Au nom du père II : chapitre XXVI : Chaud début de tournée en Chine

07/12/2015 09:41

 

Au nom du père (Chapitre XXVI ; Tome II)

 

Chaud début de tournée en Chine 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Ce n’est que lendemain, après qu’elle ait récupéré un peu, que Paul emmène Florence d’abord au Kremlin-Bicêtre pour faire la connaissance des locaux et de Barbara, qui s’installe petit-à petit. 

N’ayant pas d’atelier pour travailler, elle décide de s’installer au second étage, sous la terrasse pour y poser ses crayons : Le lieu où Paul souhaitait poser son propre bureau… 

Et c’est là, qu’après une série devenue assez classique avec elle, après avoir tendu ses lèvres vers celles de Paul tout en se détournant, mais en l’attirant quand même vers un mur, tout en le repoussant pour mieux écarter les jambes, qu’il découvre aussi que la dame, hé bien elle ferme les yeux « pendant » non sans s’être excusée de sa hardiesse incommensurable, avant, pendant et après, même si ce n’est pas ce qu’elle veut dire. 

 

(Aparté n° 33) 

 

Parce qu’elle expliquera plus tard, qu’autrefois à Calvi, si elle en mourrait d’envie à chacun des passages de Paul, elle ne voulait rien en voir se pensant « liée » par serment avec son « futur-ex-futur ». 

Désormais, elle n’est liée avec personne, ayant tout juste eu une aventure qu’après sa séparation d’avec qui on ne sait, le meilleur ami de l’ex, qui a abusé de la situation : Une « solide » dans la constance, que la jeune fille ! Il faudra que Paul s’en méfie. 

Il n’a pas l’habitude. 

Bref, ils ont pu ouvrir le livre du Kâma-Sûtra ensemble et commencer à le feuilleter au fil des exercices pratiques, ce qui reste d’ailleurs fort agréable pour tous les deux, désinhibant la « prude Florence » dont le tempérament de feu peut enfin trouver à s’exprimer au-delà de ses fameux « excuse-moi, ce n’est pas ce que je voulais dire » ou faire ! 

 

Évidemment, il l’emmène sur le bâtiment du « Château-sur-Cher » début février. Non seulement c’est rendez-vous de signatures chez les notaires, avec remise des clés définitive, mais c’est l’occasion de bosser un peu pour Mylène qui a déjà des idées bien arrêtées sur les aménagements qu’elle compte faire de ses locaux. 

Une terrasse en surplomb du fleuve impétueux qu’on peut traverser à pied sans se mouiller la taille à cet endroit, ex-lieu de passage aisé de la ligne de démarcation de fugitifs « nordistes » pendant les années noires de la dernière guerre-mondiale. 

Une vaste salle dans les salons donnant sur la terrasse, derrière l’entrée entourée d’un côté par le cellier et la cambuse et de l’autre la cuisine : Une idée stupide qui aurait fait cheminer des nourritures fraîches en travers de l’entrée et des souillures des visiteurs ! 

Les services vétérinaires aurait demandé à tout refaire faire avant autorisation d’ouverture. Florence en disposera autrement avec aplomb, même si ce n’est pas ça qu’elle veut dire, parce que c’est très bien, etc. 

Des chambres sur les deux niveaux supérieurs et dans le donjon, les chambres du personnel, bureaux et cave à vin, situés dans l’ancienne écurie attenante.

Elle voit grand Mylène. 

 

Ce jour-là, Paul est un peu déçu : Il comptait bien faire quelques « étapes-coquines » dans les auberges sur la route du retour, mais Mylène insiste pour que Florence se mette rapidement au travail et tente de se la mettre « dans la poche » : Elle tient à son statut « d’ancienne incontournable », à lui faire bien rentrer dans la tête, si la donzelle envisage de prendre ses quartiers autour de Paul. 

C’est qu’elle doit quand même être avertie, la « jeunette », de son point de vue ! 

Ah, Mylène dans son rôle de « mère-maquerelle » et l’autre avec ses « non-mais-si », « oui-pas du tout », « ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, enfin si, mais en fait non », etc. 

En attendant, elle aura même acheté de la lingerie fine en dentelle pour en mettre plein la vue à Paul et deviendra de plus en plus délurée au fil du temps… 

Que du bon avant son départ pour la chine, après « validation » par les « autorités respectives ! 

