Les « Paradise-Papers », suite des « Panama-Papers » ?

09/11/2017 11:15

 

C’est quand même curieux…



La presse « aux-ordres » découvre tout d’un coup (et nous révèle « consciencieusement ») le contenu de 13,5 millions de documents, dont une bonne part issus d’un cabinet d’avocats spécialisé dans la finance offshore, installé aux Bermudes, et dans dix autres paradis fiscaux, et pour le reste des registres des greffes de tribunaux de commerce situés dans ces mêmes paradis fiscaux.
Qu’il leur faut près de 400 journalistes, issus d’une centaine de médias internationaux (dont « France-Intox » et « Le Monde », cette pourriture de canard : une affaire personnelle sans importance pour vous, en relation avec « mon-papa-à-moâ », celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…) pour les éplucher durant plusieurs mois et nous sortir une synthèse pour le moins croustillante.
Paraît-il…


Un scandale ? Attend, il faudrait être « né kon de la dernière averse » pour s’imaginer que l’optimisation fiscale n’existe pas ! Enfin voyons, depuis le temps qu’on vous parle de « paradis-fiscaux », de lutte contre le blanchiment, contre la fraude fiscale et je ne sais quoi encore, que même « Bling-bling » à son époque (il y a 10 ans de ça…) appelait à « moraliser » la finance mondiale, ce serait vous prendre pour des « krétins-alpestres » de haute altitude à vous faire croire que le phénomène était trop bien caché pour « ne pas exister ».
Et je vais vous en rappeler plus : Si le phénomène existe, ce n’est pas tant qu’il a été créé et entretenu depuis toujours par les « possédants » – ceux qui exploitent le prolétaire de base qui passe son temps (et toute sa vie) à se faire tondre par « Das Groβ Kapital » – mais bien parce que ça arrangent à peu-près tous les États de pleine souveraineté fiscale (et quelques autres).
Je rappelle ainsi que les premiers « paradis-fiscaux » se situent aux USA (État du Delaware), en Irlande, à Malte, sur l’île de Man, au Luxembourg et encore un peu en Andorre (où le « co-prince » reste « Mak-Rond »), là, tout près de chez vous, en Europe !
Que je ne vous cache pas non plus les mérites de la Principauté Monégasque…
Alors, hein… ?


Mais où est donc le scandale, dans ces conditions ? Les moyens frauduleux de l’obtention de ces millions de documents en principe couverts par le secret professionnel ou bancaire, peut-être ?
On nous en dit que : « Contrairement aux « Panama-Pampers », cette nouvelle enquête concerne moins le blanchiment d’argent sale, issu de la fraude fiscale et d’autres activités illicites (trafics d’armes, de drogue…), que des schémas légaux montés par des bataillons d’experts en optimisation fiscale. »
Je sais, j’en fais partie à l’occasion, quoique je me considère comme un « enfant-de-chœur » dans ce domaine : J’en apprends encore tous les jours, figurez-vous !
En clair : « Aucun de ces montages ne peut à ce jour être qualifié de frauduleux » nous assure-t-on de la bouche (façon de parler pour des « plumitifs ») même desdits « journaleux ».
Conclusion : La fraude est donc moins du côté des entreprises concernées que des journaux qui dénoncent ce soi-disant scandale, me semble-t-il.
Passons, ce n’est pas le sujet de ce post…


Car l’optimisation fiscale n’est pas critiquable en soi. Rappelons que la plupart des « Gauloisiens-étriqués » qui payent l’impôt sur le revenu en font lorsqu’ils se posent la question au moment de remplir leur déclaration de revenus de savoir comment réduire leur impôt en utilisant l’une des très nombreuses niches fiscales qui leur sont offertes… légalement.
Ça n’est ni plus ni moins que de l’optimisation fiscale. Et par exemple, quand ils gagnent 300 € d’impôt par ce moyen sur les 2.000 € d’impôt qu’ils payent, c’est équivalent aux 300 millions d’euros qu’économisent les multinationales en faisant de la planification fiscale légale par rapport aux 2 milliards d’euros d’impôt qu’elles payent.
Ni plus ni moins.


Certes, on peut trouver désagréable que les sociétés les plus prospères cherchent en sus à éviter l’impôt. Notez que de toute façon, ce ne sont pas elles qui le payent, mais il est finalement supporté par leurs clients, vous !
Mais si elles le font de manière légale, il faut plutôt se demander pourquoi la loi fiscale est si mal rédigée qu’elle les laisse faire.
Le problème est que la loi fiscale de tous les pays développés, et en particulier de la « Gauloisie-impécunieuse », est devenue un maquis. Et on se cache plus facilement dans le maquis que dans le désert. La fiscalité est de plus et également devenue abusive et spoliatrice. Le remède n’est donc pas dans la chasse aux sorcières, mais dans une refonte de la loi fiscale pour la simplifier, la clarifier et rendre les taux d’imposition plus raisonnables.
Je n’ai guère changé d’avis depuis que je blogue (et même encore depuis bien plus longtemps avant ça), mais comme personne ne m’écoute, on persiste à empiler des mesures iconoclastes qui rendent toujours plus touffu ledit maquis.
Or, sachez qu’en matière de « maquis », les « Corsi-bien-nés » auront toujours une longueur d’avance sur n’importe quel autre…


