Un bilan (provisoire) d’un quinquennat (1/2)

13/10/2016 15:59

 

De la grande désillusion !

 

Enfin, personnellement, je ne suis pas trop surpris. Mais y’en a qui n’ont pas assez de larmes pour se consoler : Splendide !

Car au fil du quinquennat, « François III » devient un simple « capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois », perdu au milieu des tempêtes qu’il soulève dans son verre d’eau, toute référence aux engagements de campagne paraissant sombrer dans l’oubli et le pays est retombé dans cette vieille idée selon laquelle « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». 

 

1 – Et ça commence très vite : À la veille de son premier sommet européen, fin juin 2012, le PR accueille la chancelière à l’Élysée. Sur le perron du château, les sourires sont un peu crispés et les mots choisis avec prudence. Depuis son élection, le président gauloisien tente de prouver sa capacité à peser pour réorienter les choix européens, notamment en matière budgétaire. De son côté, l’allemande tient fortement à son pacte budgétaire européen pour assurer la stabilité de la zone euro. Un traité qui a été signé par « Bling-bling » en mars 2012, mais qui n'a pas encore ratifié. 

Le président gauloisien tente de faire comprendre à Berlin sa promesse de renégociation du pacte, « en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne », selon l’engagement numéro 11 de son programme. Mais le nouveau président comprend vite la difficulté de la tâche devant la rigidité allemande. Au bout des négociations, il se retrouve contraint de demander à sa majorité d'approuver un texte identique en tous points à celui signé par son prédécesseur !

Il a beau mettre en avant l’obtention d’une contrepartie avec un pacte de croissance européen de 120 milliards d'euros, le symbole est douloureux… Une partie des électeurs et certains parlementaires « soces » se sentent floués. Ils se souviennent de la campagne à l’entendre de marteler son « devoir », son « obligation » de renégocier le traité.

Une première saignée !

« On était d’accord entre nous sur le fait qu’on n’obtiendrait pas grand-chose. On avait seulement le petit espoir de changer quelques expressions dans le corps du traité, et surtout d’obtenir que l’Europe s’engage à prendre des mesures pour soutenir la croissance », se souvient sa chargée de ce sujet durant la campagne.

« Nous savions que ce serait très difficile à obtenir, mais il fallait rester dans le flou sur nos objectifs réels pour des raisons tactiques. »

 

En réalité, après son élection, il est très difficile de faire bouger le contenu du traité alors qu'on l’attendait comme d'un espoir jusqu’en « Hispanie » et encore ailleurs, me souvins-je. Au moment du sommet de Bruxelles, le 28 juin 2012, dix pays ont déjà entamé leur procédure de ratification et les Irlandais l’ont approuvé par référendum. La moindre virgule ajoutée dans le texte implique de recommencer toute la procédure depuis le début.

Le traité est donc renégocié par ajout plutôt que par modification. Et selon l’ex-ministre du Commerce extérieur, le PR obtient même une victoire sur le fond, en imposant l’idée que la croissance est aussi importante que la rigueur. « Il a montré que la barre des 3 % de déficit n’était pas un dogme, car la France ne l’a pas respectée et n’a pas été sanctionnée », analyse le directeur de l’Institut Jacques Delors.

L’impression de trahison s’installe dans l’opinion comme chez une partie des parlementaires de la majorité. C’est d’ailleurs le premier accroc pour « flanby-à-la-fraise-tagada » avec sa majorité, puisque 29 députés du groupe PS ne votent pas la ratification du traité.

Il s’agit en quelque sorte de l’acte de naissance du groupe des frondeurs, qui vont empoisonner la vie du locataire de l'Élysée tout au long du quinquennat.

 

2 – Nombre de kouillons d’électeurs de « Flanby-à-la-fraise-tagada » gardent en mémoire le discours du Bourget. Janvier 2012 : « Mon ennemi, c’est le monde de la finance. » Derrière ces mots, le candidat formule des engagements très précis, à commencer par la réforme bancaire. Celle-ci devait séparer « les activités de dépôt, de crédit, que lesGauloisiens connaissent, qui les rassurent » de celles « liées à la spéculation, qui les inquiètent », selon ses propres mots.

L’objectif est d’éviter que les difficultés des banques sur les marchés financiers ne se répercutent sur les particuliers, comme pendant la crise de 2008.

