Laudato si… (XV)

07/08/2016 19:19

 

 

Quinzième chapitre : La folle équipée de Paul

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Le général Ali ne décolère pas ! « Ce chien d’américain » a abattu son grand-oncle pour voler son pays : il doit payer pour ses crimes.

Et le voilà qui énonce une série de tortures et de mises à mort, heureusement en arabe que Paul ne comprend pas, qui aurait fait frémir d’effroi n’importe quelle âme bien-née.

Et puis il s’en prend à son chauffeur, Paul.

« Chien de roumi, tu es son complice ! » fait-il en français à plusieurs reprises, en agitant son pistolet sous son nez.

« Je ne sais pas ce qui me retient de t’abattre toi aussi ! »

Eh oh : on se calme !

« Je ne suis pas armé et je ne suis pas américain ! Je ne le connais pas plus que ça, moi votre pote le ricain ! »

Ils leur faut rattraper le semi-remorque et ils s’engagent sur la route de Ryad, guidé par Ali qui connaît son pays, et tous ses chemins, comme le fond de sa poche.

 

« J’ai l’impression qu’on la perdu : je ne le vois plus son nuage de poussière depuis un moment ! »

Et à l’allure où ils vont, ils auraient dû, sinon le rattraper, au moins l’approcher.

Paul ralentit, ce qui a le don d’énerver son illustre passager.

« Demande donc à ce piéton s’il a vu un gros camion fonçant à très vive allure. »

Ali préférerait accélérer.

Mais c’est Paul qui est encore « aux manettes » et tient le guidon. Le premier n’a rien vu, que des véhicules militaires et quelques voitures. Le second non plus.

Au troisième, c’est une évidence, River n’est pas passé par là…

« Ce chien a pris au plus court vers le poste frontière de la côte ! القرف، بدوره حولها ». Ce qui veut approximativement dire, demi-tour en comprend Paul vus les grands gestes que fait son général avec son flingue…

Sportif la traversée du terre-plein central, mais il s’exécute.

Mais c’est qui donc, ce River ? D’où le général le connaît ?

« – Un agent de la CIA ou d’une autre agence états-unienne du renseignement. Avec une vraie carte de journaliste. Il a déjà fait plusieurs séjours chez nous et nous gardons des contacts à chacun de ses passages.

– Mais pourquoi tenait-il vraiment à ce qu’on se rencontre ?

– Il nous signale l’arrivée d’agents nouveaux de puissances étrangères, quand il en détecte, contre quelques ragots sans importance en provenance de la cour du roi. Je suppose qu’il en fait des rapports à ses chefs. Ou peut-être des articles… J’ai lu deux ou trois « papiers » de lui qui traitent des affaires de pétrole. Des interviews de travailleurs américains sur nos installations aussi.

Et vous, me direz-vous qui vous êtes, finalement ? Je n’ai pas eu le temps de vérifier les informations que vous m’avez fournies… »

Paul se tâte… Mais comme il n’est plus pour très longtemps au Koweït et qu’il compte désormais renter à San Francisco rapidement pour avoir vu l’essentiel, pourquoi ne pas établir un contrat de confiance avec son passager-navigateur ?

« – Mon général, dans une autre vie, je suis officier-pilote de réserve de l’aéronavale de mon pays.

– Quel grade ?

– Capitaine de frégate, frégaton, deux crans en-dessous d’un officier général, contre-amiral en l’occurrence !

– Tsss, ces occidentaux, décidément ! Amiral, c’est un terme d’origine arabe… Ça veut dire « prince des mers ». »

Paul connaissait ce détail depuis déjà fort longtemps…

« – Pour l’heure, je ne suis qu’un témoin passif de ce qui se passe aujourd’hui.

– Ah oui, votre fameux logiciel « hypothético-déductif »… Et alors, c’est conforme à vos prévisions ?

– On peut dire ça comme ça, mon général !

– Et qu’est-ce qui va se passer, alors ?

