Lettre ouverte à Alexandre de Juniac, président d’Air France

19/03/2015 12:14

 

Les acquis sociaux contre les enjeux mondiaux ?

 

Monsieur le Président,

 

Votre intervention aux Entretiens de Royaumont sur « Les acquis sociaux contre les enjeux mondiaux ? » a réussi à attirer mon attention sur la situation économique de la compagnie Air France.

Il est vrai qu’en tant qu’ancien « chauffeur de camion aérien » et autre « bus aérien », je me sens très concerné.

Vous me sortez de la préparation d’observations astronomiques de l’amas des galaxies de la Vierge, qui est le plus proche du nôtre, le Groupe local, et dont la distance est d’environ 60 millions d’années-lumière.

Une observation qui n’est pas évidente au fond du Pays de Caux, compte-tenu de la nécessité d’avoir un ciel très clair.

Car après avoir passé vingt-cinq ans dans la stratosphère aux commandes d’avions de ligne, c’est un de mes plaisirs de retraité de voyager dans l’espace en naviguant de planètes en amas globulaires, de nébuleuses en galaxies.

Les soirées dans une coupole astronomique sont fabuleuses et permettent une évasion qui n’a aucun équivalent.

 

Il faut dire que l’évolution économique, politique et financière de mon pays, ne m’amuse pas.

Autant s’évader de temps en temps.

L’intérêt naturel que j’entretiens pour l’astronomie a été conforté par une observation d’OVNI que j’ai faite avec mon équipage au-dessus de Paris le 28 janvier 1994.

Manifestement, nous ne sommes pas seuls dans l’Univers et des "voisins" nous visitent régulièrement, depuis des milliers d’années, comme l’affirme Paul HELLYER, ancien vice-premier ministre du Canada.

La meilleure façon d’appréhender le phénomène est d’appliquer la « méthode hypothético-déductive » enseignée à l’Etat-major des Armées (se mettre à la place de l’autre).

Une simple "mise en situation" permet de comprendre rapidement que toute intervention directe provoquerait des paniques, des perturbations comme l’apparition de sectes, et qu’elle n’est en aucune façon souhaitable tant que nous n’aurons pas la maîtrise technologique pour sortir rapidement du système solaire.

Malgré tout, je suis très surpris que l’encadrement des pilotes de la compagnie Air France n’ait jamais donné la moindre information sur un type d’observation qui est très connu puisque nous disposons de plus de 1500 cas répertoriés par les pilotes civils et militaires depuis 1945, dont 12% corrélés radar.

Bien sûr, vous êtes encore loin de faire un article dans la revue « Magazine », bien que celle-ci propose en couverture, dans l’édition de mars 2015, une photo d’une coupole astronomique assez semblable à celle que j’ai dans mon jardin.

Enfin, si vous retenez la possibilité d’une communication sur ce sujet, n’hésitez pas à contacter l’inoubliable (à plusieurs titres) Valérie BAROIN, rédactrice des actualités Air France, et à qui j’ai envoyé une série de documents permettant un premier travail de fond avec des organismes tout à fait officiels comme le GEIPAN ou l’association des anciens élèves de l’IHEDN, rédactrice du rapport COMETA.

Je dois avouer que je connais assez bien le dossier. J’ai même témoigné le 12 novembre 2007 au National Press Club à Washington lors d’une conférence où les principales observations d’OVNI, faites sur la planète par des pilotes, étaient présentées au public américain.

Ce qui m’a valu de passer 24 H en prime-time à la CNN !...

 

Je dois avouer que je me suis un peu éloigné de l’objet principal de ma lettre sur les "acquis sociaux et les enjeux mondiaux" car, si cela permet de me présenter, c’est surtout un moyen de vous sensibiliser à un problème – celui de la présence extraterrestre sur Terre – qui mérite toute l’attention des décideurs dont vous faites partie.

Bien sûr, on peut se demander « Mais pourquoi n’interviennent-ils pas ?... ».

