Charte des socialistes pour le progrès humain

24/01/2017 11:23

 

Gourgandine ! Gigolette ! Jambonnette ! Que c’est beau…

 

 

Alors que 5 de leurs candidats à la candidature viennent de se faire éliminer (on va y revenir demain), j’ai eu du mal à m’en remettre tellement c’est si beau…

Pour quelle raison obscure je n’ai donc jamais adhéré à cette magnifique déclaration ?

 

Extraits :

 

« Unis contre l’injustice et pour une vie digne, notre combat depuis qu’il y a des socialistes, forts des contributions militantes à nos États généraux, nous proclamons la Charte de l’identité socialiste.

 

PRÉAMBULE

 

Socialistes, nous sommes fiers de nos valeurs. (…). Nées avec les idées des Lumières, les idéaux de la Révolution française et les luttes du mouvement ouvrier, elles conservent leur force : la liberté et la justice, l’égalité et la citoyenneté, la fraternité et la solidarité, la laïcité et la responsabilité, l’Europe et l’internationalisme. Indissociables de la République, ces valeurs inspirent des luttes et des lois sur tous les continents, guident notre action et donnent un sens à nos vies.

 

Nous inscrivons notre engagement dans le cadre européen. Nous agissons pour construire un espace politique qui incarne l’intérêt général des citoyens.

 

Nos valeurs sont au service du progrès humain dans toutes ses dimensions : l’émancipation individuelle, la redistribution des richesses, la préservation écologique, la souveraineté démocratique, la conquête de nouveaux droits. Les bouleversements à l’œuvre dans le monde impliquent que les socialistes reformulent leur conception du progrès face aux nouveaux défis que constituent le réchauffement climatique, des technologies inédites aux conséquences multiples, une nouvelle donne géopolitique, mais aussi l’affirmation d’un bloc réactionnaire et antirépublicain en France.

 

Pour que nos valeurs éclairent le nouveau siècle, nous avons un devoir de fidélité et d’inventivité.

 

Fidélité à ce qui est le cœur du socialisme.

 

Nous voulons l’émancipation. L’émancipation de la personne humaine va de pair avec l’émancipation collective. Elle conjugue autonomie individuelle et justice sociale, reconnaissance personnelle et solidarités collectives, réalisation de soi et bien commun qui commence par le respect de la planète.

 

Nous chérissons la démocratie. Notre vision de la démocratie représentative est exigeante. Nous renvoyons dos à dos les tentations oligarchiques et populistes. Les citoyens doivent pouvoir participer, être informés, associés, actifs. La réforme est notre méthode de transformation sociale : elle vise toujours le progrès humain.

 

Nous construisons l’égalité réelle. C’est d’abord dans l’aspiration à l’égalité que se forge la séparation entre la gauche et la droite. Pas d’humanité libre sans individus libérés des inégalités de situation, de revenus, de destin ! Pas d’humanité libre sans égalité entre les femmes et les hommes : le socialisme est un féminisme.

 

Nous croyons au progrès. Contre les idéologies du déclin, nous avons confiance en l’avenir et dans le génie humain. Pour nous, si la connaissance et la science contribuent à l’épanouissement individuel et collectif, elles doivent servir dans leurs usages à préserver la planète et à lutter contre la pauvreté, l’oppression, les préjugés, l’obscurantisme.

 

Nous œuvrons pour la justice sociale. Nous voulons transformer la société au service du plus grand nombre.

 

Nous affirmons le primat du politique sur l’économisme. Nous agissons dans le cadre de l’économie de marché. Nous agissons à tous les niveaux pour mobiliser les énergies afin de faire prévaloir l’intérêt général. Nous refusons la société de marché où tout s’achète et se vend.

 

Nous avons l’énergie du collectif. L’humanité s’éprouve dans l’altruisme, pas dans l’égoïsme. L’individu ne peut pas être solitaire, il doit être solidaire.

 

En ce début de XXIe siècle, nous devons aussi faire preuve d’inventivité.

(…)

L’identité socialiste est vivante. Elle tient compte du contexte, mais elle doit toujours chercher à transformer le réel et servir notre projet d’émancipation : que toute personne puisse décider sa vie dans une société solidaire. Unité des finalités, pluralité des moyens, telle est notre perspective. En toute occasion et partout où ils se trouvent, les socialistes doivent dire ce qu’ils font et faire ce qu’ils disent.

