Californie, Catalogne et la grève en « Gauloisie »

12/10/2017 13:31

 

Un mardi exceptionnel !

 


Oh, une grève insolente : Même pas autant que le 12 septembre dernier alors que le mouvement était « unitaire » (…mais dans le désordre).

« Mak-Rond » les épuiserait-il ?

« Que » 400.000 manifestants, tous cortèges et toutes centrales confondus, quand la police en compte 55.000 (il y en a qui devrait retourner au CP et apprendre à compter) c’est de toute façon 20% de moins !

Décevant…



En revanche, puisqu’il s’agit des « fonctionnaires-fonctionnants », donc une grève « catégorielle » et que ça n’était pas arrivé depuis 10 ans, ils restent « unitaires » quant aux revendications à s’opposer à plusieurs mesures gouvernementales.

Le premier mot d’ordre concernait le point d’indice resté bloqué entre 2010 et 2016. « Tagada-à-la-fraise-des-bois » l’avait dégelé l’an dernier, mais son successeur a décidé de le bloquer à nouveau pour 2018.

Le résultat est simple, les salaires n’augmentent pas. Ils ne suivront même pas le rythme de l’inflation et pour les personnes de catégorie C, les moins bien payées, la situation est difficile.

Je veux bien…

Les mêmes chez les « territoriaux » et dans « l’hospitalière » : « On a le sentiment d’être en train de s’appauvrir puisque tout augmente, mais pas mon salaire ».

Les fonctionnaires oublient de vous dire que leur rémunération augmente en moyenne tous les trois ans et de façon totalement automatique du fait des grilles indiciaires. C’est le miracle de la fonction publique. Sans rien faire, le salaire augmente régulièrement !

Essayez de trouver la même chose dans le « privé », hors les minimas et vous m’en reparlerez…

Cette machine infernale produit le fameux « glissement vieillesse-technicité » qui dérape d’ailleurs de 300 millions cette année.

Encore n’évoquent-ils pas les fréquentes augmentations de prime qui vous coûtent très cher, à vous « pôv’Kontri-buables » et qui sont attribuées dans une opacité totale.



Les enseignants eux prennent aussi le chemin de la rue pour protester contre la diminution des contrats-aidés et réclamer, bien sûr, une hausse de leurs revenus. Cette grève aurait touché plus particulièrement le primaire, où près d’un enseignant sur deux s’est annoncé à l’arrêt.

À « Paris-sur-la-plage », plus d’une école sur dix aurait été totalement fermée.

Pas grand-chose…

Les suppressions de postes prévues dans la fonction publique leur font également peur: « Nous réduirons le nombre d’agents publics de 120.000 emplois sur la durée du quinquennat », avait annoncé « Jupiter » pendant la campagne présidentielle.

C’est moins que « Juppette » et encore moins que « Fifi-le-souteneur ».

À y regarder de près, si le chiffre change, les années passent et cette tendance perdure. Aux impôts, par exemple, près de 36.000 postes ont déjà disparu des effectifs en 15 ans. Cette disposition se poursuit avec près de 1.800 suppressions de postes en 2017 et 1.600 l’an prochain veut-on nous faire croire.

Moi, j’ai recompté : On n’a pas tout ça dans le budget 2018 mais, contrairement à 2007, avec seulement 1.600 suppressions de postes.

Ils oublient aussi de parler des légions d’emplois aidés dont ils bénéficient depuis des années, et dont ils ont un besoin si crucial pour faire le boulot quotidien. Les « pôv’-aidés » sont effectivement affectés aux tâches que les fonctionnaires titulaires n’ont pas envie d’assumer. C’est beau la solidarité…

Et ils omettent de vous rappeler que dans loi de finances 2018 seront créés 16.000 emplois nouveaux pour régulariser la situation de ces « petites mains », souvent traitées comme des esclaves-subalternes.

On est vraiment très loin des suppressions d’emplois connues sous « Bling-bling »…



Et s’est rajouté une dizaine de syndicats de médecins, praticiens hospitaliers, qui sont eux aussi entrés dans le mouvement pour dénoncer « l’étranglement financier » de l’hôpital.

Si plus d’un fonctionnaire sur dix a fait grève mardi dernier, c’est donc pour réclamer un coup de pouce salarial (votre pognon…). D’autant que les syndicats sauront lundi prochain si le gouvernement lâche un peu de lest sur le dossier de la compensation de la hausse de la CSG…

Pas de raz-de-marée = cap maintenu, rassurez-vous.

Les taux de grévistes communiqués par le ministère des Comptes publics en début de soirée faisaient état d’un mouvement suivi par un peu plus d’un agent sur 10 : 14 % dans la fonction publique de l’État, dont 20 % dans l’enseignement primaire, 9,5 % dans les collectivités locales et 10,4 % dans la fonction publique hospitalière.

Une nouvelle intersyndicale de la fonction publique est prévue le 24 octobre mais pourrait être décalée.



