Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

26/07/2017 12:32

 

Laudato si… (XIV)

 

Quatorzième chapitre : Le « heure par heure ».

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À 3 heures GMT (six heures, heure locale), la dépêche de l'Agence France Presse fait le tour du monde : « Des forces irakiennes viennent de franchir la frontière et ont pénétré au Koweït. On en ignore encore le nombre ».

À 5 heures, l'émir du Koweït évacue son palais de Koweït-City et se réfugie à l'ambassade des USA. De là, un hélicoptère de l'armée américaine l'emmène à Riyad, en Arabie Saoudite.

À 6 heures, le roi Hussein de Jordanie appelle Saddam Hussein au téléphone : il se rendra à Bagdad pour essayer de trouver une solution à la crise.

À 7 heures, lors de l'assaut du palais de l'émir, le plus jeune frère de ce dernier est tué. Le cheikh Fahd était connu du public, plus particulièrement des Français, pour avoir provoqué l'interruption du match France-Koweït (4 buts à 1) et contesté une décision de l'arbitre, lors de la Coupe du Monde de Football en Espagne en 1982.

À 10 heures, le Conseil de sécurité des Nations-Unies, réuni d'urgence à la demande des USA et du Koweït, vote la résolution 660 qui demande le retrait des troupes irakiennes du Koweït et le rétablissement du statu quo.

Seul le Yémen a refusé de voter la résolution. Mais pour une fois, la Chine, l'URSS et Cuba se sont rangés du côté des Américains...

À 11 heures, la Syrie met ses troupes en état d'alerte.

À 12 heures, la radio nationale koweïtienne annonce le renversement de l'émir du Koweït. L'agence de presse officielle irakienne INA annonce la fermeture des frontières de l'émirat et la proclamation d'un couvre-feu.

À 13 heures, le gouvernement irakien annonce avoir pris le contrôle du Koweït. Mais de nombreux combats éclatent autour des différents ministères de Koweït-City.

À 14 heures, le roi Hussein arrive en Égypte pour y rencontrer le président Moubarak.

À 15 heures, un discours appelant à la résistance anti-irakienne est capté sur les fréquences de la radio koweïtienne. Le prince héritier Saad appelle à « résister à l'agression ».

À 17 heures, les autorités américaines annoncent l'arrêt de toute transaction avec l'Irak.

À 19 heures, commence la réunion des ministres des États membres de la Ligue arabe, à la demande expresse de la Syrie. La délégation irakienne y est vivement critiquée.

À 20 heures, le roi Hussein de Jordanie rencontre Saddam Hussein pour essayer de désamorcer la crise.

À 21 heures, l'état-major américain met en alerte certaines unités, en particulier celles de l'armée de l'air.

 

Réactions internationales de la journée : Eliahou ben Elissar, président de la commission parlementaire pour les Affaires étrangères et la Défense, menace Saddam Hussein : « Israël n'est pas le Koweït ». Le Premier ministre, Yitzhak Shamir, constitue un cabinet de crise composé des Ministres de la Défense, des Affaires étrangères, le chef d'état-major et le responsable du renseignement militaire. Lors de la réunion extraordinaire de la Knesset, un député compare l'agression irakienne à l'Anschluss de l'Autriche par Adolf Hitler...

Les autorités marocaines condamnent « l'occupation militaire du pays frère ».

Le gouvernement japonais demande le retrait des troupes de Bagdad, en qualifiant « d'extrêmement regrettable » l'invasion de l'Émirat.

Paris annonce le gel des avoirs irakiens et koweïtiens sur l'ensemble de son territoire. Selon une estimation du Ministère des Finances, ces avoirs portent sur 10 milliards de francs. Cette décision vise à empêcher que les troupes irakiennes ne s'emparent du patrimoine des ressortissants koweïtiens. 

La CEE « condamne fermement » l'invasion et estime qu'elle constitue une « menace dangereuse vis-à-vis de la paix et de la stabilité de la région ».

L'Algérie réclame le « retrait immédiat » des forces irakiennes après leur « invasion inadmissible ».

