Laudato si… (LVI)

29/10/2016 21:13

 

Cinquante-sixième chapitre : Cap sur les caraïbes.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Les financements, ce n’est pas encore un problème depuis le coup réalisé grâce à George, son MIB, sur les BKR-A, que même Anjo en est resté tout retourné.

Ça devait être pour développer le « 003 », mais là, il va prendre du retard…

« En revanche, je verrai bien le matériel informatique enterré sous le hangar que vous allez faire bâtir de l’autre côté du petit-bois (et de la colline). Quitte à ce que Nathalie, qui ne voudra pas venir vivre jusqu’ici, puisse piloter la machine depuis une tête de pont dans l’immeuble du siège des « Prestige Spirits » au Kremlin-Bicêtre. Là-bas, la sécurité des matériels n’est pas forcément assurée, c’est bien trop dense en racailles diverses et pas forcément bien intentionnée, et toujours à la merci d’un coup de sang des autorités, comme on l’a vécu avec le « Comité Libecciu » (cf. épisode « Mains invisible », publié aux éditions I-Cube) »

Gustave acquiesce : « Il faudra simplement prévoir une bonne liaison à très haut débit. »

Plusieurs même, de la fibre optique : une devant, et une passant par l’hôtel, « Les collines de Cabourg », à travers les bois…

« – De toute façon, j’aimerai qu’on pense à avoir une alimentation EDF classique, mais aussi une de secours qui passe par l’hôtel en plus d’un groupe de secours et d’un onduleur qui lui sera indispensable pour une alimentation de qualité : le réseau du pays est bourré de microcoupures. D’ailleurs, et tant qu’à faire, une petite arrivée d’eau, un recyclage des eaux-usées et un petit passage discret jusqu’à l’hôtel me permettrait de vivre en autarcie prolongée sans avoir à me mettre à découvert. À prévoir, si ce n’est pas trop cher et ne défigure pas les bosquets ! 

– Peut-être, mais je ne comprends pas : de toute façon on va vous repérer, dans le coin. Le voisinage va bien voir nos travaux, non ? Et se poser des questions.

– Pas de souci. C’est administrativement un abri anti-aérien, officiellement un site de recherche, d’où la partie enterrée, officieusement un laboratoire de l’armée à entrée interdite, ce qui justifiera la présence de clôtures sécurisées un peu inhabituelle dans le bocage. Et n’apparaîtront en surface que le bulbe végétalisé de l’entrée du hangar qui rattrapera la pente originelle, d’après les plans laissés par Florence, la guitoune de contrôle et des petits bureaux au-dessus.

Pas question de montrer les installations invisibles derrière ledit hangar, ni ce qu’il y aura en-dessous : ça n’existe même pas !

Mais le reste, on pourra faire visiter aux plus curieux, ou aux plus anxieux en toute quiétude. »

Pas idiot…

 

D’autant qu’effectivement, les plans sont prêts et les contrats d’entreprise, le terrassement, le béton et le gros-œuvre, sur le point d’être signé.

Avec toutefois une difficulté pas encore tout-à-fait réglée : Paul veut un cuvelage et un drainage sous et autour des installations, ce que la nappe phréatique n’impose pas, mais aussi une particularité assez spéciale que les gens du cru ne savent pas proposer. Il s’agit d’utiliser de la ferraille à béton, destinée à donner un peu de « souplesse » aux efforts de flexion à supporter par le béton, en acier inoxydable, traité antirouille et enduit d’une étanchéité en néoprène.

Une façon de parer et prévenir le « cancer du béton » : l’humidité du béton au moment de son coulage, mais aussi les microfissures propres à ce matériau et sa relative porosité par micro-capillarité finissent par attaquer l’acier des fers. Se faisant, ceux-ci rouillent et en rouillant, ils gonflent. Or, quand ils changent de volume, ils exercent une pression qui finit par fendiller le béton ce qui accélère le phénomène de destruction de l’ouvrage.

Or, la solution existe, mais, elle est coûteuse, elle ralentira le chantier qui dès lors ne peut être réalisé que par une entreprise au fait de ces techniques : il ne s’agit pas d’un vulgaire « bétonneur » avec sa toupie qui espère que le retrait hydraulique se fasse tout seul.