En effet, l’avis éclairé d’une civilisation galactique pourrait être très utile ne serait-ce que pour définir les conditions économiques et sociétales optimum du fonctionnement de nos sociétés.

C’est d’ailleurs le thème du « Blog des sciences exopolitiques », que j’ai créé il y a quelques années, et qui a L’AMBITION DE PRÉSENTER UNE ANALYSE RATIONNELLE, SCIENTIFIQUE, DU PHÉNOMÈNE OVNI, AINSI QUE LES CONSÉQUENCES POLITIQUES D’UN CONTACT AVEC UNE CIVILISATION EXTRATERRESTRE.

Bien sûr, tout contact direct est impossible, pour l’évidente raison d’un risque de "trouble de l’ordre social planétaire" (qui n'a pas besoin de cela), mais je vais essayer de m’y coller en faisant quelques suggestions de bon sens sur le thème « Les acquis sociaux contre les enjeux mondiaux ».

 

Tout d’abord, j’ai bien noté que vous avez repris deux fois la réflexion du président de Qatar Airways sur la grève des pilotes : « Chez nous on les aurait tous envoyés en prison !... ».

C’est effectivement très amusant, mais je dois vous faire remarquer que dans certains pays plus évolués que le Qatar ce sont les politiciens et les hauts fonctionnaires corrompus qui sont envoyés en prison !...

D’ailleurs, je ne peux que vous recommander le livre « Les milliards disparus de la Division Daguet » qui explique comment François MITTERRAND a détourné, en 1991, les 3,5 milliards d’indemnités de la guerre du Golfe versés à la France par le Koweït, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite.

Cet ouvrage est un court résumé de présentation de mon blog « Alerte éthique » qui a pour but de mieux contrôler nos dirigeants !...

Parce qu’à côté de mon intérêt pour l’astronomie, la retraite m’a permis de m’intéresser au niveau de corruption de notre classe politique !...

Une situation que vous ne pouvez pas ignorer car, en tant qu’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, vous avez été aux "premières loges" !...

Mais vous êtes certainement passé à côté de mon courrier à Christine Lagarde du 20 juin 2008 car l’article 40 du Code de procédure pénal aurait dû vous convaincre d’enquêter sur ce dossier et de transmettre les faits au Procureur de la république.

A moins que le ministère des Finances n’ait entrepris à cette époque une opération de récupération des fonds détournés, suite à une demande de Nicolas Sarkozy et de Christine Lagarde.

C’est l’hypothèse développée dans le roman « Opération Juliette-Siéra », rédigé par « I-Cube », qui précise que les fonds auraient été virés dans le Grand Emprunt 2010.

Qu’en est-il au juste sachant que le New York Times du 8 septembre 1992 précise que 84 milliards $ ont été virés à la coalition USA, Royaume-Uni et France, et qu’une lettre de Christine Lagarde à l’UNSOR du 27 février 2009 précise qu’il n’y a rien dans les comptes publics ?...

Le dossier est bien connu du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) puisque, pendant la grève de juin 1998, j’étais en contact avec Jean-Charles CORBET et Carlos GARCIA qui étaient prêts à lancer, en Modovision, l’information sur ce détournement de fonds !...

A cette époque, il y aurait eu, semble-t-il, des menaces de mort sur les dirigeants du SNPL, afin de maintenir l’Omerta mafieuse à ce sujet.

D’où le silence du syndicat…

Compte-tenu que cette Omerta persiste, il me semble que là, il y a quelques politiciens et hauts fonctionnaires des finances à envoyer en prison !...

Ainsi, vous voyez qu’entre le Qatar et la France il peut y avoir des points en commun !...

 

Parce qu’il faut aussi souligner qu’entre un "Royaume de l’esclavage moderne" où les travailleurs originaires d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, d’Indonésie et des Philippines, soit 94% de la main d’œuvre au Qatar, travaillent sans aucune protection sociale pour 200 euros par mois, et un pays aussi développé que le nôtre ou le droit du travail est très développé, les "acquis sociaux" ne sont pas les mêmes !...

