteurs d’Hollywood aiment tant les films du genre James Bond.

 

Mais en réalité, l’action principale du KGB n’est pas du tout de faire du renseignement. Selon moi, et selon l’avis de beaucoup de transfuges qui ont le même profil que moi, seuls 15% du temps, de l’argent et des effectifs sont consacrés à l’espionnage en tant que tel.

Les 85% restants sont consacrés à un à processus très lent, que l’on appelle soit « subversion idéologique » ou manipulation de l’opinion, – « xxxxxxxxxx» dans le langage du KGB – ou « guerre psychologique ».

Cela signifie essentiellement: changer la perception de la réalité de tous les américains, au point que malgré la profusion d’information, plus personne n’est plus capable de tenir un raisonnement correct afin de défendre ses propres intérêts, ceux de sa famille, de sa communauté, ou de son pays.

 

 

C’est un processus de lavage de cerveau généralisé, qui va très lentement, et qui comprend quatre phases.

 

La première phase est celle de la « démoralisation ». Cela prend entre 15 et 20 ans pour « démoraliser » un pays.

Pourquoi tant d’années ? Parce que c’est le nombre d’années minimum requis pour éduquer une génération d’étudiants du pays visé, pour l’exposer à l’idéologie adverse.

En d’autres termes, l’idéologie marxiste-léniniste est actuellement injectée dans les esprits malléables d’au moins trois générations de jeunes américains, sans rencontrer de résistance, sans être contrebalancée par les valeurs de base de l’Amérique ou par un patriotisme américain.

L’essentiel de l’activité du département était de compiler d’énormes quantités d’informations sur des personnes qui étaient ensuite instrumentalisées pour influencer l’opinion publique, éditeurs, écrivains, journalistes, acteurs, éducateurs, professeurs de sciences politiques, députés, hommes d’affaires…

 

La plupart de ces gens étaient divisés en deux groupes:

• Ceux qui soutenaient la politique du régime soviétique étaient promus à des postes de pouvoir grâce à la manipulation de l’opinion et des médias.

• Ceux qui refusaient l’influence du communisme dans leur pays, leur réputation était ruinée ou ils étaient exécutés. Physiquement. Révolution oblige.

 

Ainsi, dans une petite ville du Sud-Vietnam, plusieurs milliers de Vietnamiens ont été exécutés en une seule nuit, après que la ville ait été prise par les Viêt-Cong, au bout de seulement deux jours.

Et la C.I.A n’a jamais compris comment les communistes avaient pu aller si vite, pour repérer chacun d’entre eux, connaître leurs domiciles, là où les trouver, les arrêter, tout cela en une seule nuit, en à peine quelques heures, avant le lever du jour, et les embarquer dans des camions, les conduire hors de la ville et les exécuter.

La réponse est très simple: bien avant que les communistes occupent la ville, il existait un réseau complet d’informateurs, des vietnamiens habitant la région, qui savaient absolument tout des personnes en mesure d’influencer l’opinion publique, jusqu’aux simples barbiers ou aux chauffeurs de taxi. Tous ceux qui étaient favorables aux Etats-Unis ont été exécutés.

Même chose à Hanoï [Vietnam], pilotée par l’ambassade soviétique. Et je faisais la même chose à New-Dehli.

A ma grande horreur, j’ai découvert, dans les dossiers des personnes qui allaient être exécutées, le nom de journalistes prosoviétiques qui étaient mes amis personnels.

- Prosoviétiques !...?...

Oui, absolument!

Ils défendaient un idéal communiste, ils avaient fait plusieurs voyages en URSS, et pourtant le KGB avait décidé que, révolution oblige, pour mener à bien les changements politiques drastiques de l’Inde, qu’il fallait les éliminer.

- Pourquoi cela ?...

Parce qu’ils en savaient trop. Simplement parce que les idiots utiles, les gens de gauche qui sont idéalistes, qui croient en la beauté du système soviétique, communiste, socialiste … quand ils ouvrent les yeux sur la réalité, ils deviennent les pires ennemis du système.

C’est pourquoi mes instructeurs, au KGB, insistaient tout particulièrement sur ce point : « Ne vous préoccupez jamais des gauchistes. »

« Oubliez ces prostitués politiques. Visez plus haut. »

Telles étaient mes instructions. Essayez de pénétrer les médias conservateurs bien établis, essayez d’atteindre les producteurs de films riches à millions, les intellectuels, les milieux soi-disant académiques, entrez en contact avec les cyniques, les égocentriques qui peuvent vous mentir d’un air angélique en vous regardant droit dans les yeux.

Voilà les gens qu’il fallait recruter: ceux qui n’avaient plus aucuns principes moraux, les gens avides de pouvoir, ceux qui se prennent pour quelqu’un, ou qui se croient très importants.

Voilà les profils que le KGB cherchait à « recruter ».

 

La suite sur Wikileaks Actu Francophone :

http://wikileaksactu.wordpress.com/2013/08/20/subversion-ideologique-manipulation-de-lopinion-guerre-psychologique-par-yuri-alexandrovitch-bezmenoz/

 

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