– Une réaction internationale qui finira par jeter Saddam et libérer votre pays. Mais c’est une histoire de dingue qui va changer pas mal de choses dans la géostratégie de la région.

– Tant mieux ! Ces chiens ne méritent pas mieux… »

 

Ils passent le poste frontière très encombré d’une foultitude de véhicules en tout genre qui fuit l’arrivée imminente des blindés irakiens.

Ali en profite pour questionner les quelques gardes-frontières sur le départ, sur la présence du semi-remorque sur la route.

« – Affirmatif ! Il est passé par là il y a moins d’une heure. S’il va jusqu’à Manama, on l’aura rattrapé dans quelques heures…

– Si on trouve de l’essence sur la route. On n’embarque pas quelques-uns de vos soldats, pour protéger notre chargement ?

– Je suis là pour ça ! » répond-il si sûr de lui.

Une station-service, ils en trouvent une sur le chemin. C’est qu’il y a 5 à 6 heures de route sous le soleil impressionnant, bordé d’un côté et de loin en loin, par la mer, de l’autre et sans discontinuer par le désert.

Au loin derrière eux, on peut apercevoir des volutes de fumée. Mais à peine plus que d’habitude, de celles que crachent les torchères des tours de cracking des raffineries d’or noir.

 

« – Tu es militaire, le français. Est-ce que je peux te confier une arme en toute confiance ?

– Tu sais, les armes… Je pilotais des chasseurs-bombardiers, type Super-étendard. On a juste une arme de poing dans l’équipement de survie, en cas d’éjection. Mais je ne me suis jamais éjecté : ce n’est pas bon pour la colonne vertébrale ! » en rigole-t-il.

« J’ai ta parole d’officier que tu mettras notre cargaison à l’abri, s’il m’arrive quelque chose ? »

Et que pourrait-il lui arriver ?

« On ne sait jamais… Et je ne fais pas totalement confiance dans ton logiciel, même si une fois réglée toute cette affaire, j’aimerai bien le voir tourner… »

S’il savait…

« – Parole d’officier : je n’ai aucun intérêt à taper dans la caisse et je ne le ferai pas. En revanche, j’aimerai bien qu’on se débarrasse de ton pognon le plus rapidement possible en filant sur Ryad.

– On a une ambassade sécurisée à Bahreïn. Et si le pont « Jisr al-Malik Fahd » est encore ouvert, on y sera avant la tombée de la nuit. Sans ça on poussera jusqu’à Doha, au Qatar. »

 

La « chaussée du roi Fahd » a été inaugurée le 26 novembre 1986 et franchit la partie occidentale du golfe de Bahreïn, une portion du golfe Persique.

Ce pont relie la province saoudienne d'Ach-Charqiya au sud de la ville de Khobar dans l'est du royaume, à la côte occidentale de l'île principale de Bahreïn, dans le gouvernorat septentrional, en passant par l'île bahreïnienne d'Umm an Nasan.

Il permet de relier, par exemple, Dhahran qu’Ali et Paul s’apprête à atteindre, au nord de Khobar, à Manama, la capitale de Bahreïn, villes distantes d'une cinquantaine de kilomètres, en un peu plus de 50 minutes.

Il mesure 25 kilomètres de longueur, est constituée de 12.570 mètres de digues, réparties sur sept tronçons, composées de 7.770.000 m3 de sable consolidé par 3.140.000 m3 d'enrochements.

Ces kilomètres de digues sont interrompus en cinq endroits par 12.430 mètres de ponts construits avec du béton armé, y compris les 536 piles, et par les 1.500 mètres de route.

L'équipement routier proprement dit est de type autoroutier, constituée par deux chaussées de 11,6 mètres de largeur, comptant chacune deux voies de circulation et une bande d'arrêt d'urgence.

La chaussée part de la ville d'Al-‘Aziziyyah, emprunte sur une distance d'environ 10 km, trois ponts de 934, 2.034 et 5.194 mètres de longueur interrompus par deux digues coudées, puis débouche sur une île artificielle.

