Ultime récit : Chapitre septième

12/08/2017 09:15

 

Mises à niveau

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Tous ces mystères, cette situation inattendue, « hors-normes », ce vocabulaire, ces notions employées tellement étranges et étrangères à ce qu’il a l’habitude d’entendre se bousculent dans la tête de Paul.

« J’imagine que vous avez de très nombreuses questions à me poser, excellence. Je vais y répondre, pas à toutes, mais à toutes celles qui vont vous permettre de réussir les missions pour lesquelles vous avez été « ôté » de votre époque et de votre … petite monde à vous. »

Pourquoi « excellence » ?

« – Ah oui. C’est votre titre dans mon monde. Je n’y peux rien, c’est comme ça.

– Et ça correspond à quoi ?

– Comme chez vous à votre époque. À un titre d’ambassadeur. Vous êtes le représentant des Sapiens de votre époque dans mon époque.

– Quelle époque ?

– Vous allez le savoir. Si j’ai bien étudié les éléments de votre biographie, vous êtes actuellement un militaire, un marin aviateur réserviste. En plus d’un homme d’affaires qui traite des dossiers pointus concernant votre pays et quelques autres.

La notion de pays nous est désormais étrangère. On résonne, à mon époque, plutôt en ethnie, en espèce, en planète voire système planétaire quand plusieurs orbitent dans une même région de l’espace en un temps donné.

Vous me suivez ? »

Pas très clairement, mais admettons.

 

« Vous avez donc un grade, une fonction durant ce que vous appelez votre carrière. Plusieurs même, qui évoluent. Mon monde reprend l’essentiel de ce mode d’organisation, mais il compose avec les multiples espèces et ethnies qui peuplent le groupe de galaxies dans lequel nous évoluons actuellement.

Il faudra vous y faire, mais les Homos ne sont pas les seules intelligences qui occupent tous ces territoires, loin de là. Même si beaucoup, d’innombrables espèces ne maîtrisent pas du tout les voyages cosmiques. Et que bien des mondes restent hostiles à la présence d’autres espèces.

Par exemple, vous ne pourriez pas survivre dans notre véhicule ni sur la planète où nous allons, faute de trop peu d’oxygène gazeux. D’autres espèces ne pourraient pas survivre sur votre planète. Moi-même, pourtant comparable à un Sapiens comme vous, je ne peux pas y séjourner trop longtemps sans atmosphère contrôlée, la vôtre étant trop riche en oxygène : je finirai rapidement par avoir mes tissus et la plupart de mes composants détériorés par oxydoréduction.

Commençons d’ailleurs mes explications par là. Dans quelques instants, nous allons faire un saut vers notre premier relai. »

Sans un geste, sans un bruit, alors qu’ils sont tous les deux debout au milieu d’une « pièce » assez vaste et à la lumière diffuse, un peu bleutée, Steph dépassant d’une bonne tête Paul alors que celui-ci est d’un gabarit pourtant déjà imposant, ce qui semblaient être des cloisons s’illuminent tous azimuts sur ce qui apparaît être l’espace environnant.

« Nous en ferons d’ailleurs une succession dont le plus long nous fera changer de galaxie, ces regroupement d’étoiles. Soyez attentif, s’il vous plaît, excellence. »

Le soleil scintille à droite, un peu au-dessus d’eux. Il faut se tourner vers la gauche pour voir la Lune partiellement ensoleillée, depuis sa face cachée, puisque Paul ne reconnaît pas le dédale des tâches sombres de l’astre nocturne qui forment des « mers » (mais n’en sont pas) et un vague dessin d’un visage humain tout rond.

 

Tout d’un coup, sans le moindre frémissement, pas la plus petite vibration, les distances semblent s’étirer vertigineusement, puis, à peine quelques secondes après le début de ce phénomène étrange, le ciel entier s’illumine !

Un spectacle ahurissant et splendide de beauté. Ça ne dure pas car aussitôt après, le ciel redevient noir, parsemé de quelques étoiles.

« Nous avons sauté vers notre premier relai, celui que nous avons posé à l’aller. On va le récupérer et nous sauterons vers le second. Puis le troisième et enfin nous sortirons de cette galaxie-là. »

Je ne comprends pas… pense Paul.

« C’est très simple. Vous ne voulez toujours pas vous désaltérer, excellence ? »

Quelle idée même si… Paul avait la gorge un peu sèche.

