Mains invisibles II : Chapitre X : Libération de Florence (4/5)

11/08/2015 11:44

 

Chapitre X : Libération de Florence (4/5).

 

Rencontre d’un énième type.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

« Mais c’est quoi, ça » s’étonne Matilda !

Pas un « triangle noir » attendu : « Une nouvelle forme d’ovni ! » s’exclame le pilote.

« Je peux demander un check radar ? »

Non, pas maintenant. « Quand j’aurai sauté, vous serez le seul maître à bord, captain’. Pour l’heure, on reste discret. »

Paul file à l’arrière pour s’équiper et Matilda a sorti son GMS et commence à mitrailler.

Tu penses, un agent du SIV qui ramène à Rome des photos d’un Ovni, elle va … se faire virer !

« Paul ! Méfiez-vous, j’ai l’impression qu’on se bat au sol ! » crie « Haddock » pour couvrir le sifflement de l’air autour de la porte ouverte.

Pas possible ? Paul se penche : il y a effectivement des éclairs brefs qui éclairent le sol là où justement il doit atterrir.

« J’y  vais ! À demain ! »

Et Paul s’extirpe hors de son appareil pendant que Matilda s’empresse de refermer la porte et qu’Haddock prend la radio pour demander un balayage radar de sa zone à « Biskra-Approche » avant de relancer le moteur, une fois un peu éloigné.

On lui répondra qu’il y a des perturbations électromagnétiques au-dessus de lui.

 

La chute est longue, et s’il n’y avait pas les lumières au sol, par intermittence, et la « luciole » au-dessus, le vent aurait été insuffisant pour estimer sa vitesse.

L’altimètre, en revanche, lui commande l’ouverture de son « ombrelle ». Ce qui va lui permettre de s’approcher au mieux, jusqu’à entendre les détonations qui parcourent sa cible.

Trois secondes entre un éclair et le son, un kilomètre, comme pour les éclairs d’un orage.

On se bat sous ses pieds : il n’y aura pas d’effet de surprise, où il comptait « neutraliser » quelques membres du commando.

Et il s’agit désormais d’aller au plus vite, de se rapprocher au maximum, en espérant que Florence n’ait pas pris une balle perdue ou ait été exécutée dans l’urgence par ses ravisseurs.

Mais qui sont les « gentils » et les « méchants » dans ce désordre et ce noir ?

Qui sont ces « intervenants-exogènes », là où il lui avait été vivement recommandé d’être « absolument » seul ?

Quand même pas les « forces spéciales » algériennes ? Ni un groupe dissident et concurrent ?

 

Une fois au sol, il avance prudemment mais rapidement vers les bâtisses qu’il distingue parfaitement avec ses lunettes de combat d’amplification lumineuse.

Une silhouette se détache au détour d’une anfractuosité, à moins de 100 mètres.

Curieusement, le gars stoppe sa course, se retourne vers Paul pour lui faire un signe de la main – il doit être équipé du même matériel de vision nocturne – alors que Paul l’épaulait déjà, puis reprend sa course.

Il est rapidement suivi d’une ombre, manifestement en djellaba et équipé, semble-t-il, d’une kalachnikov d’après la forme du chargeur.

Paul ajuste et tire. La silhouette s’abat.

Paul avance encore, sur ses gardes.

Ça tiraille sur la gauche, sur la droite. Il y a des ordres qui fusent, en arabe, brefs, de-ci, de-là. Des invectives. Des appels.

Ils doivent être au moins trois qui se parlent de la sorte : on sent de la peur dans leurs voix.

Il faut dire qu’ils ne sont pas les seuls à pétocher. Paul lui-même en tremble comme une feuille de frêne. À moins que ce soit l’effort de la course : il n’a décidément plus « la forme » d’antan.

Faudra qu’il se méfie à l’avenir…

 

Maintenant, il lui faut entrer dans le bâtiment. Il trouve une fenêtre, puis une porte.