« Là, il faut faire comme en Sibérie : chauffer le béton pour le renforcer et accélérer les réactions chimiques des ciments. »

Ce qui pose quelques difficultés aux entreprises du cru.

Morthe-de-l’Argentière n’aura plus qu’à surveiller le plus étroitement possible.

Justement.

 

« Dites donc, mon cher, tout cela est bien beau venant d’un subalterne comme vous, mais je deviens votre maître-d’ouvrage délégué avec des missions bien plus étendues que prévu… »

Que ça vaut bien quelques compensations financières.

« Bien sûr, Amiral. C’est également prévu. D’autant que si votre emploi-du-temps le permet, il va falloir que vous vous amarriez aussi à Barbara et son assistante pour recruter les premiers équipages de « nos voitures », que vous leur donniez en plus, avec Nathalie, un minimum de formation et qu’à mon retour on ait une équipe à tester en terme de « protection-volante ».

C’est quoi encore, ce nouveau mystère ?

« À l’occasion, on va pousser le dispositif jusqu’à ses limites par tests successifs dès qu’il sera près. »

Et il voit ça comment, le « chef » ?

« Oh, très facilement. J’ai trois équipes qui tournent bruyamment sur tous les campus universitaires d’Europe pour vendre « mes petits-flacons » en deux saisons. Il suffit de tester nos propres équipes de recherche de renseignement sur ces « anonymes-là » en les prenant pour cible.

Et puis, je vais même vous dire, comme vos équipes n’ont pas besoin de me connaître et que je dispose de deux identités de couverture, on peut jouer comme ça indéfiniment.

Mieux, à l’occasion, on peut même inventer un avatar de moi-même en faisant circuler une carte bancaire et un téléphone portable à travers toute l’Europe pour dérouter n’importe qui : ceux qui ne me veulent pas que du bien, et vos détectives à affuter.

Qu’en pensez-vous, amiral ? »

Que ce n’est pas idiot non plus, mais va demander un peu de temps et des fonds.

« Ma protection personnelle d’abord, incognito, mais attention, des gusses aussi capables de mener de vraies enquêtes en profondeur à la pêche des renseignements manquants de Nathalie et de sa base de données sur les menaces pesant sur nos « cibles-virtuelles ».

Notez qu’en plus, toutes ces équipes ne me croisent jamais. Sauf sous couverture et ignore mon rôle dans toutes ces affaires : au mieux, je n’existe pas, au pire, je suis un client assidu et chiant ! »

Ça va être charmant tout ce micmac…

« C’est mon ultime protection : je reste une ombre, un fantôme en qualité de de Bréveuil, au moins tant que les menaces qui planent autour de moi ne sont pas levées. Et quand bien même, il y en aura d’autres qui vont probablement naître : un patron invisible, ça intriguera forcément… »

Il ne serait pas plus simple de s’enterrer quelle que part sur une île déserte ?

« On en a déjà causé : je ne peux pas ! »

 

Et puis il y a deux raisons tactiques qui viennent à l’esprit de Paul :

« Premièrement, je n’ai pas du tout envie de finir paranoïaque comme tous ces milliardaires que j’ai pu croiser qui se promènent avec une armée privée.

Qui d’ailleurs ne sert à rien face à des gens décidés, juste à leur compliquer les choses. Alors certes, je vais en avoir besoin, mais comme on en a dit, si la mise de fonds je l’assume, en revanche j’écrase les coûts de fonctionnement en partageant les dispositifs, parce que ma tirelire n’est pas infinie. Alors ils ont d’autant plus intérêt à être performants. »

Logique, c’est le format originel de la CISA.

« – Deuxièmement, dans une situation de grand-danger, la vie m’aura appris et confirmé que celui qui ne bouge pas, dans cette lutte du glaive contre le scutum, le bouclier des légionnaires romains, il est toujours le perdant.

Et dans mon cas, c’est ma peau que je risque.

Je l’ai déjà assez mise en jeu par le passé, pour désormais en prendre soin. Faut pas croire que le SIS ou le SIV feront éternellement barrage avec leurs moyens, et je ne compte même pas sur nos effectifs nationaux : ils n’ont pensé qu’à augmenter la densité des patrouilles de gendarmerie dans le coin et pour quelques temps, mais rien à Paris ou au Kremlin-Bicêtre. Et alors, l’examen des menaces, ça leur est complètement passé par-dessus le képi !

