Le grand renoncement…

03/08/2016 12:25

 

Ce qui n’a rien à voir avec le « grand remplacement ».

 

Cette grande invention post-moderne de quelques « intellectuels » qui ne savent même plus comment vendre leur soupe et autre « création » dont on vous gave en vous faisant croire qu’on est en « guerre de civilisation », voire une « guerre de religion ».

C’est finalement trop drolatique d’incompréhension.

Car je suis sidéré du discours-trisomique du « pas d’amalgame » (auquel je souscris des deux mains – et même des deux pieds si je savais les utiliser à signer des pétitions et des engagements solennels) alors que quelques « convergences » devraient sauter aux yeux de n’importe quel autiste-politique.

Et pourtant, aucun n’en a fait mention jusque-là, pas même chez les faiseurs d’opinion, artistes, intellos, médias.

 

C’était l’autre jour, quand le Proc’ anti-terroriste faisait le point sur ce qu’on l’on savait des auteurs de l’attentat contre le prêtre normand…

Ce n’est pas la première fois qu’il dresse ainsi un « état des lieux » des auteurs de ces « crapuleries-sans-nom » dont sont capables les plus abjects membres de l’humanité toute entière.

Et curieusement, en les relisant, il s’en dégage une sorte de « portrait-robot » assez frappant par ses dénominateurs-communs.

Et pourtant, il indiquait qu’« il n’y a pas de profil type du terroriste »…

De la langue de bois, une fois de plus ?

Ou seulement du politiquement correct ?

Voire une cécité absolue, de celles qui rendent même aphone ?

 

Si on reprend le profil des tueurs dans ces séries d’attentat depuis quelques années, on peut pourtant constater au minimum les points communs suivants :

– Ce sont tous des hommes ;

– Ils ont entre 18 et 31 ans ;

– Leur milieu familial est globalement originaire d’Afrique du Nord francophone : Algérie, Tunisie, Maroc, parfois du Mali ;

– Ils ont vécu leur jeunesse dans de grandes agglomérations urbaines ;

– Ils se réclament musulman ;

– D’ailleurs leurs parents leur ont donné un prénom caractéristique des mahométans (quand je pense à un de mes « potes-algériens », qui s’appelle Mourad mais se faisait appeler « Marc » dans le civil…) ;

– Ils sont généralement issus de familles nombreuses ;

– Parfois, ils ont un père absent, son image et autorité naturelle réduite à néant, par divorce, abandon de famille ou décès, ce qui laisse des séquelles émotionnelles assez classiques ;

– Ils ont presque tous un passé de délinquant pour violence physique ;

– On s’est au moins déjà plaint d’eux et de leur comportement, parfois jusqu’à porter plainte contre eux ;

– Donc, ils sont généralement connus des services de la justice.

En tout cas des services de police, à quelques exceptions près, et pas seulement des services du renseignement ;

– Ils n’ont pas de passé religieux, fort ou assumé ;

– Souvent, ils se sont radicalisés sur le tard, parfois en prison ;

– Ils finissent tous par commettre des actes à vocation suicidaire…

 

Eh bien, à part les deux premiers points, vous avez exactement le portrait-robot de 80 % des locataires-précaires de vos prisons !

C’est du pareil au même, sauf que ceux-là, ils échouent lamentablement à prospérer dans la délinquance et se réfugient, non plus dans les « petits-bonheurs » terrestres avec du fric volé ou escroqué, que pourraient leur donner leur vie « d’argent-facile », qui leur est aussi inaccessible, mais dans celui du bonheur céleste d’un dieu qu’ils croient assoiffé de sang… celui de tous ceux qui passent et ne pensent pas comme eux !

Et encore, ce dernier détail leur échappe pour la plupart…

 

Car, en résumé, le terroriste qui frappe en « Gauloisie-des-Libertés » est un jeune, natif gaulois, âgé entre 18 et 30 ans, ayant fréquenté, un peu, trop peu, les ékoles de la République, vécu son adolescence dans une grande agglomération, en tout cas à proximité, dans l’un de ces ghettos que la « Gauloisie » de la IVème République a su bâtir jusque dans les années « Mythe-errants », avant que les « urbanistes » ne commencent à prendre un peu d’assurance face aux architectes et qu’on parle de « ville-nouvelle », pas toute heureusement devenues « zones de non-droit ».

Sa famille proche est nombreuse, l’éducation paternelle est défaillante, débordée, inexistante.

Il est en échec scolaire plus ou moins marqué et de toute façon vit en marge d’une « normalité » sociétale, jusqu’à être qualifié de « délinquant ».

Des paumés, des « laissés-pour-compte ».

Avec assez peu de contact, voire pas du tout, avec les imams…

Sauf à l’occasion de leur « radicalisation », parfois « expresse »…

Je ne suis même pas sûr qu’il connaisse son Coran en qualité de gamin, comme moi j’ai appris mon Catéchisme.

Si ça se trouve, j’en sais plus que lui sur Allah qu’on a pu le lui en dire.

 

Et il n’est pas loin du degré zéro de l’éducation civique : Je sais, il a été un temps où, à titre bénévole le plus souvent ou pour les beaux-yeux d’une directrice de collège croisée au hasard des pérégrinations de mon « unique neurone » (celui du « nerf honteux »), j’animais quelques cours sur ce thème dans quelques ZEP.

Là, curieusement, devant la désertion du corps enseignant la plupart du temps encarté, je passais quelques-heures à intéresser, les « têtes-brunes » voire crépues, véritablement à les intéresser, sans chahut, à quelques fondements de principes et historiques de notre beau-pays (celui que j’aime tant…).