Et c’est bien pour cela que la compagnie nationale présente un différentiel de 20% à 40% sur le coût du travail avec Qatar Airways, Singapor Airlines, Emirates et China Estern.

Mais le différentiel est lui aussi très important avec les autres compagnies européennes.

Je reprends l’analyse disponible sur le site « Perdre la raison » où l’on constate qu'en matière de cotisations sociales pesant sur le revenu, la France est championne du monde des prélèvements !...

En France, sur un salaire brut de 78.000 euros – un salaire de copilote – le total des cotisations sociales est de 63% (22% en part salarié et 41% de part employeur) !...

Voici les pourcentages des prélèvements sociaux, sur un salaire élevé, dans quelques pays européens :

France : 63 %

Allemagne : 32 %

Pays-Bas : 24 %

Norvège : 23 %

Slovaquie : 22 %

Grande Bretagne : 20 %

Espagne : 19 %

Pologne : 18%

C’est facile de comprendre qu’avec un tel différentiel de charges sociales les entreprises françaises du transport aérien, où les salaires des pilotes sont naturellement élevés, ne peuvent en aucune façon concurrencer les compagnies aériennes basées dans un pays moins vorace que le nôtre !...

Vous essayez de délocaliser, mais je vous comprends car vous n’avez pas le choix !...

 

Mais je ne vois pas comment vous pourrez réduire sérieusement le coût du travail à Air France, quel que soit le nombre de « plan Transform » que vous lancerez, car la seule solution vraiment efficace réside sur UNE BAISSE GENERALE DE 50% à 70% DES CHARGES SOCIALES SUR L’ENSEMBLE DES SALARIES D’AIR FRANCE.

Bien sûr, cela semble à première vue totalement irréaliste compte-tenu de la réglementation en cours et des accords sur les prélèvements sur les salaires, que ce soit sur la part patronale ou la part salarié.

Et pourtant, en y réfléchissant un peu, en n’hésitant pas à penser différemment, c’est tout à fait possible : il faut simplement "mettre le système à plat" et repartir sur des bases différentes !...

Quelles pourraient être les solutions ?...

 

Pour la part, j’ai retenu deux propositions de « I-Cube » :

1/ La création d’une COTISATION SOCIALE SUR LES MATIERES PREMIERES (CSMP) que je vous propose de découvrir dans ce texte (disponible en annexe) :

http://infreequentable.over-blog.com/article-6870342.html

2/ La création d’une COTISATION SOCIALE SUR LES PRODUITS MANUFACTURES (CSPM) disponible en annexe et sur :

http://infreequentable.over-blog.com/article-mesures-de-redressement-des-comptes-publics-92451471.html

 

Ce type de cotisations sociales permettrait une BAISSE IMPORTANTE ET IMMEDIATE DU COÛT DU TRAVAIL DE TOUTES LES ENTREPRISES FRANCAISES tout en augmentant le coût des produits importés.

Nous serions gagnants sur les deux tableaux !...

Mais je n’ai pas à ma disposition un ensemble de hauts fonctionnaires du ministère des Finances pour effectuer des simulations…

Et puis, je ne vois pas des fonctionnaires de Bercy se lancer dans de telles études.

Par manque de courage, par crainte pour leur carrière ou leur vie, ils sont déjà totalement incapables de lutter contre la corruption de nos politiciens, comme je vous l’ai rappelé précédemment, alors imaginer qu’ils suivent les propositions d’un Éxilé fuyant la montée du Front National comme « I-Cube », ou d’un pilote de ligne franchement « Kasse-Kouilles », relève de la science-fiction !...

Et pourtant…

 

Pourtant, vous feriez bien d’étudier mes propositions tout comme la jolie Valérie qui pourra les transmettre à son mari, ancien ministre des Finances, président de la magnifique société ATOS, et qui me connait bien.