Ça tire aussi à l’intérieur. Il y a des agonisants qui expirent leur dernier souffle après quelques courtes rafales.

C’est une sorte de hangar, avec une mezzanine en pourtour intérieur.

Il fait sombre hors une lumière à l’étage.

Paul explore les pièces une à une, avec mille précautions : il y a des lits, des équipements de vie, des placards, des armoires, des jerricans, un ordinateur éteint.

Des armes.

Un homme équipé, celui lui ayant fait signe avant d’arriver, ou un autre, semble le couvrir de l’autre côté de la grande pièce. Il avance parallèlement, dans la même direction, un peu en arrière, mais à la même allure.

À un moment, il fait signe à Paul de stopper sa progression.

Mais qui sont ces « alliés » là ?

Deux ou trois minutes comme ça, et son « ange-gardien » lui fait signe d’avancer vers une pièce attenante en la désignant du doigt, mais plus loin.

Il entre.

Rien qu’une paillasse en désordre.

Il va pour ressortir.

« Paul ? » C’est la voix de Florence. Elle s’est recroquevillée dans un coin plus sombre que les autres depuis le début de combats et des tirs.

Et elle a reconnu le pas de Paul.

« Mais… Qu’est-ce que tu fais là ? C’est toi, Paul ? »

Paul s’approche, mais ne reconnaît pas toute de suite la « boule » qui s’anime sous ses yeux.

Il note les hayons, les bandages, les joues creusées, le regard hagard, les cheveux sales et en broussailles qui se révèleront blancs à la lumière du jour.

Retournant sur ses pas il répond : « Florence ? Viens, on s’en va ! »

Elle ne peut pas se lever : « Mais Paul, qu’est-ce que tu fais là ? Je rêve ou c’est bien toi ! »

Viens la puce, on se casse…

Miho Mihado surgit alors à l’improviste dans l’embrasure de la porte et fait feu au jugé.

Paul sent la brûlure de sa balle sur le côté gauche au niveau du haut du ventre, sans doute sur une côte flottante, là où le gilet pare-balle n’offre pas de protection pour ne pas gêner les mouvements du bras !

Ça lui en arrache un cri de douleur.

« Que ça fait mal ! », même si c’est manifestement un « petit-calibre » et la blessure semble rester assez superficielle : il peut toujours bouger.

Mais il n’a pas le temps de lâcher Florence pour se retourner et la flinguer en riposte, que son « ange-gardien » lui explose la tête avec une munition nettement plus grosse, dans un grand vacarme : Il y en a partout !

« Dégueulasse ! »

 

Il s’agit de s’extraire au plus vite : le bâtiment est peut-être piégé et il peut y avoir d’autres menaces. Paul sort, Florence accrochée à son épaule, claudiquant atrocement à chaque avancée, quand déboule un pick-up qui stoppe devant lui.

Un « ange-gardien » en débarque, mains bien en vue.

« Des renforts vont arriver avec tout notre vacarme. Prend ça. Tu en auras besoin en Corée. Pas plus d’une toute les trois heures. Tu verras, c’est vraiment très efficace. »

C’est quoi ?

« De la fénéthylline améliorée. Tu verras ça donne une pêche d’enfer, tu ne ressens plus aucune douleur, tu te peux te battre avec une force démesurée à en briser même tes menottes, et sans te fatiguer. Tu marches droit devant, sans t’arrêter et tu ne connais plus la peur. Assez génial. Mais n’abuse pas : quand les effets se dissipent, on a soif et une envie de dormir pendant plusieurs jours ! Et puis fais gaffe aux limites de résistance de tes tendons et il faut savoir rester prudent, se ménager. »

Cette voix-là, derrière la visière d’un casque d’un modèle inconnu, lui ait curieusement familière sans qu’il ne puisse l’identifier…

Et le gars part vers le désert, rejoindre d’autres silhouettes semblables à la sienne.