Cette île de 0,66 km2 est située à l'aplomb de la frontière maritime entre les deux pays et elle accueille les postes de douane et des services, restaurants, mosquées, etc. sur une distance d'environ 2,5 km.

Du côté de Bahreïn la chaussée se prolonge sur environ 6,2 km avant d'arriver à Umm an Nasan. Elle emprunte alors un pont de 3.334 mètres de longueur.

À Umm an Nasan, la route traverse l'île sur 1.500 mètres à son extrémité nord et sur un dernier tronçon d'environ 2,8 km, la route franchit ensuite un nouveau pont de 934 mètres de longueur qui permet de gagner l'île de Bahreïn au niveau de la ville d'Al-Jasra.

Il aura fallu 5 ans de travaux et 1,2 milliard de dollars, entièrement financé par l'Arabie saoudite, pour relier l’île-pays à la péninsule arabique.

Mais ce jour-là, aucun des deux compères ne l’emprunteront.

 

Arrivés à Dhahran, Ali se fait confirmé qu’ils ont 20 minutes de retard sur William River. Et arrivés à Al-‘Aziziyyah, ils n’ont aucun mal à repérer leur cible qui fait halte sur le parking.

River avait peut-être pipi sous ce soleil de plomb qui a viré à l’ouest, dans leur dos…

Ali se précipite dans la station-service, arme au poing, suivi de plus loin par Paul, le temps de serrer le frein-à-main et de se tâter à couper le contact : avec un moteur déréglé qui refuse de redémarrer quand il est chaud, s’ils doivent repartir en urgence, ce n’est peut-être pas opportun avec leur chargement.

Ceci dit, il n’est pas long à comprendre que les choses tournent mal : une rafale d’arme automatique coupera en deux le général Ali qui ripostera de deux coups de feu réflexe qui vont se perdre dans les faux-plafonds.

« JW » sort en courant du local alors que des cris de femme l’accompagnent.

Et il file vers son tracteur.

Paul l’ajuste, puis se ravise : il y a peut-être des gens dans le prolongement de son éventuel tir en direction de River, qui pourraient morfler quelques balles perdues.

Il attend un peu, genou à terre, l’arme confiée par le général Ali tenue à deux mains, et suit la silhouette de William sans « t » qui galope vers son bahut.

Il ajuste les jambes.

Tire deux fois.

Pour rien : sa cible a sauté dans la cabine et lâche une rafale au jugé pour se couvrir, ce qui fait s’allonger instantanément Paul à Terre, en se protégeant la tête…

Truc parfaitement inutile.

Quand il entend démarrer le camion, il se relève et vise les pneus de la remorque.

Là encore, initiative parfaitement inutile.

Troisième décision inutile, il finit par courir vers le lieu de la fusillade, laissant courir le camion et son chauffeur, pour trouver Ali agonisant, gisant dans une mare de sang, étalés dans une salle en panique et désordre total, comme si une tornade l’avait dévastée : la panique et la fuite multidirectionnelle des autres témoins viennent en  surajouter au désordre.

« – Ah Gérard : tu es là ? File à Doha et va voir mon père à notre ambassade. Tu lui diras que je pense à lui et à maman.

– Attend, général, tu leur diras toi-même !

– Quel est ton vrai nom, Gérard ? »

Avant que Paul ne puisse répondre, Ali s’éteint, les yeux révulsés…

 

Des sirènes retentissent dehors. S’il ne veut pas perdre son temps indéfiniment en explications oiseuses, Paul aurait intérêt à déguerpir rapidement et se faire oublier.

Ce qu’il décide à faire. Pour une fois une décision pas totalement inutile…

Il y a encore quatre bonnes heures de route à faire et il arrive sans difficulté ni contrariété mais épuisé par sa journée riche en émotions à West Bay, Diplomatic Area où est posée l’ambassade de France.

En revanche, les explications à l’officier de permanence sont « un peu » compliquées.

