Mains invisibles II ; Au nom du père chapitre XXXXIII ; Epilogue final

08/03/2016 23:24

 

Au nom du père (Chapitre XXXXIII ; Tome II)

 

Épilogue final 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Côté business, le J20 « dévoilé », le T50 lui-même « ausculté », non seulement le directeur Almont aura eu ce qu’il voulait pour faire monter les enchères du Pentagone, toujours prompt à préparer la prochaine guerre mondiale, et l’avionneur Dassault pourra enfin exporter ses Rafales : L’avion tient la comparaison malgré son âge avancé ! 

Pour le ministère de l’air et celui du budget, c’est la fin d’un cauchemar de 25 ans, où il était garanti à l’avionneur de maintenir les chaînes de montage et de sous-traitants « en état » en commandant 11 avions/an minimum. 

Pour l’opinion publique, c’est du travail en plus – même si ce n’est pas beaucoup : 18 avions seulement à sortir des chaînes de montages locales sur 126 – et la reconnaissance du savoir-faire national totalement autonome par rapport aux licences des « technologies-sensibles » états-uniennes ! 

En fait, c’est autant de moins pour « Eurofighter », la filiale d’EADS, avec son « Typhoon », le deuxième appareil retenu dans les « short-list » : Blanc-bonnet et bonnet-blanc. 

 

La différence, peut-être et peut-être seulement, aura été une absence de « pollution » par des rétro-commissions : À la veille d’élections majeures en France, il n’en était pas question et de toute façon les budgets de campagne électorale étaient déjà bouclés. 

Le passage éclair en Inde de Paul a pu aussi jouer un rôle : Son tour du monde par les pôles en vol hypersonique a marqué les milieux officiels aéronautiques internationaux. 

Sa bonne volonté à « initier » les étudiants universitaires ou de grandes écoles d’ingénieur de façon ouverte, partageant même les grandes lignes de ses projets, a également pu jouer un rôle non négligeable, même si à chaque fois, il en profite pour tenter de placer ses « flacons collector ». 

Seul bémol à toutes ses affaires, la découverte de nouveaux réseaux d’espions dormants : À part le cousin Lev de la voisine (qui a fait aussi le passage par la clinique voir Florence), agent du Mossad, c’est un peu ensemble vide : Aucun réseau inconnu ne s’est révélé. 

En fait, tous étaient déjà connus, y compris ceux de Pyongyang et l’agent Hang en particulier. 

 

Côté ombre, pour Paul, les horizons s’éclaircissent : L’affaire du juge « Jean-Pierre de Bréveuil », son père, est enfin extrait de ses mystères. 

Un peu tard pour lui rendre les honneurs, bien trop tard pour que la mère de Paul et de Jacques s’en réjouisse. 

Jacques est retourné aux affaires du cabinet d’avocat de la famille dont il avait hérité par défaut, toutes menaces sur sa vie écartées par les bons soins de Paul. 

Sa seconde épouse, Priscilla Risle, ne lorgne plus sur son foie pour sauver son propre père, Edmond. 

La fondation de ce dernier et son macabre commerce n’existe plus. Mais d’autres se reformeront. Tous les « commandos » de cette équipe de vautours ont été exécutés lors de la bataille rangée sur la plate-forme pétrolière reconvertie en banque d’organes et laboratoire de recherche qui a sombré de son côté, et tous les complices de ses activités criminelles et receleurs d’organes auront été arrêtés ou jugés. 

Gageons que les « réseaux chinois » ou de pays encore plus pauvres, pourvoyeurs d’organes pour les riches clientèles occidentales en quête de soins, se seront reconstitués dans l’ombre. 

Personne n’en sait rien pour l’heure. 

En revanche, la recherche fondamentale avance à grands-pas à tester de nouvelles pistes opérationnelles. 

À cette occasion, précisons que la loi « bioéthique » française a accouché d’une souris, dans un vaste consensus de « mise en stand-by » généralisée. 

« Wait and see ». 

 

Par la même occasion, le réseau terroriste dénommé « ARCCO » qui menaçait la « Liste des 1.000 » n’aura fait que 4 morts, avant que les équipes de Christophe Scorff ne se montrent dangereuses et que Paul leur donne le coup de grâce… grâce à Shirley la « tâche de rousseur » anglaise. 

Dont personne n’a de nouvelle : Elle aurait décroché une bourse à Cambridge après avoir eu son bac… Paul la retrouvera à Londres à l’été 2012 (c’est toujours une autre histoire [1]), à l’effectif des SIS de sa très gracieuse Majesté qui fêtera aussi son jubilé de diamant début juin : 4 jours de festivités et de « Street-party » heureusement sans aucun attentat. 

Mais ça eut « crispé » du monde, notamment l’époux de la reine qui en a fait un « caca nerveux » à l’en hospitaliser heureusement sans conséquence. 

Là encore, c’est une autre histoire [2]. 

