Ultime récit-suite EXTRAITS (5/5)

14/12/2017 13:13

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Que s’est-il donc passé ?

Ça embarrassait Landau d’avoir vu Krasoski se faire éliminer sèchement au premier tour des primaires de droite.

Et alors de se retrouver à disputer la seconde place à Fillette, l’ex-premier ministre du premier, une lavette sans saveur qui se prend pour Don Quichotte, ça le rend malade.

Car, à cette époque-là, le premier tour est déjà plié pour avril 2017 : la blondasse et son armée bigarrée de fascistes en herbe y sera de toute façon présente. Et son adversaire du second tour sera élu.

Prendre le risque de laisser passer Fillette pour représenter le pays pendant 5 ans ?

Impensable !

Compter sur un des frondeurs pour relever le pays ? Encore plus impensable.

Il n’a plus de contact avec son ex-ministre des finances, mais puisqu’en bon soldat il se met en orbite tout seul avec crânerie, autant le laisser poursuivre sa route : c’est un moindre mal, même s’il n’avait pas vu ça de cette façon-là.

Il va pouvoir penser à autre chose…

 

Sitôt l’ex-premier ministre de Krasoski investi par son parti, « l’affaire Fillette » est lancée sur « un détail » de ses financements personnels et privés.

Une première slave sur les travaux de son manoir ne prend pas dans l’opinion. Une seconde quant à ses costumes payés par un avocat sorti du chapeau, pas plus. En revanche, la troisième slave sur les rémunérations de son épouse et de ses enfants, et bien que d’autres élus de droite et de gauche en fassent tout autant voire plus et mieux, le décribilisera profondément au fil du temps.

Et plus il se débattra, plus il s’enfoncera dans l’opinion.

D’autant que quelques procureurs « amis » et « aux ordres » sont prompts à lancer des « instructions judiciaires ». Et le candidat de se ferrer lui-même tout seul en affirmant que s’il était mis en examen, il renoncerait à se présenter.

C’est long une campagne et ça laisse des traces durables.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard : ils n’ont rien à refuser à leurs « frères de loge ».

 

Le conseiller de Landau, mais aussi camarade de promo de Makarond à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier. C’est un déchaînement des médias sur Fillette, par des journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants mais qui s’en donnent à cœur-joie.

En prévenant que surtout ils doivent prendre soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

Jupette, pressenti pour servir de roue de secours à la débâcle qui s’annonce est prié d’y renoncer : lui aussi sait pour avoir été « approché » en coulisse et il n’a pas du tout envie de se gâcher ses dernières années de vie en bonne santé.

Une génération passe…

L’homme à abattre c’est Fillette. Et comme d’un autre côté, ordre est aussi donné d’axer sur le Front, sachant que lors d’une confrontation Makarond/La Peine, le premier serait élu, la machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course, peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais désormais Makarond doit sortir vainqueur coûte que coûte.

 

Fin janvier, pour compléter « la conquête » et ouvrir la route à leur poulain, reste à « choisir » le candidat de la gauche qui sera dans la course. Le plus nul sera le meilleur. Le choix est difficile, parce qu’au concours de la nullité, ils se valent tous. Les « majors » tels que quelques anciens ministres et barons locaux – plus ou moins déchus – n’y vont pas.

Reste le président de l’Union des Démocrates et Écologistes (UDE), ancien secrétaire national des Verts et vice-président du MoDem qui souhaite « proposer une espérance progressiste ».

Il ne peut pas faire d’ombre mais n’est pas jugé assez crédible chez les sympathisants socialistes.

« Deux-Noix-Âmont ». Il peut faire de l’ombre à la gauche de la gauche. Mais son idée de taxer les robots est d’une rare absurdité.

Le prédécesseur au ministère de l’industrie de Makarond est totalement déjanté avec son projet anti « austéritaire ».

« Une stratégie de confrontation (avec l’Union européenne) pour une réforme radicale, sans pour autant perdre et abandonner ou sortir de l’euro ».

C’est de la démence en barre, mais il peut être dangereux : à éliminer.

L'ex-ministre de l’Éducation nationale nommé professeur associé de philosophie à l'université de Neuchâtel en Suisse reste le plus raisonnable, mais ressort rapidement du fantasme.

La candidate du Parti radical de gauche, ex-ministre du logement, s’était lancée dans la présidentielle sans passer par la case primaire… Avant de changer d’avis.

Même pas crédible elle non plus.

Le président du « parti Écologiste ! » est soutenu par des anciens d’EELV. Il entend seulement «peser » sur la primaire en mettant « l’écologie au cœur du projet » de la gauche.

Celui-là se ralliera assez facilement, peut-être plus tard.

Le premier ministre sortant, à peine démissionnaire qui veut être le candidat « de la conciliation, de la réconciliation » est probablement le plus dangereux : il a un compte à régler avec Makarond et c’est réciproque.

C’est lui la cible désignée par De Castrat qui croit encore « piloter » Fillette mais constate au fil du temps que décidément « ça devient impossible ! »

Ce sera donc « Deux-Noix-Âmont » : lui ne fera pas d’ombre à Makarond et il pourrait également « bloquer » la percée de « Mélangeons » sur sa gauche.

Un coup à deux bandes.