 

Paris/Hong-Kong par le vol de la nuit, son passage obligé dans le cockpit des pilotes qui se marrent des mésaventures de « Charlotte » en Adriatique et s’extasient de son tour du monde hypersonique, début mars (Paul est encore à Londres fin février pour s’assurer des virements du 28), c’est 11 h 30 de voyage dans le mauvais sens du décalage horaire, pour arriver le lendemain à 18 h 00, heure locale, alors qu’il à peine onze heures du matin pour l’estomac ! 

Une journée de 43 heures pour se « caler » avec une vie nocturne normale… 

Hong-Kong (香港 en chinois dans le texte) littéralement, « Port aux parfums » située sur la rive orientale de la « Rivière des Perles », sur la côte Sud de la Chine et baignée par la mer de Chine méridionale, est très officiellement une région administrative spéciale de la République Populaire de Chine, la plus grande et la plus peuplée l'autre étant Macao, depuis sa rétrocession en 1997 : Elle compte environ sept millions d'habitants, et que des « Hongkongais » en plus. 

À part les quelques 20.500 résidents britanniques expatriés sur l’île qui porte ce nom, qui sont aussi bilingues pour la plupart anglo/cantonnais (et non pas le mandarin parlé en RPC) parmi les 265.000 ressortissants anglais, en comptant ceux des territoires. 

Et tout ce petit monde qui grouille en tous sens a pu garder la particularité totalement britannique de rouler à gauche sur la chaussée, des noms de rue en anglais, son système légal, sa monnaie, son système politique électif socio-politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration au moins pendant 50 ans encore, jusqu'en 2047… 

 

La ville, à laquelle Kowloon est annexée depuis 1860, séparé de l'île par le Victoria Harbour, et les « nouveaux-territoires » pris à bail en 1898 par la Couronne, sont prolongés jusqu’à la ville de Shenzhen créée de l’autre côté des collines, face à la frontière de Hong-Kong, deuxième ville la plus peuplée de Chine du Sud après Canton. 

Curieusement les collines sont assez peu construites entourant cette mégapole et restent couvertes de forêts protégées afin de prévenir les glissements de terrain vers les zones habitées en contre-bas. 

C’est parce qu’Hong-Kong et les hauteurs de Kowloon connurent de nombreux glissements de terrain destructeurs au XXème siècle, causés par les fréquents typhons du coin, au point de servir de modèle mondial dans la prévention et l'évacuation des habitants lors de ces cataclysmes. 

La population se concentre surtout sur une bande littorale. Près de sept millions d'habitants s'entassent sur 1.092 kilomètres carrés. Mais si l'on tient compte que, du fait des reliefs préservés, seulement un cinquième du territoire est constructible, la concentration urbaine atteint donc en moyenne plus de 30.000 habitants/km² ! 

À l'inverse, la plus grande plaine, qui se trouve excentrée dans le Nord des Nouveaux territoires, reste elle aussi moins peuplée que le centre historique. 

Si l’île de Hong-Kong est la première région habitée par les colons anglais, elle est en effet assez montagneuse et la population se concentre dans sa partie nord. Aujourd'hui encore, les quartiers de Central et Wan Chai forment le cœur politique et économique de la RAS. 

La valeur des importations et des exportations y est supérieure au PIB. La ville, de plus en plus intégrée fonctionnellement à la République Populaire de Chine, avec laquelle elle réalise 47 % de ses échanges. 

Les investissements hongkongais en Chine, notamment dans le Guangdong, sont également très importants. 

Ses liens étroits avec la Chine et son statut autonome offrent à Hong-Kong le rôle d’intermédiaire entre la Chine continentale et Taïwan. 

Le tourisme joue un rôle croissant. La RPC autorise depuis le 28 juillet 2003 certains Chinois à visiter Hong-Kong en dehors de voyages organisés en groupes. Hong-Kong compte parmi les villes qui sont en concurrence en tant que centres financiers mondiaux. 

Hong-Kong est directement concurrencée par Singapour, et dans une moindre mesure, par Shanghai. 

 

La péninsule de Kowloon fait face à la côte nord de l'île. Mong-Kok, l'un des quartiers de Kowloon, serait le quartier le plus dense au monde, avec des chiffres allant de 150 à 200.000 habitants au km² (5 m² seulement par habitant…), alors que Kowloon était initialement un quartier populaire, abritant des immigrants de Chine continentale… 

C’est à partir de la fin des années 1990, que de nombreux gratte-ciel relativement luxueux y ont été construits, notamment du complexe de l'Union Square. 