 

Par ailleurs, Paul de Bréveuil attendra encore un peu avant de concevoir et d’usiner son moteur-fusée. D’abord, ses affaires de « vente de flacon », ensuite la mise au point de la sortie du capital de la SA « McShiant » qui se scelle en marge d’une visite de Lady Catherin auprès de Florence, en même temps que la reprise en main de l’usine d’Aubenas, boostée par des visites incessantes d’officiels venus du monde entier voir « le four » qui a cuit la céramique du « 001 » et les équipes qui l’ont conçue et réalisée. 

Ensuite, le « dépeçage », le « dépiautage » des machines léguées par McShiant… 

Le pseudo moteur Minato sur-unitaire qui ne veut pas tourner, la Z-machine compacte mais dangereuse par ses émissions de rayons X surpuissantes quand elle veut bien fonctionner, donne l’idée à Paul d’un générateur à « micro-fusion » dont il a besoin pour l’autonomie intégrale du « 003 »… 

En fait, le calcul montre que pour atteindre le critère de Lawson (η . TE ≥ 10 puissance 20 facteur de m puissance -3 s), il n’est pas si compliqué que ça d’augmenter considérablement la densité d’un plasma d’un facteur de 103, voire 2 ou 3 x 103 par des moyens mécaniques : C’était l’astuce de Lord McShiant pour sa Z-machine. 

Sauf que lui employait un jeu de bielles et de pistons montés sur une série de vilebrequins assez complexe, alors que le simple jeu d’un axe semi-rotatif et deux pistons se promenant dans des chambres circulaires montées en arc-de-cercle arrivent aux conditions voulues pour recevoir une décharge laser qui allume le combustible nucléaire.

Et le mouvement de va-et-vient s’entretient tout seul par la suite par détente du plasma qui fusionne dans la chambre active, compressant l’inactive avant l’allumage. 

Autre avantage, on peut empiler le dispositif et ainsi le démultiplier. Inconvénient, il faut être capable de fournir de sacrée quantité d’énergie pour « initier » le dispositif. 

L’excédent d’énergie est récupéré sur l’axe du bras, transformé immédiatement en énergie électrique, qui maintient le plasma sous contrôle électromagnétique, chauffe le deutérium avant son injection, recharge les éclateurs de Marx, refroidi l’ensemble, bref « fait tourner » le dispositif et peut alimenter une petite usine de fabrication d’hydrogène par électrolyse en plus de « plamaster » n’importe quel matériau dans une chambre de combustion d’un moteur-fusée à plasma. 

Bref, à condition de ne pas faire des monstres et de régler correctement la machine, le bilan est sûrement assez positif pour fabriquer ce qu’on veut… 

À développer ! 

Mais ça demandera quelques années de travail et de calcul. 

 

« Côté noir », c’est « Monsieur Albert » qui débarque un peu auparavant de la naissance d’Annabelle au Kremlin-Bicêtre avec le coussin à « légion d’honneur ». Pour y faire part des mêmes doutes, suspicions et raisonnements que la juge Hélène Trois-Dom quelques mois plus tôt. 

« J’ai pris connaissance de tout votre dossier (ririri). Enfin je crois… Cette médaille aurait dû vous êtes remise dès votre service en Afghanistan. » 

Ça ne s’est pas passé comme ça, au contraire : Il a ramé un maximum pour sortir de son cul-de-sac des côtes canadiennes. 

« Vos états de services sont vraiment brillants (ririri). Et votre dernière mission en Chine et en Russie est une vraie réussite. Rien d’orthodoxe chez vous quand vous faites quelque chose, c’est à peine croyable (ririri) ! Je vous avais dit d’être discret, furtif, insaisissable et vous avez fait tout le contraire avec brio, vous servant de votre aura pour parvenir à vos fins (ririri) : Vraiment bravo !

Mais… (ririri) » 

Parce qu’il y a aussi un « mais ». 

 

« Je sais que vous vous êtes servi de deux fugitives pour les annexes de votre mission. Je vous ai même procuré des papiers pour elles (ririri). Depuis, ces papiers ne sont plus en circulation. » 

Il les lui avait rendus, comme tout le matériel utilisé fournit par les uns ou les autres. Et elles s’étaient « achetées » des nationalités Suisses. 

« Que vous vous soyez fait fausser compagnie, même involontairement, par ces deux criminelles(ririri), je veux bien l’admettre, même s’il n’a jamais été question de les remettre en liberté (ririri).Ne soyons pas chien : Elles ont peut-être mérité une seconde chance (ririri). 

Ce qui me chagrine, c’est qu’on retrouve leurs traces autour de vous dans l’affaire Lacuistre, un sénateur  (ririri), vous vous souvenez, pas très… républicain (ririri), mais tout de même un élu. 

Et puis aussi dans la guerre des gangs qui a visé une boîte de nuit de la côte varoise l’été dernier, son patron et deux de ses employés (ririri). Pas une grande perte, mais expliquez-moi, parce que là, je suis perdu (ririri). » 

 

Expliquez quoi ? « Vous pensez réellement qu’il y a un lien entre ces deux affaires et moi ? Je vous rappelle que j’étais dans le coma. » Le parfait alibi, finalement. 

