Mais où est donc passé le pic du pétrole ?

11/05/2016 13:40

 

Un peu scotché… et il y a de quoi !

 

Parce que ça fait au moins deux fois depuis le début de l’année que je vois passer ces informations jusqu’ici « aberrantes » sur le sujet.

Et je m’en inquiétais moi-même il y a quelques années (notamment dans la reprise plus récente de ce post-là !)

 

Pensez donc, depuis presqu’un an, le prix du baril de brut a été divisé par deux et les robinets sont ouverts en grand et sans discontinuer.

Pour ma part, je retiens ce qu’en disent nos « prévisionnistes-maisons » : La production va augmenter et les prix seront contenus dans une fourchette allant de 30 à 50 dollars le baril, étroitement liés à la fois à la demande, la capacité mondiale de raffinage et naturellement aux atermoiements de l’OPEP et consorts.

Un prix trop bas ruine les pays producteurs, en commençant par les plus fragiles, Venezuela, Nigéria, Russie et les exploitations de schiste, bitume et extraction par fracturation, mais également toutes les économies du golfe alors même que la croissance mondiale n’en profite pas.

Le bon sens en dit que ça ne peut pas durer, mais les faits sont têtus : Les sources énergies de substitution sont malmenées et pourtant, chacun persiste !

Et il y a des raisons pour cela…

 

Notez par ailleurs qu’il existe deux grands mythes utilisés au cours des dernières années pour convaincre le monde entier de la catastrophe imminente, si nous ne changeons pas radicalement notre style de vie dans le sens de l’austérité. Ces deux mythes sont basés sur la fraude scientifique et leur propagation dénuée de sens critique par un courant médiatique et certains médias alternatifs que je qualifie de « déclinistes », la quintessence moderne de la trisomie-politique d’un dogme malthusien des plus néfastes pour l’espèce humaine.

 

1 – Le premier, repose sur l’idée que le climat du monde se réchauffe, ou tout du moins « change », du fait presque exclusif de notre présence à la surface de la belle « planète-bleue » et de nos émissions d’origine humaine.

Ils en sont même à imposer l’idée que les incendies gigantesques qui ruinent l’Alberta en seraient la conséquence immédiate !

Pensez donc, 100.000 réfugiés-climatiques au Canada, 70.000 « sans-papiers » ni travail, là du jour au lendemain par défaut de travail, qui consiste pour l’essentiel en l’exploitation des schistes bitumeux de la région, les « démons » sont punis.

Que l’autre jour, j’ai été plié de rire (au risque de l’éventration instantanée) à l’idée qu’au contraire, il fallait vite extraire tous les hydrocarbures de leur gangue de schiste avant que ça ne crame et pollue encore plus !

 

2 – Le deuxième grand mythe, lancé pour la première fois en 1956 à Houston au Texas, par un employé de l’une des plus grandes compagnies pétrolières du monde, a été dépoussiéré il y a 15 ans au début de l’Administration « Boubouche » & « Dites-Chaîné ». Il fut appelé la « théorie du Pic Pétrolier », moment où les gisements connus commenceraient à s’épuiser et les nouvelles découvertes d’autres gisements à exploiter ne compenseraient plus l’appauvrissement de ceux qui existent déjà (je résume, parce qu’au départ, il s’agissait aussi de mesurer la dépendance des USA en matière d’hydrocarbure à importer…).

Et justement, celui-là était fixé autour des années 2010, puis repoussé depuis à 2020, et désormais encore plus loin, alors même que les USA commencent à exporter ses « réserves stratégiques » et les canadiens les gaz naturels jusqu’en Europe.

D’ailleurs, si je me souviens bien, les gisements de la mer du Nord devaient être épuisés en … 2010 et désormais en … 2040 !

 

Les erreurs des scientifiques confirment que nos villes côtières ne sont pas sur le point d’être emportées par les flots engendrés par la fonte des icebergs et la hausse du niveau des océans, ni nos approvisionnements en pétrole et gaz conventionnels (ou autres hydrocarbures et gaz assimilés) d’être taris pour encore des siècles voire plus.

Et cela n’a rien à voir avec l’extraction très dommageable et très coûteuse de pétrole emprisonné dans les schistes, mais plutôt avec l’abondance de pétrole conventionnel dans le monde entier, dont une grande partie doit encore être découverte ou n’est même pas encore cartographiée alors qu’on n’a jamais arrêté de prospecter partout à la surface du globe et des océans…

Et pourtant, officiellement et en 2008, de nombreux pays producteurs ont déjà franchi le pic de production. Parmi les principaux on peut citer les États-Unis (1970) (autrefois premier producteur mondial), la Libye (1970), l’Iran (1976), le Royaume-Uni (1999), la Norvège (2000), le Mexique (2005).

