Les dessous de la Colbertisation de « Mak-Rond »

01/08/2017 22:30

 

Et c’est « Pruneau-Le-Mère » qui s’y colle…

 

Mais oui, le très « libéral » de chez « Républicains-démocrates », qui ne jurait que par un dégraissage du mammouth de la fonction publique, supposant quand même quelques « délégations de service public » vers la « sphère privée », objet de toutes les polémiques de la « primaire de la Droâte & du Centre », qui se retrouve à jouer les « Monte-et-bourre-la », bien de la « gôche-soce » ex-post « Mythe-errant-dienne » et sa volée de nationalisations, avec ses « coups de menton », Arcelor-Mittal, Titan & Cie, je trouve ça absolument extraordinaire !

Pas vous ?

D’autant qu’ils s’épuisent à trouver 10 milliards d’économie, n’en ont identifié que le quart et songent à vendre vos « bijoux de famille » pour passer sous la barre des 3 pourcents de déficit dans l’urgence de la fin d’année…

 

Qu’on y songe tout de même, le constat est flagrant : Les dogmes explosent dès le premier contact avec les réalités ! Je ne fais que de vous prévenir de « l’immense fatuité » de tous ces « donneurs de leçons », ces « trisomiques-autistes » de « sachants » qui sachent mieux que vous, et paf, leurs certitudes les mieux ancrées, les plus enracinées, disparaissent à la première « contrariété »…

Comme pour mieux me donner raison.

Ils sont décidément tous fabuleux dans cet exercice de ne « surtout pas me contredire ».

Jamais, alors que je n’ai pas toujours raison, mais pas toujours tout faux non plus, manifestement.

Passons et « décryptons » un peu…

 

Bon de quoi s’agit-il ? Bé « Fincantieri », une entreprise concurrente « ritale » qui possède déjà 48 % du capital social des chantiers de St-Nazaire, souhaite, avec l’accord du management local, monter en puissance et tenter de faire face à tous les autres, créer une sorte « d’Airbus du chantier naval », pour atteindre la « taille critique » garantie de croissance pour l’avenir face aux chinois, Coréens, américains et même russes.

Un projet industriel.

La mariée est d’ailleurs mignonne sur le papier : Les « Ritaux » se fendent se promesses alléchantes, 100 millions d’investissements à Saint-Nazaire, de préserver la totalité des emplois sur place pendant cinq ans, de reconduire la plupart des contrats de sous-traitant, de maintenir la R&D en « Gauloisie-navale » (les bureaux d’ingénierie) et, pour ne rien gâcher, un accès prioritaire de l’État « gauloisien » aux carènes pour ses besoins militaires.

Tu penses, c’est du chiffre d’affaires.

Certes, on peut « acheter » un concurrent pour le dépecer (les mauvaises habitudes des « anglo-saxons » à l’instar d’un « Nanar-Tapis », ex-ministre de la vile de chez « Mythe-errant ») mais on peut aussi et surtout « acheter » des compétences et des outils de production pour mieux grandir.

Pas fous les « ritaux ».

 

Mais voilà, ils ont déjà fait le ménage en Méditerranée – avec les ibériques – à Marseille, à La Ciotat, alors ils sont devenus suspects.

Un peu comme quand « Air-Transe » a repris KLM/Sabena et qu’ils souhaitaient mettre la main sur Alitalia pour trois roupies et six cents.

La culture capitaliste-colbertiste du capitalisme de copinage, ça a la vie dure : On nationalise direct.