Mais les grandes banques parviennent à faire entendre leur voix auprès du directeur de campagne « Pierrot-Moscou-vicié » pour le convaincre de renoncer à la séparation des activités ou, au moins, pour gagner du temps. Devenu ministre des Finances, ce dernier attend le mois de décembre 2012 pour présenter sa réforme, alors que le candidat l’avait promise pour l’été…

 

La liste des activités spéculatives retenue dans la loi est réduite au minimum, car il a été convenu d’isoler seulement les activités spéculatives « dont on considère qu’elles ne sont pas utiles à l’économie ». Au final, cela représente à peine 3 à 5 % des activités d’investissement, et donc moins de 1 % des revenus des banques, de l’aveu même du patron de la Société générale. Et ils réussissent à convaincre le gouvernement que tout le reste est utile au financement de l’économie.

« Sur le point le plus symbolique, c'est-à-dire la question de la séparation, on n’était pas en ligne avec les engagements ». Une députée PS tente bien de faire bouger la réforme, mais le PR, aidé par son secrétaire général-adjoint « manu-MacRond », finit par arbitrer en faveur des grandes banques gauloisiennes.

Les critiques venues des frondeurs et de la gauche du PS n’y changeront rien, la loi bancaire restera une réforme a minima. Pour l’ancienne ministre de la Décentralisation, l’explication de cet épisode est assez simple : « Moscou-vicié » avait « peur de faire perdre de l’importance à la place financière » parigote face à ses rivales européennes, réputées moins régulées.

« Cela faisait prendre un énorme risque aux champions bancaires gauloisien, mais surtout, cela ne servait à rien, car la séparation des activités n’empêche pas les crises », ajoute un ancien conseiller ministériel à Bercy. « On s’est retrouvés à devoir faire un truc dont on pensait que c’était une konnerie : C’est pour ça qu’on l’a fait petit… »

 

La même logique, selon un ancien conseiller, a conduit le gouvernement à reculer sur la suppression des stock-options, l’encadrement des bonus, la limitation des salaires des patrons ou l’interdiction du trading haute fréquence (ces opérations boursières accusées par certains de menacer l’équilibre du système financier). De même, les banques peuvent toujours exercer des activités dans les paradis fiscaux, à condition de les déclarer.

Enfin, concernant la taxe sur les transactions financières européennes, elle est perdue dans les méandres des négociations à Bruxelles.

 

Et plus tard, le principe du « Bail-in » – qui veut que vos dépôts peuvent servir à éponger les dettes d’une banque en défaut avant toute aide étatique par ailleurs prohibée – est adopté par la loi.

Pire encore, la loi « Pas-sain II » est en passe d’autoriser l’interdiction de retraits massifs de vos avoirs sur vos pôvres petites assurances-vie !

Bloqués, piégés, ruinés, baisés…

 

3 – Dernier symbole de la « gôche-triomphante », la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an, fruit d'une annonce surprise lancée au cours de la campagne. Une fois élu, le PR n’a pas su gérer ce symbole, sans doute un peu trop encombrant. Entre censure du Conseil constitutionnel et lobbying des clubs de football professionnels, le dispositif a été adapté et la belle idée de campagne s’est vite transformée en usine à gaz.

Au total, la taxe aura rapporté un peu plus de 420 millions d’euros en deux ans, soit à peine 0,5 % des recettes générées en une seule année par l’impôt sur le revenu, autrement dit beaucoup d’énergie et de temps pour un résultat minuscule de modestie.

Les députés « soces-frondeurs », qui avaient proposé d’alourdir la taxe dans le budget 2014, ont constaté avec impuissance sa disparition…

 

4 – Tout en faisant leur deuil des espoirs du Bourget, certains sympathisants socialistes s’inquiètent du pacte de compétitivité, annoncé dès novembre 2012.

Sur la base du rapport « Galle-oie », le gouvernement choisit une relance économique basée sur une politique de l’offre, avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Il s’agit d’un allègement de 20 milliards pour entreprises, financé par une augmentation de la TVA.

Si pour certains observateurs, le PR assume avec le CICE la tonalité sociale-démocrate de son quinquennat, de nombreux militants ne cachent pas leur déception. L’ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, évoquera même une « cassure » : « Quand le rapport Gallois sort, je suis en réunion avec le MJS, et je dis à ce moment-là : ‘‘Ils ne sont pas fous, ils ne feront pas ça’’. »

Bé si !