Pourtant, on en a fait, tous les deux, pour la sécurité d’autrui, que ce soit à Paris ou en Afghanistan.

Alors, il me faut prendre le relai. Et là, je compte sur vous pour mettre tout ça en place en mon absence. Puis-je ?

– Naturellement, c’est même passionnant, mais ça ne répond pas à ma question…

– Avec ou sans les ticket-restaurant ? »

Rappel d’un fou-rire passé chez Maxim’s…

En fait, Gustave finira par être associé, exactement usufruitier des parts de la société à créer, sa fille naturelle se portant ainsi associée-nue-propriétaire, lui assurant une succession future, hors droits à payer, qui pourrait la laisser avec en héritage de son père naturel un outil de travail qu’elle aura elle-même monté et qu’elle saura donc utiliser.

« Elle ne porte pas le même nom que le mien et ça pourrait nuire à mes futures démarches auprès des autorités… »

S’il veut, après tout…

 

« – Eh bien, je vous remercie, ça va plus qu’arrondir mes fins de mois de pensionné des armées. Mais nos sécurités à nous, à moi, à ma famille, à toutes les équipes à recruter et à leurs familles ?

– Mais ils sont inclus tous dans le même dispositif de la sphère de « couverture de sécurité ». En priorité permanente, bien sûr… »

Voilà qui est rassurant : tout le monde a intérêt à être performant.

« Mieux que ça ! Quelle crédibilité aurions-nous dans ce projet, s’il y avait le moindre pépin à déplorer ? »

Ceci dit, les grands axes ayant été plus qu’ébauchés, il convient d’adapter le second-œuvre des locaux à creuser à ce cahier des charges et finir de solliciter les autorisations, voire la collaboration des autorités, qu’elles soient françaises, anglaises, vaticanes ou autres.

Tout comme il faut embaucher du monde. Des chauffeurs, certes, mais des gars un peu baraqués et sportifs pour faire illusion.

Barbara s’en occupera, aidée d’Élodie, sa nouvelle assistante, de Gustave et de sa fille Nathalie pour la recherche des antécédents des impétrants.

Quant à Paul, il s’occupe de l’équipage pour sa traversée de l’atlantique alors que Mylène va venir à la rescousse pour faire tourner son restaurant refait « à son goût » et plus tard baptisé « Cuisine de filles »…

Une idée à elle.

 

Sur ces entrefaites, « beau-papa » et « belle-maman » font le détour à l’improviste chez Paul, qui les recevra dans sa cuisine, le chantier de rénovation envahissant de gravats les locaux, avec un prétexte gros comme ça d’une envie subite de découvrir le « Mémorial pour la paix » de Caen : il faut dire qu’il ferme en janvier, en général, pour permettre des petits travaux d’entretien et de remise en état.

Une idée qui a germée dans l’esprit du maire de Caen, Jean-Marie Girault en 1969, lui qui a vécu la bataille de Normandie en jeune adolescent qu’il était et a assisté, impuissant à la destruction totale de son cadre de vie et de sa ville en 1944.

Le 10 septembre 1986, les 13 premières pierres du bâtiment sont posées sur l’emplacement du poste de commandement du général Richter, commandant la 716ème division d’infanterie allemande pendant le Débarquement et la Bataille de Normandie. Le bâtiment est inauguré le 6 juin 1988 par le président de la République nouvellement réélu en présence des chefs d'État ou de gouvernement de onze autre pays impliqués dans la Bataille de Normandie.

Depuis, tous les « D-Day », c’est l’occasion de festivités autour du souvenir de la bataille de Normandie gagnée par les alliés, avec visite d’officiels au cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer : plus de 400.000 visiteurs/an et la famille « Rantanplan » n’y seraient jamais passés ?

 

Très embarrassés « beau-papa-belle-maman »…

Viennent-ils annoncer l’imminence du mariage de leur unique fille ?

Pas du tout, pas du tout ! Ils veulent comprendre pourquoi Paul n’a pas « régularisé » ni avant la naissance d’Annabelle ni après celle de Louis.

« Écoutez, on aurait « régularisé », comme vous dites, ça n’aurait rien changé. Elle est tombée sur un bellâtre archi-multimilliardaire et même si elle devra partager sa fortune avec sa première épouse à lui, il en restera assez pour que je ne sois plus dans la course, là. Faut la comprendre… »

Il est en train de leur expliquer calmement que leur fille est vénale, comparable à une bagasse ou une gourgandine à pluri-milliards et ils ne réagissent même pas : curieux, non ?

