Quel totalitarisme nos dirigeants nous préparent-ils ?...

26/04/2015 00:23

 

Notre démocratie s’enfonce dans la dictature, les lois liberticides se succèdent les unes aux autres, et tout cela avec une incroyable passivité de la part des citoyens qui, il est vrai, sont réellement décervelés par la presse et les médias.

Le plus récent « DURCISSEMENT DE NOTRE TOTALITARISME MAFIEUX » a été fait lors d’un vote à l’Assemblée Nationale, avec seulement 30 députés présents, qui a permis de faire passer la loi Renseignement permettant le flicage de tous les citoyens, en particulier de 18 ans à 65 ans, potentiellement dangereux d'après les autorités, soit 31 millions de personnes, afin de lutter contre le terrorisme.

Une loi infâme car il n’y a qu’environ 5000 personnes, principalement des fanatiques religieux, qui doivent être surveillés en raison d’une implication possible dans la préparation d’attentats terroristes.

Et une majorité d’électeurs, les 61 % qui soutiennent cette loi, en ont oublié le sens du mot LIBERTÉ lorsqu’on leur demande ce qu’ils en pensent !...

Avec une telle dérive totalitaire, qui s’est fait en toute tranquillité, il y a de quoi être inquiet pour l’avenir.

Il est vrai que depuis plus de vingt ans, en fait les années 1991/92, lorsque François MITTERRAND a dérobé les « MILLIARDS DE LA DIVISION DAGUET » versés à la France par le Koweït, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, nous savons que nous sommes devenus un authentique totalitarisme.

Ce crime contre les Institutions a été réalisé par le Président de la république avec quelques complices qui ont toujours les honneurs de la presse et des médias, et sans aucune réaction des contre-pouvoirs.

Tout cela révèle une faillite de notre démocratie, une faillite de la pensée, une faillite de notre système politique.

La situation extrêmement inquiétante car ce n’est quand même pas compliqué de révéler qu’un dirigeant politique n’était qu’une crapule, une « Arsouille » comme l’appelait le général de Gaulle !...

Eh bien dans notre pays, nous ne sommes même pas capables de nous révolter contre une telle situation.

Il y a une soumission totale au chef, au Président, et rien ne peut faire bouger les journalistes, les élus, les hauts fonctionnaires…

Qu’est-ce que cela présage pour l’avenir ?...

S’il n’y a pas de sursaut des dirigeants et des citoyens, le pire devient possible pour l’avenir.

Et cela pourrait bien être encore pire que tout ce que vous pouvez imaginer si l’on considère les développements des nanotechnologies, de la cybernétique, de l’intelligence artificielle, comme vous pouvez le découvrir dans le texte ci-dessous.

Bonne lecture !...

Jean-Charles DUBOC

 

 

Petite reprise d’un article des « Échos du matin »

 

Où il est question de votre avenir

Intitulé : « Après l’homme réparé, l’homme augmenté? »

Le transhumanisme soutient que la nature humaine peut et doit être remodelée par la technologie. Les avancées de la science rendent possible cette prédiction. Mais quel monde cette lame de fond prépare-t-elle ?

Débat entre le futurologue Laurent Alexandre et le paléoanthropologue Pascal Picq. 

 

« Êtes-vous l’un et l’autre d’accord pour dire, comme le soutiennent les transhumanistes, que l’humanité est aujourd’hui à un moment charnière de sa longue histoire ? »

Laurent Alexandre : Nous sommes clairement en train de vivre un changement de civilisation. Chaque jour qui passe donne un peu plus raison aux transhumanistes quant à leurs prévisions technologiques, ce qui ne signifie pas que le monde qu’ils veulent construire soit souhaitable.

Pascal Picq : Ce qui me gêne le plus dans le mouvement transhumaniste est ce postulat, que l’on qualifie parfois de « solutionnisme », selon lequel l’homme serait arrivé au terme de son évolution « naturelle » (même si, dans les faits, elle n’est plus complètement naturelle depuis longtemps) et que l’évolution technologique aurait entièrement pris le relais. La technologie ne sonne pas la fin de l’évolution darwinienne.

L.A. : Il n’y a plus de sélection darwinienne au sens traditionnel du terme parce qu’il n’y a plus de mortalité infantile, du moins dans le monde occidental. L’évolution darwinienne traditionnelle suppose la mortalité infantile, qui fait que les personnes porteuses de mauvais variants génétiques n’arrivent pas à l’âge de la puberté et de la reproduction, ce qui a quasiment disparu du monde occidental.