 

Pour sortir de la crise, il faut prendre la mesure de ce qu’elle est : un changement de monde, dont l’évolution du capitalisme contemporain est une dimension qui met d’abord en péril la planète.

(…)

La planète atteint un point de non-retour écologique. L’accélération du réchauffement climatique est sans équivoque, sans précédent et sans conteste d’origine humaine (…). 

 

Le nouveau monde est connecté et complexe, porteur d’espoirs et de convulsions. (…)

 

La fragmentation du salariat fragilise la social-démocratie traditionnelle (…).

 

L’individualisme étend son empire (…).

 

Les grands récits hérités du XIXe siècle sont brouillés (…).

 

La démocratie est médiatique et numérique. Nouveaux médias et réseaux sociaux modifient le débat public (…).

Dans ce monde et dans ce moment, l’identité socialiste renouvelée est irremplaçable.

 

Parce que le marché veut régir la vie et pas seulement l’économie (…).

 

Parce les enjeux sont mondiaux et que notre parti est internationaliste (…).

 

Nous voulons bâtir un éco-socialisme (…).

 

Nous voulons humaniser la mondialisation (…).

 

Nous voulons bâtir une alter-Europe (…).

 

Nous voulons l’éducation à tous les âges de la vie (…).

 

Nous voulons une nouvelle croissance : productive, qualitative, coopérative (…).

 

 

Nous voulons une puissance publique active (…).

 

Nous voulons développer et moderniser : l’État protecteur (…).

 

Nous voulons une société du bien vivre (…) : Nous portons un projet de civilisation (…). 

 

Nous voulons la République toujours recommencée : Les socialistes sont profondément, passionnément républicains. (…).

 

Nous voulons la démocratie accomplie (…).

Vouloir le progrès humain, c’est vouloir la démocratie.

 

Nous, socialistes, à l’issue de nos États généraux organisés en 2014, année où nous célébrons l’œuvre et la vie de Jean Jaurès assassiné il y a un siècle, nous adoptons la Charte de notre identité. 

 

Elle est notre référence collective. Elle nous rassemble, éclaire nos débats et oriente notre action. Elle est une indispensable contribution au rassemblement de la gauche et des écologistes, comme le dit notre Déclaration de principes. Elle est le socle fondamental de notre identité politique pour le peuple français et les peuples du monde. Elle est l’emblème dont peuvent se saisir les femmes et les hommes qui refusent que la pensée et la planète soient livrées à l’égoïsme, au fatalisme, aux fanatismes. 

 

L’humanité aspire à de nouvelles Lumières. Elles justifient le progrès humain autant qu’il les fonde. »

 

Bon, sympa avec vous, je vous épargne les « détails » de la logorrhée : Ça prendrait plusieurs heures de lecture, même si c’est beau à en pleurer !

C’est simple : On dirait presque une prière universelle de chez les « papistes ».

Or, je sais que votre temps est précieux, accaparé en quasi-totalité par vos activités lucratives individuelles à tenter de gagner un peu de votre croute quotidienne pour payer aussi tout ça…

 

J’en retiens pour ma part que si ce n’est pas une utopie, c’est cher.

Une seule vie n’y suffirait pas…

D’ailleurs cinq années de toutes les vies de toutes les personnes n’y ont pas suffi, loin de là : Même vos gosses et les gosses de vos gosses pas encore nés n’y suffiront pas !

Et encore, comme ils font référence à Jaurès (Jean-le-totem), ça fait plus d’un siècle qu’ils auraient dû se réveiller…

 

Autrement dit, ça confirme que le « socialisme-Gauloisien », c’est bien un « Mythe-errant » depuis si longtemps…

Quand même dommage de ne pas s’adapter au « temps humain »…

Certes, on peut avoir des idéaux comme guides de nos actions, du « vouloir tendre vers… », je n’en disconviens pas, mais encore faudrait-il être raisonnable et mesuré.

 

Ah oui, c’est sans doute pour cette raison que je n’y adhère pas finalement, même si c’est si beau que, raisonnablement, j’aimerai tant y adhérer de toute mon âme !

Mouscaille, fèces, bran, cagade, étron : Vraiment pas de chance…

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/01/gourgandine-gigolette-jambonnette-que.html

 

 

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