Car, pour l’avenir, il est absolument nécessaire de créer une SOCIETE AUTHENTIQUEMENT LIBERALE basée sur des relations « gagnant-gagnant », c’est-à-dire à l’opposé de ce que nous proposent les « Soces-autistes » dont la haine pour la réussite individuelle et la liberté condamne notre beau pays.

Vous devez aussi savoir que les efforts supplémentaires demandés au personnel d’Air France sont contre-productifs et n’empêcherons pas la compagnie de péricliter et d’être rachetée d’ici deux ans par Qatar Airways ou toute autre compagnie ayant des charges salariales bien plus faibles.

Le différentiel de coût du travail est, en effet, quasiment incompressible.

D’autre part, en demandant des efforts supplémentaires au personnel vous prenez le risque de faire fuir les pilotes qui trouvent actuellement de bien meilleures conditions salariales dans les compagnies concurrentes.

Vous prenez aussi le risque de créer une ambiance exécrable au sein de la compagnie.

Un autre risque me semble encore plus bien important et bien plus grave.

Ce sera celui de demander aux pilotes de travailler toujours plus avec des temps de repos réduit en escale et cela au détriment de la sécurité.

Autant aller au fond du problème, et je vais me permettre un utile rappel de faits que vous sous-estimez certainement.

 

Je vais simplement vous demander de vous pencher sur le crash du B747 Cargo F-GPAN, à Madras, le 5 mars 1999. Vous découvrirez dans le rapport d’enquête-accident que les pilotes n’avaient pas eu de repos suffisant pendant les trois derniers jours précédant le vol, à tel point qu’ils ont fait une erreur de lecture de la check-list de sortie du train avant en secours !...

A la même époque, le Conseil Médical de l’Aéronautique Civile (CMAC) a, sur ma demande, donné un avertissement à la compagnie Air France sur les conditions de travail sur long-courriers.

Il est vrai que quelques pilotes ont eu une crise d’épilepsie en courrier ou en rentrant chez eux en raison de la privation de sommeil.

Des faits soigneusement cachés au public, et c’est compréhensible.

Mais si vous avez un pilote qui fait une « incapacité subtile » aux commandes d’un avion, parce qu’il n’a pas dormi depuis plusieurs jours, et que cela provoque un crash, vous risquez de rester dans l’Histoire de l’aéronautique !...

La façon de faire face à une « Incapacité subtile » est enseignée au simulateur dans le cadre du « Cockpit Ressource Management » (CRM) mais, malgré tout, il n’y a plus, alors, qu’un seul pilote pour gérer le vol, la radio, la navigation, les procédures, les passagers…

Le métier de pilote de ligne est parfois extrêmement stressant et je n’oublierai jamais une remise de gaz avec 350 passagers à bord à Miami, alors que j’étais autorisé atterrissage, parce qu’un « micro-burst » s’est soudainement développé au milieu de la piste, sous un cumulo-nimbus.

Après 30 minutes d’attente, je me suis posé avec le minimum carburant et j’ai alors réalisé, après un contact téléphonique avec le contrôleur, que si je n’avais pas pris la bonne décision j’aurais tué tous mes passagers.

Un incident qui a motivé un compte-rendu pour tous les pilotes et mécaniciens B747/200.

Et je peux vous assurer que, pendant plusieurs jours, j’ai senti le poids de 350 vies humaines sur les épaules et que c’était parfaitement insoutenable.

A tel point que cela m’a provoqué une insomnie totale, une hypertension artérielle, une arythmie cardiaque, et un arrêt maladie de deux semaines.

Et l’année suivante, j’ai pris une retraite anticipée et bien méritée.

La vie est si paisible dans le Pays de Caux…

Aussi, ne sous-estimez pas le stress et la fatigue du métier.

