Les masques tombent

03/05/2017 11:17

 

L’entre-deux tours…

 

Plus aucune retenue !

Ils sont incroyables : Capables de cracher sur leurs adversaires et le lendemain, par pur opportunisme, de faire copain-copain, juste contre quelques promesses qui ne tiendront pas jusqu’à l’été, je les trouve de plus en plus ignobles…

C’est incroyable, parce l’ignoble, à en être infreequentable, c’est moi !

Et je suis pourtant largement dépassé…

Je me sens vieux, tout d’un coup, figurez-vous !

 

On a d’abord « Marinella-tchi-tchi » qui est partie à la chasse à l'électorat de « Mes-Luches », cet enfoiré qui a mis près d’une semaine à se souvenir d’où il sort : On ne sait même plus si elle sort ou non de l'Euro.
Deux devises sur un même territoire politique, vous vous rendez-compte ?
Et pourquoi pas l'introduction du dollar ?
Passons.

Comment ont-ils été si nombreux à voter pour lui, pour être trahis devant la dernière haie ?

Parce que lui, il se voit déjà « premier-sinistre » de « MacRond » !

C’est dingue, mais c’est comme ça à voir de nombre de messages subliminaux qu’il a pu envoyer dans sa direction au fil de la semaine.

Et je suppose que ça n’est pas terminé.

 

Je ne suis évidemment pas du tout certain que pour « Marinella-tchi-tchi » ce soit la stratégie la plus rationnelle. Le mythe d'une coagulation des électorats pour sortir du clivage droâte/gôche et passer à un clivage mondialistes/patriotes, c’était déjà ce que prônait « Pruneau-Maigre-haie » au début des années 90… et vous savez combien ça a pu marcher.

Attend, des électeurs frontistes copains-copains avec des trotskistes-cocos, non mais je rigole : On nous refait le coup de l’accord Staline/Hitler, là !

 

C’est complètement débile : L’électorat « F.haine » a pour préoccupation principale l’immigration, un mot-valise qui permet de regrouper de nombreuses choses. L’électorat de « Mes-Luches », lui, n’a pas la même préoccupation. Ce qui lui importe, c’est d’abord la question sociale, la rénovation des institutions, tous ces thèmes assénés konnement depuis des mois et des mois et qui en a séduit plus d’un.

Le candidat des « insoumis » a probablement réussi au premier tour à séduire une partie de l’électorat « F.haine » – surtout parmi les jeunes – ces électeurs peuvent donc être sensibles au discours frontiste, mais la plus grande partie de son électorat est issue de la gauche traditionnelle, la plus éloignée de « Marinella-tchi-tchi » sur les questions de l’immigration et de l’islamophobie.

 

Sur la question sociale, le bruit médiatique des commentateurs politiques est très surprenant, car il reprend à bon compte le storytelling de « Marinella-tchi-tchi ». Quelques exemples : La première mesure que prendrait la « peste-blonde », la pierre angulaire de son programme, c’est la préférence nationale. On ne peut pas dire que ce soit de gôche, tout de même !

Secundo, elle a choisi des alliés pour fonder un groupe au Parlement européen.

Que font-ils ? Aucun de ces alliés, lorsqu’il parvient au pouvoir, ne mène de politique sociale. Au contraire, ils soutiennent des politiques d’austérité. L’extrême droâte passe des accords de coalition dans lesquels elle donne la priorité aux mesures anti-immigrés. Ce qui est logique, puisque c’est la préoccupation principale de ses électeurs.

 

Enfin, elle a rencontré des salariés de Whirlpool et  aucun commentateur ne rappelle que si elle était au pouvoir, ces salariés ne pourraient même pas manifester ! Car la candidate a dit et répété qu’en période d’état d'urgence, comme c’est le cas actuellement, elle interdirait les manifestations !

Et ce tordu, il refuse une nouvelle fois de donner une consigne de vote pour le second tour, déjà tourné vers les élections législatives.

Confiant dans sa victoire au troisième-tour, il s’imagine déjà forcer « Manu-MacRond » à la cohabitation.

Voter « F.Haine » ? Seulement une « terrible erreur » !

Je vais me réveiller : Je fais un cauchemar…

Vraiment un nain : Il y aura probablement cohabitation, mais avec « Barre-ointe ».

