Laudato si… (XLVII)

24/09/2016 11:58

 

Quarante-septième chapitre : Le retour des « éclopées »

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Et c’est donc dans l’urgence que Paul recrute une « aide-à-domicile » chargée de veiller sur la miss, une aide-infirmière chargée des quelques soins et une aide-ménagère, chargée elle du ménage, de la lessive et des repas de la maisonnée.

Ce qui se révélera largement insuffisant un peu plus tard, mais c’est en attendant la constitution d’une véritable équipe hôtelière complète, enfin,  a minima, avant le retour des californiens qui se précise.

 

Il cherche d’abord un chef de rang faisant office de directeur d’établissement, et c’est à l’occasion de ses entretiens d’embauche qu’il tombe sur un individu pour le moins curieux : aucun diplôme du secteur du métier, aucune expérience dans le milieu, puisqu’il se présente comme l’avocat « d’un ami » commun mais toutefois anonyme.

L’homme transpire abondamment malgré la fraîcheur du fond de l’air de ce début d’automne et a évidemment été attiré par les annonces dans la presse locale et à Pôle-emploi qui l’ont alerté, objet du RDV.

Mais il change rapidement de sujet : il n’est pas du tout à la recherche d’un emploi !

« Je suis mandaté par un ami de votre famille pour vous proposer une offre de vous venir en aide. »

Quel ami ?

« Un homme d’affaires qui connaissait bien votre grand-père. »

Un client du grand-père avocat, alors ?

« Non pas vraiment. Plutôt une connaissance… »

Mais qui donc alors ?

« L’offre que je porte doit impérativement rester confidentielle : je ne peux pas encore répondre à cette question. »

Quelle offre ?

Paul s’attend à ce « qu’on » veuille prendre l’activité de l’hôtel et du restaurant en gérance ou au moins à ce qu’on lui propose une franchise d’enseigne avec toute l’assistance qui va avec en général.

« Non ! Il vous l’achète pour en faire un lieu touristique de luxe, comme on m’a dit que vous le projetiez… »

Là, il n’y a que Jean-Luc qui a pu « baver » : personne n’était au courant avant le début de semaine.

 

Paul n’est pas vendeur : « Je compte vivre ici avec ma famille. Ce n’est pas à vendre. Désolé ! »

Un prix qui ne se refuse pas… et de préciser le montant qui déclenche un fou-rire irrépressible chez Paul.

« Mais il manque au moins un zéro, là-dedans ! C’est une plaisanterie, Monsieur. »

L’autre ne plaisante pas du tout : « C’est ce que ça vaut. »

Le prix d’une ruine confirme Paul.

« Justement. Pas mieux que ce que ça pourrait vraiment valoir d’ici quelques semaines ! »

Paul saute d’un bond sur ses pieds !

Des menaces ?

« Sortez d’ici, Monsieur. Immédiatement ! Et que je ne vous recroise surtout jamais en ville ni ailleurs ! »

Il chope l’importun par le revers du veston le met brutalement sur ses pieds et le traîne sur le perron manu-militari.

Le gars ne se fait pas prier mais lance tout de même par-dessus son épaule avant de s’engouffrer dans sa Mercédès : « Vous le regretterez, Monsieur et vous serez bien content que je revienne un jour ! »

C’est ça, à le supplier à genoux, peut-être ?

Et il note l’heure et le numéro du véhicule qui se révèlera plus tard être une voiture de location.

Mais même une voiture de location, ça a un propriétaire-loueur qui tient un registre de police qui, s’il n’est pas complet, peut valoir des sanctions administratives…

Plus tard.

Ça commence bien se dit Paul qui n’en revient pas et se verse un gorgeon pour assumer le RDV suivant !

 

Et puis finalement, il réussit à recruter un chef de rang envoyé par Mylène qui paraît sérieux, une lingère et un cuisinier.

Au chef de rang, qui fera l’accueil en attendant les clients, de compléter l’effectif au fil des besoins à l’occasion de la montée en puissance de la « boutique » baptisée « Chez Charles » au registre du greffe du tribunal de Caen situé place Gambetta.