Les autorités de Pékin se disent « extrêmement préoccupées » par l'invasion du Koweït et considèrent qu'il ne doit pas y avoir de « conflit d'intérêt entre pays en voie de développement ».

 

L'OTAN déclare qu'elle « condamne énergiquement l'agression militaire commise par l'Irak » et engage instamment Bagdad à « régler ses différends par des moyens pacifiques ».

L'URSS appelle au « retrait immédiat » des forces irakiennes du Koweït et à la « restitution de la souveraineté ».

L'Iran annonce qu'elle condamne « fermement » l'invasion du Koweït par l'Irak qui est de plus en plus isolée.

Washington « condamne fermement » l'invasion, annonce le gel des avoirs irakiens et koweïtiens sur son territoire, et décide d'arrêter toute transaction commerciale avec l'Irak.

Les USA expriment le souhait que leurs alliés de l'OTAN fassent de même.

Pour le président George Bush, « il n'y a pas de place, dans le monde d'aujourd'hui, pour ce genre d'agression caractérisée ».

Interrogé sur l'éventualité d'une action militaire américaine, il a répondu ne pas l'envisager, mais que, si c'était le cas, il n'hésiterait pas...

D'ailleurs, au même moment, le porte-avions Independence fait route pour le Golfe... 

 

Sur tous les marchés, pétroliers, changes et actions, les volumes de transaction atteignent des niveaux impressionnants.

À New York, le 1er août au soir, une rumeur d'invasion avait déclenché une petite panique. Le lendemain matin, l'information s'étant confirmée, le prix du brut flambait.

À Londres, le cours du Brent, le pétrole de référence de la mer du Nord, atteint son plus haut niveau depuis quatre ans et demi : 23,5 $ contre 20,45 $ la veille au soir. Le pétrole, l'or et le dollar sont en hausse.

À Paris, la séance s'achève sur un recul de 2,12 % alors que l'indice CAC 40 baisse de 3 % durant l'après-midi.

 

La radio française diffuse dans l'après-midi l'interview d'une habitante de Koweït-City qui commente l'arrivée des soldats irakiens. La Koweïtienne explique que « les chars sont partout (...), ils sont dans tous les quartiers résidentiels (...). Tous les 3 m, vous trouvez un char ».

« Il n'y a plus de résistance koweïtienne », ajoute-t-elle. « Ils ont tout détruit ».

Tous les bâtiments importants, ministères, banque centrale, raffineries..., seraient occupés.

Interrogée sur la diffusion d'appels à la résistance par les ondes koweïtiennes, la jeune femme répond que les Koweïtiens préfèrent écouter la BBC ou RFI pour s'informer.

Une chose paraît sûre : les Irakiens, très calmes, sont là pour longtemps. « Les soldats occupent tous les grands hôtels, comme le Sheraton. Ils vivent la vie de stars. Au Sheraton, ils ont cassé toutes les vitres, ils n'ont pas voulu entrer par les portes... »

 

Le vol Tokyo-Bangkok-Bagdad-Paris d'Iraqi Airways, avec 200 japonais et 7 français à son bord, atterrit sur l'aéroport de Bagdad où l'armée de Saddam Hussein a pris position.

Aussitôt après leur descente d'avion, les passagers sont emmenés de force dans un hôtel de la banlieue de Bagdad.

Quelques instants plus tôt, le vol 149 Londres-Kuala Lumpur de British Airways fait escale à Koweït-City. Lors de l'approche de l'aéroport et de l'amorce de la descente, le commandant de bord reçoit un message de la tour de contrôle lui informant que des pirates se sont emparés de l'aéroport et ont envahi les pistes.

Mais il est trop tard pour agir et le Boeing 747 se pose. Il est aussitôt encerclé par les troupes irakiennes qui forcent les 295 passagers et membres d'équipage, pour la plupart occidentaux, à descendre.

Ils sont emmenés de force dans un hôtel de la capitale koweïtienne.