Oui mais, il y a forcément un lien, puisqu’on retrouve la trace des deux filles jusque-là et qu’ensuite elles ont disparu de la circulation… 

Pas une affaire de fric, ni de crapulerie, non, autre chose : « Vous, leur mentor (ririri) ! Celui qui leur a redonné une chance à Hong-Kong : Je sais, j’y étais (ririri). » 

Comment a-t-il pu faire pour mener à bien sa justice, au « nom de son père », alors qu’il était encore dans le coma ? 

 

« Vous savez, Monsieur Albert, il est des choses curieuses dans la vie des hommes. Effectivement, tous les assassins de mon père sont désormais en enfer. J’ai bien participé à y envoyer le professeur Risle. Mais j’étais en état de légitime défense : C’est un hasard, celui d’une balle perdue. 

Les Liamone, je les ai juste entr’aperçus quelques minutes. De toute façon les deux étaient déjà à l’état de légume ou de survivants pour quelques heures seulement. 

Parepoux, je ne savais même pas que c’était lui que Florence avait choisi comme l’entrepreneur du « Château-sur-Cher » de Mylène : Je ne l’ai découvert que le jour de la remise du chèque de fin de chantier. 

Après, je l’ai perdu de vue. Et j’étais à Moscou quand il est mort. Je n’y suis pour rien : Il a dû faire peur à un de ses créanciers, je ne sais pas. 

Quant à Lacuistre, j’étais dans le coma ! » 

Oui, il sait tout ça (ririri).

« Vous avez armé d’autres bras. Comment avez-vous fait ? »

Il y a 4 % d’asociaux dans n’importe quel échantillon de population aussi grand que petit que ce soit. Prêts à n’importe quoi quand la situation l’exige.

« Il me semble, il me semble seulement, qu’il suffirait de les mettre en situation de faire pour qu’ils fassent n’importe quoi, même si le peu de morale leur restant le leur interdit. C’est vous qui me l’avez fait comprendre. Je sais ça aussi parce que j’ai été en situation de faire feu sur des rebelles afghans pour sauver la peau d’un pilote américain. On me l’a assez reproché, vous savez ! »

Un meurtre par procuration alors ?

« L’élève en apprendrait à son professeur (ririri) ! »

Habituellement, on dit que l’élève dépasse son professeur : « C’est aussi ce qu’on appelle le progrès.» 

Tout de suite les grands-mots.

 

On lui a dit qu'il était un bon flic, un ancien gendarme au top de son métier.

« N’avez-vous jamais eu à enquêter sur des meurtres … disons bizarres où tous les indices concordant désignent le même meurtrier ? » 

N'a-t-il jamais douté des « évidences » ? 

Parfois, si ! 

« Mon cher professeur, dans une pièce de monnaie, combien y-a-t’il de faces ? »

Deux.

« Celle qu’on montre et celle qu’on ne montre pas. Et c’est vous-mêmes qui m’avez appris à ne montrer que celle qu’il convient… »

Il veut dire que tous ces morts sont son œuvre ?

Paul reprend : « Je n’ai jamais dit chose pareille. Je dis seulement que parfois, il ne faut pas retourner la pièce de monnaie : Ça ne change strictement rien aux réalités, et c’est nettement plus confortable. »

Pour « la mission », il avait besoin d’une « apparence » tellement évidente qu’il n’a pas cherché à feindre, à aucun moment. « Vous savez tenir un secret ? »

Les « deux fugitives », elles lui sont tombées dans la gueule comme des cailles toutes-rôties sortant du four. « Et j’ai appris à l’armée qu’il fallait saisir toutes les opportunités qu’offraient le terrain et les circonstances. Ce que je me suis contenté de faire pour mon séjour à New-York. » 

Celui où il n’était pas.

« Ma mission pour l’Élysée était d’éliminer le « banquier des pauvres ». Je devais faire une vidéo assez dégueulasse pour le faire sauter. Un truc complètement foireux, finalement, où devaient intervenir les deux seules fugitives assez frappées pour le faire pour moi. Et le bonhomme s’est « plombé » tout seul à cette occasion-là, sans qu’elles n’interviennent ! L’avantage, c’est que j’avais planqué des caméras dont le contenu, jamais révélé, a été suffisant pour convaincre un juge de New-York. » 

« C’était donc vous, le numéro du mois de Mai 2011 ? » 

Normalement oui, sauf que là, pas du tout. « Vous vous souvenez quand même qu’on vous a envoyé aux nouvelles, à ce moment-là ? Le fameux « cabinet noir » … » 

Il se souvenait. Voilà donc le fin mot de l’histoire ?

Et pour le reste ?

 

« Je n’étais plus dans le circuit ! » ment-il. « Mais pour en arriver-là, voyez donc tout ce que j’ai été obligé de faire et par où j’en suis passé. Et tout ce qu’on m’a obligé à faire. »

Une histoire qu’il n’aurait jamais dû vivre, si la mémoire de son père n’avait pas été mise en jeu, recroisant leurs propres destins de façon inattendue et pour le moins de façon aléatoire… 

Mais c’est justement les « hasards du Destin ».

Qu’il faut parfois assumer : Et c’est fait. 

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/03/au-nom-du-pere-chapitre-xxxxiii-tome-ii.html

 

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