Reste plus qu’à faire toutes les démarches administratives pour obtenir les autorisations d’exploitation, payer les taxes et tribus à l’autorité publique pour avoir le droit d’exister, assurer les visites techniques de contrôle, les pompiers, les vétérinaires, etc. etc.

Florence avait laissé un chantier impeccable, parfaitement conformes aux dernières normes : rien à en redire.

Délai qui permet aussi de tester la cuisine du cuisinier en petit comité… Dans l’ensemble, c’est « peu mieux faire ».

En revanche, question pâtisserie et mignardise, il s’y entend.

Un bon point. Notamment pour les petits déjeuners.

Mais on n’arrive pas à recruter un garçon de salle, un sommelier et un jardinier que ça devient la jungle à tel point que Paul s’y colle à passer la tondeuse lui-même et à faire les ventes de pinard et les supermarchés du coin.

C’est que circulent « des bruits » insistants, tel que Paul s’en ouvre justement à Jean-Luc, en voisin.

« Oui, je suis au courant. Ça circule dans tout Caen : il paraît que tu as refusé de faire affaire avec un « régional » d’étape. Que tu l’aurais jeté à terre… »

Mais non, juste « hors les murs ».

« Tu fais comme tu veux, mais ce gars-là, avec ses copains, peut te pourrir la vie si tu exploites sans lui… »

Ce gars transpirant la trouille ?

Et qui est-ce ?

Ah ça, il ne sait pas bien, tiens donc ! De toute façon, ce n’est pas lui qui est derrière.

Personne ne sait qui, « mais c’est forcément un gros faiseur qui, à mon avis, fait dans les machines à sous… »

Un casinotier de la région, alors ?

Pas forcément.

 

Pendant ce temps-là, Paul passe du temps avec Matilda toujours dans les vaps’, mais dont le rythme cardiaque et l’électroencéphalogramme s’excitent de plus en plus fréquemment quand il passe de longs moments à la masser.

Disons plutôt à la caresser, stimuler ses zones érogènes, enfin celles qu’il connaît !

Et oui, sa « médecine-vaudou » personnelle semble vouloir donner quelques résultats.

D’ailleurs, Matilda finira par entrouvrir les yeux, et plus tard quand Florence lui fera la lecture, elle prononcera quelques gazouillis incompréhensibles : elle entend, alors on la rassure à défaut de savoir si elle comprend et sait ou non où elle est et ce qui lui est arrivé en Italie, et on lui met de la musique et une télé…

Elle en finira par se lever, faire quelques pas, s’alimenter elle-même, bref, guérie mais très, très affaiblie.

Car Florence, les gamins et la belle-famille finissent par rentrer…

Elle gambade avec une seule canne, les « héritiers » sont ravis de retrouver leurs caisses à jouets et les beaux-parents débarquent avec des valises nettement moins encombrantes qu’à l’aller, tel qu’on peut mettre tout le monde dans l’hydravion pour rejoindre la piste de Carpiquet depuis Roissy-CDG.

En revanche, il faudra deux véhicules, la nouvelle C5 de Paul et le 4x4 du « chef de rang » pour installer tout ce beau monde au second étage.

Florence regrette un peu le Pacifique, mais s’astreint de bon-cœur à ses exercices de kinésithérapie – alors que Paul avait récupérer si vite de sa chute dans ses caves – en pensant à relancer son activité d’architecte que les Harrison lui avait promise (des chantiers de réhabilitation immobilière), bosse un peu sur les extensions que Paul souhaite faire sur le versant opposé, derrière le petit-bois qui surplombe le bâtiment, et on peut envisager l’embauche d’une nounou dès que belle-maman et beau-papa sont ramenés dans leurs varappes du sud de la France, ravis d’avoir pu être utiles à leur fille.

Il faut dire qu’au passage et avant leur retour, ils sont allés claquer six mois de retraite en deux jours à Las Vegas, le reste ayant été pris en charge par Paul et leur fille (intégralement par Paul, quoi !)

 

Et Paul peut commencer à s’occuper, depuis ses locaux du Kremlin-Bicêtre, de ses propres projets.

C’est d’ailleurs l’occasion de renouer utilement avec l’amiral Gustave Morthe de l’Argentière qui passait par Paris. Certes à la retraite dans le Gers, il reste actif à « grenouiller » et suivre les destinées de sa fille naturelle, renvoyée dans un placard à balais de Balard qui a finalement été inauguré.