Beaucoup de ces gratte-ciel sont résidentiels, mais le plus haut d'entre eux, l'International Commerce Center (484 mètres), abrite un hôtel, le Ritz-Carlton où descend Paul, et des bureaux. 

Une plate-forme panoramique est ouverte aux visiteurs au centième étage qu’il visitera une fois remis de ses « siestes-réparatrices ».

 

Hong-Kong est devenu un centre essentiellement tertiaire : C’est la 11ème entité commerciale du monde et le 3ème centre financier mondial. 

Son économie est depuis quinze ans la plus libérale du globe : Les taux de prélèvements obligatoires y sont très bas et les législations peu contraignantes. 

En outre, l'activité économique de Hong-Kong permet à son port d'être le huitième du monde pour le tonnage cargo avec 259,402 millions de tonnes métriques et le troisième pour le trafic conteneurs avec 24,494 millions traités en 2008, très, très loin devant Le Havre et ses grévistes CGT. 

Quant à l'objectif de la politique monétaire hongkongaise, elle est de maintenir fermement la stabilité monétaire, gage de confiance dans les affaires.

Étant donné son ouverture vers l’extérieur, il s’agit en pratique de maintenir le taux de change à 7,80 dollars hongkongais pour 1 dollar américain. Depuis 2005, le change se fait entre 7,75 HK$ et 7,85 HK$, d’une remarquable stabilité : C’est la Suisse de la Chine. 

 

Mais Hong-Kong bénéficie aussi de bonnes infrastructures de transport : Le « Hong-Kong Tramways » (réseau de tramway), et le « MTR », système efficace et développé de métro qui compte un réseau de 212 km, souterrain dans les zones les plus peuplées, desservant 163 stations, transportant 84 millions de personnes par an et traversant les bras de mer. 

L'infrastructure routière de Hong-Kong, d'excellente qualité, est parcourue par une myriade de taxis et de très nombreuses lignes de bus. 

Trois tunnels routiers traversent le port et relient l'Île au continent. 

Un projet pharaonique projette même de relier Hong-Kong à Macao et Zhuhai par un pont routier marin de plusieurs dizaines de kilomètres à travers l'estuaire de la « rivière des Perles. » 

Destination touristique et commerciale internationale, Hong-Kong vend aussi et simultanément la dernière mode européenne et des vêtements chinois traditionnels. Le contraste est saisissant entre les centres commerciaux ultra-modernes et les marchés typiques de « Stanley » ou de « Jade » que Paul visitera chaotiquement à retour de Xuzhou. 

On trouve dans chaque quartier des boutiques vendant des herbes médicinales chinoises, notamment le long de « Bonham Strand » à « Sheung Wan ».

L'effervescence de la ville se retrouve la nuit dans les quartiers de « Lan Kwai Fong » et « Wanchai ». 

Mais pas seulement, l'industrie du divertissement est centrée autour du cinéma hongkongais et de la « cantopop ». Ces deux industries sont étroitement liées, par les capitaux mais surtout par les stars qui passent presque systématiquement d'un milieu à l'autre. Ces stars ont d'ailleurs souvent émergé à la télévision, très populaire depuis 1967. Télévision, cinéma et musique connaissent un succès local et international considérable, exportant notamment vers les communautés chinoises émigrées. 

Et du fait d'une grande liberté d'expression, en tout cas plus grande qu'en Chine continentale, le cinéma hongkongais présente un grand intérêt pour l’ensemble de la Chine et sa culture traditionnelle. 

Quant au théâtre, l’occidental coexiste avec l'opéra cantonais sur les mêmes scènes, la musique traditionnelle chinoise avec les orchestres symphoniques… 

Et ce qui fait un des attraits incontestables de l’ensemble aux yeux de Paul, ce sont les odeurs incroyablement diversifiées : La mer, la pollution, et toutes les fragrances des marchés aux nourritures si peu réfrigérées, les odeurs de cuisine, les épices multiples. Même les feuilles de thé sentent bon : Le paradis pour des anglais, suppose-t-il ! 

