La corruption…

14/02/2017 11:16

 

Le sida des démocraties !

 

À l’occasion du passage d’une nouvelle décennie, j’avais organisé une petite fête sur la lagune : Réception au Lido, petits fours et canapés, petits-plats dans les grands pour le déjeuner avec de nombreux VIP locaux, croisière sur la lagune pour « ma nichée » arrivée entre-temps et en renfort le soir et copieux brunch pour le lendemain pour ceux que j’hébergeais durant la nuit.

Des festivités assez sympathiques.

Et parmi les VIP en déplacement dans la cité des doges, il y avait un « ami » député « Républicains-démocrates » que je considère comme un « pas-trop-pourri » (parce qu’il en existe), vieux de la vieille, jamais été ministre mais qui reste maire de sa cité.

La seule chose qui m’exaspère chez lui, c’est son côté opportuniste de « brave-soldat » aux ordres, situation qui l’a emmené à être un « Bling-blinguesque » sans retenue et de devenir un « Fifi-lionniste » enragé en moins de 5 minutes au soir des primaires.

Et tout sourire, en plus…

Passons : Il « fait carrière » et se contente globalement de ses diverses indemnités légitimes pour en vivre correctement sans vraiment chercher à en tirer plus d’avantages à portée de sa position.

 

Il m’explique qu’en « Ritalie », la corruption, ils sont champions avec des décennies d’avance sur les « Gauloisie-propre ». On était en plein drame des explications de « Fifi-le-à-déchoir », se voulant transparent vis-à-vis du peuple et des médias.

Celui-là, il n’y a rien à faire : Même quand il montre son kul « tout-propre », il faut encore qu’il en oublie.

Un champion du mensonge par omission qui va lui faire perdre les élections présidentielles.

« Pas grave », fis-je, « Une élection ratée, mais il faut que vous accélériez sur les législatives de façon à aller à Matignon et gouverner le pays pour le redresser, quelle que soit le gagnant du mois de mai. »

Globalement, il n’y a plus que ça pour sauver le pays…

 

Et puis pour aller dans son sens, compatissant, je lui narre quelques-uns de mes dossiers en cours : L’affaire de ce gars à qui mon prédécesseur local a fait faire une opération sur laquelle il gagne 150 K€ sur un « one-shot » et où il doit normalement au fisc-rital quelque chose comme 30 à 40 K€.

Pas gonflé, les meks du fisc ritalien lui en pompent pour près de 120 K€. Réclamation, demande de restitution. Les services ne veulent rien savoir et lui recouvrent encore 60 K€ de plus.

Négociations, arbitrage, conciliation, médiation, ils en redemandent encore 80 K€.

80 + 120 + 60 = 260 pour 150 de gain, il y a comme un lézard alors qu’on lui en doit 90…

C’est d’autant pire que ça, que son frère fait exactement la même opération, sur le même objet, dans le même temps, et à lui on ne le taxe que de 60 K€ sur lequel le service voisin lui restitue 20 K€.

Expliquez-moi ça avec la même loi applicable…

 

Passons encore une fois, même si ma « petite-sœur-à-moâ » se bat de son côté dans une situation similaire avec le fisc Gauloisien. Elle en est à saisir le médiateur de la République… tous les autres recours ayant échoué lamentablement, la faute à l’incompétence caractéristique du Service et de ses agents-autistes !

 

Et pour aller plus loin, je lui raconte aussi cette affaire sur laquelle « mon boss-à-moi » défend les intérêts d’une riche héritière sous tutelle, sise en « Ritalie », où son père a légué l’essentiel de sa fortune à une fondation moyennant la prise en charge de ses enfants (il ne reste plus qu’elle et ses neveux et nièces).

La fondation de droit Suisse consiste en un patrimoine immobilier en Vénétie, un Palazzo, transformé en musée où sont ouvertes au public les collections d’art de la famille.

Et évidemment, tout le monde s’est servi au passage, là où je me retrouve délégué général du bidule à tenter de récupérer quelques œuvres pillées, faire entrer des subventions européennes et des prêts pour rafistoler le palais et virer les « indélicats » qui sont encore à l’effectif du musée à glander, puisqu’il est fermé aux visites depuis presque 10 ans pour raison de sécurité…

Je te vous jure les situations dans lesquelles je me retrouve parfois, moâ patron d’un musée (peu) subventionné, pour qui l’art, c’est un peu comme la confiture…

Et le tout, avec des personnels parajudiciaires locaux qui mettent des bâtons dans les roues des décisions de la Justice Helvétique… sans vergogne et malgré l’intervention du consulat qui rouspète à en faire « incident-diplomatique ».