Au début de 2008 les seuls pays producteurs importants (parmi les 30 premiers) qui n'ont pas dépassé le pic pétrolier étaient l'Arabie saoudite, le Koweït, l'Irak, l'Angola, l'Algérie, et le Kazakhstan.

La production des quatre plus grands gisements de pétrole – Ghawar (Arabie saoudite), Cantarell (Mexique), Burgan (Koweït) et Daqing (Chine) – seraient aujourd'hui entrés en phase de déclin, nous en dit-on…

 

Je vous passe les détails techniques et les controverses sur ces sujets, pour reprendre les informations sur des découvertes parmi les plus spectaculaires de nouvelles réserves de pétrole et de gaz au cours de ces dernières années qui sont venues de Méditerranée.

Plus exactement dans les zones au large de Chypre, d’Israël, du Liban et sont supposées s’étendre aussi jusqu’en Grèce.

En 2010, Israël et la société de Houston, Texas, Noble Energy, a découvert le plus grand champ gazier offshore, Léviathan. Ce fut la plus grande découverte de gaz dans le monde sur la décennie, avec suffisamment de gaz pour pourvoir Israël pendant au moins un siècle.

Les relevés géophysiques des zones offshores autour de la Grèce suggèrent que ce beau pays pourrait également avoir plus qu’assez de pétrole de gaz non découvert pour pouvoir rembourser la totalité de sa dette extérieure et bien plus encore.

Et c’est sans surprise que nous avons assisté aux demandes du FMI mené par Washington exigeant de la Grèce la privatisation de ses compagnies d’État en matière pétrolière et gazière !

Ce serait alors une quasi-certitude que les grandes entreprises pétrolières occidentales pourraient s’établir facilement, comme ça a été le cas au cours des dernières décennies, jusqu’à l’arrivée à échéance des concessions en 2004 qui sont alors repassées au Gouvernement grec.

Pays depuis durablement maintenu dans une impasse budgétaire et sous pression de ses voisins, notamment les turques…

En 2006, Petrobras (Brésil) a fait la plus grande découverte de pétrole au large des côtes de ces 30 dernières années, détenant au moins 8 milliards de barils de pétrole dans le bassin de Santos, à 250 kilomètres de Rio de Janeiro.

Le Président d’alors, Lula da Silva, a proclamé qu’il donnerait sa « Seconde indépendance » au Brésil, celle-là vis-à-vis des importations pétrolières occidentales.

En 2008 Petrobras, compagnie d’État, a aussi découvert un champ de gaz naturel de grande taille, appelé Jupiter, à proximité de la découverte de pétrole « Santos ».

Sous la présidence de Lula, le Parlement a adopté des mesures pour s’assurer que le développement du pétrole resterait dans des mains brésiliennes sous l’égide de Petrobras, et non pas entre celles des « Majors » pétrolières étrangères, anglo-américaines ou autres.

Et souvenez-vous qu’en mai 2013, après que Lula eut pris sa retraite et fut remplacé par Dilma Rousseff en tant que Présidente, le Vice-président américain « Joe Bide-haine » s’est envolé au Brésil afin d’y rencontrer les chefs de Petrobras. Selon des sources brésiliennes, il a demandé à Rousseff de supprimer ses lois qui empêchaient les Majors pétrolières américaines de contrôler ces énormes découvertes de pétrole et de gaz. Elle a poliment refusé, et peu après elle a été frappée par une déstabilisation majeure de type « Révolution de couleur », qui continue à ce jour avec un scandale autour de Petrobras qui en est justement le cœur.

 

Plus récemment l’Islande, se relevant de sa crise bancaire, a commencé sérieusement à rechercher en mer du pétrole et du gaz vers la Zone de fracture de Jan Mayen, au nord du cercle polaire arctique en 2012. Les conditions géophysiques sont les mêmes que celles de la Mer du Nord, et un ancien haut fonctionnaire du gouvernement islandais aurait indiqué il y a environ cinq ans, qu’un sondage géologique privé avait confirmé que l’Islande pourrait être une nouvelle Norvège. Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (U.S. Geological Survey), l’Arctique pourrait contenir quelques 90 milliards de barils de pétrole, dont la plupart sont encore non exploités.

Du coup, la Chine a fait de l’Islande un partenaire clé et les deux ont signé un accord de libre-échange en 2013 après que la compagnie chinoise CNOOC eut signé un accord de coentreprise (joint-venture) en 2012 afin d’explorer en mer (offshore).