British Airways et Kuwait Airways ont rapidement annulé tous leurs vols au départ de Londres à destination du Koweït.

 

Le vendredi 3 août est marqué par un élan de solidarité internationale qui commence à se mettre en place. De nouvelles réactions sont intervenues depuis l'invasion, notamment la condamnation prononcée par Cuba, demandant que la souveraineté du Koweït soit rétablie « de toute urgence ».

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, a annoncé qu’il envisageait de se retirer de l’OPEP si ce cartel pétrolier tombait sous contrôle irakien. Caracas pourrait ainsi, sans entraves, augmenter sa production et fixer lui-même ses prix.

Le Conseil ministériel de la Ligue Arabe condamne l'agression des troupes irakiennes par 14 voix pour et 4 contre (OLP, Jordanie, Yémen, Soudan).

La Libye et l'Irak étaient absentes des discussions. 

 

Les chefs de la diplomatie américaine et soviétique, James Baker et Edouard Chevardnadze, appellent tous les pays à suspendre les livraisons d'armes à l'Irak.

Le gel des avoirs koweitiens est décidé dans de nombreux pays afin qu’ils ne tombent pas entre des mains irakiennes. Cette décision est prise par les USA, la Grande-Bretagne, la France, la RFA, le Japon, l’Italie et la Belgique. Mais pas l’Espagne.

En réaction, Bagdad décide de suspendre le paiement de sa dette à l’égard des USA.

 

Les forces irakiennes poursuivent leur avancée dans l'émirat dévasté, en direction du port pétrolier d'al-Ahmadi, au sud de la capitale. Les nombreux bombardements provoquent de violents incendies.

L’armée irakienne a multiplié l’envoi de renforts, en chars et transports de troupes, dans cette région où, selon des témoins en début d’après-midi, la résistance koweitienne faiblissait.

Les combats se sont rapprochés de la grande raffinerie de Mina Abdallah.

 

Des ressortissants étrangers travaillant dans l’émirat, seul est préoccupant le sort d’Américains, techniciens du pétrole, qui auraient été arrêtés par les Irakiens : 3 selon l’ambassade, 9 selon Washington.

Georges Bush a évoqué, à ce sujet, une possible « dramatisation » de la crise.

Il rencontrait Margaret Thatcher à Aspen dans le Colorado. Tous deux ont donné jeudi soir une conférence de presse au cours de laquelle ils ont insisté sur l’éventualité d’une « action supplémentaire » que pourrait engager l’ONU, dont le Conseil de sécurité avait, le matin même, condamné l’agression. Le premier ministre britannique a invoqué le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, relatif aux initiatives militaires de l’organisation.

Côté américain, on affirmait « qu’une action militaire n’était pas écartée mais (que l’on) ne la privilégiait pas non plus ».

George Bush a indiqué, personnellement : « Nous n’excluons aucune option ».

À l’instar de Washington, dont le porte-avions Independance cingle vers le Golfe pour y renforcer la présence de l’US Navy, Paris aura un aviso de plus dans la région, a indiqué vendredi à la radio française RTL le ministre français de l’Économie Pierre Bérégovoy.

 

Le mystère demeure sur le « gouvernement provisoire du Koweït libre » installé par Saddam Hussein, après la déposition de l’émir Jaber, la saisie de ses biens et de ceux de sa famille, la dissolution des corps constitués.

Une radio émettant en son nom se partageait encore les ondes avec la radio de l’État koweitien, repliée dans un pays voisin et appelant à la résistance.

Si les combats continuent, un nouvel ordre s’installe, et le bilan de la guerre éclair est connu : de 100 à 200 morts, dont celle du frère de l’émir, tué en défendant le palais, jeudi matin.

Les 7 quotidiens du pays ne paraissent pas ce jour, l’agence officielle KUNA, rapidement tombée aux mains de l’ennemi, n’a publié aucune information.

Les communications téléphoniques avec les pays voisins sont devenues de plus en plus difficiles.

