Le « monde d’après » se dessine.

05/01/2017 18:52

 

Vers un triomphe en 2017 ?

 

Le nouvel ordre mondial se met en place et sans effondrement pourtant prévisible du « monde d’avant ». Son acte de naissance officiel sera le 20 janvier prochain lorsque « McDonald Trompe » deviendra officiellement le 45ème Président des États-Unis. 

Totalement inattendu, je l’ai déjà dit hier.

 

Bé oui, grand naïf que je suis devant l’éternel, je pensais dur comme fer que nous aurions la ressource de léguer à « nos gamins » (et aux gamins de nos gamins) un univers post-Yalta, renouvelé avec pour pivot une Europe-démocratique assez forte pour se faire entendre partout sur la planète.

C’est vous dire si je rêvais les yeux grand-ouverts et que désormais je déchante.

 

1 – La démocratie européenne a été « volée » par la technocratie-européenne, l’Eurocratie jusque-là triomphante.

Elle triomphait à Chypre, ruinant les Chypriotes, elle triomphait en Grèce, ruinant les Grecs.

Elle mettait sous la toise et le harnais l’Espagne et le Portugal ruinant à leur tour les populations.

Jusqu’à ce que tout d’un coup, les « sachants » réalisent enfin que ce n’est pas tout-à-fait ce qu’il fallait faire.

Sans d’ailleurs se poser la question de la méthode pour le moins brutale et anti-démocratique, tellement sûrs d’eux-mêmes, puisqu’il sont nés pour votre bonheur, avec votre pognon et sans vous demander votre avis…

 

On attendait de « François III » en 2012, pas encore « Tagada-à-la-fraise-des-bois », qu’il conduise avec fermeté et conviction un « front-du-club-Med » afin de faire valoir le droit des peuples à survivre face aux puissances d’argent de l’Europe du Nord et du monde anglo-saxon.

Ah oui, il a su vendre la « troisième voie » gaullienne des non-alignés contre un plat de lentilles à la « finance-qui-ne-vote-pas » et aux « démocrates-Haut-bas-mesques », allant même jusqu’à humilier les Russes avec nos Mistral, abandonnant la Crimée et l’Ukraine, mais aussi la Syrie à « Bachar-El-chimique » et l’Irak aux prises avec les islamistes dont on ne sait plus très bien s’ils sont Chiites ou Wahhabistes…

En revanche, on est certain qu’ils mettront un temps fou à s’en relever.

Certes la « Gauloisie-éternelle » a résisté au moins un peu plus que la « Ritalie » aux diktats des tenants de la « rigueur ».

Mais au prix d’une absence de réformes structurelles, de renoncements divers et de déficits à peine en régression.

Un cap pas si kon, à condition d’en avoir le temps : Or le temps, même « Tagada » a renoncé à s’en donner, s’avouant vaincu, capitulant en rase-campagne avant même d’aller au combat !

Ah, décidément, ces « soces » !

 

L’Europe des peuples démocratiques a failli s’effondrer en Autriche, a été bousculée, malmenée par la vague de migration forcément incontrôlable depuis nos étroites frontières.

Martyrisée par une série d’attentats pire qu’au temps de septembre-noir, les JO de Munich et j’en passe : Une vraie guerre, asymétrique, mais impitoyable, menée sous le drapeau improbable du Califat, une pure création moyenâgeuse… 

La même de l’intérieur a vacillé avec le « Brexit » de « Camé-Rhône ».

Avec le renoncement de « Mat-et-eau-Rhin-z’y ».

Et demain de « Mère-qu’elle » sous les coups du terrorisme après avoir bousculé le royaume des « Bataves-&-Wallons » réunis.

Bon, le TAFTA en est mort-né au passage, la « Gauloisie-des-Lumières » s’est enfoncée la première dans un dispositif sécuritaire qui touche à l’absurde pour être à la fois inefficace, désuet, ruineux et liberticide.

Faisant le lit de « bien plus » autoritaire jusqu’à probablement la dictature, demain ou après-demain.

Très probablement aussi, les échéances électorales prochaines, déjà sous influences, porteront en elles le germe de la dislocation tant rêvée par les « puissants ».

 

2 – Il y a une conjonction très claire qui se met en place.