« Mais tu es qui l’ami ? »

Il le découvrira bien assez tôt : « File, c’est plus urgent ! Chaque chose en son temps ! »

Tu parles d’une rencontre…

« Merci, tout de même ! »

Pas de réponse et puis il a mal sur le côté gauche.

Salope de Miho !

Il ne l’avait même pas vue venir, ni entendue d’ailleurs malgré ses sens en éveil maximum, tendus vers l’improbable.

Quant à Florence, elle est retombée dans les pommes en finissant de geindre.

Sa jambe est moche et ne sent pas bon.

Il l’installe sur la banquette et démarre sur le chemin caillouteux, sans doute tracé par des générations de dromadaires pour n’aller à aucun moment tout droit.

Du moment que ça descend vers le fleuve ou la route nationale…

Même s’il se perd à plusieurs reprises : 45 bornes, près de 4 heures d’enfer « autoroutier »…

 

L’hydravion est là où il était prévu qu’il soit, une fois le soleil levé. Avec Haddock et Matilda qui aident Paul à hisser Florence dans la carlingue.

En piteux état, la jeune-fille. Qui hérite d’une chevelure effectivement toute blanchie de la racine aux pointes, comme totalement peroxydée, quand elle n’est pas noircie par la crasse ; le visage ravagé par des boutons et des crevasses de furoncles pas soignés : elle qui était si soigneuse…

Sa jambe est enflée, déformée. Elle a une fièvre carabinée et Matilda essaye de la faire boire après avoir retrouvé une petit-cuillère, des crayons et couleur et ses cahiers dans les poches de ses hayons.

« On devrait retourner en ville. Il y a sûrement un médecin. Où jusqu’à une grande ville où elle pourrait être hospitalisée, Alger par exemple. »

Qu’elle n’y pense pas !

« Attends, on est venu pour la sortir de ce foutu pays, alors on la sort le plus vite possible de ce foutu pays sans demander notre reste et même en rase-mottes s’il le faut ! Direction Marseille et à bride abattue en plus ! »

Haddock lance la turbine et déjauge impeccablement pendant que Paul vide un bidon d’eau et se laisse aller tellement les événements de la nuit l’ont rincé.

Matilda, une fois qu’elle a bien calé Florence, s’occupe de désinfecter la blessure de Paul : ça fait presque aussi mal que quand il a reçu la balle qui en a fêlé une côte.

Haddock s’impatiente. Dès qu’il a fini de régler la route de l’hydravion, il se retourne :

« Alors ? »

Bé rien.

« Comment ça rien ? » s’enflamme l’ancien commandant de bord de 747 cargo, souffrant un peu de l’exiguïté du poste de pilotage.

« Et vous ? Pas eu de problème ? »

Aucun.

Et l’Ovni ?

« Il n’y avait que du « flou » aux radars de la région, mais il y avait quelque chose d’inconnu. Et puis il a disparu un peu après les une heure du matin des écrans.

Quand même extraordinaire ! On attendait soit un ovoïde, soit une soucoupe, soit un triangle et on a une luciole-folle mais fixe dans le ciel ! C’est la première fois que j’en entends parler. »

En fait, ce n’est pas la première fois qu’un tel engin est filmé, notamment dans l’Utah mais bien plus spectaculairement, et le même soir de janvier 2011 au-dessus du Dôme de  Jérusalem :https://www.youtube.com/watch?v=YRwC_HIL3A8.

En fait, hier soir, ça ressemblait plus à ça : http://www.dailymotion.com/video/x2j9p0l, (autour de la minute 6’) des images prises en 2012 par des journalistes de la TV publique.

« Combien de civilisations, chacune avec ses propres technologies, manifestement différentes vues la forme de leurs engins, nous visitent-elles ? »

Paul n’écoute pas la réponse tellement il est fatigué.