Des gamins très curieux d’esprit, parfois très vifs, voire critiques, mais jamais indifférents à ces cours « hors-normes »…

C’était du temps où je faisais « double-quintal », je n’ai donc jamais été inquiété physiquement…

 

Mieux, pour tout vous dire, dans la foulée j’ai même poussé ma « môman-à-moi-même » (dite la « Vicomtesse », alors qu’elle est la dépositaire-héritière du titre de marquis familial), très « BCBG », grosse comme un haricot-vert poussé avec un déficit hydraulique et lumineux, habitant « les beaux-quartiers-rive-gôche » de la kapitale, à aller consacrer un peu de son temps et de ses compétences à faire « écrivain-public » dans un des quartiers parigots quasiment en feu, du haut de ses 80 balais-révolus au lieu de raconter n’importe quoi sur ceux qu’elle ne connaissait pas, dans son club de bridge avec ses pimbêches issues des mêmes milieux qu’elle.

C’était aussi histoire pour elle de « restituer » un peu de ce qu’elle avait reçu de la Nation pour les plus déshérités et de se frotter à « la vrai vie » par la même occasion…

J’attends toujours sa synthèse écrite pour vous en faire part mais, partie réticente et pour un essai de quelques-mois, ça fait 4 ans qu’elle y retourne, malgré sa santé fragile.

Ce n’est rien, bien sûr, mais elle a complété avec un peu de soutien scolaire chez les « bamboulas », comme elle en disait, et avec quelques succès…

 

En bref, parce qu’ils ne sont pas « instruits », ont du mal avec le calcul, le vocabulaire, la grammaire, le « vivre-ensemble », parce qu’ils vivent dans des « quartiers-chocs », si les « quartiers-chics » ne viennent pas dans leurs barres-HLM, ils en cultivent une sorte de haine viscérale de ce qui fait « l’autre », car ils se savent quasi-irrémédiablement « déclassés » à jamais, marqués comme au fer-rouge.

Certes, ces mêmes « 80 % » auront leur bac en fin de scolarité, le soi-disant passeport pour l’âge adulte.

Mais il ne vaut plus rien sans une mention et ne donne surtout ni aucun aperçu sur l’environnement qui vous entoure tous et surtout pas un métier : Chômeur ou coursier, ouvrier du bâtiment intérimaire ou délinquant, c’est tout leur avenir possible, même après deux ou trois échecs successifs en enseignement supérieur ou professionnel.

Quand tu n’as pas les moyens de dépasser la L3 (la licence), de nos jours, il n’y a plus beaucoup d’alternatives en ces temps économiques « compliqués »…

 

Pas d’amalgame, bien sûr, pas de conclusions hâtives, pas de « guide au délit de faciès » de ma part, bien sûr !

Juste le constat d’une faillite éhontée des « dogmes » puissants qui vous font penser qu’on ne peut rien contre la fatalité, cette fatalité-là.

Le « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » est aussi absurde que son inverse.

Et l’inverse, c’est le retour de bâton, tel un boomerang qui vous revient en pleine tronche : Pas d’inquiétude, c’est forcément saignant !

 

Il me semble que la vraie raison de ces dérèglements majeurs de comportement dont les victimes du terrorisme « Franco-Gaulois » – car pour l’heure, ce sont bien des natifs Gaulois qui en massacrent gratuitement d’autres – n’est même pas à chercher ailleurs que dans les rangs de ces « magnifiques hussards de la République » de « les-ducs-à-Sion-Natio-anal » », formés à la lutte syndicale et même politique depuis mai 1968…

Des générations « acculturées » vivent dans les mêmes rues, places, avenues et boulevards que vous, ne savent pas ce qu’est de fournir un effort, au moins pour eux-mêmes, s’endormir fatigué, rincé par une journée de labeur, n’ont pas de perspectives et finissent, pas tous heureusement, délinquants et/ou criminels-terroristes.

La crème des « soldats de Dieu » : Rien que la lie de l’humanité…

Beau « grand remplacement » peut-on en dire !

 

En constatant et écrivant cela, je suis triste, immensément triste : Qu’on nomme « un ennemi », certes, mais personne depuis un demi-siècle ne nomme la cause de cet ennemi (que même quelques « bien-pensants » voient dans notre politique extérieure « agressive » : Autant que je sache, l’Allemagne, la Belgique n’ont pas les mêmes « agressivités », mais sont victimes des mêmes terroristes…) dans nos propres rangs, ceux de ces « fonctionnaires zélés » qui ont vu passer tous ceux-là.

D’autant plus que du coup, personne n’envisage, ne peut envisager de remédier à cet état de fait.

Autiste, encore aujourd’hui et jusque dans la douleur des victimes terroristes que chacun déplore mais dont beaucoup ne veulent pas admettre qu’ils ont été complices à ne pas les « intégrer », même si ce n’est pas tous, du haut en bas de la hiérarchie, à force de « démissions » personnelles ou collectives qui ont créé ces phénomènes…

C’est vous dire vous dire mon découragement du moment.

 

Je vous laisse y réfléchir parce que les plus lucides vous diront qu’il y en a pour des années et des années à « remonter » la pente, et ce n’est pas qu’une question de classement « Pisa » : Non seulement ils ont raison de vous prévenir, mais en plus, tant que rien n’est changé, ces générations vont se démultiplier !

Le prix à payer pour le « Grand renoncement »…

Un choix politique comme un autre qu’on retrouve dans tous ces pays victimes du terrorisme contemporain qui ont leurs propres « poches d’exclusion » sur lesquels d’autres « dogmatiques » surfent si confortablement.

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/le-grand-renoncement.html

 

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