« Si. Vous avez quoi à boire qui ne soit pas du poison pour moi ! »

Steph est pris d’un fou rire qui se traduit par des « hihihi » ridicules et des tressautements de sa grande carcasse qu’il a des plus souples, puisqu’on dirait qu’elle ondoie, semble-t-il.

« Figurez-vous que dans l’intervalle de ma première visite et de votre enlèvement, nous avons fait quelques « provisions » à votre intention ! »

Ça voulait dire quoi ?

« À propos, avez-vous lu le fascicule que je vous ai remis ? »

Non, pas en entier. Il devait le terminer pendant les phases d’éveil de son vol vers les caraïbes…

Paul n’en aura pas eu le temps.

« – Si vous m’aviez laissé dans mon avion, j’aurai pu en prendre connaissance. Pourquoi votre… organisation s’acharne sur moi, s’il vous plait ?

– C’est une question à laquelle je peux répondre. Mais ça ne va pas satisfaire votre curiosité. C’est vous, parce que c’est comme ça.

– Comment ça, « comme ça » ?

– Vous êtes pour nous une… singularité, je vous l’ai déjà dit. Un Sapiens certes, mais pour le moins une espèce arriérée pour mon époque, mais qui a su évoluer au cours de son Histoire. Je suis d’ailleurs le fruit d’une longue lignée de mutations génétiques engendrées par ce Sapiens ancien. L’Ultra. Après avoir évolué en « Augmenté », « Amélioré ». D’ailleurs pas très loin de votre époque, celui-là.

Votre époque est assez extraordinaire, et vous ne le savez pas.

– Comment ça ?

– Pour la première fois, vous découvrez que votre planète est finie. Qu’elle est unique et qu’il faut la préserver alors même qu’à plusieurs reprises votre espèce est en voie d’extinction à travers des conflits sans nom.

Plusieurs pistes de recherche sont semble-t-il élaborées, dont une migration vers les planètes de votre proche espace, mais également des actions de conservation de sa biosphère et le génie génétique qui cherche d’abord à adapter des espèces végétales aux conditions prévisibles des consommations alimentaires.

Puis, plus tard, animale et enfin Homo elle-même qui sera d’abord « augmenté » pour devenir « amélioré », puis « Ultra », comme moi.

Parce que naturellement, Sapiens est une espèce qui grandit vite, explose même sur son petit caillou mais il dégrade son environnement. Plus il le dégrade, plus il devient nombreux, plus il consomme d’énergie et vous le savez sans doute, toute énergie finie par se dégrader en chaleur.

Or, la planète d’origine de Sapiens est « finie » comme je viens de le dire et l’énergie dissipée ne peut pas s’évacuer…

D’où toutes ces pistes de recherche pour faire face ou sortir de cette impasse prévisible. »

Encore un discours écologique…

 

Paul avait déjà le même du Pape François, retracée dans son encyclique « Laudato si… » (1) à laquelle il n’avait peut-être pas tout compris finalement.

« Oh, ça va vous demander plusieurs générations, naturellement. D’autant que les vôtres sont courtes et que ce qui est perdu par les uns doit être réappris ou redécouvert par la génération suivante.

C’est assez curieux d’ailleurs… »

Le même phénomène fascinant d’un ciel qui s’illumine dans sa totalité jusqu’à saturation puis replonge dans le noir vient de se reproduire.

« … une des premières choses que les chercheurs de Sapiens auront tenté, non sans succès, c’est d’améliorer sa propre espèce ! En longévité, mais également en qualité de vie.

D’abord avec des implants, puis avec des modifications génétiques mineures et enfin des adaptations majeurs.

Du coup, plusieurs espèces de Sapiens cohabitent depuis. Les « Augmentés » plus spécialement adaptés à des milieux comparables à la planète d’origine, la Terre. Et les « Ultra » comme moi, plus spécialement adaptés à des conditions de vie extrêmes dans le cosmos.

En bref, nous assurons des liaisons entre espèces sur des territoires très étendus et éloignés, et pour ce faire, nous sommes dépourvus de tout instinct belliqueux, le principal défaut des Sapiens d’origine comme vous, qui les rend si dangereux. »

Charmant…

 

« Oh, ça ne s’est pas fait en peu de temps. Il y a eu de nombreux échecs, et il a fallu des… comment dites-vous ? Des siècles et des siècles d’avancées scientifiques et techniques dans divers domaines pour parvenir à notre degré d’adaptation et d’organisation.

