Au nom du père : chapitre XXXII : Tremblements de Terre

30/12/2015 11:40

 

Au nom du père (Chapitre XXXII ; Tome II)

 

Tremblements de Terre 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Le départ pour San Francisco est suspendu par un vaste tremblement de terre. 

Le 11 mars, il est 14 h 46 quand le Japon est frappé par le plus puissant tremblement de terre de son histoire, de magnitude 8,9. Le séisme, qui s’est produit dans le Nord-Est du pays, à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi, et est très fortement ressenti dans une grande partie du pays, y compris à Tokyo, la capitale, où les grattes ciels vacillent pendant de longues minutes. 

Impressionnant comme les bâtiments dansent sur leurs fondations prévues à cet effet pour amortir les secousses latérales et/ou verticales. 

Les gens, pas affolés : Ils tiennent le mobilier à portée de main. 

Paul et ses deux acolytes sont dans un magasin à souvenirs où tout, mais alors tout, se rue à terre depuis les étagères, les racks et les présentoirs. 

Des cris, mais pas de réelle panique. 

Ce qu’il saura un peu plus tard en partance pour l’aéroport, c’est que la secousse est suivie d’un tsunami dévastateur. 

Des vagues atteignant dix mètres pénètrent parfois sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. 

Les villes et villages côtiers sont anéantis. 

Les premiers bilans évoquent plus de 1.000 morts et disparus. 

Toute l’île de Honshu vient de se déplacer de 2,4 mètres vers l’Est ! 

 

Des bateaux se retrouvent à sec sur les toits de maisons, c’est le désastre montré en boucle sur les télés du pays, des rues et routes encombrées de détritus : Toute l’économie s’arrête, les gens se tiennent en alerte des répliques. 

Et puis deux vidéos curieuses [1], qui montrent l’une une ombre qui fille sur la vague vers le large alors qu’une autre s’enfonce vers les terres à vive allure. 

Paul ne manquera pas de les retrouver sur internet en pensant à la conférence de presse du « Capitaine Haddock » de l’année précédente sur les Ovni, venu témoigner de son observation de 1994. 

Sûr qu’il va s’y intéresser. Il faut dire aussi que depuis le 28 janvier dernier, il n’y a même pas deux mois, des vidéos circulent [2] déjà sur l’apparition de Jérusalem. 

Mais n’est-ce pas une bulle de vapeur qui se déplace sur la vitre de l’hélicoptère (ou de l’avion d’où sont prises ses images) qui suit la vague dévastatrice [3] ? 

 

Immédiatement, les transports ferroviaires, aériens et routiers sont interrompus dans toutes les provinces de l’est, Tokyo compris. Plus de 8 millions de foyers sont privés d‘électricité. 

Et malgré l’arrêt automatique de 11 des 55 réacteurs nucléaires du pays, les infrastructures sont endommagées, en particulier dans la centrale de Fukushima 1, à environ 240 kilomètres au nord de Tokyo. 

Le lendemain, alors qu’on déblaye, la situation nucléaire s’aggrave. Pour enrayer la hausse de la pression dans le bâtiment du réacteur 1 de la centrale de Fukushima 1, le gestionnaire du site Tokyo Electric Power (Tepco) procède à des rejets volontaires de vapeur vraisemblablement contaminée. 

L’opération provoque une accumulation d’hydrogène qui entraîne une explosion. Le toit du bâtiment abritant le réacteur s’effondre. 

L’explosion est accompagnée de rejets radioactifs « très importants » selon l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Une catastrophe nucléaire majeure est redoutée. 

Tepco indique pourtant que ni le réacteur, ni l’enceinte de confinement n’ont été affectés par la déflagration : L’accident est classé au niveau 4 sur 7. 

Plus de 200.000 personnes résidant à proximité sont évacuées. 

Le 13 mars, le Premier ministre Naoto Kan déclare que le Japon fait face à la « plus grave crise en 65 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale ». 

La dernière, c’était un certain 9 août, dans le sud de l’île à Nagasaki… 

Au total, 100.000 soldats et sauveteurs sont mobilisés. Les premières équipes de secours étrangères arrivent sur place. D’autres sont en route. 

Une fusion partielle du cœur du réacteur 1 de Fukushima est envisagée. 

L’inquiétude grandit alors que les pannes touchent les systèmes de refroidissement d’autres réacteurs de la centrale. Des experts évoquent un risque de 70 % qu’un nouveau séisme de magnitude 7 ou plus se produise dans la région de Tokyo sous trois jours. 