Sauf que le ministre, qui est toujours ministre en cumulant pourtant un mandat exécutif en Bretagne – pour moitié seulement de l’indemnité initiale qui va avec – contre toutes promesses électorales, n’a pas déménagé pour autant son bureau et son secrétariat de l’hôtel de Brienne (et conserve la totalité de ses indemnités ministérielles qui vont avec…).

Les autres gamins de l’amiral, les « légitimes » ainsi que les pièces rapportées, se multiplient régulièrement (trois baptêmes en une dizaine de mois alors que d’autres sont déjà programmés : de vrais lapins !) et sont affectés en général à des grades et fonctions opérationnelles qui leur conviennent, même si l’opération « sentinelle » bouleverse un peu les plans de carrière.

 

Bref, Paul reprend ses allers et retours hebdomadaires, le lundi en début de matinée vers Paris, jusqu’à Pontoise où l’attend sa moto, tellement on se gare et circule avec difficulté dans Paris, et le vendredi soir vers la Normandie où l’attend une « mini », dans sa version « cross-over », achetée d’occasion, laissant la berline à Chevron à Florence pour ses déplacements en semaine. Il y anime un peu les vendeurs de « flacons », Barbara, Anjo par téléphone qui tarde à vendre les actions BKR alors qu’il l’entretient de « ses chèques » des repreneurs de la MAPEA, qu'il en avait oublié de le prévenir, quel que peu mécontent, que leurs « petites-affaires » apparaissaient dans les « Panama-Papers », alors que Jean-Charles navigue sur le moment entre l’Île d’Elbe et Saint-Florent, dans les « caves secrètes » de Jean-Vecchia, comme prévu.

Morthe de l’Argentière à qui il s’ouvre de son projet CISA est enthousiaste. Il faut même le calmer : avant de s’emballer, il s’agit d’abord de définir le format et l’accroche clientèle pour un marché pour le moment un « peu nébuleux » qu’il convient de préciser.

De quoi le faire cogiter.

Globalement, Paul voit trois axes de développement : la télé-sécurité pour les propriétés, l’activité de garde-du-corps avec berline, chauffeur et « ripeur », pour les étrangers VIP en visite en Europe et une activité de collecte ciblée de renseignement « en profondeur », confidentiels mais pas « sensibles », ce serait de l’espionnage frauduleux.

Car il y a une nouveauté qui les guide : Junior n° 4 a été victime d’un attentat en visitant ses « possessions » du Middle-west !

Une charge explosive placée on ne sait comment sous son véhicule blindé, qui l’a fait « sursauter » et a « secoué » son chauffeur. Lui n’était heureusement pas à bord à ce moment-là, mais ça fait réfléchir, ce genre de chose !

D’autant que cet épisode s’accompagne d’autres éléments inquiétants.

Il en vient à se réfugier chez Paul deux jours avant de disparaître « ailleurs », suivi à la trace par une escouade de « g-men » à sa solde qui logent « Chez Charles » : une nouveauté pour lui !

Et pour Paul dont les « premiers clients » ne sont donc… « pas payant » !

 

Secoué, le bonhomme qui craint pour sa famille, d’où sa décision de s’éloigner. Une occasion pour « n° 5 » de prendre son envol dans la gestion des affaires familiales, bride relâchée sur l’encolure.

Et il ne s’en tirera pas trop mal.

C’est aussi l’occasion de faire un point sur l’enquête du FBI qui reste en cours et qui avance de façon surprenante, dans des directions inattendues, finalement.

Pendant les semaines qui suivent le retour de Paul et sous la houlette du juge fédéral Peter Goldberg, l’équipe de Brent Jenkins a poursuivi ses investigations depuis Washington, sur les indications de son agent spécial californien.

Leurs réflexions et analyses sont simples : si on devait donner quelques crédits aux révélations du français, ce serait enfin une « grosse ficelle » à démêler. Il est question de 25 milliards de dollars volés aux irakiens en août 1990 !

Ça ne passe pas inaperçu, en principe.

Mais avant d’accuser et approfondir, il faut étayer la piste. Et d’abord remettre la main sur William River.

