État du pays

10/03/2016 23:22

 

La « Gauloisie-fière et libre » n’est plus que 6ème puissance économique mondiale…

 

Dépassée par les britanniques : 2.134 milliards d’euros de PIB… seulement.

Notez que ce chiffre est provisoire, « Lyne-sait » tout (pour Institut national de la statistique et des études économiques) continue à faire ses additions et soustractions.

D’ailleurs, elle diverge d’avec le compteur de « Pôle-en-ploie » quant au nombre de chômeurs…

Elle, elle compte 2.855 millions de chômeurs au sens du BIT, pour une population « laborieuse » de 25,519 millions de personne représentant 23,617 méga-ETP (million d’équivalent temps-plein).

Ce qui est magnifique : Comptez bien, svp. 2.134.000.000.000 € / 23.617.000 personnes et vous avez 90.358 €/an par personne ETP !

Soit, si l’on considère une année de 47 semaines de 35 heures de boulot (hors donc les ponts et autres), ça ferait 54,93 €/heure !

Un record mondial, figurez-vous…

Comme quoi on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres !

 

 

 

Ceci dit, tel n’est pas mon propos du moment, car ce dernier chiffre est faux quand on sait (ce sont des statistiques de banquier) que 51 % de la population active gauloise a des revenus inférieurs ou égaux au SMIC/net, et la plupart du temps sont à découvert bancaire.

Et que 25,519 millions rapportés au 66,6 millions de citoyens décomptés au 1er janvier dernier, on est à peine à 38,3 % de bosseurs (fonctionnaires compris) qui supportent tous les autres.

Ça ne fait plus beaucoup de « nantis » : À peine 18 % qui parviennent à faire leurs fins de mois…

Tous ruinés et ils ne se vantent pas : Ils défilaient hier.

 

 

 

En fait, les 2.134 milliards de PIB vont nous servir d’étalon pour mesurer autre chose.

Notre déficit des comptes publics devrait tourner autour de 74,4 milliards en 2015 si la loi de finances est respectée à la lettre : On attendra la loi rectificative de finances fin mars 2016 qui soldera l’année passée pour constater, marri-déçu, qu’il tournera plus vraisemblablement autour de 84,9 Md€, hors les reports. C'est qu'on nous fait croire aussi que l'argent rentre comme jamais avec les contrôles fiscaux : Sont-ils payés pour autant, ou les boîtes déposent-elles leur bilan entre-temps ?

Mais en admettant que ce chiffre soit tenu au centime près, cela en rajoutera autant au niveau d’endettement atteint le 31 décembre 2014 et effectivement notifié aux autorités européennes de l’époque : Soit 2.037,8 Md€ + 74,4 Md€ = 2.112,2 Md€, ou 98,98 % du PIB en 2015…

Encore un effort pour atteindre les 100 % ?

Fastoche : 2.037,8 Md€ + 84,9 Md€ présumés = 2.122,7 Md€, soit 99,47 %, et il en manque à peine…

Un chiffre qu’on vous dissimulera jusqu’à ce que vous soyez abrutis de soleil sur les plages estivales, « pensée unique » et « presse-aux-ordres » obligent.

 

 

 

Au passage vous noterez que ces niveaux d’endettement pouvaient se décomposer de la façon suivante : État, 72,6 % du total ; Odac (organismes divers de l’administration centrale) : 1,1 % ; administrations locales : 8,7 % et administrations de sécurité sociale : 10,0 %, le solde de 7,7 % n’est pas documenté chez « Lyne-Sait » tout de vous !

 

 

 

Oui, mais les dépenses publiques (et assimilées hors les entreprises publiques, pasconsolidées comptées dans les critères de Maastricht), SVP ?

Eh bien c’est un chiffre que vous ne trouverez pas avant quelques mois et en plusieurs morceaux, en principe avant cet été, là encore.

Tout le monde avance des hypothèses, des variations en pourcentage, jamais aucun montant brut : Ils ne savent pas faire et on leur mâche le boulot de la règle de trois, avec ses arrondis flatteurs.