Car il y a des répliques en quantité. 

 

Le 14 mars, alors que la puissance du séisme est réévaluée de 8,9 à 9 (soit le plus puissant au monde depuis 1900), les répliques se poursuivent, dépassant parfois 6 de magnitude. 

Mais l’alerte au tsunami est levée sur les côtes nord-est du pays. Environ 2.000 corps sont découverts sur les côtes de la province de Miyagi alors que 2,6 millions de foyers sont toujours privés d‘électricité. 

Sur le front du nucléaire, la situation continuera de s’aggraver quand Paul peut enfin évacuer vers les states. 

Deux explosions se produisent au réacteur 3 de Fukushima 1, sans endommager le réacteur selon Tepco. Tokyo demande l’aide de l’AIEA et des États-Unis. 

La Bourse de Tokyo en profite pour chuter de 6,18 %, entraînant dans son sillage les Bourses d’Asie-Pacifique. De son côté, la Banque du Japon procède à la plus importante injection de liquidités de son histoire. 

 

Le 15, on pourra noter une nouvelle aggravation de la crise nucléaire avec une explosion dans le réacteur 2 de Fukushima puis une explosion suivie d’un incendie dans le réacteur 4. L’AIEA estime alors que l’enceinte de confinement du réacteur 2 « n’est plus étanche ». 

Le commissaire européen à l’Énergie parlera même « d’apocalypse » et de la perte de contrôle de la situation à Fukushima 1. 

Avec la hausse du niveau de radioactivité, les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres reçoivent la consigne de se calfeutrer chez elles. 

À Tokyo, le taux de radioactivité augmente pendant la journée avant de redescendre. 

L’aide parvient difficilement aux 500.000 sinistrés malgré le renfort des équipes de secouristes étrangers. Le bilan officiel du séisme et du tsunami est alors de 3.373 morts et 6.746 disparus. 

 

Le 16 mars, c’est au tour du réacteur 4 de Fukushima de connaître une série de graves problèmes, avec notamment un nouvel incendie. Principale préoccupation, la piscine de stockage de combustible usé. À propos du réacteur 3, le gouvernement japonais estime que l’enceinte de confinement a peut-être été endommagée et se dit prêt à demander la coopération de l’armée américaine. 

La radioactivité augmente fortement avant de baisser sur le site de la centrale. 

L’Empereur Akihito, dans une allocution télévisée rarissime, se dit « profondément préoccupé ». Il «prie pour la sécurité du plus grand nombre ». 

Le froid et la neige perturbent désormais les opérations de secours. 

Les autorités engageront une véritable course contre la montre afin de tenter de refroidir les réacteurs de Fukushima 1. Après une première tentative avortée à cause de taux de radioactivité trop importants, le 17 mars des hélicoptères entrent en scène pour déverser des tonnes d’eau de mer sur les réacteurs et les piscines de combustible usagé. Le succès de l’opération est très relatif dans un premier temps. Aux hélicoptères succèdent ensuite des camions spéciaux de l’armée munis de lance à eau très puissantes. 

Les efforts se concentrent en particulier sur le réacteur 3 car il utilise du combustible MOX, un mélange d’uranium et de plutonium, plus instable.

Le bilan du séisme et du tsunami se monte à alors 5.321 décès et 9.329 disparus. 

 

Le lendemain 18 mars, la « course contre la montre » continue. Le réacteur 3 de Fukushima 1 reste prioritaire. L’Agence de sûreté nucléaire japonaise relève de 4 à 5 sur 7 la gravité de l’accident nucléaire. Cette catastrophe est désormais classée au même niveau que « Three Mile Island », aux États-Unis, en 1979. En 1986, Tchernobyl avait atteint le niveau 7, le plus élevé. 

Tepco, gestionnaire de la centrale, tente de reconnecter la centrale de Fukushima au réseau électrique afin de faire redémarrer, s’ils fonctionnent, les circuits de refroidissement des cœurs des réacteurs et des piscines de stockage du combustible usagé. Le bilan de la catastrophe a officiellement dépassé celui du séisme Kobe en 1995 avec désormais au moins au moins 6.911 morts et 10.316 disparus. 

Le ministère de la Santé indique qu’1,6 million de bâtiments sont privés d’eau potable et 600.000 foyers d‘électricité. 

 

Désormais, les camions citernes équipés de puissantes lances à eau arrosent les réacteurs de la centrale en permanence. Le rétablissement de l’alimentation électrique des réacteurs prend plus de temps que prévu. Sur les réacteurs 5 et 6, des trous ont été percés dans les toits afin d‘éviter des explosions dues à la présence d’hydrogène, et ce le 19 mars. 