Et de rajouter : « Il n’y a pas d’ambiguïté dans ma position (…) Ma position, ce n’est pas « ni ni », je ne voterai pas Front national, je combats le Front national, et je dis à tous ceux qui m'écoutent : Ne faites pas la terrible erreur de voter Front national », mais sans aller plus loin pour l’instant, faute de promesse ou d’accord.

 

D’un autre côté, une partie de l’électorat de « Fifi-le-souteneur » peut être « en porosité » avec le « F.Haine » sur les questions migratoires et sécuritaires.

Mais sur la question économique, il y a un gouffre. C'est là tout son problème.

La droâte a réussi, en parlant de l’économie, à limiter le report des voix de ses électeurs sur les candidats du FN.

C’est sans doute la raison pour laquelle la droâte ne brandit pas aujourd’hui l’argument de l’antifascisme.

Elle martèle que le « F.haine » au pouvoir, ce serait la ruine. Ses ténors ne disent pas cela pour faire plaisir à « MacRond », mais maintenant qu’ils sont débarrassés de leur « boulet » des primaires, leur objectif est de sauver leurs circonscriptions aux élections législatives de juin, le troisième tour. Pour eux, l’enjeu est donc de convaincre l’électeur, même obsédé par l’immigration et les racines chrétiennes du pays, qu’il faut revenir à la maison en juin sans faire de bêtise.

Souvenez-vous, certains « génies » de la science politique ont voulu nous expliquer que l’économie n’existait plus, que seul comptait « l’identité ».

Et donc que « Bling-bling » allait gagner la primaire de la droite… Que bien sûr, « Menuet-Valse » s’imposerait à gôche… Puis que la présidentielle se jouerait sur la question de l’islam…

Non, manifestement, plantés ! Le déterminant économique demeure.

 

Et alors quand on a annoncé le ralliement de « Dupont-gnan-gnan » en début de semaine dernière à « Marinella-tchi-tchi », j’ai eu un haut-le-cœur !

Quoi, celui qui se dit gaulliste, récupéré par la fille de son adversaire de toujours, par l’héritière des OAS qui ont cherché à assassiner le Général ?

Non mais, c’est quoi ça ?

Et ce konnard ne cesse de se revendiquer « gaulliste et humaniste ».

 

Il faut dire que j’ai pu repérer sur les professions de foi des 11 candidats que c’est le seul qui signe « trois-points ».

Un sur le « i » de Nicolas, un autre sur le « i » d’Aignan, mais le troisième est superfétatoire, à la fin de son nom.

Et vu la façon dont ils sont placés, ce n’est ni un « frère » de base (ils forment un « f ») ni un « vénérable » de loge (ils forment un « v ») mais un maître (ils forment un « m », écrasé en l’occurrence).

« Franc-mac », ça ne m’étonne guère de lui, mais de là à le signaler, j’en suis tout bouleversé.

Et alors, de draguer la « peste-blonde » contre quelques picaillons et la promesse de devenir « premiers-des-sinistres » si elle gagne, figurez-vous que j’en suis tout écœuré, jusqu’à la nausée.

« Juppette » peut s’en indigner. Face à tous ceux qui « invoquent les mânes du Général de Gaulle pour conforter leur europhobie. »

Quelle falsification historique !

« C’est De Gaulle qui a voulu nous faire entrer dans la Communauté européenne en 1958 ».

Sûrement pas en sortir…

Mais il s’est opposé à l’entrée des anglais : Ils ont voté leur « Brexit », désormais y’a plus de problème pour une Europe continentale…

 

Désormais, le tout est de savoir si elle atteint ou non les 40 %, le seuil psychologique. En dessous de ce score, ce serait une humiliation. Elle serait renvoyée à la marge, car cela signifierait qu’elle n'est pas en position pour gagner la fois d’après, à la présidentielle de 2022.

Mais si elle dépasse les 40 %, elle sera en position de dire : « Encore un dernier coup de rein, et c’est pour moi ! »

Et les commentateurs, terrorisés, passeront les cinq prochaines années à spéculer sur ses chances en 2022.

