Ultime récit : Chapitre onzième

16/08/2017 11:02

 

Précisions utiles. 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

« – Je fais ça comment, moi, qui ne pige pas grand-chose à vos méthodes de voyage dans le temps ?

– Vous ne voyagerez pas dans le temps. Les Homos de cette époque-là savent peut-être que ça existe probablement comme je viens de vous le dire, mais ne savent pas faire. Vous voyagerez à leur façon, comme je vous l’ai montré lors de la première partie de notre parcours. Mais comme je vous l’ai indiqué, vers des zones que mêmes nos technologies ne peuvent pas encore atteindre.

– Et vous croyez que moi je vais savoir y faire ?

– Naturellement, voyons ! D’abord parce que vous serez assisté, ensuite parce qu’on vous demande juste de baliser le parcours vers ce « rien » à atteindre, et justement parce que vous ne voyagez pas dans le passé, mais dans le présent. Ce qui n’est pas sans risques, mais puisque vous revenez…

– Je ne comprends toujours pas…

– Bien sûr que vous ne savez pas. Quand un de nos véhicules, quel qu’il soit, une sonde, un relai, n’importe quoi, voyage sur la flèche du temps, vers le passé, c’est parce que nous savons précisément vers où et vers quand. Et comme nous avons une connaissance intime de tous les objets qui circulent dans le cosmos, à toute époque, nous savons limiter les risques d’interception. Un vaste inventaire qui se poursuit toujours d’ailleurs.

 

Parce que nous ne pouvons pas non plus aller sans risques pour nos véhicules et ses passagers vers des endroits du passé qui n’ont pas été inventoriés au préalable.

Vous saisissez ?

– Si j’ai bien compris cet aspect-là de votre exposé, Steph, ça se résume à pas de voyage trop loin, jusqu’à pas trop tôt dans le passé de la flèche du temps, ni vers le futur qui n’existe pas !

-  Exactement : Vous apprenez vite, votre excellence.

– Paul, s’il vous plait, Steph !

– Pas de flèche du temps ni avant la naissance de l’univers, pas de flèche du temps depuis un présent vers un futur qui n’existe pas encore. Et pas de voyage sur la flèche du temps dans des endroits de l’espace est trop dense en obstacles divers.

D’où une approche des étoiles du centre d’une galaxie par « petits-sauts » et sur des parcours balisés par nos sondes et relais. Et encore, à condition d’en avoir un inventaire précis du cours de leurs évolutions dans la soupe gravitationnelle ambiante. En revanche, c’est plus facile dans les bras d’une galaxie et entre les galaxies, là où les « crêtes gravitationnelles » ont fait le vide.

Naturellement.

– Naturellement. Et c’est quoi, ces… « crêtes gravitationnelles » ?

– Ce sont des endroits où il y a peu d’étoiles, entre les galaxies qui, de par leur masse attirent la matière pour la transformer en énergie. C’est là où on le plus de chance de ne rencontrer aucun obstacle entre deux amas de galaxies. Et comme vous voyagerez loin, très loin, je vous conseille de vous guider entre les sources lumineuses ou radiatives.

Pouvez-vous me faire une petite synthèse de tout ce que vous venez d’entendre, s’il vous plaît ?

– Euh… »

 

Paul est pris au dépourvu…

« – Ne devais-je pas aller me reposer ?

– Bien sûr. Mais juste après.

– Alors … euh… si j’ai bien compris je suis une « singularité », un Homo-Sapiens qui voyage sur la flèche du temps et le dans le cosmos lointain alors que sa civilisation et ses technologies ne le permettent pas.

– Bien !

– Notez que j’ai déjà voyagé à deux reprises dans mon passé.

– Je sais cela. Vous êtes par conséquent « éduqué » et votre esprit n’en a pas trop souffert par des crises schizophréniques. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. La plupart des abduqués finissent cinglés…

– Ah oui ? Passons… Donc, pour voyager de la sorte, il nous faudra être capable de puiser de l’énergie dans le vide quantique.

– C’est ça.

– Et si je comprends bien, je fais aussi fausse route avec mes tentatives relatives à mes énergies surnuméraires comme le moteur Minato, la z-machine de McShiant ?