 

En Avril 2015, la société britannique d’exploration dans le domaine des énergies Oil & Gas Investments a annoncé qu’elle avait foré près de l’aéroport de Gatwick situé à mi-chemin entre Londres et Brighton sur la côte, et trouvé ce qu’elle a estimé pouvoir atteindre 100 milliards de barils de nouveau pétrole. Par comparaison, la totalité de la mer du Nord a délivré quelques 45 milliards de barils en 40 ans.

De même qu’en mai la compagnie pétrolière britannique Rockhopper a annoncé une nouvelle découverte de pétrole dans les eaux contestées des îles Falkland au large de l’Argentine, censée contenir jusqu’à un milliard de barils de pétrole.

 

En Août 2015, la compagnie pétrolière italienne ENI, qui a obtenu de pouvoir persister à exploiter les gisements en eaux-territoriales proches du littoral de la péninsule, a annoncé la découverte d’un gisement de gaz « supergéant » au large de l’Égypte, le plus grand jamais trouvé dans la mer Méditerranée, plus grand que le gisement « Léviathan » d’Israël. La société a annoncé que le champ pourrait contenir un potentiel de 850 milliards de mètres cubes de gaz pauvre sur une superficie d’environ 100 kilomètres carrés. Zohr devient ainsi la plus importante découverte de gaz jamais faite en Égypte et en mer Méditerranée !

 

Il y a d’énormes réserves inexploitées de pétrole et de gaz dans les Caraïbes, dans la zone d’un cratère d’impact qui a fait de nombreuses fissures et où trois plaques tectoniques actives se chevauchent. Haïti est l’une de ces régions, comme Cuba.

Hasard du calendrier, me direz-vous, le Gouvernement cubain a publié une étude qui a estimé que les eaux territoriales au large de Cuba renfermeraient quelques 20 milliards de barils de pétrole.

Et la compagnie pétrolière de la Russie, Gazprom Neft, a déjà investi dans une section de ces eaux cubaines, alors qu’en juillet 2014, lors de la visite du Président russe « Vlad-Poux-tine » à La Havane, où il venait annuler de 90 % de la dette cubaine de l’ère soviétique (pour une valeur de quelque 32 milliards de $).

Igor Setchin, le PDG de Rosneft détenue par l’État russe, la plus grande la compagnie pétrolière du monde, avait alors signé un accord avec Cupet, la compagnie pétrolière d’État cubain, pour explorer conjointement le bassin large de la côte nord de Cuba.

Cette participation de la Russie dans cet énorme effort cubain de recherche pétrolière, pourrait alors expliquer la ruée soudaine de l’administration « Baraque-Haut-Bas-Mât » en vue de « réchauffer » les relations avec Cuba, alors qu'on attribue cet épisode au Pape et à la diplomatie vaticane…

 

Jusque-là, l’explication communément acceptée par l’industrie pétrolière considère le pétrole comme une ressource finie, un soi-disant « combustible fossile », d’origine biologique, qui a été créé des centaines de millions d’années auparavant par la mort des dinosaures dont les résidus organiques, par quelque procédé physique non encore identifié, se sont transformés en hydrocarbures.

Il en est de même pour les couches plus ou moins profondes de charbon.

C’est en tout cas ce que j’ai appris à l’ékole de la « Res-Pue-bique » comme vérité absolue.

On clame ainsi que ces résidus biologiques concentrés se sont d’une quelconque manière enfoncés jusqu’au plus profond de la Terre (le forage de pétrole le plus profond du monde, dans la région de Sakhaline en Russie, foré par Exxon, descend à plus de 12 kilomètres de profondeur).

À cette profondeur, on prétend qu’il a pu couler dans des poches souterraines appelées réservoirs. D’autres disent aussi que les algues, feuilles d’arbres et autres matières biologiques en décomposition se sont ajoutées au processus.

 

Sauf que dans les années 1950, sous Staline, un groupe de scientifiques soviétiques a été chargé de rendre l’URSS autosuffisante en pétrole et en gaz, alors que Guerre froide se réchauffait. La première étape dans leur recherche fut d’étudier de façon critique toute la littérature scientifique disponible concernant les origines connues des hydrocarbures. Et tandis qu’ils examinèrent de plus près la théorie dite des combustibles « fossiles » quant à la formation du pétrole, un physicien estima ainsi que pour l’immense masse de pétrole sortant du puits géant de Ghawar, en Arabie Saoudite, il aurait fallu un « bloc » de dinosaures morts (en supposant une conversion de 100 % des viandes et des os en pétrole) qui atteigne 30 kms de largeur, profondeur et hauteur !