Un citoyen particulier : effectivement, il a été journaliste au WP. On s’en souvient encore à la direction du journal, vaguement il est vrai. Un quart de siècle plus tard, les détails se sont estompés dans les mémoires et l’effectif du personnel a évolué.

Une chose est sûre, il a disparu des effectifs à cette époque et même carrément de la surface de la planète, pour ne réapparaître à Honolulu (Hawaï) que six ans plus tard, à l’occasion de l’acquisition d’une entreprise d’exploitation d’huîtres perlières.

Payée comptant et sans emprunt.

Opération ensuite renouvelée au Vanuatu trois ans plus tard, puis en 2003 en Polynésie française, et en 2008 et 2012 au Japon. Un joli petit empire qui dégage quelques bénéfices mais demande de gros investissements.

Tel qu’il faut compter plusieurs dizaines de millions de dollars.

Presqu’au-delà d’une centaine au total, d’autant plus incroyable que le personnage semble avoir aussi un train de vie incompatible avec les revenus que peut procurer une activité pluri-millionnaire.

C’est d’ailleurs là que le bât blesse : avec quels fonds finance-t-il tout ça ? Parce que c’est un métier qui n’est pas réputé ni « high-tech », ni à « forte valeur ajoutée »…

Les marges sont certaines, mais les coûts tout autant et les années se suivent et ne se ressemblent pas, une année étant « bonne », la suivante pas forcément.

Or, William River n’a fait aucun héritage, n’a jamais joué à la loterie, ne fréquente pas les casinos, ni à Las Vegas, ni en Chine ou Macao, ni ailleurs semble-t-il, n’est pas soupçonné d’avoir pu participer à un quelconque hold-up, et pourtant il a su autofinancer non seulement ses acquisitions professionnelles, mais également des biens immobiliers divers, appartements, maisons, dans quelques États et même quelques grandes villes US et étrangères, fait vivre un yacht luxueux et son équipage « et je sais combien ça coûte » précise « n° 4 », dispose de deux hélicoptères et d’un jet-privé avec lequel il se déplace dans tout le pacifique et parfois en Afrique et en Europe.

De plus, il paye régulièrement ses impôts au trésor fédéral et a des comptes bancaires déclarés et bien fournis tout autour de l’océan, d’après son dossier fiscal.

 

Ce ne sera que vers la mi-octobre qu’une réponse semble se dessiner, à peu près par hasard. La photo du bonhomme est diffusée dans tous les bureaux du FBI et des polices des comtés depuis des semaines : William River est recherché comme témoin à entendre. Recherché « mollement ». Mais un diamantaire new-yorkais se présente un jour au bureau de police de son quartier et indique avoir son sosie comme fournisseur de pierres précieuses, parfois « brutes », parfois déjà taillées.

Le Diamond District (littéralement « quartier des diamants ») est un endroit de New York situé sur la 47ème rue west entre la Cinquième Avenue et l'Avenue des Amériques (Sixième Avenue) au cœur de Midtown Manhattan. Un quartier qui se situe un block au sud du Rockefeller Center, et trois blocks au sud du célèbre Radio City Music-Hall, situé sur la Sixième Avenue, alors que la Cathédrale Saint-Patrick est située quant à elle à proximité, sur la Cinquième Avenue.

Le « Diamond District » tire son nom des nombreuses bijouteries qui y sont situées et qui en font l'un des principaux centres de l'industrie globale des bijoux et de diamants au monde, aux côtés de ceux de Londres, d'Anvers, le centre « historique » de cette activité, bien que sur le déclin, de Mumbai dont l'influence est croissante ou encore de Johannesburg à proximité des principales mines.

Un quartier qui est aussi l'un des principaux lieux de vente de bijoux de la ville. 90 % des diamants qui circulent aux États-Unis sont entrés sur le territoire par New-York.

On raconte que si cette portion de la 47ème rue devait être pavée un jour du contenu des coffres des joaillers qui y sont installés, elle le serait uniquement de diamants…

 

La piste sera immédiatement exploitée : dans les livres comptables du marchand, l’acheteur se nomme Johnny Walker ! Or, ce patronyme est « vierge ». Johnny Walker n’existe pas, alors que d’un autre côté le diamantaire excipe la photocopie d’un passeport tout ce qu’il y a de bien américain et en règle.