Passons une dernière fois, c’était pour mettre de l’eau à son moulin et aller plus loin.

 

« C’est ce qui pourrit la vie démocratique de nos pays : La corruption ! Un vrai sida. On fait voter des règles de bon sens et il y a toujours quelqu’un qui en profite pour s’en mettre plein les poches… Notez, que c’est parfois pour « la bonne cause », mais depuis quelques décennies, c’est devenu « à titre d’enrichissement personnel », comme d’une compensation impayée des talents et compétences non-rémunérées. Dramatique. »

Parce que c’est toujours avec l’argent des autres, naturellement, piqué pas pour payer ça, bien sûr…

Et c’est ruineux.

Il me répond en me sortant le refrain du « pas tous pourris ».

D’autant mieux qu’il en est… C’est plus convaincant.

« D’accord, et je veux, Monsieur le député. Heureusement, mais… on sait qu’il y a au moins 4 % d’asociaux dans n’importe quel groupe d’humain, même chez les sénateurs (regardez l’avionneur de Corbeil-Essonnes…) qui n’ont strictement rien à faire des règles communes, même à l’AN (regardez « Bal-Qu’a-Nie »).

On ne devrait avoir des élus qu’au casier judiciaire vierge et en plus, à l’occasion de leurs mandats, qui ne devraient être renouvelé qu’une seule fois pour éviter qu’ils en fassent « métier », il faudrait qu’ils soient sous tutelle-judiciaire pour leurs patrimoine et intérêts familiaux… »

Éclat de rire poli…

Et il se braque quand il reprend ses esprits.

« Ce n’est pas parce qu’on vote des lois qu’on est au-dessus desdites lois : Au contraire, si on veut être libre de défendre l’intérêt général, celui du pays et de ses populations, il faut s’y consacrer à plein-temps, totalement, comme les moines en prières, ne faire que ça et se débarrasser des affaires personnelles.

Il n’y a plus que ça, tellement c’est devenu véreux de toute part, y compris au « F-Haine »… »

 

Et pour bien lui faire piger que je n’ai pas tort, je lui explique : « Vous savez, cher ami, sous De Gaulle, à part les tentatives d’assassinat, nous n’avions pas ces corruptions-là. Ça a commencé avec les « Gis-gardiens » et les affaires « Boulin » et « De-Broglie ». On s’est rendu compte tout d’un coup qu’ils étaient capables de tuer pour protéger leurs petites-magouilles. »

Lui fait partie de ces « happy-few » qui savent pour quelle raison mon « Papa-à-moâ », celui qui me fait frémir encore quand je l’évoque (d’autant mieux qu’il vient, fait rarissime, de se signaler à ma « Môman-à-môa ») s’est fait descendre…

« Ça a amplifié avec les républiques des Corsi, les Léandri, « Passe-quoi », « Tutti-quanti », « Ravioli-Panzani » et surtout l’élection de « Mythe-errant ».

Lui, c’est d’abord quelques picaillons, les affaires Urba et Cie et encore, par personnes interposées, quand le « Chi » en faisait autant à la mairie de Paris-sur-la-Seine.

Puis, ça eu été les frégates de Taïwan, et les marchés d’armement de l’Arabie-saoudite.

« Bat-la-mou » est passé avec les sous-marins pakistanais. « Mythe-errant » a repris la main au moment de la guerre du Golfe et de la réunification de l’Allemagne.

Vous n’étiez pas encore député, mais allez donc jeter un œil sur le collectif budgétaire de 1991 et la loi de finance de 1992 : On y cause de 10 milliards de francs de l’époque reçus du Koweït.

Or, non seulement, il est acté par les ministères qu’on en a reçu au moins 1 milliard de dollar, mais aujourd’hui, quand la députation demande aux ministres où sont passées ces sommes, regardez donc les JO des questions-réponses, plus personne n’en a la trace… »

Ébranlé : Il n’est pas au courant…

 

« Je continue, s’il vous plait. On sait que c’est 7 à 7,5 milliards de dollars qui ont ainsi disparu plus 22 milliards sur l’affaire de l’extinction des incendies des puits de pétrole du moment… »

Je divague, d’après lui.

« Non, c’est très documenté. Vérifiez, vous serez atterré par le niveau de corruption que le pays a pris alors en toute impunité… »

Et ces fortunes colossales seraient où, d’après moi, tellement ce n’est pas possible de planquer autant d’argent sans en laisser la moindre trace… ?