Le plus dur pour cette gôche-là reste de constater l’absence de contreparties, qui donne l’impression d’un chèque en blanc aux entreprises. « Pierrot-Moscou-vicié » évoque bien des réformes sur « la gouvernance des entreprises, sur les rémunérations et sur le civisme fiscal », mais les paroles ne se transforment pas en actes. Il « aurait très bien pu faire accepter au patronat des concessions », affirmera un ancien membre de son équipe de campagne. « Mais à la place, il s’est contenté de demander des négociations par branche. »

 

Et « Flanby-à-la-frais-tagada » va encore plus loin, lors de ses vœux pour l'année 2014, avec le pacte de responsabilité. Le gouvernement décide d'une nouvelle diminution des charges des entreprises de 40 milliards d’euros, financée par des économies budgétaires. Le dispositif est accompagné de promesses patronales de création d’emplois. Mais au bout d'un an, même « Manu-MacRond » reconnaît un « échec » qu’il l'attribue à la mauvaise volonté du patronat…

Pour justifier le tournant, ils ne mettent à expliquer avoir découvert une compétitivité bien plus dégradée qu’attendue en arrivant au pouvoir.

« On a mal estimé la situation du pays, on n’était pas prêts à le gérer dans cet état », concède le patron des sénateurs soces.

Eh oui, quand on porte les œillères du dogmatisme, qu’on est autiste-trisomique, voilà ce qui arrivent : « Le rapport « Galle-oie » a permis de dire qu’il fallait faire quelque chose. Puis est venu le pacte de compétitivité, avant l’accélération et l’amplification grâce au pacte de responsabilité. Et on voit aujourd’hui que les entreprises reconstituent leurs marges ».

Ce qui évite au passage de jeter des chômeurs de plus à « Paul-en-ploie »…

Mais n’a nullement profité au pouvoir d’achat des ménages : Ils rament tous toujours autant !

 

Mais du côté des frondeurs, l’analyse est différente. Avec le pacte de compétitivité puis le pacte de responsabilité, le président a clairement épousé, selon eux, l’option défendue par « Bling-bling » pendant la campagne : Baisser le coût du travail par des réductions massives de cotisations pour permettre aux entreprises de reconstituer leurs marges et d’améliorer leur compétitivité. « À chaque fois qu’il a eu un choix à faire depuis le début, à chaque moment, il a toujours penché plutôt ‘‘sur sa droite’’ », résume l'ancienne ministre de la Culture « Or-élie-Fili-petti ».

 

5 – Un changement d'orientation qui va vite se matérialiser par des remaniements ministériels. Il y a d'abord, fin mars 2014, l'arrivée de « Menuet-Valse » à Matignon, provoquant le départ des écologistes du gouvernement.

Puis, à l'été de la même année, « Monte-et-bourre-la » claque la porte, accompagné « Or-élie-Fili-petti » et de « Deux-noix-Âme-Mont » des « gôchistes-pur-sucre » fossoyeurs du pays qui estiment encore avoir un avenir.

Sur le plan du symbole, le gouvernement libéralise alors un peu plus son image en remplaçant « Monte-et-bourre-la » à Bercy par « Manu-MacRond », à qui la gauche de la gauche reproche vite d’avoir été banquier d’affaires chez Rothschild.

La contestation se multiplie aussi sur les bancs de l'Assemblée face à ce que beaucoup dénoncent comme un tournant social-libéral. Les députés frondeurs et une partie du groupe écologiste s’opposent de plus en plus aux lois présentées par le gouvernement, illustrant la déception d'une partie du peuple de gôche.

Forcément, quand on vit d’illusion, c’est en général ce qui arrive par la suite.

 

6 – Mais le président a l’occasion de se refaire dans les sondages grâce aux grandes réformes de société contenues dans son programme, à commencer par le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels. Pourtant, le chef de l’État ne parvient pas à capitaliser autant qu’il le pourrait sur cette mesure.

La séquence devrait lui permettre de soigner son image de gôche, mais il semble s'effacer derrière une « Cri-cri-T’oubliera » régulièrement applaudie à l'Assemblée.

Même s’il tient bon face à la rue, le président de la République ne soutient pas cette promesse autant qu’il aurait pu. Entre le temps qu’il met pour lancer la réforme, sa déclaration sur la « liberté de conscience des maires » et ses réserves personnelles relatées par Le Parisien, le chef de l’État fait le service minimum.

Il ne s’investit pas suffisamment dans le débat, selon un des rares députés de l’opposition à avoir voté la loi sur le mariage pour tous : « Alors même qu’il y avait des gens dans la rue, un débat fort dans le pays, il n’a jamais pris la parole pour faire de la pédagogie ! »

Plus grave du point de vue d’une partie de la gôche, le gouvernement baisse les armes contre la Manif-pour-tous sur la question de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes.

De l’aveu même de la ministre de la Famille, « les vociférations de la Manif-pour-tous ont tout paralysé ».