P. P. : Oui. Mais plutôt que la vision naïve des solutionnistes, je crois qu’il faut réfléchir en termes de coévolution. Toute espèce vivante coévolue avec les espèces qui l’environnent, ne serait-ce que les milliards de bactéries contenues dans l’intestin. S’agissant de l’homme, un deuxième type de coévolution s’est ajouté à celui-ci : celle avec toutes les innovations àla base de l’agriculture, comme l’élevage et la domestication. Aujourd’hui, grâce notamment aux progrès de la médecine, nous sommes en train d’entrer dans une troisième coévolution, cette fois-ci avec des dispositifs techniques complexes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du corps.

L.A. : Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous sommes capables de changer notre nature biologique et génétique par la technologie. Jusqu’à présent, c’étaient les événements extérieurs qui sélectionnaient certains variants génétiques par le biais de la mortalité infantile. Cette sélection-là aujourd’hui s’est beaucoup réduite et, parallèlement, nous avons désormais les moyens technologiques de changer notre génome. Je signale qu’une pétition a d’ailleurs été lancée le mois dernier par des spécialistes de la génétique, disant qu’il faut faire un moratoire sur les modifications génétiques germinales, c’est-à-dire celles qui touchent la lignée, qui se transmettent d’une génération à l’autre. Est-il licite de faire des modifications génétiques sur l’homme qui se transmettent de génération en génération ? Cette question commence à faire débat. 

 

« Que pensez-vous de l’acceptation ou de la non-acceptation sociale des thèses transhumanistes? »

L. A. : Ce qu’on peut observer, c’est que, jusqu’à présent, les transhumanistes ont gagné sans livrer bataille, sans même que l’opinion connaisse l’existence de ce mouvement ou de ce terme. Il n’y a pas d’exemple, en médecine, d’innovations technologiques qui aient été refusées par la société au nom de valeurs humanistes. Le cœur artificiel Carmat recueille 100 % d’opinions favorables. Or remplacer un cœur naturel défaillant par un cœur artificiel est un acte transhumaniste fort. C’est mettre le doigt dans un engrenage qui aboutit àl’homme cyborg. Il n’y a pas, dans la société, de réflexion sur ce toboggan dans lequel nous nous sommes engagés pour moins souffrir et moins mourir.

P. P. : Pour ma part, je voudrais juste faire remarquer que les opposants au transhumanisme, que l’on regroupe sous l’appellation générique de « bio-conservateurs », partagent la vision que la nature est bien faite. Or c’est d’une grande naïveté. Dire : « il ne faut pas changer l’homme » est une absurdité, car l’homme a toujours changé. 

 

« Croyez-vous que le débat politique va de plus en plus se polariser autour des questions transhumanistes, au point d’abolir les clivages traditionnels ? »

L. A. : C’est déjà le cas. À l’extrême gauche, quelqu’un comme José Bové est beaucoup plus conservateur en matière biologique que Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous. Il est opposé à la fécondation in vitro chez les homosexuels comme chez les hétérosexuels et il est opposé aux thérapies géniques pour les malades. Il pense donc que les couples stériles doivent rester stériles et que les myopathes doivent rester myopathes, au nom d’une non-utilisation de la technologie. En cela, il est encore plus bio-conservateur que les gens traditionnellement très à droite.

P. P. : Le problème, s’agissant de gens comme José Bové est l’héritage d’une certaine gauche qui entretient une vision de la nature très naïve, rousseauiste. Mais j’en reviens au consensus autour du cœur artificiel. Il s’explique selon moi par le fait que ce n’est rien d’autre qu’une prothèse, c’est-à-dire quelque chose que l’homme utilise depuis des siècles. Devant le cœur artificiel, devant les électrodes cérébrales qui permettent de supprimer les symptômes de la maladie de Parkinson, tout le monde ne peut que s’émerveiller. Mais la question qui se pose est : est-ce que ces innovations technologiques coûteuses vont pouvoir bénéficier à tout le monde ?

L. A. : La réponse est oui. Ces innovations vont voir leur coût s’effondrer. Je rappelle que le coût du séquençage ADN a été divisé par 3 millions en dix ans. D’ici une dizaine d’années, tous les Français pourront avoir leur ADN séquencé. La caractéristique générale des technologies NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et cognitique, NDLR) est que leur coût s’effondre tandis que leur puissance se démultiplie au rythme exponentiel de la loi de Moore. La question clef n’est donc pas tant celle de l’accès ou non à ces technologies que : jusqu’où acceptera-t-on de laisser les NBIC transformer notre corps afin de moins souffrir, moins vieillir, moins mourir ? Cette question philosophique n’a pas été posée aujourd’hui. 