« Dans un premier temps et pendant longtemps il était en Suisse, géré probablement par un trust britannique. Et il a servi à financer la réunification allemande du temps du « Chandelier-Colle »…

Depuis, « Bling-bling » a remis la main dessus et vous l’a refourgué, sous votre nez, dans son grand emprunt : Une commission d’enquête parlementaire peut vérifier la provenance des 35 milliards empruntés sans faire de bruit. Loi de finances rectificative de mars 2009.

Vérifiez, vérifiez, je vous y encourage vivement… »

Je ne lui ai pas expliqué qu’il en était resté encore un paquet dans les tiroirs, parce qu’à 5/6 % d’intérêt de l’époque, même sur seulement 15 ans, on aurait dû récupérer près de 50 milliards d’euros…

Sur 25 ans, probablement autour de 3 à 7 milliards de plus.

Trop dur pour lui d’un seul coup, il aurait pu m’en faire un AVC : Ça aurait fait tache !

 

« Vous savez, le parti est un repaire de bandits de grand-chemin. Entre le « Bling-bling-au-thon » dont personne n’a vérifié la provenance, puisque de généreux donateurs ont renvoyé la carte de bienfaiteurs et que le Trasor attend toujours les demandes de crédit d’impôt attacher à ses gestes, les dépenses de campagnes pour lequel le « chef » à décaisser un an et demi de salaire brut sans moufeter, un peu comme le boss du FMI quand il a fallu payer sa caution pour récupérer son passeport… »

C’est sa femme qui a payé…

« … elle n’a rien payé du tout : Ses toiles sont restées dans les coffres suisses et italiens. On l’aurait vu si elles étaient apparues sur les marchés… et les affaires « Pig-Maillon » de votre « Coopé-rative », là, le Gauloisien sait qu’ils sont tous pourris.

Va falloir drôlement vous occuper de ramer comme des galériens et renouveler le personnel du parti, parce que même votre candidat sorti comme par miracle des urnes de la primaire, ce qui ne vous a même pas amené à vous poser la moindre question, sans faire de bruit, il en a accumulé pas mal en douce.

Jusque-là, tout n’a pas été déballé par les médias : Il y en aura d’autres à suivre jusqu’à le ratatiner totalement.

Alors foutu pour foutu, et croyez bien que je le regrette profondément, il va falloir que vous mettiez le turbo pour remonter la pente de la confiance, à ce que j’en dis. »

Et viser la majorité à l’Assemblée…

Moi, je laisserai émerger des « hommes-neufs », trop neufs pour ne pas être autre chose que des vierges-incorruptibles, écœurés comme je peux l’être avec d’autres par mon environnement immédiat et la façon dans les « affaires d’État » sont menées, ici et ailleurs…

Lui, il est parti.

 

Pas vous.

C’est l’occasion de vous présenter Raymond Bonomo qui n’a pas le profil habituel du geek. Cela n’empêche pas ce retraité, bénévole à l’association Transparency France, d’actualiser chaque jour, depuis l’ordinateur de son domicile, l’unique base de données publiques des condamnations pour corruption et manquements à la probité au pays.

Les condamnations uniquement, passées en « force de chose jugée ».

Pas les « en cours »… Qui sont nettement plus nombreuses.

Depuis deux ans, il passe environ une heure tous les matins à recenser les condamnations prononcées par la justice française dans les affaires de manquements à la probité. Une partie des informations lui est fournie par des internautes, dans une démarche participative. Sa principale source reste la presse. Date, motif et lieu de la condamnation, montant du préjudice… Raymond vérifie les données avant de les intégrer dans la base, de façon anonyme et selon une méthodologie précise : trois personnes, dont un membre permanent de Transparency, valident chaque fiche.

 

Et puis Fabien Schwebel, 26 ans, lui aussi bénévole à Transparency France, s’occupe de la partie technique depuis Dubaï où il travaille comme ingénieur en informatique. C’est lui qui a conçu la carte pour visualiser la corruption région par région. C’est aussi lui qui a mis au point l’outil de comparaison du nombre d’affaires par région, en utilisant le PIB (produit intérieur brut) comme indice, parce qu’il considère qu’« un département qui a moins d’activité économique a aussi moins d’occasions de corruption ».