Mais on peut en avoir une idée approximative en le reconstruisant : Avec les 56,5 % du PIB de 2014 qui semble être « consensuel », on arriverait à la bagatelle de 1.205,7 Md€.

 

 

 

D’autres comptent différemment (à partir des budgets votés et d’autres relevés ou publiés) :

État : 397 milliards de dépenses ;

Communes : 132,5 milliards d’euros ;

Départements : 28,7 milliards d’euros ;

Régions : 72,13 milliards ;

Vieillesse-survie : 314,5 milliards d’euros (+ 2,3 %) ;

Maladie : 197 milliards d’euros (+ 2,8 %) ;

Famille-maternité : 53 milliards d’euros (+ 1,3 %) ;

Emploi : 41,9 milliards d’euros (+ 2,4 %) ;

Invalidité : 38,4 milliards d’euros (+ 4 %) ;

Logement : 18 milliards d’euros (+ 2 %) ;

Pauvreté-exclusion sociale : 17,7 milliards d’euros (+ 5,3 %) ;

Accidents du travail : 12,4 milliards d’euros (+ 1,7 %).

Vous faites comme vous le voulez, mais ça fait un total plus précis de 1.323,23 Md€.

Des montants cohérents avec ce qu’on avait pu calculer en 2008 de notre côté.

Soit finalement 62 % du PIB…

 

 

 

Les pourcentages de variation que j’ai pu vous collecter et repris entre parenthèses sont des variations… annuelles !

Le tout pour une croissance du PIB d’à peine plus d’au moins 1 %, dont partie venant de l'inflation des dépenses obligées des ménages…

Une croissance que nous n’avons pas, qui est financée finalement, et selon la comptabilité nationale, par les 74 Md€ officiels de déficit (74/2.134 = 3,46 %… d’où l’effet de levier keynésien … définitivement « négatif » à comparer au 1 % ci-dessus).

Et encore, heureux qu’on se finance en « taux négatif » (de l’ordre de – 0,024 %)

 

 

 

Car vous le savez, la dépense publique, c’est du PIB en barre, comme le reste.

Or, de toute façon, la différence d’avec la première approche, soit 928,3 Md€, c’est la seule « vraie » création de valeur ajoutée des laborieux au labeur dans leurs « boutiques ».

(Je n’aime décidément pas vraiment le mot « boîte » : Ça fait beaucoup trop « cage à esclaves-salariés »)

Et là, ça change tout ! On en revient à 23,89 €/heure de nos ETP, ce qui est nettement plus cohérent avec ce qui avait été mesuré il y a quelques années (où, de mémoire, on comparait les performances allemandes et gauloises s’affichant autour de 27/29 €/heure : Là, on aurait régressé, ce qui correspond bien au « ressenti » général d’environ 10 % sur quelques années du présent quinquennat et aux augmentations d'impôts et taxation).

 

 

 

Avez-vous une idée du Chiffre d’affaires, on ne parle même plus de la valeur ajoutée, généré par les entreprises du Caca40 ?

1.278,973 Md€, mais eux gagnent de l’argent : C’est toute la différence entre une puissance publique aux mains d’énârques et de « politiques » incompétents qui ne comprennent jamais rien hors de leurs « dogmes-partisans » administrés sous intraveineuse et ne vivent que de dénis en dénis inlassablement répétés, coincés du kul dans leur bulle, et des entreprises qui turbinent entre les mains de vrais professionnels, leurs fondateurs et patrons servis par d’autres « corpsards » et de valeureux « prolos ».

Car ce sont eux, pour partie au moins, qui payent tout le reste, par salariés interposés.

Quand ceux-là ne seront plus là, il ne restera que des « petits-patrons » assis dans le TPE/PME de proximité, pour alimenter encore et encore de sang-frais la machine à détruire du pognon.

 

 

 

Conclusion logique : Bien avant que le dernier euro de richesse privée aura été avalé, le système s’effondrera. Que cela vous plaise ou non, c’est une certitude.

Que vous soyez coco, gôchiste, « soce » ou de « droâte », du centre-mou de la « démocratouille », que vous soyez croyants ou athée généreux ou non, génial ou kon, ça ne change strictement rien à la situation.