 

Ils ont alors développé l’hypothèse encore à vérifier que le pétrole puisse être constamment créé dans les profondeurs du manteau de la Terre. Il serait ensuite poussé vers la surface en passant par le lit de divers éléments comme la ferrite.

Ils expérimentèrent leurs hypothèses en laboratoire et réussirent à reproduire des hydrocarbures dans des conditions de chaleur et de pression imitant les conditions du manteau terrestre.

Ces « canaux de migration », comme les scientifiques soviétiques les appelaient, étaient des fissures dans le manteau causées sur des millions d’années par l’évolution de la terre et formés par les énormes conditions de température et de pression à l’intérieur du manteau. Le chemin que prend alors le méthane initial vers le haut pour rejoindre la surface, détermine s’il émerge et est recueilli en tant que gaz ou pétrole, ou bien charbon, ou encore bitumes comme au Canada, voire même en tant que diamant, car les diamants sont également des hydrocarbures…

Dans la foulée, ces scientifiques russes et ukrainiens en déduire très logiquement, que chaque champ pétrolifère géant était en fait « auto-remplissant », c’est-à-dire que du nouveau pétrole ou gaz était constamment poussé vers le haut depuis l’intérieur du manteau terrestre via les mêmes failles ou les voies de migration antérieures, remplaçant le pétrole déjà extrait.

Ainsi, de vieux puits de pétrole à travers la Russie qui furent pompés bien au-delà de leurs capacités naturelles au cours de la fin de l’ère soviétique, lorsque la production maximale fut considérée comme la plus haute priorité (afin de procurer les devises dont l’URSS avait un besoin désespéré…) ont ensuite été fermés, considérés comme épuisés.

Et pourtant vingt ans plus tard ces puits « épuisés » ont été rouverts et voilà qu’ils étaient à nouveau remplis avec du nouveau pétrole !

 

Les Russes ont ensuite testé leurs hypothèses jusqu’à nos jours, mais avec peu de soutien de la part de leur propre Gouvernement, dont les compagnies pétrolières ont peut-être craint une surabondance nouvelle qui aurait fait s’effondrer les prix du pétrole. De même qu’à l’Ouest, la dernière chose qu’Exxon et les autres grandes compagnies pétrolières anglo-américaines voulaient était de perdre leur mainmise de fer antérieure sur le marché mondial du pétrole.

Tous n’ont aucun intérêt à ce qu’existât une théorie contredisant la leur, quant à l’existence de ce fameux « pic pétrolier »…

 

Mais l’hypothèse d’origine « fossile » des hydrocarbures ne tient plus depuis quelques mois : Les photos de Titan, le satellite de Saturne, prises en spectroscopie proche infrarouge par la sonde spatiale Cassini de la NASA orbitant en ce moment même autour de Saturne, confirme en effet l’existence de vastes lacs de méthane à sa surface. La plus étendue de ces concentrations de méthane mesure quelques 2.400 km² pour une profondeur d’au moins 1 mètre, au moins !

Ralph Lorenz, membre de l’équipe radar Cassini issue du Laboratoire de Physique Appliquée de l’Université Johns Hopkins a ainsi rapporté dans les Geophysical Research Letters que la lune orange de Saturne, Titan, possède ainsi des centaines de fois plus d’hydrocarbures liquides que toutes les réserves en gaz naturel et en pétrole connues sur Terre, si l’on en croit donc les données recueillies par la sonde Cassini. Les hydrocarbures y pleuvent du ciel, s’accumulant en formant de vastes dépôts formant des lacs et des dunes !

 

Des confirmations ont par la suite été recueillies de ce que le gaz méthane, la plus simple molécule parmi la famille des hydrocarbures qui incluent les pétroles, les goudrons, le charbon et même les diamants, est abondant dans notre univers dans des endroits où les dinosaures auraient été bien embarrassés de poser leurs grosses patoches !

Les scientifiques de l’Institut Max Planck pour la Radioastronomie de Bonn, Allemagne, ont ainsi découvert que la nébuleuse dite de « la Tête de cheval » dans la constellation d’Orion, contient elle aussi un vaste champ d’hydrocarbures.

 

En clair, le pétrole n’est donc pas une « énergie fossile » comme les géologues occidentaux l’ont clamé à cors & à cris, mais sans jamais le prouver scientifiquement depuis plus de 100 ans !

Et l’importance capitale de cette réalité scientifique a été largement bloquée loin des médias occidentaux…

D’autant que quand on sait que la plupart des guerres du siècle passé, jusqu’aux guerres d’Irak, de Libye et de Syrie incluses, ont en effet été motivées par le contrôle du pétrole, au moins pour empêcher d’autres nations comme la Chine d’y accéder, il y a vraiment de quoi en rire.