Ce n’était pas tout : Les fonctionnaires soutiennent que le jour de carence n’existe pas ou plus dans le secteur privé alors qu’il est prévu de le leur appliquer.

Il faut vous dire que le jour de carence existe dans le code du travail, mais il est effectivement très souvent comblé aux frais de l’employeur par des contrats de prévoyance souscrits auprès d’un assureur privé.

Et au passage, aucun fonctionnaire ne se demande comment font les entreprises, réputées d’horribles lieux d’exploitation, pour supporter des charges que la fonction publique ne parvient pas à financer…

Aujourd’hui, c’est le contribuable qui paie de fait et, au nom de la solidarité, les fonctionnaires entendent bien continuer à prélever cet impôt déguisé.



La question de l’augmentation de la CSG, justement, qui ne serait pas compensée. Là encore, les fonctionnaires ne manquent pas une occasion de comptabiliser toute opération qui leur serait défavorable, mais ils oublient soigneusement de rappeler les avantages extravagants dont ils bénéficient.

Dans le domaine de la protection sociale, tout fonctionnaire n’a pas assez des dix doigts de ses mains pour compter les cas de promotion en fin de carrière pour donner un coup de pouce à la retraite d’un collègue. Comme la pension est calculée sur les six derniers mois de carrière (alors que, dans le privé, elle est calculée sur les vingt-cinq meilleures années), la tradition veut qu’on récompense les partants par une promotion de dernière minute que le « Kon-tribuable » finance de force.

Car les retraites des fonctionnaires ont besoin de 38 milliards annuels d’impôts pour trouver leur équilibre…

Et dans ces 38 milliards, il serait intéressant de savoir quelle part est directement due aux promotions de complaisance (qui seraient à-peu-près systématiques). On se rendrait donc compte que, chaque année, les fonctionnaires empochent bien plus que la compensation de la CSG et on ne les voit jamais descendre dans la rue pour protester contre ce privilège.

Des fonctionnaires au service de la Nation, ou le kon-tribuable au service des fonctionnaires ?

‘‘That is the question’’…



Ceci dit, à Londres (et à Madrid), à Bruxelles, on attendait « le catalan » : C’est nettement plus important pour l’avenir de la Souveraineté-Jupitérienne de l’Europe (relire ici aussi).

Et vous aurez noté avec amusement que jusque-là, c’est le « silence-complet » dans toutes les capitales européennes et de l’UE, que ce soit pour condamner (ou approuver) les velléités indépendantistes catalanes ou la rudesse policière espagnole : On n’entend quasiment rien, ni personne !

C’est que tout le monde flippe…

Et moi de rassurer mes interlocuteurs du moment : « On en a eu un à Matignon durant plusieurs années (« Menuet-Valse »). Ça a une grande gueule mais pas de kouilles ! »

Comprenez : Quasiment tous les pays de l’UE ont leur Catalogne potentielle.

L’UK bien sûr avec l’Écosse et le Pays de Galles, voir l’Irlande du Nord (merci le Brexit), la Belgique avec la Flandre, mais aussi la Ritalie avec la Vénétie (indépendante de 697 à 1797) voire sa voisine la Lombardie, voire toutes les régions du Nord groupées en une « Padanie » riche et industrieuse, affranchie du Sud (vu comme) pauvre et maffiosi-étatiste depuis Naples et jusqu’en Sicile.
La « Romanie », on ne sait pas si elle a des velléités de scission…



Et ça ne s’arrête pas là : Sans même évoquer la « Corisca-Bella-Tchi-tchi » ou le Pays basque espagnol, on mentionnera les Hongrois de Roumanie qui revendiquent l’autonomie du Pays Sicule (partie de la Transylvanie qu’ils peuplent), la Voïvodine qui veut s’émanciper de la Serbie, ou, symétriquement, les Serbes de Bosnie ouvertement séparatistes.

Si les Catalans pouvaient éviter de réveiller tout ce petit monde…

Ces « Gitans » (comme les nomme un de mes correspondants local) – y incluant « Sœur-Âne », la mairesse-parigote – n’auraient rien compris à la « vision jupitérienne » de « Manu-Mak-Rond » quant à l’avenir de la démocratie : Ils veulent tout et tout de suite, n’importe comment.

« Ah bon ? « Sœur-Âne » réclame elle aussi l’indépendance de l’Île-de-Gauloisie ? »



La fièvre indépendantiste un « truc » de pays d’Europe du sud ou centrale ?

Un des dossiers les plus chauds est celui des îles Féroé à qui le Danemark a refusé l’indépendance en 2004 et qui doivent revoter sur cette question en 2018.

Notez que les Malouines l’ont perdue mais que la Slovaquie l’a obtenue de Prague.
Pareil le Vatican, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, la Croatie, le Monténégro, le Kosovo, la Slovénie mais pas encore le Mont Athos…

Quant aux Kurdes, turcs, irakiens, iraniens, ils attendront une autre ère.