Le système va mourir sous son propre poids, sa propre complexité et son coût tellement prohibitif que nous n’avons déjà plus les moyens de le réformer utilement.

Comme dit l’autre, la messe est dite.

Ou au casino de son altesse sérénissime : « Les jeux sont faits ; rien ne va plus ! ».

Tautologie qui signifie très justement que les mises sont arrêtées, la roulette touche le plateau, les sorts sont scellés.

 

 

 

J’espère que vous entr’apercevez l’ampleur du problème et si vous pensez que tout va bien se passer, si vous imaginez un seul instant que cela va continuer comme avant, si vous espérez que votre vie ne va pas changer qu’on trouvera bien « une solution », eh bien je ne peux plus rien pour vous : Je ne suis pas psy !

Vous pouvez aussi dire « après moi, le déluge ».

Moi, je peux le dire car je suis définitivement sur le déclin physiologique, trop honteux de laisser une pareille situation à « ma nichée » sans avoir pu rien faire d’autre que de le dire, le répéter, le démontrer, le dénoncer et proposer des solutions.

C’était tellement logique…

 

 

 

Sauf que là, je redoute que ce soit désormais trop tard.

Vous devez comprendre que le déluge ne sera pas après vous !

Nous allons le prendre de plein-fouet (moi, je m’en contre-cogne le coquillard : J’ai mon voilier pour mieux flotter) et ce ne sera pas une partie de plaisir pour la plupart.

Tout ce que je peux faire, ce que nous devons faire, c’est de préparer des solutions qui ne tiennent ni aux « dogmes » qui nous ont conduit là par aveuglement, ni aux « démagogies » des grands « Y’a-ka-faux-kons » qui vous promènent depuis des lustres et qu’il faudrait pendre haut et court.

C’était mon constat d'impuissance…


Parce qu’il y a d’autres publications marrantes de « Lyne-sait » tout dont il faut que je vous cause pour vous réjouir.
Projection en 2060 ! Tout d'abord, la « Gauloisie-métropolitaine » comptera 73,6 millions d'habitants au 1er janvier 2060. L'âge moyen de la population résidante passerait à 45 ans en 2060, contre 41,2 ans en 2016, si les tendances démographiques observées jusqu'ici se maintiennent.

Et on pourrait compter pas moins de 200.000 centenaires en 2060 : Je n’en serai pas, même si mathématiquement ç’aurait pu le faire.

Au cours de l'année 2015, la population a en effet augmenté de 247.000 personnes, soit une hausse de 0,4 %, essentiellement porté par le solde naturel du renouvellement des générations (+ 200.000).

En 2060, les ados du moment auront des parents qui ne sont pas encore nés…

 

 

 

Côté population active, le nombre d'actifs serait de 31,2 millions en 2060. Du fait de la croissance de la population âgée, il n'y aurait plus que 1,5 actif pour 1 inactif de plus de 60 ans en 2060 alors qu'ils sont 2,5 actifs pour 1 inactif de plus de 60 ans en 2016. Il n'y a donc pas de temps à perdre pour allonger l'âge de la retraite !

Ah bon, ça ne vous fait pas rêver d’un âge meilleur ?

Tant pis.

 

 

 

L'Institut Montaigne a d’ailleurs publié une note dans laquelle il préconise d'allonger non seulement la durée de cotisation mais aussi l'âge de départ à la retraite. La viabilité financière du système en dépendrait. « En portant l'âge de la retraite à 63 ans et la durée de cotisation à 43 ans au cours des dix prochaines années, la situation financière des différents régimes sera rééquilibrée à l'horizon 2025 », assure-t-il.

Notez que pour le Conseil d'orientation des retraites (COR), indique que si on continue à ce rythme, la dette cumulée des seuls régimes-retraites pourrait représenter 25 % du PIB dès 2040. « En 2015, les dépenses de retraite représentent à elles seules 13,6 % du PIB (…), soit bien plus que la moyenne de l'Union Européenne qui se situe autour de 10 % », déjà bien plus élevée que la moyenne de l'OCDE qui se situe autour de 8 %.

Pour ce think-tank, il convient d'augmenter l'âge de la retraite. L'effort est aussi demandé à ceux qui ont commencé à acquérir des droits tôt sans pénaliser les jeunes ayant fait des études longues.