Ces technologies ouvrent-elles la voie à la sélection génétique des bébés ? Nous conduisent-elles tout droit au monde décrit dans le film d’Andrew Niccol « Bienvenue à Gattaca » ?

L. A. : La sélection génétique des bébés, on y est déjà. Vingt-neuf trisomiques dépistés sur trente sont avortés en France. Cela montre que la puissance publique a déjà engagé un grand programme eugéniste. Ce n’est pas un eugénisme d’État obligatoire comme sous le IIIème Reich, mais un eugénisme libéral, que les parents peuvent refuser. Le fait nouveau, c’est qu’alors que la technologie ne permettait jusqu’à présent de repérer que la trisomie 21 et quelques rares autres pathologies, et ce en milieu de grossesse, la puissance informatique dont nous disposons désormais permet de lire la totalité des 3 milliards de bases ADN du bébé par simple prise de sang de la maman, sans amniocentèse, en tout début de grossesse, c’est-à-dire à un moment où l’avortement est totalement libre. Toutes les conditions sont réunies pour nous placer sur un toboggan eugéniste. Et l’étape d’après sera de sélectionner les variants génétiques favorisant un QI élevé, que les Chinois sont en train d’identifier dans le cadre de leur programme de séquençage des surdoués. Demain les Chinois fabriqueront plusieurs embryons et choisiront celui qui a la meilleure espérance de QI élevé.

P. P. : Le développement d’un individu et de son intelligence dépend aussi beaucoup de son environnement. C’est le résultat d’une coconstruction entre le génome et l’environnement. Si on insiste trop sur l’aspect génétique, comme le faisait le fondateur de l’eugénisme et cousin de Charles Darwin Francis Galton, on risque d’oublier quantité d’autres facteurs importants, comme l’hygiène de vie, la qualité de l’éducation, etc. Les nouvelles technologies NBIC n’ont de sens que si elles s’accompagnent d’un projet de société. 

 

« Sur l’eugénisme, la réflexion n’a pas commencé. En revanche, sur les dangers de l’intelligence artificielle, le débat fait rage… »

L. A. : C’est exact. Bill Gates dit à qui veut l’entendre qu’il ne comprend pas que les gens n’aient pas peur de l’intelligence artificielle. Et le fondateur de SpaceX, Elon Musk, expliquait encore tout récemment que, si nous n’y prenons pas garde, nous, les humains, deviendrons les labradors des machines intelligentes ; seuls les plus gentils d’entre nous seront nourris. Mais, à part ces exceptions, les gens sous-estiment le risque de voir émerger une intelligence artificielle forte, dotée de conscience, au XXIème siècle.

P. P. : Ce risque, c’est ce que j’appelle le syndrome de la « Planète des singes », qu’il nous faut éviter à tout prix. Dans le roman de Pierre Boulle, une femme humaine dit ceci : « Tout allait bien sur la planète Soror. Nous avions des machines pour faire les tâches les plus simples et, pour les autres, nous avions dressé des grands singes. Et pendant ce temps, nous avons cessé d’être actifs physiquement et intellectuellement, même les livres enfantins ne nous intéressaient plus. Et, pendant ce temps, ils nous observaient. » Si nous déléguons aux machines les traits cognitifs et physiques qui font de nous des hommes, nous deviendrons des esclaves de ces machines.

L. A. : Au-delà de ce début de prise de conscience du risque que fait courir l’intelligence artificielle, le grand chantier philosophique qui s’ouvre à nous est celui du sens de la vie humaine étant donné cette capacité nouvelle de l’homme à bricoler avec le vivant. Le grand danger est que cela nous fasse sombrer dans le nihilisme. D’autant que l’espérance de vie va continuer d’augmenter, dans les décennies et les siècles qui viennent. La prédiction des experts de Google selon laquelle l’espérance de vie passera assez rapidement à 500 ans va selon moi se réaliser, même s’il existe une vraie barrière biologique autour de l’âge de 125 ans, qu’aucun humain n’a encore jamais dépassé. Casser ce seuil ne pourra se faire qu’au prix de manipulations génétiques extrêmement lourdes, qui constitueront un changement d’humanité – ce que le théoricien du transhumanisme Ray Kurzweil appelle l’« humanité2.0 ». Veut-on vraiment créer une humanité 2.0 pour ne plus mourir avant l’âge de 125 ans ? C’est un débat philosophique lourd qui n’a pas commencé.