Et pan : Le président de la Catalogne prend l’initiative et aura annoncé et signé mardi soir une déclaration d’indépendance.

Mais c’est pour mieux, et dans la foulée, la suspendre…

Pas le kouilles, vous dis-je !



Pourtant il a estimé que sa région vivait un « moment historique », s’appuyant sur la victoire du « OUI » à l'indépendance à 90,19 % des voix, lors du référendum d'autodétermination du 1er octobre, et il loupe la marche…

 

Il faut lui envoyer des « marcheurs » !

Notez que 90 % des voix avec un taux d'abstention s’élevant à 57,6 % des inscrits puisque les « unionistes-locaux » ne se sont pas dérangés pour un référendum « interdit », ça ne fait pas beaucoup, même si c’est plus que la moitié et deux fois plus que pour « Jupiter »…

On est loin du divorce par consentement mutuel de la Tchéquie et de la Slovaquie.



« Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d’une déclaration d’indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue », a-t-il déclaré.

Après la déclaration du président de la Généralité de Catalogne, le gouvernement espagnol a de toute façon jugé « inadmissible » cette position. « Mariano-rabat-joie » avait laissé entendre qu’en cas de déclaration d’indépendance, quelle qu’elle soit, immédiate ou différée, il pourrait suspendre l’autonomie de la région (art. 155 de leur constitution), une mesure sans précédent depuis 1934.

En fait, comme le catalan a donné « du temps au temps », on peut y voir une tentative de chantage (avant de voir se dresser un mur le long de sa frontière « indépendante », façon « rideau de fer », Mur de « Trompe » ou encore celui de la honte en Israël).

En réalité, il « ne sait pas où il est, ni où il va », a déclaré la numéro deux du gouvernement conservateur espagnol.

Et puis quand on sait que le gouvernement espagnol a déjà pris le contrôle des finances de la région en septembre, il peut aussi instaurer un état d’urgence allégé lui permettant d’agir par décrets.

On en connaît d’autres.

Et une arrestation du leader régional et de son entourage dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà ouverte pour sédition n’est pas à exclure.



L’ambassadeur d’Espagne en « Gauloisie-des-Lumières » aurait même dénoncé sur BFMTV un « coup d’État au ralenti » en Catalogne.

Bien vu.

De toute façon Bruxelles a fait savoir qu’il n’était pas question de faire entrer la Catalogne-indépendante dans l’UE, même si les habitants cette région riche, qui pèse 19 % du PIB du pays, sont tout de même 16 % de tous les Ibériques.

Ils vont payer leur tortillas et tapas comment au juste ? En Euros ou en Pesetas ?

En dollars, peut-être : Les Cartels vont pouvoir venir en blanchir un maximum, s’ils prospèrent encore un peu dans ce sens-là…



Le dollar, justement…

Figurez-vous que pendant que tout ce petit-monde s’amuse, à Barcelone ou sur les pavés de boulevards « gauloisiens », la Californie crame.

Déjà plus d’une douzaine de morts à déplorer.

Disons que ça devient coutumier de par chez eux, puisqu’on en entend parler tous les ans.

Seulement là, c’est assez extraordinaire : Même les vignobles seraient détruits !

J’en chus sur mon séant…

Pensez, une vigne brûler ?

Mais comment font-ils pour faire du vin s’ils n’arrosent pas leurs ceps ?



Mon « Cousin-Dumè » m’expliquait il y a quelques années, pour avoir été aussi vigneron – et distillateur de gnôle genre « Danger : À ne pas secouer trop fort » – et avoir visité des caves sur place, c’est qu’à Napa Valley, c’est du flanc.

Oui il y a des tonneaux, des fûts, des cuves, des bouteilles, même plein de vignes, mais ils vendent surtout « de la poudre » mélangée à de l’eau.

Le vin, ils le tirent à la demande et en fonction du goût de l’acheteur : Un coup de « boisé », une lichette de « fruits rouges », un peu de tanin, quelques gouttes de citronnelle à l’occasion et de l’alcool mélangé au jus de raisin (pour « la robe ») à la couleur demandée…

Preuve par l’évidence : Une vigne, ça ne brûle pas si c’est correctement entretenu.



C’est d’ailleurs un conseil de survie que je vous donne : Si un jour vous êtes cernés par de gigantesques incendies, soit vous courez à la mer, vous plongez dans un lac, soit vous vous munissez d’un sceau d’eau et de quelques torchons.

Les torchons c’est pour être mouillés dans le sceau et appliqués sur vos voies respiratoires supérieures.

Et vous filez au milieu de la vigne en restant allongé : Le feu ne pourra pas vous atteindre.

Bé pas en Californie, figurez-vous.



C’est vous dire si mardi j’aurai eu une journée « hors du commun ».

Mais pas pour les deux premiers thèmes abordés : Du recuit, parfaitement entendu, ceux-là !

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/un-mardi-exceptionnel.html

 

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