Un sarcophage de sable et de béton est désormais régulièrement évoqué comme solution de la dernière chance pour les autorités japonaises en cas d‘échec des efforts actuels de refroidissement des réacteurs. 

Pour la première fois, des taux de radioactivité anormaux sont relevés dans du lait et des épinards produits près de Fukushima 1. À Tokyo, des traces d’iode radioactive et de césium seront détectées dans l’eau du robinet, mais à des niveaux inférieures au seuil légal. 

Le Japon interdit désormais formellement la vente de produits alimentaires issus de la région de Fukushima. 

Et plus d’une semaine après le séisme, certaines répliques dépassent encore une magnitude de 6. 

 

Sur le plan politique, l’opposition conservatrice a rejeté l’offre du Premier ministre Naoto Kan de former un gouvernement d’unité nationale. 

Les conditions de vie restent très compliquées pour les quelques 400.000 sinistrés. 

La construction de 200 maisons temporaires a débuté dans la préfecture d’Iwate, où un programme de 8.800 nouveaux logements a été lancé. 

De ce séisme, il en ressortira une vague mondiale de remise en question des programmes nucléaires civils dans le monde, hors, les USA, la France, la Corée et l’Iran… 

L’immense connerie de la filière « MOX » ou à uranium : Les réacteurs fonctionneraient au thorium, il suffirait de couper le courant de l’accélérateur de particule qui entretient les réactions nucléaires pour que tout s’arrête, y compris le recyclage des déchets et la température descend de 800 °C au niveau de celle de l’environnement en quelques jours… 

Mais à l’époque, la compacité des réacteurs à l’uranium pour les sous-marins, les incertitudes quant à la pérennité des installations à haute température ont jeté aux poubelles de l’Histoire ladite filière ! 

 

C’est donc « déphasé » que Paul et ses acolytes se retrouvent sur la côte ouest après une nouvelle séance d’autographe et visite du cockpit, plus un petit « vin d’honneur » organisé par les officiels de l’aéroport. 

Heureusement que « Monsieur Albert » n’est pas de la partie pour être rentré directement à Paris depuis Hong-Kong : Il aurait adoré le caractère « discret » de cet épisode-là. 

Pour se séparer. Les unes filent jusqu’à New-York, Paul rencontrera le Directeur Almont pour faire le point de son opération chinoise, lui remettre les cartes postales, ira d’université en université faire quelques conférences, jusqu’à Vancouver chercher du bourbon canadien en pagaille, et fera les sites universitaires de Californie où ils veulent de l’Armagnac, jusqu’à aller saluer « Charlotte » la vraie et Aurélie. 

Deux étapes au Texas, puis il passera deux jours à Chicago pour mettre fin à la collaboration d’avec la « Belle-Helen », qui tente quand même de rattraper « son contrat » avec quelques tentatives de fellation, vite repoussées, dans son bureau : Ça n’aurait pas été « correct », parce qu’elle ne faisait pas ça pour son plaisir, qu’elle ne recherchait même plus, mais pour sauver son contrat.

De toute façon, à quelques semaines d’un deal avec le banquier « faux-nez » derrière lequel se cache un major continental des spiritueux, elle a beau faire et refaire du meilleur de ses talents de « Marie-couche-toi-là », elle n’a pas un seul acheteur en portefeuille à la hauteur pour les parts de Lady Joan. 

Même que Paul devra porter jusqu’à 10 % de « l’incorporated-McShiant » pendant plusieurs mois malgré lui. 

 

Pour finalement se poser côte-Est, après un crochet à Washington et Baltimore où on s’arrache le génial concepteur-pilote du « Nivelle 001 ». 

Et à chaque vol intérieur, une poignée de main d’avec les équipages et/ou séance d’autographes. 

Quant aux deux « crapules », elles sont aux aguets pour l’opération suivante, baptisée non sans ironie « pipe saignante »… 

 

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[1] http://www.dailymotion.com/video/xhjvqn_ufo-tsunami-japon-11-03-2011_news

[2https://www.youtube.com/watch?v=31npDYgCwXM

[3] NDA I3 : De l’eau et sa traînée. « I-Cube » en fera une « vaste expérience » très personnelle, relatée pour partie dans ses « Conversations exotiques », sises sur un précédent blog…

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/12/au-nom-du-pere-chapitre-xxxii-tome-ii.html

 

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