– Le moteur que vous dites exploite les différentiels des champs magnétiques. Ça fonctionne grâce au champ de votre planète. Mais c’est inopérant dans l’espace profond.

 

Les « z-machines », ce sont une bonne piste, mais c’est extrêmement délicat à faire fonctionner durablement. Et puis je vais vous dire, vous n’en avez pas besoin pour ce que vous souhaitez faire…

– Ah ?

– Continuez !

– Si j’ai bien compris aussi, le fait de tirer de l’énergie du vide permet de comprendre un peu mieux les relations de la matière et des champs. Notamment les qualités intrinsèques des neutrons.

– Oui, c’est un peu ça, quoique pas seulement, mais ça permet surtout d’en fabriquer avant de découvrir que le neutronium absorbe toutes les énergies autour de lui.

– Dès lors que l’on a compris à quoi ça peut servir, ça permet d’imaginer vos fabuleux voyages sur la flèche du temps.

– Non, ce n’est pas ça. Vous avez sauté des étapes. L’énergie du vide permet d’abord de modifier les champs gravitationnels et de découvrir l’existence des contre-champs. La gravitation « attire » deux masses. Les contre-champs les repoussent. Les deux lois se complètent et fonctionnent toutes les deux en fonction inverse du carré des distances. Ne l’oubliez pas, parce que dans les voyages lointains dans le cosmos, il y a probablement plus de contre-champs que de puits gravitationnels, puisque l’univers poursuit son expansion contre toute raison.

– Mais dites-moi, si cette expansion existe…

– Et s’accélère probablement indéfiniment…

– …Il doit bien y avoir une contrepartie quelle que part ?

– À condition de présumer d’un équilibre général. Ce qui est loin d’être acté. Et puis vous savez qu’existent des effondrements gravitationnels. Les trous-noirs !

– Ah oui, les trous noirs… Bon, ok ! Donc énergie du vide, champs et contre-champs gravitationnels, le neutronium qui permet d’en jouer et de rendre possible des voyages lointains intersidéraux, et enfin, par un mécanisme que vous ne m’avez pas dévoilé, à savoir l’utilisation de ces acquis pour voyager sur la flèche du temps. C’est ça ?

– Ce n’est pas mal pour un rustre primaire comme vous.

– En revanche, je crois avoir compris que j’ai à prendre en charge une civilisation que je ne connais pas, agressée par mes descendants. Or, un, j’ai bien compris que vous ne savez pas pourquoi moi. Deux, vous ne savez pas où je l’évacue. Trois, j’ignore avec quels moyens propres à vos technologies. Parce que moi, je ne les ai pas de toute façon.

– Vous les évacuez là où nous, nous ne pouvons pas aller. Vers un endroit si éloigné qu’il n’est pas détectable puisque situé au-delà de la distance maximale d’où nous parvient les champs d’énergie qui font l’univers tel que nous le voyions. L’horizon universel.

Il n’existe donc pas dans notre flèche du temps. D’où l’inadaptation de nos technologies. En revanche, avec les technologies rustiques des « Homos Améliorés », ça semble possible.

Nous allons donc vous les fournir une fois sur place. Pas de problème.

– Et pourquoi ils ne le font pas eux-mêmes alors ?

– Parce que ce n’est pas marqué comme ça dans nos archives, d’une part, et probablement parce que les « Améliorés » n’ont pas à savoir où les Krabitz vont résider. D’autant que ce sont des belliqueux et ils ont une dent contre les Krabitz. Pas la peine de tenter le diable.

– Le diable existe donc, chez vous ?

– C’est une expression de votre civilisation si crédule. Nous, on parle de tentation « animale », basique, instinctive.

– Je vois ! Mais je vais où ?

– Je vous l’ai déjà dit : là où il n’y a rien. Plus de lumière, plus d’énergie. Manifestement le domaine de la matière qui absorbe tout sur son passage…

– Du neutronium ?

– Peut-être… on ne sait pas. Mais si c’est le cas, ça expliquerait certaines choses.

– Comme quoi ?

– Je n’ai pas à vous le dire. Désolé. Et puis vous ne comprendriez probablement pas.

– Admettons. Alors comme ça je sais que je suis arrivé quand il n’y a plus rien devant moi ?