Une cartographie unique en « Gauloisie-intègre » :

http://www.visualiserlacorruption.fr/home

En l’absence pour le moment de données centralisées et publiques, leur carte collaborative est la seule du genre en « Gauloisie-honnête ». Avec plus de 660 affaires recensées depuis son lancement le 9 décembre 2014, elle dessine le paysage contrasté de la corruption sur le territoire. Au palmarès des régions les plus touchées, « l’Ile-de-Transe » et la région « Pas-kaka » arrivent en tête, mais ce sont l’outre-mer et la Corse qui détiennent les records quand on pondère le nombre de condamnations avec le PIB (qui y reste si faible…).

Le gros des affaires concerne la prise illégale d’intérêts dans le cadre de marchés publics et le détournement de fonds publics. À travers cette exploration des dessous pas très chics de la République, Raymond se défend de vouloir stigmatiser les élus : « Nous ne travaillons pas dans une logique de “tous pourris”. Il nous semble normal que le citoyen sache ce qui se passe dans le domaine du manquement à la probité. »

Une démarche qui « va dans le bon sens », estime de son côté Charles Duchaine, magistrat chargé de mettre en place la future agence anticorruption, dont l’ouverture est prévue au printemps. « Disposer de tels outils permet de donner de la visibilité au phénomène et de dégager des tendances, par exemple sur les catégories les plus exposées dans le privé et le public. Il existe un vrai problème de reconnaissance du phénomène de la corruption. Avoir des chiffres et un suivi participe d’une évolution des mentalités. » Pour le moment, seules des statistiques très générales sont publiées par le ministère de la justice.

 

La base de données de Transparency est en accès libre sur le site. Chacun peut s’en emparer pour imaginer de nouveaux calculs, développer ses propres analyses. En septembre dernier, un « hackathon » a permis de développer de nouvelles visualisations, à partir des montants détournés ou des motifs de condamnations. « On pourrait aussi comparer le délai du jugement en fonction du statut de l’élu ».

Avec cette carte, l’association s’inscrit dans une démarche ouverte de partage des connaissances et de biens communs, avec la volonté de diffuser dans le grand public une culture de la donnée et du code, des outils devenus incontournables dans la lutte contre la corruption, comme l’a montré le récent sommet de l’OGP à Paris du 7 au 9 décembre 2016.

« L’open data est un outil essentiel pour une plus grande transparence » estimant par ailleurs que les « avancées de la loi pour une République numérique dans ce domaine »mais s’inquiète qu’elles sont bridées pas « les décrets puissent en réduire la portée ».

Raymond Bonomo l’a promis, le jour où les informations sur les condamnations pour corruption seront publiques et accessibles à n’importe quel citoyen, il arrête. « Cette carte n’aura plus lieu d’être. »

 

La corruption est partout et mine la démocratie dans mon pays, celui que j’aime tant et qui me le rend si mal.

Il faut être d’acier pour ne pas y succomber : Je le sais avec mes italo-suisses du moment. Il me serait si facile d’en faire mon beurre en toute impunité, et même en toute légalité.

Mais ce serait voler et « Au nom du père », je ne saurai le faire.

Vous savez, c’est un peu comme si vous confiez votre pognon à un tiers « indélicat », qui part avec la caisse : Un peu comme votre banquier qui ferait « défaut de caisse » parce que la loi l’y oblige…

Ah tiens… C’est exactement ce qu’on appelle le « Bail-in » imposé par l’Europe, entré dans votre « corpus-légal » l’année dernière.

Et qui vire au drame en « Ritalie ».

Vous allez aimer, j’en suis sûr.

 

Une fois mon député parti, la fête a continué… On m’a offert un « bon pour » aller en Islande voir les aurores boréales (et je vais en profiter pour faire des repérages pour un futur roman), un stage complet pour passer ma licence « avion », histoire de raccourcir mes voyages en « tas-de-boue-à-roulettes » hebdomadaires vers Le Rocher.

Et, idée sublime, une étoile !

Mais si, c’est possible d’acheter un étoile pour la baptiser – pour l’éternité et à la face de tout l’univers (f)Ummistes, Kameulf et autres – à mon nom.

Le vrai, pas celui de mon pseudo « I-Cube ».

Génial comme idée, n’est-ce pas.

Je crois que je vais faire cotiser « le bureau » pour en payer une à « I-Cube » en sus…

Bon, le problème c’est que si j’ai un beau certificat et une belle carte du ciel en ma possession qui la situe, je reste dans l’incapacité de la situer : Je sais seulement qu’elle est à proximité d’ω Aquarius…

Génial, vous dis-je !

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/02/la-corruption.html

 

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