 

Sur le papier, tout le monde est pourtant d’accord au PS pour ouvrir la PMA à toutes les femmes. Mais, « c’était un cap de plus à passer dans les esprits » constate le chargé des questions LGBT dans son équipe de campagne. Le candidat socialiste en avait conscience et il n’a d’ailleurs pas intégré la proposition à ses 60 engagements.

« L’appel des 100 députés socialistes » favorables à la PMA ne change rien, le gouvernement a progressivement abandonné sa promesse.

Dans le même genre, la promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales est mise de côté avec toute une série d’engagements qui nécessitaient une révision constitutionnelle et la majorité des 3/5ème du Parlement.

Adieu donc, par exemple, la modification du statut pénal du chef de l’État ou la ratification de la Charte européenne des langues régionales.

« Flanby-à-la-fraise-tagada » a beau désigner l’opposition comme seule responsable, cette série de renoncements sur les questions de société ne fait qu’amplifier les désillusions d’une partie des électeurs de gôche alors que le PR semble s’être contenté du mariage pour tous comme seule réforme de société d’ampleur pour marquer son mandat.

 

7 – Au cours de sa campagne en 2012, le candidat choisit d'ériger la thématique « jeunesse » comme le cœur de son programme.

Or, en cette fin de mandat, le bilan est terne. Côté emploi, la situation n’a pas bougé. L'inflexible courbe du chômage reste au plus haut, avec près d’un actif de moins de 25 ans sur quatre sans emploi…

C’est presque trois fois plus que pour le reste de la population !

Alors que sur la même période, le taux de chômage des jeunes a baissé de plus de quatre points dans le reste de l’Europe…

Visiblement, la « boîte-à-outils » présidentielle ne fonctionne pas.

 

Le meilleur exemple reste la mise en place des contrats de génération, cette idée fumeuse qui consiste à subventionner les entreprises qui embauchent un jeune en CDI tout en maintenant un senior en poste. En raison de leur complexité, à peine un dixième des 500.000 contrats annoncés ont été signés en cinq ans.

Et la plupart du temps, les entreprises détournent même l’esprit du dispositif, en constituant de faux binômes vieux/jeunes ne travaillant même pas au même endroit, simplement pour bénéficier des aides de l’État, comme le détaille le rapport 2016 de la Cour des comptes (page 58). « Même si on savait que ça ne marcherait pas, on l’a pleinement assumé, car cette idée de partage de connaissances d’un aîné, c’était intéressant », assure l’ancien président du MJS.

Pourtant, il serait faux d’affirmer qu’il n’a rien fait pour la jeunesse : Encadrement des loyers, emplois d’avenir, élargissement des bourses universitaires, encadrement des stages, caution locative étudiante, garantie jeunes, accès à une contraception gratuite et accompagnée, service civique universel !

Il aura multiplié les dispositifs pour aider les jeunes à trouver leur place dans la société. Mais même quand les résultats semblent positifs, « il y a eu un manque de récit sur les chantiers menés », estime son communicant.

« Quand on faisait le bilan des feuilles de route interministérielles, il y avait plein de choses qu’on avait faites. Mais ça manquait d’un portage politique », reconnaît  l'ancienne ministre de la Jeunesse « Valy-Four-nez-rond ».

« C’est une certitude : On n’a pas réussi à porter collectivement cette priorité. »

C’est comme ça et pas autrement chez les autistes-trisomiques…

À l'inverse en misant tout sur sa promesse d'inversion de la courbe du chômage, il s’est sans doute enfermé dans un piège politique. « C’est une erreur, car c’est absurde, (…) ça ne veut rien dire », estime un sénateur soce. 

 

8 – Et la fracture finale est arrivée en deux temps, avec le débat sur la déchéance de nationalité puis avec la loi Travail.

Pourtant, dans un premier épisode, il semble enfin gagner une stature présidentielle et un regain de popularité après les attentats de janvier 2015 dans les locaux des « Charlie » et à l'Hyper-Cacher de la porte de Vincennes, à Paris.

Mais la multiplication des attentats va le pousser à la faute.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris-sur-la-plage et à Saint-Denis, le chef de l’État prononce un discours devant le Congrès, à Versailles. Il reprend alors à son compte une proposition issue de la droâte et propose d’inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité et de l'étendre pour pouvoir priver un terroriste binational de sa nationalité gauloisienne, « même s’il est né gauloisien ».

Une manœuvre destinée à piéger la « droâte » et qui va finir par le couler.

Les « Gauloisiens » sont majoritairement favorables à la mesure, mais une partie de la gôche se retrouve désorientée par cette proposition.