– C’est possible.

– Et ? »

 

Steph marque une pause…

« – Et vous revenez.

– Comment ?

– Exactement par le cheminement que vous aurez emprunté pendant le voyage de l’aller. Car, mais votre co-pilote vous le rappellera, parce que lui aussi compte bien revenir à sa propre civilisation, vous aurez « balisé » votre parcours. Logique si on veut que les véhicules des Krabitz vous suivent…

– Autrement dit, je joue le rôle de l’éclaireur, de l’ouvreur de piste.

– C’est exactement ça ! D’une part c’est possible tant qu’il n’y a pas trop de temps qui s’écoule entre la pose d’une balise et son retour vers elle, d’autre part, vous êtes priés de les « ramasser » afin de fermer le passage que vous avez ouvert à l’aller.

– Et pourquoi ça ?

– Pour éviter à la Légion de vous suivre et de porter la guerre là où elle n’a pas à aller encore.

– Bon sang, mais c’est bien sûr ! Suis-je bête !

– Je ne vous le fais pas dire… »

Et l’Homo-Ultra de recommencer à rire, avec ses petites dents dans son orifice buccal si étroit, surplombant une absence de menton qui s’efface au fil de l’entretien.

Il va finir monstrueux…

 

« – Encore une chose importante. La Légion est composée d’une espèce d’Homo-Amélioré, augmenté. « Plus » ils en disent d’eux-mêmes.

– Oui. J’imagine qu’ils ont une intelligence plus développée que la mienne, c’est ça.

– Pas vraiment. En revanche, à force de manipulation génétique de toutes sortes, qui d’ailleurs ont commencé à votre propre époque, ils ont fini par réduire leur part d’animalité de façon drastique.

– C’est-à-dire ?

– Ils sont devenus végétalien… c’est comme ça qu’on dit à votre époque ?

– Végétarien ?

– Non ! Végétalien. Aucun produit animal.

– Ils mangent de l’herbe alors. Herbivore !

– Il y a de ça, effectivement.

– J’espère que je ne vais pas devoir manger que de l’herbe. Moi, je mange les bêtes qui mangent de l’herbe.

– Nous y avons pensé, figurez-vous. Mais pour eux vous êtes une bête repoussante.

– Oui, je sais, déjà que pour vous avec mes odeurs.

– Vos phéromones, vos phéromones, rien de plus et qui génèrent des micro-champs disharmoniques. Qui plus est, vous êtes un mâle.

– Bé oui, normal. Pas encore hermaphrodite à reproduction par parthénogénèse, comme vous.

– Ils n’en sont pas encore là, mais à l’étape du clonage-mixte.

– C’est quoi, ça ?

– L’altérité sexuelle a été éradiquée et les générations se renouvellent par fécondation in vitro.

– Pardon ?

– Il n’y a que des femelles !

– Punaise ! Que des femelles ? Le pied, ça !

– Euh non, je ne crois pas justement. Elles ne savent pas ce que c’est. Et ce sont d’ailleurs libérées de tout instinct sexuel, hors leurs jeux érotiques et homosexuels.

– Eh bien, je vais pouvoir leur faire découvrir…

– Je viens de vous dire que non ! Ce n’est pas possible.

– Allons bon ! Ça va être gai alors !

– C’est pour ça que nous vous avons prévu quelques cyborgs du meilleur effet pour défouler votre libido native, propre à votre espèce… »

Là, Paul commence à percevoir que ce voyage promis aux confins de l’univers, jusque-là où il n’y a « rien », risque d’être un vrai cauchemar…

 

« – Il y a autre chose que je devrais savoir avant d’y aller ? Des de la même trempe que je m’y fasse ?

– Oui, mais nous en parlerons à votre retour. C’est l’objet de votre seconde mission, celle de votre époque.

– Ah oui ! Je reviens à mon époque. Et comme un « bon agent », je fais le boulot sans poser de question.

– Un ambassadeur, excellence. L’ambassadeur de la Coupole ! Qui arrive escorté par un véhicule de La Garde. Avec un déguisement qui en jette, vous allez leur en mettre plein la vue et nous sommes là pour vous couvrir jusqu’à votre retour.

