Les « écololo-gaulois » me font rire !

04/05/2016 12:55

 

Les risibles conséquences d’un dogme.

 

Ils ne pèsent électoralement plus rien, en revanche on leur prête tellement qu’ils font la pluie et le beau temps sous vos horizons et ce contre toute raison : C’est dire si le « pouvoir-soce » est aux abois.

Il en est même rendu à distribuer à tout-va de l’argent qu’il n’a pas…

 

Pour ce qui est du « dogme-écololo », passons sur les coûts-fiscaux qu’ils représentent : Entre « éco-bonus » dans votre voiture, et sa flopée de normes admissibles, tant au plan européen que national, concernant votre pôvre automobile dont l’industrie adapte à marche forcée son outil de production, ou votre pôvre habitation qui voit son coût augmenter de plus de 10 % dans le neuf, ou rendu inutilisable dans l’ancien (j’ai comme ça un client « rital » qui ouvre un bureau à Paris et ça fait plus d’un trimestre qu’il manque telle ou telle pièce de conformité pour conclure son bail dans un immeuble des années 80… c’est dire s’il y perd ses nerfs !), il se trouve que quand on compte non plus les sous (vos impôts), mais le « bilan carbone », il y a de quoi sortir les sabres, les haches et les crochets de boucher !

 

Parce que si encore, ça avait été « bon pour la planète » (et vos arrières petits-enfants), on aurait tous fait contre mauvaise fortune bon cœur et pris notre mal en patience, même si vous ne les avez pas élus pour vous torturer à ce point-là en plus de vous spolier inutilement.

Mais même pas !

 

Il se trouve que les biocarburants ont ainsi un « bilan-carbone » franchement très mauvais.

Dans une étude récente de l’ONG Transport & Environment et commandée par la Commission européenne soi-même, tous comptes faits, les biodiesels (qui représentent 70 % des biocarburants dans l’Union européenne) provoquent 80 % d’émissions de CO2 en plus des diesels fossiles qu’ils remplacent, avec une mention spéciale pour les biodiesels issus d’huile de palme et de soja qui sont respectivement trois et deux fois pires !

Admirable.

 

Notez que ce n’était déjà pas si idiot d’aller piquer la bouffaison dedans la bouche des plus pôvres pour aller nourrir les veaux-diesel des plus riches à coup de subventions et de primes : Une forme comme une autre de lutte des classes où les plus nombreux se « font mettre » comme jamais, en application des préceptes d’eugénisme-appliqués qu’ils ont eux-mêmes soutenus !

Y’a de quoi en rire aux éclats et aux larmes (même si c’est mauvais pour « ma côte manquante ») et je ne m’en prive pas, même si ça se termine en d’affreuses douleurs…

Rappelons à l’occasion qu’au cours des cinquante prochaines années, notre planète devra produire plus de nourriture qu’elle ne l’a fait lors des 10.000 dernières années pour satisfaire aux besoins d’une population mondiale croissante.

C’est l’un des défis majeurs auxquels l’humanité doit faire face : Mais de cette priorité-absolue, on n’en cause pas encore.

Si nous pensons que les habitants des grandes métropoles ont le droit de disposer de différents choix alimentaires en quantité suffisante et de qualité appropriée, aujourd’hui comme demain, c’est un droit qu’il faut reconnaître jusqu’aux habitants des plaines désertiques et des montagnes quasi-stériles.

Or, d’ici 2050, il y aura près de 9,6 milliards de personnes vivant sur notre planète. Cela représente 2 milliards de bouches en plus à nourrir avec la même surface agricole…

Alors, cultiver du « bio » pour faire rouler vos « tas-de-boue-à-roulettes », il y a de quoi s’insurger !

 

Faut dire que c’était une riche idée de nanti : Entre les changements d’utilisation des sols pour les productions de ces huiles et de ces éthanols, le déplacement de ces huiles parfois sur de grandes distances (l’huile de palme n’est pas produite là où elle est consommée, loin s’en faut), le bilan est donc globalement très mauvais.

Et pourtant, on sait depuis la dernière crise et les rapports circonstanciés de la Banque Mondiale et de la FAO qu’utiliser du maïs, du colza ou du tournesol pour produire des huiles et de l’éthanol qu’on brûlera joyeusement dans nos voitures, incline furieusement à provoquer des tensions sur les marchés des matières premières agricoles, tensions qui peuvent aller jusqu’à des émeutes.

On voudrait marcher sur la tête dans un monde qui n’a toujours pas éradiqué les risques réguliers et répétitifs de famine, qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

C’est « écololo-durable », paraît-il !

 

Quand bien même : Ce n’est pas parce qu’une idée est intrinsèquement idiote qu’il faut s’en tenir là.

Même si la production de biocarburants est extrêmement coûteuse et complètement inadaptée aux parcs automobile, naval et aérien mondiaux, cette idée ne pouvait pas être arrêtée en si bon chemin, pensez donc !

 

– D’une part, cela reviendrait à remettre en cause les douzaines de petits robinets à subvention qui déversent de l’argent public (gratuit pour ceux qui en décident : Vos élus ; c’est vous qui payez) dans les gosiers de ceux qui, justement, mobilisent des terres arables pour ce genre de lubies. On comprend que certains se sont fait des fortunes avec le procédé (en entrée : Des terres cultivables et un gros paquet d’argent des autres ; en sortie : Quelques litrons d’un produit qui partira en fumée ! Pensez à la Tesla d’Elon Musk valorisée 35 milliards de dollars l’année dernière et qui n’a toujours pas dégagé son premier dollar de bénéfice…, mais lui rêve d’aller se poser sur Mars : Le plus vite sera le mieux, finalement !) et ils n’entendent absolument pas que la bonne combine s’arrête là, quitte pour eux à arroser, à leur tour, quelques élus « compréhensifs » et quelques organisations non gouvernementales élues par personne, GIEC en tête (même si c’est une émanation de l’ONU) !