À force de vouloir tuer les riches, on risque surtout d’appauvrir encore plus les pauvres. Depuis 40 ans, les plus riches se sont enrichis plus que la moyenne. C’est surtout dû, depuis vingt ans, à la réussite de très belles entreprises dans les métiers de la nouvelle économie et à l’ouverture des échanges au niveau mondial.
Mais dans le même temps la pauvreté, qui concerne ceux qui vivent désormais avec moins de 1,90 $ par jour, a reculé de près de 80 %. L’effet de ruissèlement si décrié par ailleurs, qui veut que la création de richesse profite à tous, plus ou moins, aura été jusque-là assez efficace. La question, si un jour on se la pose, serait donc bien de savoir s’il vaut mieux lutter contre les riches ou contre la pauvreté.
Et accessoirement, pourquoi on interdit finalement « aux pôvres sans-dents » d’en sortir et de s’enrichir à leur tour : Un mécanisme complexe mais qui fonctionne encore assez bien avec quelques exceptions (les GAFAM) qui confirment la règle sempiternelle.
Mais là encore, ce n’est pas le sujet…


Revenons-y, justement : Est-ce un progrès pour « votre bonne information » que d’y trouver les noms de la Reine d’Angleterre, Wilbur Ross et Rex Tillerson, hommes forts de la Maison Blanche, Stephen Bronfman, trésorier du Parti libéral du Canada et proche du premier ministre Trudeau, quelques stars et artistes des vocalises mais aussi des multinationales comme Nike et Apple, quelques de grandes fortunes gauloisiennes, des oligarques russes, des hommes d’affaires africains et des grands sportifs du « ballon-rond » ?
Bé euh… pas vraiment, reconnaissez-le.
Sauf si on cible « Trompe », mais lui a déjà fait ses classes et ne doit plus rien à personne…
Moi, j’ai juste appris comment passer par Jersey pour ne pas payer la TVA sur l’achat de mon prochain avion.
Déjà qu’on n’y paye pas la taxe sur les carburants qui le font voler…
Le reste, je savais et parfois, je trouve ces montages succinctement présentés comme « un peu court », « classiques » ou vraiment « trop compliqués », autrement dit « peut mieux faire », car il faut faire simple pour que ce soit « justement » utilisé par le quidam qui en bénéficie : Tout le monde n’est pas un fiscaliste-chevronné, dixième-dan, loin de là !
Mais c’est un avis de « juriste-fiscaliste » : Il reste des nains dans le métier qui… le gâchent.
Passons encore : Ce n’est toujours pas ça le plus important.


Mais alors c’est quoi donc ? Que selon les calculs spécialement effectués par Gabriel Zucman, économiste Gauloisien et professeur à l’université de Berkeley en Californie, l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes coûte 350 milliards d’euros de pertes fiscales par an aux États du monde entier, dont 120 milliards pour l’Union européenne.
Le manque à gagner pour la Gauloisie-fiscale serait de 20 milliards d’euros par an.
C’est certes probablement la première fois qu’une estimation aussi fine et globale est réalisée.
Mais attends, 350 Mds sur les 64.000 Mds d’un PIB mondial… Je m’étouffe.
20 milliards en « Gauloisie-frénétique », c’est à peine deux fois les « 3 % invalidés » sur les dividendes de « Tagada-à-la-fraise-des-bois ».
Plus de 100 fois moins que les pertes de puissance sur le réseau EDF…
Soyons sérieux, SVP !


Non, il y a deux choses qui sautent aux yeux.
D’abord, le « bidule » sort dix-huit mois après les « Panama-Pampers », cette enquête, qui avait mobilisé une douzaine de journalistes Gauloisiens pendant plus d’un an, exploitant notamment sept millions de documents issus d’une fuite massive de données en provenance d’un cabinet international d’avocats basé au Panama.
Vous vous souvenez encore de nos « sinistres » de l’époque, qui réclamaient à cors et à cris « des mesures » qu’ils ont été incapables de mettre en place avec célérité, alors que les autorités panaméennes les avaient acceptées par avance ?
Non ? Bon, ce n’est pas grave, ils ont disparu du paysage politique, depuis, balayés par plus fort qu’eux.
Et puis, les « Panama-Pampers » de Mossack Fonseca, c’était surtout du blanchiment d’argent sale, issu de la fraude fiscale et d’autres activités illicites (trafics d’armes, de drogue…).
Ce qui n’est même pas (encore) le cas pour cette nouvelle vague de déballage.