Il faut comprendre : voilà un gars qui se pointe la tronche enfarinée, tout crotté et puant la transpiration, avec un pickup à bout de souffle, une carte de presse soi-disant perdue et un passeport trop neuf pour faire vrai, qui plus est, totalement affamé, dit arriver de Koweït-City désormais aux mains des armées irakiennes, avec un bout du trésor koweïtien en chargement et qui raconte qu’il veut voir l’ambassadeur du Koweït, ici à Doha, de toute urgence pour lui parler de son fils, un soi-disant général Ali.

On peut effectivement penser à un conte à dormir debout avec un ticket de logement en main !

Mais vérifications sommaires faites, il y a une vingtaine de cantines dans son véhicule, toutes pleines à craquer de billets de 100 dollars : une fortune que l’officier fait transférer immédiatement dans la « panique-room » de l’ambassade, la salle fortifiée en sous-sol où sont installées les équipements de sécurité et de communication avec Paris.

Ça vaut la peine de déranger le premier-adjoint de l’ambassadeur, qui fait « office de » pendant les vacances en métropole du diplomate titulaire de la fonction.

 

Celui-là, le général Ali, il a entendu en parler et il prend sur lui de communiquer avec le secrétaire de l’ambassade du Koweït, ici à Doha.

Ce dernier rappelle pendant que Paul se restaure sur le pouce : il a surtout soif et se désaltère de thé-noir brûlant !

Affreux… mais un excellent remède pour calmer la déshydratation.

Le temps de faire un rapide topo de la situation et Paul est convoyé sous bonne escorte dans un bâtiment voisin, fouillé et amené dans le bureau de l’ambassadeur, manifestement aux cent-coups compte tenu de la situation à moins de mille kilomètres de là, plus au nord, mais accompagné d’un sous-secrétaire de l’ambassade de France qui ne le quitte pas des yeux.

« – Vous arrivez de Koweït-city, Monsieur Gérard Dupont. Qu’elle y est la situation ?

– Catastrophique ! Il y a des chars irakiens partout et l’armée semble en déroute. Je suis arrivé avec le Général Ali. On poursuivait un camion volé par un journaliste américain du nom de William River. Il venait d’abattre cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah, son grand-oncle, paraît-il.

– Un de mes oncles, je confirme » intervient un petit bonhomme resté sur le côté.

« Votre excellence », poursuit Paul en se tournant vers lui, « nous avons rattrapé notre bonhomme à Al-‘Aziziyyah sur la route de Manama. Et votre fils s’est fait haché par une rafale d’arme automatique. »

Grand moment de solitude dans la pièce richement décorée « à l’orientale »…

« – Inch Allah ! Mon fils…

– Ses dernières pensées ont été pour vous et sa mère : il m’a demandé de vous porter le message que ses dernières pensées vous étaient destinées… à vous deux. »

Nouveau moment poignant d’émotion compacte.

« – Je n’ai rien pu faire pour lui, j’en suis désolé…

– Merci d’avoir fait tout ce chemin aussi vite. Il me faut informer sa mère. Puis-je quelque chose d’utile pour le messager que vous êtes ?

– Faites arrêter ce journaliste du Washington-Post. Il doit être arrivé à Manama avec son semi-remorque. Si j’ai bien compris la situation, vous devriez le trouver avec un conteneur de 40 pieds, vert-de-gris, rempli d’une partie du trésor royal de votre pays que cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah tentait d’évacuer.

C’est un voleur et un double-assassin ! »

 

« Johnnie Walker », l’alias de William sans « t », River n’est hélas pas à Manama : il n’y est jamais arrivé !

Il s’est arrêté sur l’île-frontière, dessinant vaguement un huit posé dans la mer et vu du ciel, entre les deux pays, a stoppé son attelage sur le parking situé en amont des contrôles douaniers saoudiens et est rentré au Costa Coffee se rafraîchir.