 

– D’autre part, arrêter brutalement la production de ces biocarburants reviendrait à admettre que les « écololos » et les politiciens-fol-dingos à leur suite se sont trompés en les promouvant avec autant d’entrain. Dans un cadre scientifique, cela pourrait encore aller, mais l’écologie ne souffre pas d’amendements dans son dogme, comme pour toutes les religions directement révélées à ceux qui en sont les doctes professeurs…

Hélas : On a les mêmes en « islamie » !

Vous connaissez la formule : L’erreur est humaine, persévérer… en revanche !

 

Et puis, même si le bilan économique d’un litron de colza est franchement mauvais – cela coûte beaucoup plus cher qu’un litron d’essence minérale, surtout avec la récente dégringolade du prix du baril – au moins ce produit peut-il fanfaronner dans les dîners-mondains d’être écolo-compatible puisque renouvelable. Autrement dit, l’huile de tournesol ou l’éthanol de maïs sont peut-être des produits de luxe réservés à la population occidentale archi-riche et au ventre plein, mais au moins ils ne polluent pas notre atmosphère en la lardant de coups de CO2 néfaste en dit « le dogme ».

Après tout, on enterrera tôt ou tard toutes ces folies, et le plus tôt sera le mieux : La solution pour la planète n’est évidemment pas là !

 

Conclusion au moins provisoire : Il s’agit d’un projet « écololo », correctement identifié comme idiot dès le départ par tous ceux qui ont deux doigts de bon sens, qui s’avère effectivement ruineux à court et moyen terme et qui loupe finalement et totalement l’objectif qu’on lui avait assigné dès le début avec mæstria. Si d’autres projets écolos aussi ambitieux n’étaient pas construits sur le même schéma avec les mêmes résultats désastreux, la surprise aurait vraiment été totale.

Hélas : On pourrait parler de l’énergie éolienne, par exemple, avec ces turbines chargées de terres rares dont l’extraction est extrêmement polluante, destructrice des réserves limitées et dont le bilan carbone est désastreux.

D’ailleurs le Canada vient de décider d’arrêter les frais et les « teutons » se tâtent… C’est dire.

 

On pourrait aussi évoquer le bilan carbone des voitures électriques qui sont remplies du même lithium et qui se rechargent en tétant des réseaux électriques dont l’énergie est produite à partir de fossiles dans l’écrasante majorité des pays du monde (sauf avec « Cling-cling »). Ce serait probablement inutile, tout comme il serait inutile de mentionner les autonomies jusqu’à présent rikiki de ces mêmes véhicules.

Notez qu’il faudra quelques mois et l’énergie du soleil pour boucler un tour du monde par voie aérienne.

Alors même que les clippers de Magellan avaient bouclé le leur au XVIème siècle sans une seule goutte de pétrole…

 

Mais plus dans l’actualité, on a envie d’évoquer la récente course de Formules-E organisée par « Sœur-Âne » à Paris (et qui passait sous les fenêtres de ma « Môman-à-moi » après des semaines et des semaines de travaux sur la chaussée), jamais en retard pour soutenir des événements écologiquement catastrophiques en croyant faire avancer « la bonne cause ».

Comme il fallait promouvoir des voitures électriques, et que les Mia de « Ségololo » ont eu quelques petits « soucis au décollage », l’équipe municipale a jugé bon d’installer une piste de course au milieu de la Capitale, histoire de faire vrombir les auto-tamponneuses monoplaces devant tout le monde (y’en a effectivement eu une qui allait trop vite et s’est explosée sur le circuit, neutralisant la course de deux fois 20 minutes avant les deux derniers tours : Pas encore capable de rouler comme au Mans, pendant 24 heures…).

Un bide populaire.

 

Pourtant dans la bouche de l’adjoint à la maire de Paris chargé des sports et du tourisme, cela donne même carrément ça : « Au départ, la Fédération internationale de l’automobile avait pensé au bois de Vincennes. On a dit non. Si on le faisait, il fallait frapper fort, au cœur de la ville. On assume. »

Et il faut rappeler que cette magnifique illustration de la politique « écolologiste » gérée en dépit de tout bon sens aura nécessité l’épandage de plusieurs dizaines de milliers de litres de bitume sur les pavés parisiens (un bitume bio, « éco-conscient », soyez en convaincus), avec de pesants engins de chantiers (qui ne roulent pas au bioéthanol ou au biodiesel, désolé…).

Bitume « durable », l’autre mot magique-pignouf du dogme, qu’il va falloir retirer une fois la manifestation terminée. Là encore, ce n’est pas cher, c’est le « bio-État » qui paye (vous, quoi !).

À tel point, et c’est là qu’on en rigole encore plus fort (tant pis pour « ma côte manquante ») : Le projet a franchement irrité le groupe … écolo de la mairie-centrale (en plus des riverains du VIIème) tant le « bilan carbone » de la manifestation aura été déplorable !

 

En bref, on devrait aller vers une diminution des incitations à produire un carburant finalement pas du tout écolo. Rassurez-vous, pendant ce temps, en « Gauloisie-trisomique », un cap a été choisi par le « Capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois » en chef (à savoir tourner en rond) et on n’en changera pas avant un moment : C’est décidé, même lorsque tout le monde aura compris l’erreur économique et écologique de ces produits, vous continuerez à financer des débouchés aux biocarburants.

Soyez-en sûr !

Même si c’est navrant et désolant…

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/05/les-ecololo-gaulois-me-font-rire.html

 

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