– Admettons. Mais savez-vous que moi, je n’avais qu’un rêve ?

– Je le connais. Voler dans les éléments de votre planète, dans l’atmosphère, jusqu’au-delà de ses limites. Ce que nous faisons. Et puis sur la surface de vos océans. Mais ça, ça vous vient sur le tard, quand vous aurez goûté aux joies et vertus du cosmos… »

S’il le dit.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/08/ultime-recit-chapitre-onzieme.html

 

 

QUELQUES PRÉCISIONS

Durant ma carrière de pilote de ligne, j’ai pu faire, le 28 janvier 1994, une extraordinaire observation, celle d’un OVNI gigantesque, de près de 300 mètres, en vol stationnaire au-dessus de Paris, et qui s’est dématérialisé devant nous.

 Cette observation étant indiscutable, car corrélée avec le radar au sol, j’ai été appelé à témoigner devant le « Comité OVNI » des anciens élèves de l’IHEDN présidée par le général Denis Letty.

 Ce comité a ensuite publié, en 1999, le « Rapport Cometa », préfacé par le général Bernard Norlain, et a été remis au Président de la République, Jacques Chirac, ainsi qu’au Premier ministre, Lionel Jospin.

 Cette publication a été retardée d’une année en raison de la parution du livre « The Day after Roswell » du Lt-Colonel Philippe Corso, héros de la deuxième guerre mondiale, et, en 1961, chef du bureau « of US Army Research and Development », où il raconte qu’il a dispatché dans les centres de recherches des principaux industriels américains des morceaux de l’OVNI de Roswell et qu’une grande partie de découvertes technologiques des années 1960 (et après) sont en fait des rétro-ingénieries.

Je fais partie des 1400 observations d’OVNI faites par des pilotes civils et militaires dont 15% sont corrélées radar et j’ai accepté de témoigner dans plusieurs émissions de radio et TV dont un film, le « Secret Américain », où j’apparais à côté du général Bernard Norlain, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air (troisième partie - 4 minutes 20).

Ce documentaire a été présenté en projection privée au Sénat.

J’ai aussi participé en 2007 à une conférence au National Press Club (NPC) à Washington sur les cas d’observation d’OVNI les plus importants.

 

Lors de cette conférence, j’ai pu rencontrer le Sgt Jim Penniston qui a témoigné sur son contact direct – il a touché un OVNI posé au sol – dans la forêt de Rendlesham le 27 décembre 1980.

Une observation parfois surnommée le « Roswell britannique ».

 Il y a plusieurs témoins dont John Burroughs, qui serait rentré dans l’OVNI, et le colonel Charles Halt, commandant la base de Bentwaters de la RAF.

Cette événement est largement documenté par la presse, les médias et internet.

Le plus extraordinaire dans cette affaire est le message envoyé par ce que l’on peut appeler une "sonde temporelle ». Celui-ci explique que cette machine vient du futur, de notre futur, et qu’elle a la capacité de voyager dans le passé, jusqu’à 40.000 ans avant son époque de départ…

 

Aussi, le dossier OVNI s’est enrichi ces dernières années d’une hypothèse absolument fantastique : le voyage temporel est possible, vers le passé. De plus, il est aussi absolument nécessaire de le maîtriser pour voyager dans notre Galaxie.

Cela implique d’envisager de nouvelles hypothèses sur l’origine des OVNI, et parmi celles-ci, on peut retenir que nombre de ceux-ci viennent de notre futur !...

Et qu'un certain nombre les OVNI observés maîtrisent le voyage temporel et viennent, de toute façon de leur futur.

 On doit envisager la possibilité que nos descendants contrôleront la « flèche du temps », c’est-à-dire le voyage temporel et que certains des vaisseaux observés, y compris celui que j’ai observé, viennent de notre futur.

 

Le voyage temporel est l’un des sujets de prédilection des écrivains et des scénaristes de science-fiction et je reprends ce thème dans la catégorie « VOYAGE TEMPOREL » disponible sur ce blog.

Dans les romans de « I-Cube » traitant de ce sujet, j’apparais aussi sous les traits du « Capitaine Haddock ».

 

Jean-Charles Duboc

 

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