Pas une once d’indignation…

« Et puis, imaginez la situation si nous avions dû divorcer ? Elle aurait inventé n’importe quelle histoire pour en justifier et vous aurait demandé d’apporter votre témoignage contre moi pour je ne sais quelle turpitude à imaginer. Vous auriez fait ça, vous les grands-parents des petiots à l’encontre de leur père ? Non mais imaginez un peu la suite, les affaires de garde, les droits de visite et tout le toutim…

Là au moins, c’est plus simple. »

Sidérés !

Il approuve alors ?

« Non pas du tout, pensez bien ! D’abord parce qu’on n’a rien réglé des problèmes autour des enfants, mais qu’en plus l’autre con ne sait pas encore à quelle sauce il va être mangé pas la mère de ses propres gosses.

Je ne suis pas contre les familles recomposées, mais là, à mon sens, ça va être saignant avant qu’ils trouvent un accord. »

Et de rajouter que comme emmerdeuse, il semble qu’elle se pose là : il a failli en goûter, d’ailleurs… qu’elle était partie pour une « nuit de compensation » dans les bras de Paul, cocu pour cocu, à laquelle aurait bien participé la veuve toute-neuve de n° 4, la belle-marâtre !

Cocasse, quand on y songe…

« Votre fille n’a pas fini d’en baver ! Mais pire que ça, Junior, je le connais et j’étais un ami de son père. Or, son père vient d’être assassiné pour des raisons de pognons. Une affaire pas très claire, mais qui porte sur des dizaines de milliards de dollar disparus…

Alors bon, je serai Florence, tel père, tel fils, moi, je me méfierai. Je dis ça, je n’ai rien dis ! »

Beau-papa est le premier à avoir une réplique, pendant que « belle-maman », toujours aussi décolorée, rumine du neurone en mâchouillant nerveusement son chewing-gum :

« – On m’a dit que vous-même, tout n’étiez pas très clair… L’attentat ici même. Florence nous a raconté… vos… vos aventures…

– Mes aventures, comme vous dites, c’était avant la conception d’Annabelle. Quant aux… incidents ici-même, c’était juste un racketeur qui cherchait à m’acheter la boutique pour pas cher. Il a envoyé des « casseurs » et ça a mal tourné pour eux parce qu’ils ont cru malin de venir avec des kalachnikovs. Ce n’est pas pareil. »

Une façon comme une autre de voir les choses et de couper court à toute autre explication…

« – Et ils ne sont pas près de revenir. Vous avez vu les flics dehors ? Vous avez croisé, la « roussette » envoyé par Elizabeth II et le cureton que le Vatican m’a envoyé en protection ?…

– Le Vatican ?

– Bé oui ! Vous vous souvenez tout de même de votre passage à Londres, chez la Reine Elizabeth, où j’ai reçu l’ordre de je ne sais plus quoi pour services rendus à la couronne. Le GCVO ou « Chevalier Grand-croix » (cf. épisode « Mains invisibles », chapitre XXII, des enquêtes de Charlotte publiées aux éditions I3), je crois. Bé le Vatican en a rajouté, figurez-vous et pour les mêmes raisons. Mais votre fille n’y est pas allée.

– Ah bon ? Des mains du Pape ?

– Et de qui d’autre ? Tout ça pour vous dire qu’entre des voyous qui s’étripent sur les bords d’un océan lointain pour des dizaines de milliards volés et mes petites frappes-locales, compte tenu des appuis et protections dont je dispose, je ne suis pas bien sûr que Florence ait fait le meilleur choix, question sécurité.

Enfin tant pis. Moi, si je m’inquiète c’est pour mes enfants, c’est tout… »

Ils sont repartis … « secoués », c’est le minimum qu’on puisse dire.

Même si Paul sait très bien qu’objectivement et pour l’heure, elle est finalement plus en sécurité là où elle est sous la protection du FBI, plutôt qu’à se terrer ici auprès de lui, puisqu’il n’a pas d’autres solutions à lui proposer.

 

En attendant, Paul fignole son départ sur Phillipsburg. Il s’agit d’armer Eurydice et de finir de recruter l’équipage. Shirley sera de la partie, mais ce serait bien d’avoir deux gars robustes pour les manœuvres de pont et les quarts.