« Trompe », nationaliste pur-sucre, futur patron de la Maison Blanche, a déjà abattu ses cartes : Il va tourner la page de « la Chine unique » inaugurée par le tandem Nixon-Kissinger en 1972.

Il s’agissait alors d’établir des relations normalisées entre la Chine et les États-Unis.

Corollaire de ce rapprochement, Washington avait renoncé à reconnaître formellement Taïwan, tout en garantissant néanmoins sa sécurité.

Le nouveau président considère qu’il s'agit d’un marché de dupes dans lequel les États-Unis sont perdants. Il veut des concessions de Pékin et court le risque, pour parvenir à ses fins, d’une très forte tension entre les deux pays. 

 

Ce revirement diplomatique s’accompagne d’un deuxième changement majeur : Un rapprochement avec la Russie de « Poux-Tine » qui en a profité pour mettre au pas la Géorgie, annexer purement et simplement la Crimée, porter la guerre en Ukraine et le Donbass, faire régner la loi de ses armes en Syrie, emporter l’adhésion de la Turquie « d’Air-Do-Gang » en lui faisant tourner le dos à l’Europe à laquelle son pays aspirait depuis plusieurs décennies et rendre les Balkans encore plus instables comme jamais depuis la guerre de Yougoslavie.

« Trompe » est déjà en train de rompre avec la stratégie occidentale de ces dernières années, c’est-à-dire une politique de sanctions pour répondre à l’expansionnisme russe, laissant ses alliés européens le kul assis au-dessus de rien.

Fesses à l’air…

Mieux encore, l’OTAN vacille, justement avec le turc qui s’en désolidarise et un « Trompe » qui veut faire payer la facture à qui n’en a pas les moyens…

 

S’il opère bien ce triple mouvement, il va, de fait, profondément modifier la carte du monde.

L’Union européenne ne peut en ignorer les conséquences tant sa relation avec les États-Unis en souffrira.

Que va faire l’Europe avec la Russie si Washington change vraiment de cap ?

Peut-elle agir toute seule et maintenir ses mesures de rétorsion ? 

A-t-elle une chance de tirer son épingle du jeu si les relations entre Pékin et Washington se dégradent ?

Peut-elle assurer la sécurité de ses frontières seule, avec l’unique parapluie nucléaire « Gauloisien » ?

Pourra-t-elle défendre ses débouchés mondiaux, ses sources d’approvisionnement ?

Ses partenariats multiples le moment venu ?

Quel rôle entend-telle jouer dans le nouvel ordre mondial qui se profile à court terme ?

 

En vérité, elle est l’arme au pied pour plusieurs mois… laissant la bride sur le cou à tous les autres.

« Tagada-à-la-fraise-des-bois » s’est tué politiquement : Il n’a plus d’avenir. Sa voix n’est donc plus crédible sur la scène internationale. Personne n’écoutera un homme qui aura définitivement quitté ses fonctions au mois de mai prochain.

Une grande faute politique et géostratégique…

Et comme les campagnes présidentielles ne se gagnent pas sur les questions de politique étrangère, ces dossiers pourtant essentiels ne seront pas non plus abordés sérieusement dans la bataille élyséenne.

On l’a d’ailleurs constaté lors la primaire de la droâte.

On le vérifiera avec la primaire de la gôche.

Ni l’Europe ni ce nouvel ordre mondial ne seront au cœur de la prochaine bataille électorale.

Autant dire que nous sommes pour le moins affaiblis dans une période cruciale.

Et quelques mois plus tard, avec le printemps, c’est au tour de l’Allemagne de prendre le relai et d’entrer en « zone inaudible ».

 

3 – Mais il y a pire. L’élection américaine a révélé un phénomène inédit : Pour la première fois publiquement, une puissance étrangère, la Russie, a tenté de peser –  et peut-être a réellement pesé – sur le résultat de la course à la Maison-Blanche.

« Poux-Tine » avait fait ouvertement de « Trompe » son candidat et son favori.

Il a visiblement œuvré pour sa victoire parce qu’il savait trouver en lui un partenaire plus compréhensif « qu’il-a-rit-Pine-tonne ». 

 

Cette ingérence dans les élections d’un autre pays, contraire à tous les usages démocratiques, fait désormais partie de la stratégie « poux-tinienne ».