Probable qu’il aura du mal à passer la frontière sans quelques questionnements et sans titre de transport pour sa marchandise.

Alors que Paul aura bénéficié de la fatigue de fin de journée des douaniers pour passer le même écueil comme une lettre à la poste : de toutes les façons, un véhicule avec des plaques koweïtiennes, ils en avaient vu passer toute l’après-midi, de ceux de citoyens fuyant les combats dans la précipitation avec des chargements plus hétéroclites les uns que les autres…

Mais pour « JW », ce n’est pas un véhicule de particulier, mais tout un camion.

Il passe alors un coup de téléphone directement à Washington, à sa rédaction.

« Alors tu es où ? Qu’est-ce qui se passe au Koweït ? Comment as-tu pu sortir ? », etc.

« – J’ai un problème… Je suis coincé à la frontière entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn avec un chargement de grande valeur qui va être confisqué à la douane, alors qu’il n’est pas à moi.

– De quoi s’agit-il et à qui est-il ?

– C’est une partie du trésor royal koweïtien. Je ne sais pas combien il y a, mais c’est sûrement important. Peut-être plusieurs milliards de dollars. Et au moins des centaines de millions en billets de banque ! »

Sifflement d’étonnement à l’autre bout du fil.

« – J’étais au palais royal au moment de l’assaut des irakiens, pour y faire des photos. Toujours sur la brèche pour ramener des clichés impressionnants pour la boutique ! J’y ai croisé cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah. Et on devait convoyer ce chargement jusqu’à leur ambassade à Ryad à travers le désert : ils ont bien voulu que je les accompagne.

Mais ça n’a pas été possible et le cheikh a été abattu par les irakiens. Alors j’ai pris la route de Manama.

– Bouge pas coco ! C’est de la bombe, ton affaire ! Tiens-toi près du téléphone d’où tu appelles. Je fais intervenir le boss et on te rappelle.

– Je suis au restauroute du coin. Faites vite, je meurs de fatigue. »

L’information est rapidement relayée jusqu’au Pentagone, qui redescend très vite jusqu’à l’ambassade de Manama, qui dépêche une équipe de sécurité détachée sur site.

Au milieu de la nuit, William est averti qu’on s’occupe de lui jusqu’au plus haut niveau.

Qu’il se tienne prêt à recevoir des « boys » en civil qui vont assurer sa protection et celle de sa cargaison jusqu’à l’arrivée de moyens d’évacuation.

Effectivement, une demi-heure plus tard, des concitoyens en civil l’air méfiant et « pas commode » frappent au carreau de son tracteur : des GI de l’ambassade.

Il n’a même pas eu le temps de compléter son « butin personnel », ni de vérifier son chargement : trop crevé pour penser intelligemment !

En revanche, les gars, eux, ils font les vérifications élémentaires et confirment par radio-cryptée la nature de la cargaison du conteneur.

 

Au milieu de matinée suivante, cinq hélicoptères Sikorsky MH-53 de la Navy survolent l’île frontière au nez et à la barbe des saoudiens et des bahreïni et viennent se poser tour à tour à proximité du camion qui est vidé en quelques instants par une équipe de marins alors qu’un cinquième continue à cercler : une véritable invasion aéroportée !

En moins de dix minutes, à peine le temps de réagir, le contenu du conteneur est ainsi chargé dans les carlingues et part au large : direction l’USS Independance qui circule déjà au large, à presqu’une heure de vol, escorté de loin en loin par des F 14 qui assurent une protection aérienne !

Pénible, mais efficace et désormais le chargement volé aux koweïtiens à la barbe des irakiens est en sécurité.

Personne n’aura pensé à soumettre à une fouille en règle la sacoche à appareils photographiques du journaliste, où il s’était délesté de deux téléobjectifs assez volumineux pour y verser le « chargement personnel » du frère du roi abattu : plusieurs litres de diamants étincelants, taillés de mille feux, de toutes les couleurs et de toutes tailles !

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/laudato-si-xv.html

 

 

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