Deux « tatoués » repérés sur les docks du Havre et qui sont partants non pas pour la solde, mais parce qu’ils peuvent embarquer leur minette…

Ce qu’on ne rencontre plus vraiment dans la marchande, hors les officiers.

Dans le tas, Éric le moins costaud mais le plus « civilisé », semble accroché par l’idée de faire du cabotage dans les caraïbes. Reste qu’il n’a aucun diplôme de « chef-de-bord ».

Quant à leur « poulettes », ce n’est pas de la première qualité : l’une rentre aux îles avec ses formes agressivement rondelettes et cuisine les acras et le « colombo » avec passion, l’autre n’est pas trop tatouée, mais ne sait pas ce que c’est qu’un rasoir : c’est « nature », avec des touffes qui sortent de partout… Faut aimer.

En exagérant à peine, Chubaka ferait presque imberbe, à côté…

 

Ils lèvent l’ancre avec la marée descendante du matin, l’aube à peine naissante pour trois petites semaines sans histoire.

Malgré la température qui pince, la goélette est vraiment ravie de gonfler ses voiles, d’enfiler la petite houle presque en se vautrant de plaisir dans l’écume d’étrave.

Naturellement, la traversée du golfe de Gascogne est un peu plus agitée, Paul mettant cap sur le Finistère ibérique tout en évitant tant faire ce peut la route des cargos qui remontent d’Afrique vers le rail d’Ouessant.

Puis, d’une méridienne à une autre, vers la hauteur de Madère, ils enfilent les alizées qui les mènent tout droit sur Saint-Martin.

Qui n’a rien d’extraordinaire même en hiver et même à Noël.

Bon d’accord, le climat est doux quand il fait beau, on sent quand même un peu la densité de fric, les gens n’ont pas l’air malheureux, mais c’est moche.

Une ville qui s’étend sur un bras de lagune, une grande plage et 3 avenues, une multitude de rues sur quelques kilomètres, la mer devant, la lagune derrière, Phillipsburg n’a d’intérêt que son port de commerce et ses sièges sociaux.

En revanche, côté français, la façade nord-est, c’est déjà nettement plus sympathique.

Enfin, question de goût et d’appétence. Mais au moins il y a du relief à se mettre sous la rétine.

De l’autre côté aussi faut-il noter, mais ça n’a pas le même cachet.

Et puis la lagune y est là plus énorme, avec juste un étroit goulet qui rejoint la haute-mer. Au fond y est installé l’aéroport de Juliana-Princess, là en bord de plage : impressionnant de voir les jumbos vous passer au ras de la casquette…

 

Au nord, Anguilla, plus à l’ouest, les îles vierges britanniques et dans leur sud les mêmes mais américaines, au sud Saint Barth, nettement plus touristique et plein de charmes.

Saint-Barthélemy, c’est une île française des Petites Antilles et une collectivité d’outre-mer (COM) au sens de l'article 74 de la Constitution depuis le 15 juillet 2007.

Avant cette date, à laquelle le changement de statut a pris effet lors de la première réunion du conseil territorial nouvellement élu, elle était une commune et un arrondissement, dépendant du département d’outre-mer de la Guadeloupe.

Assez magnifique, mais de droit fiscal tricolore, sa TVA à taux îlien qui regorge à toutes les étiquettes des magasins de luxe, en font une vraie attraction… touristique.

Plus loin Saint-Kitts et Nevis, Antigua, Montserrat, la Guadeloupe, Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, la Barbade et Grenade, avant de déboucher sur Trinidad et Tobago tout proche du continent sud-américain. Un grand domaine à explorer.

Que des noms à faire rêver étalés sur seulement quelques centaines de mille-nautiques : un paradis pour des croisières de rêves sur un yacht de caractère !

 

Mais Paul n’est pas venu pour faire du tourisme, seulement confier son voilier à un tour-opérateur un peu plus sérieux que d’autres, ravi de disposer d’une telle unité, et pour « l’intendance » à réaliser avec Anjo qui débarque avec plein d’idées plein sa tablette.

Tel que l’organigramme de l’ensemble des activités va sérieusement se compliquer, mais il ne sera pas le seul à y mettre son grain de poivre.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/10/laudato-si-lvi.html

 

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