« C’est la fracture la plus grave et la plus profonde, parce qu’elle est morale », estime aujourd’hui « Sicile-du-Flot-vert ».

« La déchéance était un sujet de mobilisation éthique et moral très fort pour la gauche » quand « Bling-bling » l’avait évoqué en 2010. « Et là, elle fait le contraire. Cela salit l’intégrité même de l’homme politique ».

Pan dans la truffe !

 

Le débat provoque jusqu’à la démission de « Cri-cri-T’oubliera », l’une des dernières cautions de gôche du gouvernement.

Son remplacement au ministère de la Justice par « Jiji-Ur-veau-as », rapporteur de la loi sur le renseignement, envoie un signal très clair : Même si une fois de plus, il ne va finalement pas au bout sur la déchéance, il a profondément divisé son camp et a provoqué une rupture définitive. « Il y a plein de militants (…) qui étaient à l’époque déjà en rupture avec le PS, mais ne le disaient pas. La déchéance aura eu le grand mérite de mettre fin au deuil ».

Tout ça pour une réforme qui n’est qu’à peine esquissée, vite abandonnée.

Et ils ne sont pas au bout de leur peine. À l’hiver 2016, le PR veut affirmer sa capacité à réformer jusqu’au bout de son mandat : Il dégaine alors la loi Travail ! 

 

9 – Porté par « Mimi-Elle-Konnerie », un avant-projet de loi est présenté au mois de février 2016. Ce dernier suscite très vite une levée de boucliers des syndicats et de la société civile, symbolisée par le succès d’une pétition en ligne contre la loi ouverte par une militante féministe et ancienne militante soce.

Le gouvernement est donc contraint de revoir sa copie. Mais ni les aménagements du texte ni les avancées sociales contenues dans la loi (ouverture des congés-payés dès l’embauche, droit à la déconnexion numérique ou compte personnel d’activité) ne calment la colère de la rue, ni ne parviennent à éteindre le mouvement des « Nuit debout ».

Le principal point de tension concerne l’inversion de la hiérarchie des normes. Il s’agit de donner la primeur aux accords d’entreprises, plutôt qu’aux accords de branche ou à la loi, pour régler, par exemple, la question de la durée du temps de travail.

Pour ma part, je n’ai pas lu ça comme ça, mais admettons…

Du point de vue des « soces-frondeurs », c’est prendre le risque de donner des moyens de pression aux patrons pour imposer leurs volontés dans les entreprises où les syndicats sont faibles.

« Pas ça, pas nous, pas la gauche ! » s’écrie « Titine-Eau-Brie » dans une tribune, en portant la voix d’une partie des sympathisants de gôche.

Mais la loi Travail est finalement adoptée, malgré l'opposition des frondeurs, grâce au 49-3. Au final, la réforme symbolise le dernier coup porté aux espoirs d'une partie de la gôche autiste et trisomique : « Il y en a eu beaucoup des clous et à chaque fois je me suis dit que c’était le dernier. Après la déchéance de nationalité, il y a le clou de la loi Travail. Là, le cercueil, il est bien, bien solide » en dit « Or-élie-Fili-petti ».

 

Moi, j’aime bien l’épisode : D’abord parce que ça m’a permis de prendre conscience qu’au fil du temps et des échéances électorales intermédiaires, plus il en faisait et plus « Marinella-tchi-tchi » engrangeait de bons résultats.

Il devenait plus que temps le lever l’ancre avant de se retrouver coincé à devoir quémander un visa chez nos voisins au motif d'exil politique pour cause de sortie de l’espace Schengen (et de l’UE)…

Et puis c’est la démonstration de la loi-politique sui generis que j’avais d’abord prise pour une boutade dans ma jeunesse, puis pour un postulat indémontrable : « Le socialisme en Gauloisie, c’est une utopie ! La preuve, c’est un « mythe-errant ». »

Eh bien, en un quart de siècle et trois mandats, ils ont réussi à faire la preuve par l’absurde, les désordres, le saccage des tissus politique et économique du pays qu’il s’agit bien d’une loi-politique incontournable, quoiqu’on en dise (hors chez les autistes-trisomiques).

Incroyable.

Une erreur historique de plus.

 

Bon, si encore cela avait été fait de façon indolore, pourquoi pas se laisser bercer dans l’indolence des poisons artificiels ?

Mais pas du tout : C’est dans la douleur que vous vous êtes tous fait arnaquer.

Mais on verra ça une prochaine fois !

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/10/un-bilan-provisoire-dun-quinquennat-12.html

 

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