Car à « Paris-sur-la-plage » on aurait officiellement vu rouge, de colère…

Réaction furieuse du ministre « Ritalien » de l’Économie et des Finances, Pier Carlo Padoan, traduit sans détour l’amertume mêlée de colère qui se fait jour dans son pays après une « nationalisation temporaire » desdits chantiers navals par l’État « Gauloisien-qu’à-pas-un-rond », je ne vous dis pas dans la presse locale…

Les « Ritaliens » se sentent floués avec cette « nationalisation » au rabais : 80 millions – pris en charge par l’agence des participations de l’État (APE) – pour détenir quelques pourcents-manquants…

 

« Manu-Mak-Rond » le jupitérien a dû en prendre son bigophone pour appeler le président du Conseil, Paolo Gentiloni, et calmer Pier Carlo Padoan, le ministre transalpin de l’Économie et des Finances : Ils l’ont mauvaise et leurs réactions traduisent sans détour l’amertume mêlée de colère qui se fait jour dans « la botte-transalpine ».

Qu’ils en disent prendre « acte avec regret que les accords passés avec le gouvernement français précédent ont été répudiés par le nouveau. »

Eh oui, il y avait déjà un accord et le management de Fincantieri n’est pas en question. « Franchement, nous ne comprenons pas pourquoi. Il n’y a aucune raison pour laquelle Fincantieri ne puisse disposer de 51 % de STX France. Il me semble que ce revirement ne peut s’expliquer que par un manque de confiance envers les partenaires italiens. Si c'est le cas, c’est inacceptable ! »

 

On ne peut rien comprendre à l’affaire STX si l’on oublie que cette version remixée des chantiers navals de Saint-Nazaire revêt un intérêt stratégique majeur. Il s’agit en effet du seul chantier naval où la « Gauloisie-navale » pourrait, le jour J, construire les plus gros navires de guerre.

Impossible, en théorie, d’en céder la propriété à un groupe étranger…

Souvenez-vous, lors des déboires en justice de la maison mère (coréenne) de STX, Fincantieri a donc raflé 48 % du groupe pendant que l’État en prenait 33 %. Le compromis obtenu par le précédent ministre de l’Industrie comportait toutefois une clause (en principe de 60 jours), avec un droit de préemption de l’État sur les parts de Fincantieri.

C’est cette clause que votre ministre a fait jouer.

Ce qu’il ne dit pas, c’est que la « Gauloisie-inamicale » est liée aux conditions de commande par le croisiériste armateur MSC de gros paquebots à STX. Or, en son temps, MSC avait exigé de pouvoir faire construire ses plus beaux bateaux par un chantier qui ne soit pas sous la coupe de Fincantieri, lié à un concurrent de MSC (Carnival).

De là à penser que l’intérêt objectif de Fincantieri était de couler STX pour favoriser Carnival, il n’y a évidemment qu’un pas. Assez débile, mais passons.

D’autant que ce ne serait qu’un procès d’intention…

 

Jusqu’ici, donc, personne ne peut reprocher à votre « sinistre de l’économie » de prendre les positions qu’il prend, et d’annoncer aux Italiens que la « Gauloisie-Mak-ronienne » conservera au moins 50 % de STX.

C’était prévisible…

Le problème est dans la suite également prévisible du dossier. « Pruneau-le-Mère » a déjà annoncé qu’il vendrait des participations de l’État dans des entreprises pour financer un plan d’innovation à 10 milliards. Quelques jours plus tard, il propose un mouvement inverse : Nationaliser des chantiers navals !

Où est la cohérence ?

Il faut chercher longtemps pour trouver, parce qu’il n’y en a pas : Elle est donc ailleurs, la « motivation-première ».

 

C’est que… Une fois l’État devenu propriétaire, sa tentation sera de revendre ses parts, comme ce fut évoqué au premier semestre, à MSC. Rappelons là encore que le croisiériste italien avait envisagé de candidater au rachat de STX devant la justice coréenne, dans un consortium intégrant le néerlandais Damen.

Pour des raisons non encore expliquées, cette offre n’a pas été présentée.

En revanche, il est très probable que, en cas de rachat de 100 % de STX, l’État réalise cette opération prévue de longue date.

Et… de se rappeler tout d’un coup que l’ancien directeur financier de MSC n’est autre que… l’actuel secrétaire général de l’Élysée, « Alex-six-Kohl-heure » !