Par où commencer, pour vous expliquer tout ça ? »

Par le commencement : Qu’est-ce que Paul vient faire là ?

« – Oui. Je vous emmène dans votre futur, un futur lointain pour votre époque…

– Je croyais que le voyage vers le futur n’était pas possible.

– Naturellement ! D’ailleurs quiconque essayerait disparaîtrait aussitôt. À la fois pour des raisons éthiques, mais aussi pour des raisons d’organisation des espèces.

– Comment ça ?

– Elles sont nombreuses à vivre dans le même univers. Très, très nombreuses et nous ne les avons pas encore toutes explorées ou rencontrées. Chaque chose doit se faire en son temps, à son époque, dans son déroulé si on ne veut pas créer un chaos permanent.

On imagine qu’il doit y avoir une « autorité supérieure » qui veille à ce genre de détail.

Nos élites sont elles-mêmes guidées par celles-là et elles se sont organisées en une sorte de… comment dire ? De confédération pacifique d’où on peut espérer qu’émergera dans un futur encore plus lointain la création de cette « autorité supérieure ».

Pour l’heure, nous nous contentons de faire vivre une « Coupole » qui fédère les espèces capables de se mouvoir dans l’espace et même parfois sur la flèche du temps.

Pour cette dernière, elles sont encore si peu nombreuses, que ça reste assez ordonné.

– Vous maîtrisez le voyage vers le futur, vous ?

– Non pas vraiment, dois-je vous dire. Vers le passé, pas de problème, même s’il y a des limites et je vous dois de vous expliquer lesquelles. Ce qui est d’ailleurs une des raisons de votre présence dans notre véhicule.

– Ah ?

– Techniquement le voyage vers l’avenir n’est pas possible. On ne peut pas non plus voyager vers ce qui n’existe pas encore, à mon sens. Et je ne suis pas le seul à en  être convaincu. C’est une des deux limites techniques, que dis-je, scientifiques, qui empêche le voyage vers l’avenir.

En revanche, partant d’un présent quelconque, bien identifié dans ses quatre dimensions en comprenant la dimension temporelle, on peut voyager vers le passé avec nos technologies, justement vers un autre point, bien identifié dans l’espace mais aussi le temps pris en références absolues, pas de doute possible.

Et vous l’aviez compris avec l’agent George, ce que vous avez pris pour un « MIB » qui vous a envoyé vingt-ans plus tôt que votre époque d’un même point d’une côte océanique (2).

Quand un relai ou un véhicule arrive dans son passé et qu’il y retourne par simple coupure des connexions, s’il emporte un animal, une plante ou un Homo vers son présent, pour ce passager, ce sera bien un voyage vers le futur !

Nos fameuses « singularités ».

En principe, elles n’en reviennent pas, sauf vous, parce que ce sera la seconde mission qui vous sera confiée, chronologiquement postérieure à celle que nous avons entamée, et dont on sait que vous les mènerez à bien toutes les deux, votre excellence… »

De quoi il cause ?

 

« – Vous l’avez peut-être déjà compris, la seconde limite du voyage dans le temps, vers le passé comme on vient de le dire, c’est la limite temporelle. L’instant zéro avant lequel il n’y a rien.

De la même façon qu’on ne peut pas se déplacer vers ce qui n’existe pas encore, on ne peut pas non plus se déplacer vers ce qui n’a jamais existé…

– Logique.

– Or, plus on voyage vers le passé, plus on voyage loin, compte-tenu de la vitesse limite des lois de la physique. Celle de la lumière.

Je crois avoir lu dans les rapports de votre biographe, que ça aussi vous l’avez déjà assimilé, votre excellence (3). Il faut pouvoir se déplacer dans le passé pour viser à bon escient l’étoile ou le système vers lequel on veut aller.

Or, aller au-delà de disons… une sphère de 13,5 milliards de vos unités (probablement qu’une unité correspondant à une année terrestre en déduit Paul), alors que la lumière n’est pas encore née, que l’univers est totalement opaque dans sa phase post-inflation quantique, ce n’est matériellement pas possible.

Et il se trouve que l’univers est bien plus vaste, nous le savons, bien plus vaste que cette distance-limite. Où que nous nous trouvions, la plus vieille lumière observable reste toujours de l’ordre de cette même durée, même quand on a pu se déplacer de plusieurs centaines de million d’unités.