 

Le contexte actuel lui est extrêmement favorable. Vu la décomposition des partis politiques traditionnels, faire moins de 40 % ne manquerait pas de susciter des questions. Cela amènerait à s’interroger sur sa stratégie pour le moins baroque consistant à aller chercher les voix à la gauche radicale alors que la droâte est réduite à seulement 20 % des voix.

 

Y’en a qu’un devant lequel je m’incline : C’est « Juppette ».

Celui-là va nous manquer…

Sur son blog, il met en garde contre les atermoiements, y compris de ses « amis », qui font le lit du « F.Haine ».

Il juge que pour faire efficacement barrage à la « peste-blonde », il n'est d'autre choix que de voter pour « MacRond ».

« La trahison de Nicolas Dupont-Aignan, l’attitude ambiguë de Jean-Luc Mélenchon, l’effondrement du PS, les finasseries de certains de mes propres amis politiques ajoutent à la confusion générale sur laquelle prospère le FN ».

« Quand, dans une élection à deux candidats, on veut éliminer l’un, il n’y a pas d’autre solution que de voter pour l’autre. L’abstention ou le vote blanc, c’est un coup de pouce à Mme Le Pen ».

Il devrait rajouter le « vote nul » : D’ailleurs j’y renonce.

Ma voix ne manquera pas le 7.

 

Il appelle « à résister à la tentation de tout casser comme hélas ! vous y ont parfois incités certains responsables de ce qui fut un grand parti de la droite et du centre, le parti qu’avec d’autres j’avais fondé ». Car, il explique que « la France court au désastre ».

« Ce qui paraissait impossible il y a peu de temps encore n’est plus aujourd’hui improbable : Mme Le Pen peut devenir la présidente de la République française ; à tout le moins, le score du Front national au deuxième tour peut dépasser la barre des 40 %, voire des 45 %, ce qui serait déjà un coup de tonnerre politique », selon lui.

 

Et il argumente qu’une victoire de l’extrême droâte provoquerait « un séisme géopolitique», « un désastre économique » avec l’abandon de l’euro : « L’Union européenne, qui peut résister au Brexit et même en tirer profit, ne survivrait pas à un Frexit », prévient-il.

Une dislocation de l’UE serait « une menace pour notre sécurité collective » : « Le monde sans l’Union européenne perdrait encore un peu de sa stabilité, en un temps où le mot de guerre refleurit dans certains discours. »

Il n’a pas tort.

 

Mais ce serait « par-dessus tout une défaite morale ». « Quelles que soient, ces derniers temps, les tentatives de dédiabolisation des dirigeants du FN ou leurs danses du ventre à l’intention de l’extrême gauche (ce qui est là une constante historique), la vérité est criante : l’histoire, l’idéologie, les hommes et les femmes qui ont fondé ou animent ce parti, bref le monde FN est depuis toujours aux antipodes du nôtre ; son antigaullisme a été constant depuis 1940. De façon récurrente, les déclarations de ses chefs nous rappellent que nos valeurs n’ont rien à voir avec sa vulgate », écrit-il.

J’en suis convaincu.

 

Voter « MacRond » donc pour éviter le pire, ce qui ne signifie pas « adhérer à la personne ou au programme d'Emmanuel Macron ».

« Nous ne le connaissons pas bien. Sa nouveauté séduit, son peu d’expérience des hautes responsabilités inquiète. Quant à son programme, il reste flou et ambigu. Mais il faut choisir. »

« Je sais que vous n'avez pas de conseil à recevoir, que vous êtes majeurs et vaccinés, que les consignes des partis ou des dirigeants politiques vous insupportent. Mais si ma parole peut encore avoir un peu de crédit auprès de vous, et d’abord auprès des jeunes qui m’ont accompagné avec tant de foi, ne la balayez pas d’un revers de main. Je ne demande rien, je n’attends rien, je ne cherche pas à me placer. Je ne serai pas président de la République, je ne redeviendrai pas Premier ministre, je ne serai plus ministre », a-t-il assuré.

Avant de conclure : « Peuple de France, ressaisis-toi, reste fidèle à ton génie, aie confiance.»

 

C’est un ultime appel, un cri de rage ou de désespoir.

Ok, vieux.

Je reste derrière toi.

Et ne t’affole pas : On va lui faire rentrer dans la gorge ses mensongeries !

J’en suis absolument certain.

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/05/les-masques-tombent.html

 

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