La seule explication logique et possible, c’est qu’il s’agit vraisemblablement de la fausse identité d’un « John Doe », autrement d’un indic de la police qu’il s’agit de protéger : une personne qui bénéficie du programme de protection des témoins ou de son ancêtre !

Là encore, ça paraît totalement invraisemblable dans la mesure où ce programme des protections de témoins, à qui on offre une « nouvelle vie » sous fausse identité légale et protection policière permanente, est en principe de la seule compétence du FBI qui justement… n’en retrouve aucune trace dans ses archives dans les années 90 à 2000 et même après cet intervalle !

Et puis comment bénéficier d’un tel soutien sans avoir jamais été cité dans la moindre affaire judiciaire ?

Pire que ça, même si le programme « efface » toute trace de l’individu, sous sa nouvelle identité offerte par le département de la justice, de toute façon, un juge fédéral doit pouvoir avoir accès aux moments-clé de la vie « reconstituée » de ce témoin, à savoir ses lieux et dates de naissance, ses parents putatifs, alliés et filiation, son dossier médical, de sécurité sociale et ses états de services militaires.

Là, stupeur : rien ! La machine qui fouille les archives fait choux-blanc et se heurte même à des clés inviolables de chiffrement militaire, protégeant un très haut niveau de sécurité, ultra « top-secret » assez inhabituel…

 

Les recherches du juge Peter Goldberg, à coup de mandats fédéraux, vont entrainer plusieurs conséquences inattendues qui ne sont pas encore connues de « n° 4 » quand il séjourne « Chez Charles ».

D’une part, via Interpol, des demandes de renseignements à des États étrangers sont diffusées sur ce fameux Johnny Walker. Et la police Belge répondra positivement fin octobre 2015 : l’homme aurait fait quelques ventes de pierres précieuses en Belgique, entre Simonstraat et Lange Kievitstraat à Antwerpen qui sont les deux axes principaux du quartier juif, depuis plusieurs années.

Avec un passeport américain.

De fait, le quartier des Hassidim n'est pas spectaculaire, pas plus que les diamantaires ne se font remarquer. Près de 10.000 personnes travaillent pourtant dans la branche.

L'essentiel de ces discrètes activités a lieu dans Pelikaanstraat, à l'ombre du talus du chemin de fer où se trouve la Bourse du diamant et dans les rues adjacentes. Leur présence ici s'explique évidemment par celle de la gare, d'où débarquait au début du siècle précédent la majorité des clients.

C’est donc la bonne piste à suivre : les deux identités sont le fait d’un même homme, mais les autorités militaires US refusent toujours toute coopération.

C’est là que les choses se seront précitées. 

 

Le juge fédéral ne comprend pas et insistera jusque dans les couloirs du Pentagone où il lui est répondu qu’on ne peut rien pour lui sans autorisation et accréditation de la hiérarchie.

Or, celles-ci remontent très haut jusqu’au ministère qui hésite longtemps.

Assez de temps pour alerter sur cette affaire hors norme le « Departement d’Etat » qui émet des demandes de renseignements discrètes à toutes les agences à sa disposition, jusqu’au « Secret-Service », ceux chargés de la protection et de la sécurité de tous les Présidents des USA et de leur famille, ainsi que de tout candidat à l’accès au bureau ovale de la maison blanche : une tâche immense.

Une fois que l’administration démocrate « renifle » un coup tordu à réaliser pour soutenir la candidature de celle que la convention démocrate désignera forcément pour succéder à l’actuel Président la décision sera prise de jouer cette carte-là.

D’autant mieux que s’il est fréquent que le candidat républicain succède parfois à un républicain pour un troisième mandat, depuis la seconde guerre mondiale et à l’exception de Théodore Roosevelt et de Harry Truman, jamais les démocrates n’ont fait plus de deux mandats d’affilée à la Maison-Blanche : c’est dire toute l’importance du challenge à venir qui repose sur les épaules de l’épouse de l’ex-président.

Alors, autant se donner tous les atouts pour y parvenir.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/09/laudato-si-xlvii.html

 

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