D’autant qu’en mauvais stratège, une fois désigné il perd un temps fou à tenter une alliance contre-nature entre un ancien sénateur socialiste qui se croit soutenu par les loges maçonniques pour être lui-même passé sous le bandeau, et un ex-frondeur.

 

Entre temps et hors la présence du Président en exercice du « Groupe Bildeberg », lors d’une entrevue, Makarond, le patron de la BCE et « Beau-l’0rée », « Drague-hi » aura eu le temps de lui dire : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste. Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons. Beaucoup de gens (financiers et grands patrons)comptent sur toi, ne les déçois pas ! Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais qui sont les premiers à faire de l’évasion fiscale. Tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêt, ce sont les pires, je ne les aime pas ! »

Et le patron de presse rajoute : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut lui servir ce qu’il veut ! »

 

Toutefois, rien n’est joué au début du mois d’avril 2017 : Quatre candidats se tiennent à quelques pourcents d’intention de vote près. Dans un mouchoir de poche.

Une dernière réunion du 11 avril 2017 avec De Castrat, le patron de la BCE, Joyeux et d’autres personnages influents se tient avant le 1er tour des élections. La ligne médiatique est arrêtée depuis longtemps mais il s’agit d’organiser la dernière ligne droite. Si la presse est désormais entièrement dévouée à Makarond, « Mélangeons » des insoumis inquiète lourdement. Tout va se jouer dans le taux de participation qui pourrait battre des records d’abstention, pour cause de manque de confiance des français envers les politiques qui ne les intéressent plus. Le résultat d’années de débâcle du « tous pourris », dans laquelle les extrémistes n’ont été pas les derniers à s’engouffrer.

Le résultat d’une campagne de presse atroce qui aura vu à peu près tous les leaders naturels s’effondrer, disparaître ou salis comme jamais.

Le 23 avril 2017 au soir ils sont rassurés, Makarond est en tête avec 24 %.

« Drague-Hi » félicite Makarond et lui dit : « Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter La Peine et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi !».

Cela se finit à la Rotonde...  Makarond sait qu’il est président.

 

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges ! Ces élections présidentielles ne furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance, le CAC 40 et autres « puissants de l’ombre », les français n’y ont vu que du feu !

Depuis le dernier débat de l’entre-deux-tours, c’était gagné : « La Peine » s’était effondrée en direct éructant des propos incohérents.

Pire que d’avoir pu faire baver Jupette en direct devant des millions de téléspectateurs !

Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ». Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique et maçonnique dont l’analyse révèle bien des intentions qualifiées de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

Reste maintenant la dernière étape : les législatives.

Faire élire 50 % à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché au politique ou eu un mandat électoral : un défi à la raison.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un processus de sélection mis en place par une poignée d’historiques qui n’apparaissent pas en plein jour, s’interdisant même statutairement d’être candidat eux-mêmes.

Il s’agit d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

 

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures. « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Ni la rafale de soutiens que fait naître l’enthousiasme de « nouveaux-venus » dans les ministères.

La droite se retrouve éclatée entre « ralliés », reconvertis, « constructifs » et les scories des sortants qui ont du mal à dissimuler leur gueule de bois.

La gauche n’existe désormais qu’à l’occasion de ses propres divisions et règlements de compte jusqu’à en devenir aphone, à peine audible.

Ce que confirmera le second tour des législatives où Makarond obtiendra une très nette majorité : le réflexe « légaliste » des français où, comme aux présidentielles, un sur deux ne s’est pas déplacé pour sauver ce qui pouvait encore l’être ou soutenir ceux qui s’étaient inscrits derrière un Président nouvellement mais déjà si impopulaire a fait son effet…

Le changement, la « transformation » sont devenus le deus ex-machina de la politique. Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir. Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté ; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a encore des français qui ne se laissent pas manipuler et qu’il faudra mettre au pas et rançonner.

Pas assez nombreux ce jour-là…

 

Reste dès lors pour « Makarond » à « restituer ». Posé là dans le fauteuil du Calife un peu par hasard et probablement par maladresse de ses adversaires, mais surtout par les « plans à tiroirs » qui n’étaient pas les siens, il a pour tâche de réviser le Code du travail afin de fluidifier le marché de l’emploi, de donner des gages européens, de redresser les comptes publics et de « nettoyer » le pays de ses « affaires ».

Dans ce cadre-là, il compte en premier s’assurer de la loyauté de l’armée et de la police.

Lui qui n’a jamais porté d’arme ni d’uniforme, ne sait pas marcher « au pas », dès le jour de son investiture il remonte les Champs-Élysées en command-car !…

Un fantasme assumé.

Il se fait hélitreuiller sur un sous-marin nucléaire, il joue les « top-gun » en tenue de pilote à Istres.

Mais il en fait plus : il veut la haute main sur les « opérations-spéciales », la fameuse liste des « homos » en cours. « Homo » pour « homicide » des activistes, terroristes et djihadistes les plus dangereux de la planète, un pouvoir de vie ou de mort, sans jugement, à l’identique de celui des dieux de l’antiquité sur les humbles mortels.

La sécurité intérieure en priorité.

Une histoire houleuse dans laquelle « Charlotte » va prendre malgré lui sa part.

(…)

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/12/extraits-55.html

 

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