Indemnités de la Guerre du Golfe : Lettre de rappel au Président de la République

01/07/2017 19:46

 

Atama Teugasiale a été le Premier à adresser à M. Emmanuel Macron, Président de la République, une lettre de rappel sur le dossier de la disparition des indemnités de la guerre du Golfe de 1991

Merci à lui !...

 

 

M. Atama TEUGASIALE

                                                                       PAITA, le 31 mars 2017

 Monsieur Emmanuel MACRON

 Président de la République

 Palais de l’Elysée

 55, rue Faubourg Saint- Honoré

 750008 PARIS

                                                                                  

                                                                                                          

Lettre Recommandée avec A.R                                                                                                    

                                                                                                                                                          

Objet : Recours Hiérarchique

                       

           

Monsieur le Président de la République,

 

            Tout d’abord, au nom de tous mes frères d’armes, Vétérans de la Guerre du Golfe, je salue votre victoire et vous adresse tous mes vœux de succès pour gouverner la France.

 

            Le but de cette lettre est de vous informer d’un fait gravissime relatif à la Guerre du Golfe, le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France en 1991.

 Il a été dénoncé en  1998 par M. Jean-Charles DUBOC auteur de l’ouvrage «  Les Milliards Disparus de la Division Daguet » et détenteur du site « Alerte-éthique.fr » Commandant de bord B747/200 Retraité. Celui-ci a fourni des indications très précises sur ce dossier, ces informations sont très importantes.

 A savoir, qu’il  n’a jamais eu de démenti à ces accusations par les différents Ministères concernés.

 

Pour votre information, en multipliant les actions de communication, forts de leur détermination, bon nombre de Ministres, Députés ainsi que l’ensemble de Hauts Fonctionnaires de l’Etat ont été avisés par M. Jean-Charles DUBOC et M. Vincent FILIMOEHALA (vétéran) qui est un témoin clé dans ce dossier épineux.

 

A ce jour, le Ministère de la Défense reste muet aux nombreuses doléances. Pour quelle raison ce silence ? Vivons-nous réellement dans un pays démocratique ? La liberté d’expression est-elle bafouée par nos élus ? Ils ne sont pas au dessus de la loi, qui s’applique à tout citoyen. Dans ce cas précis, sont-ils aussi complices de cette corruption titanesque ? Et pour finir, je pense que le cynisme en politique est une attitude dictatoriale.

 La prime de guerre prévue pour la participation à ce conflit n’a jamais été virée, alors qu’elle avait été promise par le Gouvernement de l’époque.

 

            Cependant, malgré les diverses missives envoyées par mes soins à votre prédécesseur (le 19 décembre 2014, 12 février 2015 et le 21 juillet 2015), face au mutisme, j’ai l’honneur de vous transmettre ma requête.

 

            Lors de votre première allocution le soir du deuxième tour du scrutin Présidentiel, vous avez affirmé être attentif aux préoccupations  des citoyens en évoquant :

 

            - Les maux, les irrégularités et les discriminations ;

 

- Que vous servirez avec Humilité et Amour au nom de notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité » ;

 

- Que vous serez fidèle aux engagements pris vis-à-vis des français ;

 

- Que vous direz à chaque fois la vérité ;

 

- Que vous protégerez la République ;

 

Et, vous avez conclu par ce message : « renouer avec l’optimisme et rendre aux Français les chances de réussites ».

 

 C’est pourquoi, face aux divers dysfonctionnements constatés à propos de cette indemnité, fidèle aux valeurs Républicaines et en mémoire de mes camarades décédés, blessés, retraités et actifs, j’ai l’honneur de solliciter votre bienveillance afin qu’une « Commission d’Enquête Parlementaire soit enfin diligentée officiellement ».

 

Cela permettra l’analyse des conditions d’un détournement de fonds publics et définir les causes de cet échec de l’Etat. La reconnaissance sera  la régularisation des fonds disparus et prouver que certains de nos soldats souffrent de la pathologie du syndrome du Golfe.

 

Je sais, Monsieur le Président, que vous êtes extrêmement sollicité et trouverez ma démarche très audacieuse, mais, j’agis dans le but d’améliorer le fonctionnement de notre démocratie. Sachez que l’effet médiatique de cette corruption aura un impact énorme dans l’opinion publique Française et Européenne.

 

L’opinion publique approuvera-t-elle ces dérives lorsque cette affaire prendra de l’ampleur par sa médiatisation ? Notre détermination sera à la hauteur de l’enjeu afin que nous puissions enfin bénéficier des droits correspondants exactement à notre engagement pour la défense de la Nation.

 

Pour ma part, je suis un vétéran de la 1ère compagnie du 2ème RIMA, j’ai participé à cette opération et vous, un nouveau serviteur de la République et de ses valeurs. J’ai une entière confiance en votre jugement et sachez, que je ne renierai jamais mes engagements pour ma patrie et suis fier d’être français.

 

En révélant ce délit au Peuple, aux militaires, le détournement des indemnités de la Guerre du Golfe et en transmettant le dossier au Ministère de la Justice, vous redonnerez à la République Française une légitimité qu’elle a perdue et lui garantirez un fonctionnement sain de notre démocratie qui la préservera de toute dérive totalitaire.

 

Si j’ai porté à votre connaissance ce recours hiérarchique, c’est dans le cadre d’une demande d’audience à titre personnel au profit de M. Jean-Charles DUBOC et de M. Vincent FILIMOEHALA qui sont prêts à vous fournir plus en détail toutes les informations capitales liées à la gravité de l’ampleur de cette affaire d’Etat.

 

Je comprends très bien que vos préoccupations du moment vous en empêchent mais je compte sur votre soutien, en qualité de Chef des Armées.

 

Pour conclure, en me référant au cinquième chantier de votre Programme, celui du renouveau démocratique, j’espère qu’une suite favorable sera accordée à ma requête et l’examen de la recevabilité de la demande.

 

            Dans l’espoir, que cette démarche retienne toute votre attention, ainsi que votre équipe Gouvernementale,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

 

 

 

M. Atama TEUGASIALE

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