La Russie aidera sans vergogne les candidats les plus ouverts à ses positions internationales.

Ainsi a-t-on entendu le Président russe se réjouir ouvertement de la victoire de « Fifi-le-vainqueur » dans la primaire de « droâte » !

Là encore, il a choisi son interlocuteur. 

 

Notez qu’il a déjà, pour la « Gauloisie-saine-de-corps-et-d’esprit », plusieurs fers au feu. Il pousse plusieurs pions à la fois.

Notamment le « F-Haine ». « Marinella-tchi-tchi », au mois de mai dernier, lui a déjà fait une promesse : Si elle est élue présidente, elle reconnaîtra la Crimée russe !

On comprend que son parti ait déjà obtenu un prêt à vue de 9 millions d’euros d’une banque russe proche du pouvoir moscovite et espère boucler le budget pour la présidentielle grâce à Moscou.

Une bagatelle de 25 à 30 millions d’euros !

22,5 étant déjà remboursés par la loi électorale et vos impôts-gauloisiens : Pas de problème !

 

Bref, dans la mesure du possible, le maître du Kremlin pèsera sur la campagne élyséenne pour influencer la diplomatie de notre pays par la suite.

Pour parvenir à ses fins, il peut, apparemment, compter, sur l’équipe « Trompe ».

En effet, le « F-Haine » a aussi les faveurs de la nouvelle administration américaine.

Le futur conseiller de « MacDonald » à la Maison Blanche, très proche de lui, Stephen Bannon, ne s’en cache même pas : Il souhaite aider « le Front ».

Il envisage même, pour parvenir à ses fins, d’installer en Europe son site d’information « Breitbart news ». Son projet, qui est aussi celui de « Trompe », vise à affaiblir l’Europe, voire de détruire l’Union : Le « Brexit » a fait son affaire.

Une victoire de « Marinella-tchi-tchi » le comblerait car l’Union européenne pourrait alors envisager d’être disloquée.

D’autant que les russes gardent sous le coude la résurgence d’un PCF soutenant « Mes-Luches », pas vraiment un suppôt de l’Euro, ni même de l’eurocratie actuelle, tout eurodéputé qu’il est.

On n’est plus à quelques paradoxes près…

 

Conclusion, dans le nouvel ordre mondial que rêvent d’installer Washington et Moscou, l’Europe ne doit qu’avoir un rôle mineur, de satellite.

Les deux pays considèrent d’ailleurs que la « Gauloisie-impétueuse » peut très vite en devenir le maillon faible, notamment en cette période électorale.

D’où leur volonté d’ingérence qui devient évidente.
Mais tout autant le terrorisme qui connaît ses cibles désignées, pour mieux les déstabiliser.

Face à cette situation, il faudrait que les candidats à la présidentielle expliquent un peu aux « Gauloisiens » les enjeux de la nouvelle situation internationale en train d’émerger, leur position sur ce sujet, c’est-à-dire leur vision du pays et de l’Europe dans le monde de demain matin.

Et vous aurez noté qu’aucun ne le fait…

Surtout pas !

 

Or, vous le savez déjà : Si l’Europe est affaiblie, sa monnaie sera « spéculée » par les marchés.

Ils ont assez perdu d’argent et de temps à le faire en des périodes bien plus difficiles pour eux : Les marchés n’attendent désormais que l’occasion de faire passer la sébile et de finir de vous ruiner…

 

Ce qui reste assez drôle, finalement, loin de ce funeste destin qui se précise tous les jours, c’est que certains voyaient un monde « multipolaire » après l’affrontement de deux « hyperpuissances » durant la guerre-froide.

Le « monde d’après » sera finalement tripolaire !

Si Washington et Moscou réarment, n’oublions pas que Pékin aussi, évidemment…

On en est au début de la phase où l’on « montre ses muscles » qu’on bande et cultive pour mieux impressionner.

Mais aucun n’est assez fou pour déclencher un conflit majeur.

En revanche, les « colonies », déjà épuisées, ne pourront bien entendu pas suivre.

Restera pour la triade à se partager l’Afrique, l’Amérique latine, l’Océanie et… l’Europe !

Le temps de leur effondrement final…

Qui peut devenir rapide.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/01/le-monde-dapres-se-dessine.html

 

 

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