 

Vous êtes aux commandes de la compagnie et je vous souhaite « bon courage » car vous allez affronter une solide opposition, pour ne pas dire une révolte, des salariés qui n’en peuvent plus de supporter des demandes de "toujours plus d’efforts" alors que le fond du problème réside dans le poids excessif des charges sociales sur L’ENSEMBLE DES ENTREPRISES et que, seule, une impensable remise en cause du financement de nos "acquis sociaux" pourrait fortement diminuer.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.

 

Jean-Charles DUBOC

CDB 747/200 retraité

 

 

ANNEXE

1° - La « Cotisation Sociale sur les Matières Premières » (CSMP) vise tous les biens et services échangés sur le territoire national.

 

Autrement dit elle est comparable à une TCA (Taxe sur le Chiffre d’Affaires), ancêtre de la TVA (qui se distingue de l’une de l’autre par la « déduction en cascade » de la taxe amont dont n’était pas doté la TCA).

 

En est redevable l’entreprise qui fournit le service ou le bien, situé en France. Nous connaissons naturellement la difficulté qu’il y a à situer le lieu de délivrance du « service » : en la matière, les règles intracommunautaires relatives à la TVA pourraient être applicables : entre entreprises, l’importatrice du service consommé en France serait redevable de la « CSMP ». Un peu comme l’entreprise importatrice est redevable de la TVA et des droits de douane… au moment du dédouanement d’un bien importé.

Entre une entreprise étrangère et un particulier, de fait, le service échappe à la « CSMP » et aux droits de douane. Pas le bien, sous réserve de franchise et d’une utilisation personnelle (qui exclut la revente).

Mais ce n’est qu’une partie du problème.

 

Si tel devait rester en l’état cette « CSMP », toutes les entreprises seraient traitées de la même façon et s’analyserait bien comme une « TVA sociale », sans la déduction de la « Taxe Amont » par l’assujetti.

Or, l’objectif est de faire participer à l’équilibre de nos régimes sociaux (que le monde entier nous envie), celles qui participent à sa destruction, en important des biens et services de l’étranger, n’hésitant pas parfois à délocaliser leur production vers des pays tiers pour réimporter le produit fini, laissant une faible marge au distributeur local (national en l’occurrence).

 

Il faut donc exonérer toutes les entreprises nationales, parce qu’elles sont implantées en France.

Là, il y a libre cours des méthodes et des critères :

–        Le poids des produits à l’importation dans leurs achats,

–        La localisation de l’entreprise (zone franche, ZRR, ZRU, etc.)

–        Son Code APE (qui correspond normalement à son activité principale),

–        La création d’un « Label France » certifiant, comme pour le « bio » et les « AOC » de l’agriculture, que l’entreprise vendeuse du produit ou du service emporte bien la « qualité d’exonérée » pour toutes ses productions, quitte à faire figurer sur les factures ladite « CSMP ».

–        On peut aussi créer une ligne « Achats à l’étranger » dans les tableaux fiscaux, comme il en existe une pour les exportations (qui permet en un coup d’œil de vérifier la cohérence avec les déclarations de TVA), afin de faciliter le « contrôle sur pièce » par les services des impôts…

–        Etc.

 

Cette exonération peut être délivrée par arrêté préfectoral sans problème, éventuellement avec un numéro (comme pour la TVA ou le Siret) à mettre sur toutes les factures et sous réserve des critères établis par la loi (l’ordonnance, le décret). Elle est donc provisoire.

Il paraît ainsi clair que les boîtes de vitesse Porsche que contiennent toutes nos voitures françaises, supporteront la « CSMP », même si la voiture elle-même est exonérée pour être montée en France : Elle se retrouvera dans le prix de vente final, pour n’être pas déductible par le client final.

Jusqu’à ce que Porsche se décide à implanter une usine en France pour ses ventes en France (et à l’exportation).

 

Idem pour les clémentines espagnoles face à mes clémentiniers Corses personnels.