Paradoxalement, alors que l'invasion du Koweït fait la une des médias du monde entier, les Koweïtiens semblent être les moins bien informés sur la situation de leur propre pays...

 

Les agences de presse internationales annoncent dans la nuit que Bagdad aurait préparé un plan pour « amorcer le début du retrait des troupes irakiennes du Koweït dimanche, à moins que n’existe une menace pour la sécurité de l’émirat et de l’Irak ».

Selon les agences Reuter et AFP, « un plan a été tracé » pour cette évacuation qui débuterait dès dimanche.

Le porte-parole du gouvernement irakien soulignait : « Ce retrait ne signifie pas que nous répondions aux appels de rhétorique entendus ici et là. Nous le faisons », a-t-il poursuivi, « en accord avec nos principes. »

 

Sur les 600 ressortissants français résidant au Koweït et enregistrés auprès de l'ambassade de France de Koweït-City, près de 250 seraient pour l'heure pris en otages.

Les autres, dont l'ambassadeur de France lui-même, étaient partis en vacances hors du pays.

Richard Boucher, porte-parole du département d’État, a annoncé que 14 Américains qui travaillaient dans les champs pétroliers au Koweït, près de la frontière irakienne, sont « portés disparus » et « nous pensons qu’ils sont sous le contrôle des Irakiens », a-t-il ajouté.

Désormais, le sort incertain de tous les otages provoque l'inquiétude de l'Occident.

 

Les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Oman, Qatar, Émirats Arabes Unis, dont le Koweït, également membre, était censé attendre assistance et protection) sont sortis de leur silence embarrassé.

Le conseil a condamné dans un communiqué publié au Caire « la sauvage agression irakienne contre le Koweït » et réclame le retrait inconditionnel des troupes irakiennes sur les positions qu’elles occupaient avant le 1er août.

À peu près au même moment, la Ligue arabe adoptait également une résolution condamnant « l’agression irakienne ».

Le texte, qui demande aussi le retrait des troupes et la convocation d’un sommet arabe extraordinaire n’a cependant été voté que par 13 pays sur 21.

L’Irak, concerné, n’avait pas le droit de prendre part au vote. 4 pays ont voté contre (Jordanie, Palestine, Soudan et Yémen). La Mauritanie s’est abstenue. La Libye et Djibouti n’ont pas pris part au vote.

Un vote qui confirme la profonde division dans laquelle l’intervention irakienne a plongé le monde arabe.

Les USA informent leurs alliés de l'OTAN qu'ils envisagent « une large gamme d'éventualités » pour le cas où l'Irak étendrait ses incursions au-delà du Koweït.

En France, le prix de l'essence fait un bond exceptionnel. « Le litre de super m'a été livré à 21 centimes (0,03 €) de plus que la veille » explique un pompiste de Toulouse.

Chez certains de ses confrères, la hausse est de 34 centimes (0,06 €).

 

Samedi 4 août : un nouveau gouvernement, dit « provisoire », voit le jour à Koweït-City. Il est composé de 9 militaires totalement inconnus sur la scène internationale. Le chef de ce gouvernement serait un certain colonel Ali Hussein Ali, de l'armée koweïtienne, tout comme ses 8 « conseillers ». Selon l'ambassadeur du Koweït à Tunis, qui va dans le même sens que certaines sources israéliennes, le colonel Ali serait en fait le propre gendre de Saddam Hussein...

Ce premier ministre aurait un temps été attaché militaire à l’ambassade d’Irak en Libye. Quant aux autres membres du gouvernement, il pourrait s’agir de Koweïtiens d’origine irakienne : il y a au Koweït au moins 20.000 irakiens, dont beaucoup sont dans le pays depuis deux générations, devenus citoyens de 2ème catégorie, c’est-à-dire sans droit de vote, réservé aux seuls Koweitiens « de souche ». Un bon nombre de ces irako-koweitiens occupent des petits grades dans l’armée et dans la police.

George Bush a aussitôt qualifié cette formation gouvernementale comme « totalement fantoche » et affirmé que les USA et leurs alliés n'accepteront jamais ce genre de régime.