La première fois, des têtes étaient tombées. Croyez-vous qu’il en sera de même pour la série qui suit ?
Va-t-on raccourcir Elizabeth II ?
La pauvre chérie : Elle paye des impôts depuis peu, mais ne peut pas non plus s’occuper du quotidien de son immense fortune ! Elle a des hommes de lois pour ça et ce sont eux qui tomberont éventuellement.
Éventuellement, parce que je ne pense même pas que ce soit possible : Au contraire, c’est une excellente publicité pour eux.
Bref « ça va passer ».


Car la deuxième chose qui frappe, c’est ce qu’il n’y a pas dans les « Paradise-Pampers ».
Eh oui, il en manque !
Notez que ce n’est pas un hasard non plus. D’abord, la fuite ne concerne qu’un seul cabinet, alors qu’ils sont des dizaines à avoir « pignon-sur-rue » dans la même activité.
Vous noterez également qu’on ne cause d’aucune « banque d’affaires » : Elles ne sont pas visées, sont bien protégées (informatiquement, hors HSBC-Swiss qui s’était faite voler ses fichiers par un employé « indélicat », toujours sous protection policière : Une vieille histoire reprise dans mon premier roman en-ligne « Opération Juliette Siéra », c’est vous dire si ça date…) et sont beaucoup plus malines que ça alors même que ce sont elles qui assurent les « mouvements de caisse ».
En revanche, ce coup-ci, ce n’est pas passé loin de votre « Jupiter ».


Vous le savez pour l’avoir lu dans ce blog : Il détient « Providence LLC » et son compte probable (puisque ça porte sa signature) dans la « First Caribbean International Bank ».
On s’interrogeait d’ailleurs publiquement (mais « entre nous »), puisque c’étaient des questions d’avocats ayant eux aussi « pignon sur rue » (et pas les moindres), sur quelques « mystères » propres aux déclarations d’intérêt et de patrimoine du candidat « Mak-Rond »un peu plus tôt : Là, je n’ai pas été long à comprendre et à vous expliquer.
Il faut dire que j’avais un peu d’avance (toujours cette « préscience » qui m’encombre l’esprit) tel que je vous avais fait un descriptif à peu près complet de « ce mécanisme d’optimisation » l’été précédent (chapitre écrit en juillet 2016, corrigé en septembre et mis en ligne le 5 novembre : J’ai vraiment « ramé » pour finaliser cet « opus-là », figurez-vous ! Celui de l’été prochain est presque un « bonheur » à côté et est presque terminé : Il ne me restera plus qu’à corriger l’essentiel des « fautes de frappe », à le compléter ici ou là, et il sera prêt en temps et en heure. Premiers extraits déjà programmés pour la seconde semaine de décembre, comme promis…).


En bref, cette affaire de « Paradise-Pampers » aurait apparemment « loupé sa cible », une fois de plus, tout comme les « Panama-Pampers ». Que je me dis que ce n’est possible d’être aussi nul, finalement, pour des « journaleux » gauloisiens.
À moins que… à moins qu’il s’agisse juste d’une « piqûre de rappel », histoire de signaler que l’étau pourrait se resserrer.

 

Parce que ce qui est bien avec ces histoires de « fuites » (absolument pas « télécommandées » du tout, vous imaginez bien !), c’est que ça ne vise personne, mais un peu tout le monde « en même temps ».
Fabuleux, non ?

Ce sur quoi, croyez-vous vraiment que si les « journaleux » du Monde (cette pourriture decanard : une affaire personnelle sans importance pour vous en relation avec « mon-papa-à-moâ », celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…) avaient mis le doigt sur « ce qu’il ne faut pas dire », ils se seraient gênés pour ne pas s’autocensurer ?
Après tout, la rédaction, les actionnaires, les rédacteurs en chef, les journalistes, les pigistes et les banquiers qui sont derrière, ils ont tous répondu à l’appel visant à pousser « Mak-Rond » sous les feux de la rampe et jusqu’à le conduire à l’Élysée.
Alors, hein, entre « frangins-trois-points », on ne se brûle pas les ailes entre soi, serment de solidarité-fraternelle oblige… et encore moins ses « idoles ».

 

 

 

Ceci dit, l’épisode n’est pas terminé : Le massage reste clair. Y’en a un qui picole « ma cave » (la meilleur de Gauloisie, même si « Tagada-à-la-fraise-des-bois » en a vendu une partie) qui a parfaitement compris qu’il est toujours « sous contrôle » et qu’on ne va pas le lâcher si facilement.
Soyez-en certain.
On en reparlera d’ailleurs dans le roman à suivre « Ultime récit – suite » de l’été prochain (et après, je passe à autre chose, parce que vraiment, ras-le-bol !), juste un chapitre de plus à prévoir…

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/les-paradise-pampers-suite-des-panama.html

 

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