 

« Il y a beaucoup plus de questions que de réponses : combien y a-t-il de civilisations spatiales qui nous rendent visite ?... Avec quels types de vaisseaux ?... D’où viennent-ils ?... De quelles distances ?... Comment font-ils pour parcourir des distances de plusieurs centaines ou milliers d’années-lumière ?... Quels sont leurs différents stades de développement ?... Maîtrisent-ils la « flèche du temps » ?... Nous ressemblent-ils ?... Interviennent-ils dans l’évolution du réseau social ?... Depuis combien de millénaires la Terre est-elle visitée ?... etc…

Les « formes » changent, mais est-ce vraiment surprenant ?... Combien avons-nous de type d’avions sur la planète ?... Les vaisseaux ou objets observés sont-ils progressivement adaptés à notre évolution technologique, à nos moyens de communication, à notre perception du monde ?... »

 

Pour l’instant, il est possible de commencer à évaluer la possibilité statistique de civilisations humaines nous ressemblant.

« Je reprends une analyse sommaire que j’ai réalisée récemment :

La « zone habitable » est la région autour d'une étoile où la pression atmosphérique d’une planète est suffisante peut maintenir l'eau à l'état liquide sur sa surface.

Le Jet Propulsion Laboratory a annoncé que la millième exo-planètes venait d’être découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA et que HUIT de celles-ci sont de la taille de la Terre (moins de deux fois sa masse) et orbitent dans la zone habitable.

Ce qui fait, statistiquement, que 1/100 des étoiles de la Galaxie, soit 4 milliards, auraient une planète de la taille de la Terre !... »

Les étoiles de type « G V », identiques à notre soleil sont appelées des « naines jaunes » et représentent environ 10 % des étoiles de la Voie lactée.

Le nombre de planètes de la taille de la Terre orbitant dans la « zone habitable » d’une étoile semblable au soleil serait ainsi d’environ 400 millions dans notre Galaxie !...

 

« Notre soleil est âgé de 4,5 milliards d’années et la vie évoluée a commencé il y a 300 millions d’années.

La durée de vie de notre étoile est de 10 milliards d’années et sa brillance augmentera d’environ 7 % par milliard d’années, ce qui fait que notre Terre deviendra certainement inhabitable d’ici 1,75 milliards d’années…

Ainsi, les « naines jaunes » ne peuvent avoir une planète habitable comme la Terre que durant 1/5ème de leur vie ce qui veut dire qu’environ 100 millions de « naines jaunes » ont une planète qui permet la vie pendant une durée d’environ deux milliards d’années !... »

La question qu’il convient de poser est celle-ci : « Combien de planètes comme la Terre, orbitant autour d’un soleil comme le nôtre, ont une civilisation spatiale ?... ».

Il faut, bien sûr, émettre des hypothèses : « une civilisation spatiale a une durée de vie moyenne d’UN million d’années ; ce qui est complètement hypothétique, et même optimiste, quand on considère la vitesse à laquelle nous détruisons notre environnement et le fait que je retiens l’hypothèse qu’une civilisation spatiale se développe à un moment sur chaque planète !...

Malgré tout, avec une telle durée de vie, franchement optimiste, ce n’est pas 100 millions de planètes qui sont concernées mais deux mille fois moins !... Soit, environ, 50.000 planètes dans notre Galaxie !... »

Autre question : « Quelles sont les civilisations extraterrestres qui ressemblent aux Terriens ?... ».

Sachant que les dinosaures ont bien failli devenir intelligent (il y avait une espèce à gros cerveau), on peut estimer qu’il n’y a pas plus d’UNE civilisation extraterrestre sur CENT qui ressemble au Terriens !...

« Et on arrive à 500 civilisations de type humaines, et spatiales, dans la Voie Lactée !...

Cela représente, en fait UNE CIVILISATION SPATIALE HUMAINE PAR MILLIARD d’ETOILES !...

Et c’est même franchement optimiste… »

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/08/chapitre-x-liberation-de-florence-45.html

 

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