À qui l’on attribue désormais de nombreux ratés « mak-roniens (notamment la « petite crise d’autorité » vis-à-vis du général « Deux-Villes-Liées » [*]).

Propre que tout ça, finalement, pour une « Ripoux-blique-irréprochable »…

 

Voilà donc comment la boucle est bouclée : « Alex-six-Kohl-heure », avant 2015, fut administrateur de STX au titre de la représentation de l’État. Lorsque « Mak-Rond » s’est mis « en marche ! », il a cumulé les fonctions de directeur financier de Mediterranean Shipping Company (MSC) et de soutien actif du futur président.

Et hop ! Le voici secrétaire général de l’Élysée à un moment où MSC pourrait bénéficier d’une mesure favorable de l’État.

On comprend mieux pourquoi le gouvernement a exigé que les hauts fonctionnaires ne soient pas concernés par les dispositions de la loi sur la moralisation concernant les conflits d’intérêt…

Bé oui, ça manque au projet de loi voté la semaine dernière, qui ne concerne (c’est le cas de le dire : Des « kons-cernés »…) que les seuls « élus », aucun autre…

(Cf. le post de la veille !)

Le capitalisme de connivence, décidément : Les « libéraux » auraient décidément plus que raison de séparer les affaires d’État (le pouvoir régalien) des autres affaires, il n’y a pas à péter.

 

Alors tout ce qu’on vous annonce par ailleurs – plans sociaux évités, maintien de l’emploi, des « savoir-faire », tout ça-tout ça – dites-vous bien que ce sont des konneries en barre.

Une nationalisation temporaire, qui va donc cesser sous peu, destinée à « négocier dans les meilleures conditions » quant à l’avenir des chantiers navals, après l’échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri, c’est du pipeau.

Une première depuis la vague de nationalisations du pouvoir soce en 1981, aurait pour objectif de « défendre les intérêts stratégiques de la France », a assuré le sinistre de l’Économie, lors d’une conférence de presse.

Et de préciser dans la foulée que : « Les chantiers navals de Saint-Nazaire n’ont pas vocation à rester sous le contrôle de l’État ».

Je cite : « Nous voulons avoir toutes les garanties, je dis bien toutes, que ces savoir-faire ne partiront pas un jour dans une autre grande puissance économique mondiale non européenne, pour être très précis », a-t-il ajouté, dans une allusion à peine voilée à la Chine.

La veille, il avait lancé un ultimatum aux autorités « ritaliennes », les enjoignant d’accepter « un contrôle à parts égales » de STX France. « Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l’État exercera son droit de préemption », avait-il prévenu.

Inutile de dire qu’à Rome, cet ultimatum a été accueilli par une fin de non-recevoir (et plus si affinités). « Il n’y a aucune raison pour que Fincantieri renonce à la majorité et au contrôle » de STX, a assuré le ministre des Finances « ritalien ». Forcément Fincantieri n’a «pas besoin de STX à tout prix », a prévenu de son côté son patron, Giuseppe Bono.

« Nous considérons grave et incompréhensible la décision du gouvernement français de ne pas donner suite à des accords déjà conclus ». 

 

Et de rappeler que selon l’accord initial, le constructeur italien devait reprendre d’abord 48 % du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l’investisseur italien Fondazione CR Trieste à hauteur d’environ 7 %. Les actionnaires gauloisiens, dans cet équilibre, ne devait disposer que de 45 % du groupe. La proposition-jupitérienne, transmise à Rome, laissait pourtant à Fincantieri 50 % du capital, les autres 50 % revenant à l’État « Gauloisien » (via Bpifrance), Naval Group (ex-DCNS) et aux salariés du groupe…

 

Quant à la direction de STX France elle en dit que « ce nouveau délai est fâcheux car il prolonge une longue période d’incertitude qui est nuisible à notre entreprise, notamment au développement de nos activités nouvelles et au montage de nos financements ».