Comme je connais mes coquins de cousins, ils sont encore capables d’importer des clémentines d’ailleurs, pour les réexpédier avec leur « Label France ». La manœuvre doit être condamnée dès qu’elle est avérée à l’occasion d’un contrôle des factures des achats (ou de transfert de marchandises) qui fera perdre l’exonération définitivement à l’indélicat !

Ça marchera une fois mais pas deux !

Et le « Carouf » du coin, si la méthode anti-fraude est étendue au 1,5 millions d’entreprises françaises, veillera à répercuter la « CSMP » sur les fruits selon leur origine réelle (sans ça, lui aussi n’est plus exonéré : autant qu’il ferme ses portes tout de suite ! Le plus rapidement sera d’ailleurs le mieux, laissant la place à une « entreprise citoyenne »…).

 

Bref, faire devenir « citoyennes » nos entreprises…

Développer les productions nationales sur place plutôt que délocaliser.

 

Notons que pour les exportateurs, il est parfaitement concevable de rembourser la « CSMP » sur les pièces importées dès lors que l’ensemble dans lequel elles sont intégrées est exporté…

Neutralité du système pour l’exportation garantie (comme actuellement la TVA) !

 

Il faut fixer un taux, sinon dissuasif, à tout le moins un niveau « sensible ». Or, on sait que jusqu’à 4 %, c’est insensible dans l’esprit du client final (surtout quand on fait un « prix commercial » : 30 euros est nettement plus cher, dans l’esprit d’un consommateur, que 29,99… C’est comme ça !)

Au-delà, la différence qui pèse, même restant cachée, devient visible et « sensible ».

10 % c’est bien et est caractéristique du seuil psychologique : Mais pourquoi pas 15 % ?

 

Comme il est dit dans le post http://infreequentable.over-blog.com/article-6834789.html, sur 471 Md€ d’importation, d’un coup d’un seul, sans pour autant être un droit de douane, nous engrangeons 70,66 Md€ de recettes supplémentaires, soit presque deux fois notre déficit budgétaire programmé pour 2007 !

Magnifique…

 

À modérer toutefois : c’est de l’argent directement « piqué » dans le porte-monnaie du consommateur, bien obligé alors de se reporter sur des productions nationales de prix au moins équivalent !

Une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 4 % (si on rapporte au total du PIB, avec toutes les réserves d’usage sur ce « thermomètre » là) !

 

Soit un peu moins que la « hausse de TVA à l’étude », à l’étude, avouée par François Fillon soi-même !

 

Vlan ! Dans les dents du niveau d’inflation, mais « dé-corrélé » dans l’indice des prix de l’INSEE, comme d’habitude (puisque cet institut compare « famille d’articles par famille d’articles » et en volume) : Il leur faudra bien tenir compte du label « AOC France », un peu comme on compare un « produit Bio » différemment d’un produit « non-bio » ou une « technologie intégrée » à base de puce différemment d’une « technologie à transistors » (qui n’existe pratiquement plus)… « Toutes choses égales par ailleurs ».

 

Notons également que les importations de produits manufacturés (et de services) seront donc un peu moins consommés (c’est aussi ce qu’on recherche !) pour se reporter sur des productions d’entreprises « sises en France » (et son cortège d’emplois stables au grand soulagement et des régimes d’assurances chômage et des assurances sociales qui conserveront des recettes stables et sécurisées).

Donc la recette ne sera peut-être jamais ce qu’on en espère : et tant mieux !

 

Franchement, nous n’y voyons que des avantages, pour être un « système » bien meilleur qu’une hausse linéaire et indifférenciée de la TVA, ou bien un « tripatouillage » de l’emploi des « créations de Valeur Ajoutée » dans chaque entreprise.

 

Pour ce qui est des critiques, reportez-vous au « PS » du post http://infreequentable.over-blog.com/article-6834789.html déjà cité.

Source : http://infreequentable.over-blog.com/article-6870342.html

 

2° Instauration de la CSPM : Cotisation Sur (ou Sociale) les Produits Manufacturés.

