Charb avait réclamé le port d’arme… en vain.

18/11/2015 19:50

 

Quand le port d’arme était refusé aux journalistes de Charlie Hebdo !...

 

"Charb était adepte du tir sportif. Pour se délester de cette présence policière, il avait demandé une autorisation de port d'arme. Sans suite."

C'est par cette cruelle citation tiré d'un récent article, paru dans l'hebdomadaire Télérama, que nous apprenons que le dessinateur/journaliste et ex-directeur de la publication du journal satyrique Charlie Hebdo , Stéphane Charbonnier -dit "Charb", était "l'un des nôtres" puisqu'il était tireur sportif.

 

Sous constante protection policière depuis 2011, celle-ci s'était apparemment maintes fois révélée contraignante d'après le témoignage d'un proche, au point que l'intéressé avait réclamé le droit au port d'armes, ce qui est prévu par la Loi :

"Article R315-5

Le ministre de l'intérieur peut autoriser par arrêté toute personne exposée à des risques exceptionnels d'atteinte à sa vie, sur sa demande, à porter et transporter une arme de poing ainsi que les munitions correspondantes dans les limites fixées au 1° de l'article R. 312-47.
L'autorisation, délivrée pour une période qui ne peut excéder un an, est renouvelable. Elle peut être retirée à tout moment.
Le préfet du département du domicile du titulaire de cette autorisation de port d'arme lui délivre, sur présentation du certificat médical mentionné à l'article R. 312-4, l'autorisation d'acquérir et de détenir, pour la même durée, l'arme de poing et, dans les limites prévues au 1° de l'article R. 312-47, les munitions correspondantes. En cas de retrait ou de non-renouvellement de l'autorisation de port d'arme, l'autorisation d'acquisition et de détention d'arme devient aussitôt caduque. Son titulaire se dessaisit alors de l'arme et des munitions selon les modalités prévues aux articles R. 312-74 et R. 312-75
."

La faute de l'Etat dans cette affaire est donc, une nouvelle fois, pleine et entière en refusant d'accéder à la requête d'un citoyen soumis à une situation à hauts risques, ce qui est justement prévu par la Loi.

L'Association de Tireurs continuera inlassablement à réclamer que le droit de propriété sur les armes de catégorie B, ainsi que le droit de se défendre avec ses armes, soit reconnu à tout français jouissant de tous ses droits civiques et possédant un casier judiciaire vierge.

Cette cruelle tragédie nous renforce à nouveau dans notre combat militant pour le droit à la défense personnelle !

Source : http://www.armes-adt.fr/2015/01/16/charb-avait-reclame-le-port-darme-en-vain/

 

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