– Intéressant…

– D’autant plus intéressant, je ne sais pas pourquoi votre excellence, mais vous êtes cette « singularité » qui ira bien au-delà de cette limite, et surtout, qui en reviendra, là d’ici quelques dizaines de vos cycles circadiens.

– Ah oui ? »

Et de nouveau les écrans de la pièce s’embrasent de mille feux éblouissants qui s’évanouissent l’instant d’après.

 

1.                  http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/laudato-si-xxxvi.html

2.                  http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/09/laudato-si-xlvi.html

3.                  http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/09/chapitre-xxxiii-haddock.html

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/08/ultime-recit-chapitre-septieme.html

 

 

QUELQUES PRÉCISIONS

 

Durant ma carrière de pilote de ligne, j’ai pu faire, le 28 janvier 1994, une extraordinaire observation, celle d’un OVNI gigantesque, de près de 300 mètres, en vol stationnaire au-dessus de Paris, et qui s’est dématérialisé devant nous.

 

 Cette observation étant indiscutable, car corrélée avec le radar au sol, j’ai été appelé à témoigner devant le « Comité OVNI » des anciens élèves de l’IHEDN présidée par le général Denis Letty.

 Ce comité a ensuite publié, en 1999, le « Rapport Cometa », préfacé par le général Bernard Norlain, et a été remis au Président de la République, Jacques Chirac, ainsi qu’au Premier ministre, Lionel Jospin.

 Cette publication a été retardée d’une année en raison de la parution du livre « The Day after Roswell » du Lt-Colonel Philippe Corso, héros de la deuxième guerre mondiale, et, en 1961, chef du bureau « of US Army Research and Development », où il raconte qu’il a dispatché dans les centres de recherches des principaux industriels américains des morceaux de l’OVNI de Roswell et qu’une grande partie de découvertes technologiques des années 1960 (et après) sont en fait des rétro-ingénieries.

Je fais partie des 1400 observations d’OVNI faites par des pilotes civils et militaires dont 15% sont corrélées radar et j’ai accepté de témoigner dans plusieurs émissions de radio et TV dont un film, le « Secret Américain », où j’apparais à côté du général Bernard Norlain, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air (troisième partie - 4 minutes 20).

Ce documentaire a été présenté en projection privée au Sénat.

 

J’ai aussi participé en 2007 à une conférence au National Press Club (NPC) à Washington sur les cas d’observation d’OVNI les plus importants.

Lors de cette conférence, j’ai pu rencontrer le Sgt Jim Penniston qui a témoigné sur son contact direct – il a touché un OVNI posé au sol – dans la forêt de Rendlesham le 27 décembre 1980.

Une observation parfois surnommée le « Roswell britannique ».

 Il y a plusieurs témoins dont John Burroughs, qui serait rentré dans l’OVNI, et le colonel Charles Halt, commandant la base de Bentwaters de la RAF.

Cette événement est largement documenté par la presse, les médias et internet.

Le plus extraordinaire dans cette affaire est le message envoyé par ce que l’on peut appeler une "sonde temporelle ». Celui-ci explique que cette machine vient du futur, de notre futur, et qu’elle a la capacité de voyager dans le passé, jusqu’à 40.000 ans avant son époque de départ…

 

Aussi, le dossier OVNI s’est enrichi ces dernières années d’une hypothèse absolument fantastique : le voyage temporel est possible, vers le passé. De plus, il est aussi absolument nécessaire de le maîtriser pour voyager dans notre Galaxie.

Cela implique d’envisager de nouvelles hypothèses sur l’origine des OVNI, et parmi celles-ci, on peut retenir que nombre de ceux-ci viennent de notre futur !...

Et que tous les OVNI observés maîtrisent le voyage temporel et viennent, de toute façon de leur futur.

 On doit envisager la possibilité que nos descendants contrôleront la « flèche du temps », c’est-à-dire le voyage temporel et que certains des vaisseaux observés, y compris celui que j’ai observé, viennent de notre futur.

 

Le voyage temporel est l’un des sujets de prédilection des écrivains et des scénaristes de science-fiction et je reprends ce thème dans la catégorie « VOYAGE TEMPOREL » disponible sur ce blog.

Dans les romans de « I-Cube » traitant de ce sujet, j’apparais aussi sous les traits du « Capitaine Haddock ».

 

Jean-Charles Duboc

 

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