 

Toute entreprise qui a dans ses comptes sociaux plus de 90 % d’acquisitions de biens ou de services, hors les matières premières brutes, dans ses comptes 60, 61 et 62 venant d’entreprises sises en « Gauloisie » en est totalement exonérée.

Les autres payent 20 % de taxe sur leur chiffre d’affaires à répercuter sur leur prix.

Qu’on compte bien : L’assiette est évaluée à 400 milliards !

Peut-être beaucoup plus au début, mais devra diminuer par la suite.

Gain estimé : 70 à 80 milliards les premières années.

 

Ce qui nous fait donc 168,95 à 180 Md€ soit à peu près le montant que l’on recherche pour ne plus « produire du déficit »…

Et surtout s’y tenir.

 

Parce que l’un des effets attendus de la « CSPM », bien qu’il faille aux entreprises leur laisser le temps de s’adapter à la nouvelle donne sur les prix et la fabrication de leurs marges, c’est de « relocaliser » au pays.

Comme dit notre « Ô combien vénéré Président » dans ses quelques rares moments de lucidité : Oui aux entreprises qui délocalisent en Chine pour vendre en Chine, non aux entreprises qui délocalisent en Chine pour vendre en « Gauloisie »…

 

Je vous donne un exemple qui s’appelle Moulinex : Son dernier patron (un « X », ne soyez donc pas surpris) a tenu le raisonnement inverse.

Il a maintenu les sites normands et bretons pour aller vendre en Russie avec des prix et des marges de « Gaulois » : Un flop total tel qu’en même pas deux exercices il a vendu les ruines à SEB (et encore, ce n’est pas lui mais le liquidateur-judiciaire. Lui il s’est contenté de toucher son « golden-parachute », son article 39 et de tirer sa révérence en espérant être recasé dans une autre boutique à détruire).

 

Au pire, on fait le calcul en tenant compte de la « CSPM », si je suis capable de vendre à prix chinois plus « l’amende », plus les droits de douanes, plus le transport, plus la TVA et plus tout le bastringue en « Gauloisie » à prix « Gaulois » alors que le « franchouillard » n’est pas capable d’en faire autant avec ses seuls coûts locaux, c’est de la recette en plus pour les comptes de l’État.

 

En revanche, si je m’appelle Toyota (ou « Simca-1000-Pigeot », ou Dacia), que je monte une usine à Valenciennes avec des sous-traitants locaux qui eux-mêmes s’approvisionnent au pays, à moins cher, je bats à plat de couture n’importe qui.

 

Car notez au passage que la CSPM exclue les productions à l’export.

Car notez au passage qu’avec tout ça, les salariés qui toucheront moins pour prendre en charge « leur séku », qui vont également devoir assumer les « petites » hausses de TVA, quand ils auront le choix entre une production manufacturière (les produits bruts, en vrac ou agricole ne sont pas manufacturés), importée même partiellement (10 % des coûts) une CSPM de 20 % pour le plaisir, ils vont être les premiers à exiger d’acheter « local » (voire européen dès que la mesure sera étendue à « l’eurozone »)…

 

D’où une autre conséquence : Car en plus, je crée des emplois locaux, je cotise localement à la Séku, transformant des « assistés-sociaux » en « créateurs de valeur-ajoutée » locale.

Tous ceux-là payent leurs impôts localement, j’élargis donc les assiettes : Je peux alors commencer à « déroger » aux principes des points « 3.1 et 3.2 » ci-dessus.

Pas compliqué, non ?

 

Source : http://infreequentable.over-blog.com/article-mesures-de-redressement-des-comptes-publics-92451471.html

 

Réponse de Michel SAPIN, Ministre des Finances et des Comptes Publics, à qui j’ai envoyé ce courrier compte-tenu de l’intérêt potentiel de la CSPM et de la CSMP.

 

 

 

Vidéo Microburst

 

Accident Delta Airlines dans un Microburst

 

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