P.P. : Entièrement d’accord pour dire que le franchissement de la barrière des 125 ans constituerait un profond changement de civilisation. Les gens oublient que cela ne fait pas si longtemps, au regard de l’histoire de l’humanité, que les petits-enfants connaissent leur grands-parents. Mais avec l’allongement de l’espérance de vie, ce sont non pas trois mais quatre, cinq, six générations qui vont devoir cohabiter ! 

 

« Pensez-vous que nos élites politiques aient conscience de tous ces enjeux ? »

L. A. : Absolument pas. Elles sont, du moins en France, complétement larguées sur le plan technologique. Et du coup elles n’ont pas commencé à réfléchir, à quelques exceptions près, au monde qui vient.

P. P. : Et cela vaut même pour une question aussi rebattue que celle de l’emploi. Il ne fait aucun doute qu’une grande majorité de nos emplois actuels va être radicalement transformée par la robotique et l’intelligence artificielle. C’est une modification radicale du monde de travail qui nous attend. 

 

« Les robots vont-ils prendre la place des hommes sur le marché du travail? »

P. P. : Inévitablement. Les emplois les plus qualifiés sont à court terme les plus menacés, conformément au paradoxe de Moravec. Ce paradoxe, qui porte le nom du chercheur en intelligence artificielle Hans Moravec, dit qu’il est plus facile pour les machines de faire des tâches que nous qualifierions de complexes, qui impliquent un raisonnement de haut niveau, que des tâches simples, qui font appel aux aptitudes sensorimotrices humaines.

L. A. : Effectivement. Les machines battent depuis longtemps les grands maîtres auxéchecs, mais ont toujours des difficultés à faire une chambre d’hôtel, par exemple. Mais on estime que, d’ici à 2030, elles seront capables de faire les chambres d’hôtel mieux et plus vite que nos femmes de ménage d’aujourd’hui.

P. P. : Par rapport à ces enjeux, les politiques nous proposent des solutions qui sont déjàcaduques. Maintenant que l’on se rend compte que le plein-emploi ne reviendra jamais, est-ce que notre modèle de société fondé sur la sociabilisation par le travail est toujours le bon ? Il n’a pas toujours été le modèle dominant dans l’histoire humaine. Il est même très récent. Du temps des anciens Grecs et Romains, le travail était le lot des esclaves et les hommes libres cultivaient l’«  otium », le loisir. Quelles seront les formes de sociabilisation de demain, quand les machines feront quasiment tout le travail ? 

 

« Face au transhumanisme, la puissance publique est donc totalement dépassée… »

L.A. : Comment pourrait-il en être autrement ? Ces évolutions technologiques sont tellement rapides, l’impensable arrive tellement vite, que la réflexion politique est condamnée à courir derrière. Le pari de Google sur l’immortalité remonte à deux ans, tout comme les premières réalisations significatives sur le plan de l’intelligence artificielle, comme la Google Car ou le robot médecin Watson. Idem pour la possibilité de modifier le génome humain ou la démocratisation du séquençage d’ADN. En réalité, le décollage des NBIC, c’est maintenant. Il n’est pas anormal que la société civile et les politiques n’aient pas vu arriver le tsunami, qui n’était encore qu’une minuscule vaguelette il y a deux ans.

P. P. : Les gens s’emparent des innovations par commodité ou facilité sans penser qu’elles vont impacter le monde du travail ou d’autres aspects de leur vie au cœur de la société. C’est étonnant.

L. A. : Pas tant que cela ! La vague Internet s’est déployée sur deux décennies, d’abord sur le fixe puis sur le mobile : on a pu gérer. Avec les NBIC, nous sommes confrontés à des changements beaucoup plus rapides et par ailleurs plus fondamentaux parce que touchant à la biologie, à notre rapport au cerveau (avec l’intelligence artificielle), à notre rapport au travail (avec la robotique), etc. Nous ne sommes pas formatés pour gérer un ensemble de tsunamis technologiques aussi rapprochés. 

 

Propos recueillis par Benoît Georges, Les Échos.

 

Passionnant, n’est-ce pas ?

Au moins, vous ne pourrez plus dire qu’on ne vous avait pas prévenus…

 

Bonne fin de week-end à toutes et à tous.

Demain on revient avec un chapitre de « Au nom du père ».

Il y en aura d’autres pendant la semaine suivante : Je décampe en mer Adriatique pour un bout de la semaine « raccourcie » qui se prépare.

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/04/petite-reprise-dun-article-des-echos-du_61.html

 

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