 

Paul fait le voyage en compagnie de « l’agent Hang » : Pas désagréable, le garçon. Mais c’est un fumeur de mauvais tabac et il souffre du manque de nicotine sur la fin du voyage le rendant d’humeur ronchon malgré les efforts qu’il met à ne rien en laisser paraître. 

La fraîcheur du climat les accueille, il ne fait pas plus chaud qu’à Paris ni qu’à Londres, le ciel est gris, et il se précipite hors de l’aérogare pour en griller plusieurs sur le tarmac avant de revenir chercher son bagage sur les tapis roulant et passer les contrôles de douanes plutôt symboliques… 

Pour y retrouver ses collègues qui monteront la garde dans le couloir de l’hôtel : Demain, il s’agit de « livrer » Paul aux autorités chinoises, mais cet après-midi, il s’agit de le conduire dans la suite qu’il s’était réservée et où l’attendent les « deux fugitives » ramenées de Pyongyang la veille : Une des exigences de Paul ! 

Il n’aurait pas été plus loin s’il ne les avait pas vues vivantes et en bonne santé. 

Elles le sont, mais entravées par un bracelet électronique explosif à la cheville qui leur arracherait au minimum la jambe si elles sortaient de l’hôtel, la clé de désamorçage devant être rendue dans 48 heures, après le départ de Paul à Xuzhou, sa première étape, et son retour. 

Cécile Wiseppe est aux anges. Elle se loverait dans la minute tout contre son « libérateur » après toutes ces longues semaines d’angoisse et de dépaysement. 

Mais Paul exige de Stéphanie Roya, qu’il ne connaît pas et dont il découvre les tatouages et piercing du plus mauvais effet, de la « soumettre » avant, tant qu’il est encore en forme. 

Ce n’est pas tant que celle-ci soit particulièrement sexy avec ses touffes de poils fournies sous les aisselles, ni tellement attrayante, un peu coutre sur jambe, la fesse un peu trop rebondie et un peu hommasse sur les bords, l’œil terne, la tignasse courte, ses ignobles tatouages sur les épaules et les hanches, mais il faut lui montrer qui est « le boss » : Et pour 100.000 dollars, il estime qu’elle lui doit bien ça pour le lui faire savoir, même si elle marque sa propre réticence à se « soumettre ». 

Et ça commence fort : Cécile intervient pour faire : « Je vais te montrer comment n’importe quelle fille soumet n’importe quel mec ! » 

 

(Aparté n°34) 

 

Il va aimer ce genre de situation, estime-t-il après cette chevauchée fantastique du début de soirée locale ! 

Il y reviendra d’ailleurs après avoir dîné dans la chambre, pendant qu’elles lui racontent leur épopée. 

S’il connaît l’histoire invraisemblable et criminelle de Cécile et ses rondeurs molles et sensuelles, il ne connaît pas le parcours criminel de sa complice d’évasion. 

Une archi-multi-récidiviste bretonne, jeunesse bâclée, adolescence pourrie sur le macadam de la capitale après une série de fugues et marquée par la délinquance montant en gamme dans la violence, jusqu’à ce jour où elle trucide son « mac » à l’occasion d’une bagarre de rue où elle est la seule à se faire gauler par la « poulaille » du pays, alors que ça virait « guerre des gangs » sur les trottoirs de son quartier à tournantes. 

Ce n’est pas une pute, dit-elle. Juste une innocente de ce dont on l’accuse. Mais il paraît qu’on a retrouvé ses empreintes sur le surin qui a éventré son comparse. 

Passons : Toutes les prisons du monde sont bourrées d’innocents. 

 

Puis l’évasion hasardeuse à l’occasion d’une virée sanitaire à l’hôpital de l’AP-centre-ville. 

L’une pour une appendicite aigue, l’autre pour avorter des « fruits » de la visite de Paul dans sa prison… 

C’est la seconde fois qu’il perd un gosse « pur-produit » de ses œuvres ! 

Jamais deux sans trois… se dit-il. 

L’évacuation sur la Corée du Nord, les geôles du Guide, le stage commando, le self-combat, la musculation, les exercices de tir : La corvée ! 

Et l’arrivée à Hong-Kong entravée hier soir, la mise au placard avec le bracelet électronique explosif à la cheville. 

Pour quoi tout ça ?

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/12/au-nom-du-pere-chapitre-xxvi-tome-ii.html

 

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