Et avec un culot monstrueux, le gouvernement « Gauloisien » propose depuis d’élargir les négociations concernant les chantiers navals de STX France à une coopération militaire pour bâtir « un grand champion de l’industrie navale européenne ». Dans un entretien au Journal du Dimanche, le sinistre précise, que le président-jupitérien entendait ainsi faire « un geste d'ouverture » en étendant les négociations à une coopération militaire.

« Jusque-là on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil », rappelle le sinistre qui va voir ce « que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface ».

« Bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », propose-t-il. Et maniant la carotte et le bâton, il réaffirme qu’en cas d'échec de ces négociations-là, « nous chercherons d’autres repreneurs ».

Oui, je veux : Des chinois, par hasard ?

 

Maintenant que l’État-gauloisien détient 100 % du bidule, il s’agit de faire faire une plus-value bienvenue à quelques « happy-few », je n’en doute pas : C’est qu’il y a des stock-options (ou autre chose) à rémunérer en douce, forcément et quelques « intermédiaires » indispensables au deal prévu et à celui en cours.

Et jusque-là, l’opération n’était probablement pas assez « juteuse », voire « stérile » sur ce point pour les nouveaux principaux intéressés.

Alors pourquoi pas, d’autant que ce sont vos impôts qui font l’avance de la trésorerie, en toute démocratie délibérative et débatteuse…

 

Vous vous souvenez de l’affaire des sous-marins de Karachi ? Les rétro-commissions prépayées et le veto du « Chi » dès qu’il a été élu, qui s’est traduit par un attentat dont ont été victimes 10 ingénieurs et techniciens de la DCN…

Probablement qu’on ne tue plus pour si peu – quoique… – mais c’est exactement un schéma, sinon identique, tout au moins similaire : « Tagada-à-la-fraise-des-bois », qui a conclue l’accord originel n’est plus là pour voir tomber la manne.

Rappelons que le même ne s’était pas trop fait prier pour renoncer à livrer les « Mistral » des mêmes chantiers navals à « Poux-tine », contrat signé en grandes pompes sous le mandat de son propre prédécesseur, « Bling-bling » soi-même…

Vous avez suivi ?

Parfait.

Et c’est quitte à tordre le cou à tous les dogmes, naturellement, il n’y a pas d’autre solution « à ce jeu-là ».

Ce qu’ils ont fait.

 

(*) J’ai appris ce week-end, et sous toutes réserves habituelles et coutumières, que l’éviction du général « Deux-Villes-Liées » ne serait absolument pas due à sa « sortie » devant la commission défense de l’Assemblée Nationale.

C’est vrai que c’est plutôt un homme trop bien éduqué et relativement bien « averti » des préséances protocolaires pour s’éviter de sortir le « je ne vais pas me laisser baiser comme ça » qui aurait provoqué l’ire jupitérienne.

Pas très crédible, finalement, même si c’est le prétexte resté officiel.

D’autant que son successeur est à peu-près sur la même ligne « politique & budgétaire », comme tous les autres.

 

La vraie raison – d’après cette source « sûre » qu’il reste à « recouper » –, tiendrait dans le peu d’empressement de l’état-major à empêcher l’attentat prévu le 11 juillet dernier contre « Manu-Mak-Rond » par des djihadistes…

Ils avaient été prévenus et seules les forces de police ont dû faire le boulot en solo et sans appui de la « grande-muette »…

De là à y voir un complot…

Les dates et les circonstances sont effectivement cohérentes entre-elles.

Le reste, ce sont des « faux-nez » sous « fausse barbe » livrés à l’opinion publique.

Une fois de plus, que du vent, un vaste écran de fumée…

 

Trop court pour reprendre l’info – la vérifier, la corréler – et l’intégrer au « roman d’été » à suivre.

Ce qui va m’obliger à penser à « sa suite » qui n’était pas encore prévue.

Si j’ai le temps, je m’en occupe ultérieurement, promis

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/08/les-dessous-de-la-colbertisation-de-mak.html

 

 

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