Comme quoi, on vous prépare déjà à la prochaine réforme, là.

 

 

 

Également dans le collimateur – il y a d’autres thèmes que je vous passe – la prise en compte de la pénibilité, qui peut permettre un départ anticipé à la retraite : « Un piège politique » auquel « il faudrait avoir le courage de renoncer purement et simplement », au profit du développement de la prévention.

Je demande à voir, car il se trouve que justement, la loi « Elle-Konnerie » saluée par tous va tailler dans la médecine du travail : On ne sera plus obligé de rencontrer un médecin du travail tous les deux ans pour garder un « certificat d’aptitude »…

Une infirmière fera le boulot…

Tant pis pour la prévention, me direz-vous ou autant se tirer une balle dans le pied en cas de « burn-out » !

 

 

 

Notez que par ailleurs, la science avance aussi et nous propose des solutions de sauvetage de vos régimes de retraite : On nous a dégoté une arme redoutable ! L’impact du changement climatique sur la production agricole se traduirait probablement par une diminution moyenne de 4 % de la consommation de fruits et légumes.

Une modification qui, même minime, entraînerait une surmortalité, selon les chercheurs.

C’est « The Lancet », qui publie cette étude qui est parvenue à estimer le nombre de décès qui pourrait en résulter en 2050 dans 155 pays. Selon elle, en 2050, 500.000 morts/an supplémentaires seraient imputables aux conséquences du réchauffement climatique.

Ça se traduit en effet par des phénomènes météorologiques extrêmes comme des pluies torrentielles ou des sécheresses, aux impacts dévastateurs sur les productions agricoles.

Si aucune mesure n'est prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique pourrait réduire d'« environ un tiers » l'amélioration prévue de la quantité de nourriture disponible d'ici à 2050, indiquent les chercheurs.

 

Soit, au niveau individuel, une diminution moyenne de 3,2 % de la quantité de nourriture disponible, de 4 % de la consommation de fruits et légumes et de 0,7 % de celle de viande rouge par rapport à 2010.

« Ces changements pourraient être responsables d'environ 529.000 morts supplémentaires en 2050 », estiment-ils : Ce n’est pas grand-chose, mais ça peut aider à conforter les « grands-équilibres » des régimes sociaux, en pense-je cyniquement.

Après tout, on n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas.

 

Par malchance, les pays les plus touchés seraient ceux aux revenus faibles et moyens, essentiellement dans la région du Pacifique ouest (264.000 morts) et d'Asie du Sud-Est (164.000). Près des trois quarts des décès surviendraient en Chine (248.000) et en Inde (136.000).

Je ne sais pas compter pour avoir été un élève assidu et exclusif de l’ékole-pue-blique, mais à mon sens, ça fait plus que 529.000 décès.

 

« La consommation réduite de fruits et légumes pourrait faire deux fois plus de morts que la sous-alimentation », estiment les chercheurs. Et là, les impacts les plus importants de la baisse de consommation de fruits et légumes « se feront probablement sentir dans les pays à haut revenu ». Conclusion : Limiter les émissions de gaz à effet de serre pourrait diminuer le nombre de morts de 29 % à 71 % selon les scénarios.

Et inversement… Magnifique, non ?

 

Rassurés ?

Moi, pour l’heure j’en rigole, mollement à cause de ma côte manquante, d’autant que c’est demain les histoires d’en rire : On va y tirer le portrait de nos « femmes ».

Un régal pas méchant.

 

Et je vous laisse avec cet état des lieux pour passer une douce journée et une nuit pas du tout perturbée.

Simplement déçu de devoir être doublé par les 65,1 millions de britanniques sur la 5èmemarche du podium des « grandes puissances » : Ces kons-là, ils sont moins nombreux, sont gouvernés par un « anti-soces » réac’, comptent encore en Livre et roule à l’envers sur leur chaussée, et ils ont le culot de passer devant leur voisin qui se comptent à plus de 66,6 millions !

Décidément la honte au « Capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois »…

 

http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/03/etat-du-pays.html

 

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