 

On se rappelle ainsi qu’en 1994, à l’occasion d’une conférence scientifique discrète tenue à Santa Fé, Nouveau-Mexique, des géochimistes et géophysiciens russes et ukrainiens de l’Académie ukrainienne des Sciences de Kiev, vinrent s’exprimer aux États-Unis. Krayouchkine qui y a participé, dirigeait le projet d’exploration de la région Dniepr-Donets en Ukraine et il expliqua l’un des projets que son équipe avait entrepris avec succès afin de rechercher du pétrole et du gaz dans le bassin du Dniepr et du Donets en Ukraine de l’Est, près de la frontière russe, qui est aujourd’hui … une zone de guerre !

Krayouchkine rendait compte du fait que depuis plus de 45 ans d’études géologiques dans ce bassin, la zone avait été condamnée comme ne possédant aucun potentiel de production pétrolière, du fait de l’absence complète de « roches réservoirs », des formations géologiques spéciales qui d’après les théories géologiques occidentales, étaient les uniques roches au sein desquelles les hydrocarbures étaient repérées ou susceptibles d’être identifiées en tant que telles. Elles étaient alors présumées être les seules formations géologiques où les hydrocarbures pouvaient être trouvés, d’où le terme « réservoir ».

Or, les découvertes de pétrole et de gaz dans le bassin du Donets en Ukraine, provenait alors de ce que les géologues russo-ukrainiens appelaient un « socle cristallin » : Des roches profondes au sein desquelles les théories géologiques occidentales clamaient à qui voulait bien l’entendre que le pétrole et le gaz (les « combustibles fossiles ») ne pouvaient être trouvés !

Les Russes avaient bien trouvé du pétrole et du gaz là-bas.

 

Krayouchkine alla jusqu’à expliquer aux scientifiques rassemblés à Santa Fé que cette découverte confirmait en effet que le pétrole et le gaz n’étaient donc pas générés par la dégradation des résidus biologiques (fondant une origine « fossile » ), mais avaient une origine non-biologique, c’est-à-dire abiotique ou « abiogénique » ainsi qu’ils l’appelèrent, selon laquelle le pétrole et le gaz trouvaient leur origine non pas près de la surface, mais bien plutôt dans les grandes profondeurs de la Terre, à quelques 200 kms de profondeur, là où les conditions de chaleur et de pressions sont toute autres.

Et de préciser que sur un total de 61 forages percés à une profondeur de plus de 4 kms, 37 avait été effectivement productif commercialement, ce qui représentait un taux de succès de plus de 60 %. Pour une industrie pétrolière dans laquelle un taux de succès de 30 % était la norme, 60 % correspondaient à un résultat impressionnant. Certains produisaient jusqu’à 2.600 barils de pétrole brut par jour, correspondant à une valeur de quelques 38 millions de dollars par an !

 

D’après le Professeur Vladimir Koutcherov, un autre géochimiste et géophysicien « abiotique » russe, dans les champs pétroliers de Romachkino au Tatarstan, dans la région Oural-Volga, l’un des plus gros champs pétroliers de Russie (hors la Sibérie de l’Ouest), le réservoir de pétrole se trouvait à une profondeur de près de 15 kms sous la surface, pas exactement la surface escomptée pour rechercher des résidus de dinosaures…

D’une façon encore plus intéressante, Koutcherov avait confirmé que dans tous les champs de pétrole géants et, semble-t-il aussi dans les réservoirs plus petits, les bassins de pétrole semblaient se remplir à nouveau, comme si avec le temps les réservoirs du pétrole provenant des profondeurs de la Terre y abondait.

Pour lui, le noyau de notre Terre devait être ainsi compris comme un gigantesque four nucléaire, produisant constamment des hydrocarbures à des conditions de grande pression et haute température, forçant la migration des hydrocarbures à travers des fissures, appelés « canaux de migration », au sein du manteau terrestre, jusqu’à ce qu’ils passent à travers des minéraux spécifiques comme la ferrite, où ils pouvaient se transformer en chaîne d’hydrocarbures plus complexes comme les pétroles.

 

En bref, il devient alors probable que non seulement on n’en a pas fini avec « l’or-noir » et ses conflits connexes, mais il va falloir jeter aux orties le dogme des « énergies fossiles » et vivre demain avec beaucoup plus de rejets de CO2 atmosphérique.

Vous êtes désormais prévenus !

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/05/mais-ou-est-donc-passe-le-pic-du-petrole.html

 

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