 

Par ailleurs, un certain nombre de soldats irakiens sont signalés dans une « zone neutre », séparant le Koweït de l'Arabie Saoudite. L'armée saoudienne est aussitôt mise en état d'alerte. Le correspondant de l’Agence France-Presse a constaté ce renforcement des forces armées irakiennes sur la route menant à la frontière saoudienne. « Des blindés et des batteries de canons en grand nombre se trouvent sur la route côtière reliant la capitale au sud du pays », écrit-il.

Camille et Alex  sont toujours à la manœuvre. Pas froid aux yeux,  les gamines…

« Des transports de troupes y sont arrêtés. Les nœuds routiers et les entrées des installations pétrolières de Shouaïba et Al-Ahmadi sont étroitement contrôlés. Un poste avancé a été installé à l’intérieur de la zone neutre, dans la région de Ras Ezzour, à 7 km seulement d’un poste frontalier avec l’Arabie Saoudite. Partout, le calme règne. Aucun tir ne se fait entendre. »

 

Réunis dans la résidence d'été du Président américain à Camp David, Dick Cheney et les experts en matière de sécurité nationale s'entretiennent longuement avec George Bush. Suite à la présence de l'armée irakienne dans une zone neutre, à moins d'un kilomètre de l'Arabie, les conseillers présentent au président américain différents plans. À la fin de la réunion, le principe d'une action militaire est acquis. Mais l'armée irakienne étant la 4ème armée du monde, l'état-major convainc le président de lancer une opération qui, pour être efficace, doit être de très grande envergure.

 

La CEE prend la décision, à l'unanimité, d'imposer un double embargo à l'Irak, sur les importations de pétroles irakien et koweïtien, mais aussi sur les ventes d'armes et d'équipements militaires à destination de Bagdad. L'Irak dépend de la Communauté pour environ 20 % de ses exportations. Cet embargo va avoir pour effet de priver les Douze d'environ 12 % de leur approvisionnement en brut. Durant le 1er trimestre 1990, la CEE a tout de même importé 7 milliards de tonnes de pétrole d'Irak, son 6ème fournisseur, et 4 milliards de tonnes du Koweït...

 

Les occupants de l'hôtel français Le Méridien de Koweït-City sont pris en otages. Parmi les Français qui seraient toujours au palace figurent le chef de cuisine de l'hôtel, le directeur du restaurant, le sous-chef de cuisine, et 13 membres d'équipage de la compagnie Air-France. Le chef pâtissier de l'hôtel a été pris par les soldats irakiens dans une rafle. Il aurait été emmené à Bagdad avec les 27 Français pris en otages dès l'invasion.

Le directeur de l'établissement Woods Keaton, un Américain, s'est, lui, réfugié à l'ambassade des USA de Koweït-City. La direction des Hôtels Méridien, située à Paris, a perdu tout contact avec ses employés : une seule fois, après le début des événements, elle a pu obtenir des renseignements par l'ambassade de France.

 

Avant l'invasion irakienne, les Squadrons 9 et 25 de l'armée de l'air koweïtienne étaient basés à Ahmad al Jabeir, dans le sud du Koweït. Après que leur aérodrome a été bombardé par l'aviation irakienne, les pilotes koweïtiens ont opéré depuis un tronçon d'autoroute, avant de regagner aujourd'hui l'Arabie Saoudite, pour fuir le rouleau compresseur irakien. La flotte koweïtienne ne compte plus que 19 A-4KU Skyhawk.

 

Près de 140.000 volontaires manifestent leur volonté d'adhérer à l'armée populaire  qui appuiera le « nouveau régime » au Koweït.

Les autorités iraniennes proposent à la Grande-Bretagne de reprendre leurs relations diplomatiques, interrompues un an plus tôt après l'affaire Salman Rushdie.

La Jordanie refuse de reconnaître le gouvernement provisoire du Koweït mis en place par Bagdad.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/laudato-si-xiv.html

 


Chapitre précédent :

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

  Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 

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