Air France et les pilotes : lettre ouverte à Michel SAPIN (II)

06/10/2015 19:52

 

PARTIE II

 

Des États généraux du transport aérien ?...

 

 « Air France » sera bientôt surnommée « Air Transe » compte-tenu de l’état de nervosité de beaucoup de ses employés, comme on l’a vu lundi 5 octobre lors d’un CCE ou le DRH et un directeur de la compagnie nationale se sont fait sérieusement molester.

L’état de la compagnie nationale préfigure simplement, avec quelques années d’avance, la situation de faillite de notre pays qui est devenu champion du monde de la dépense publique, champion d’Europe des prélèvements sociaux, et continu, en conséquence, d’emprunter de l’argent malgré un endettement colossal de 97,6 % du PIB.

Jusqu’à quand ?...

Pensez à la Grèce !...

L’endettement grec était le nôtre il y a sept ans…

 

Enfin, il n’est peut-être pas trop tard pour arrêter la dégringolade !...

Malheureusement, on sait comment finissent les sociétés socialistes où l’Etat devient tout-puissant, surveille chaque individu comme avec la loi renseignement, s’insinuent dans la vie privée de tous les citoyens jusque dans les moindres détails, y compris la vente des chatons et des toutous par les particuliers !...

L’effondrement de l’URSS en 1989, et de tout le bloc soviétique, devrait au minimum vous inciter à un peu d’autocritique, de lucidité, mais, au lieu de faire une analyse froide de la situation économique mondiale du transport aérien, vous désignez une profession en tant que « bouc émissaire » de la faillite causée par votre aveuglement économique, votre « autisme » nourri au « biberon trotskyste » de votre jeunesse !...

 

A titre d’exemple, vous avez déclaré, dimanche dernier, lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Le Monde - iTÉLÉ : « une catégorie minoritaire, les pilotes, n'a aujourd’hui pas l’air d’être dans le dialogue, elle n'a pas l’air de vouloir trouver une solution ».

Et vous avez même ajouté : « quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui, cela peut mettre en danger l’entreprise ».

« C’est simplement bouger pour s’adapter à un monde de la concurrence, et non de l’exploitation. Chacun doit bouger, beaucoup d’autres personnels au sein de cette compagnie ont considéré qu’il était nécessaire de bouger et certains ont souffert. Il faut que tout le monde s’adapte »

 

J’ai le regret de vous dire que les pilotes sont prêts à dialoguer, à bouger, à s’adapter, et même à faire des « États généraux du transport aérien » comme l’a proposé Erick Derivry, président du SNPL France ALPA, et dont je reprends le texte :

« Sous les feux de la rampe, tant sur le plan médiatique que politique, la situation de crise profonde au sein de la compagnie Air France attire les regards, suscite les fantasmes, et provoque des analyses et des commentaires décalés de la réalité.

Fleuron de l’industrie du transport aérien français, acteur du rayonnement économique, voire diplomatique de la France dans le monde, la compagnie Air France est aujourd’hui le symbole d’une impuissance nationale à maintenir et à développer ses richesses, d’une absence de réflexion stratégique sur le transport aérien en France et d’une crise de confiance majeure qui crispe tous les acteurs.

Là où une analyse globale et systémique est indispensable, les observateurs préfèrent stigmatiser les pilotes, les pointer du doigt comme responsables de cet échec, accusés d’un simple réflexe corporatiste. La réalité est pourtant toute autre.

 

Pas de négation des réalités

Les pilotes acceptent l’idée d’efforts partagés. L’histoire récente de la compagnie le démontre, tant les plans de restructuration, les projets d’entreprise ou de réduction des coûts se sont succédés depuis plus de vingt ans, avec une adhésion, certes sous condition, de la profession.

Quand l’entreprise a été en capacité de faire une analyse partagée de la situation, les pilotes ont été les moteurs de l’évolution, attachés qu’ils sont à leur entreprise. Par ailleurs, la direction générale d’Air France sait qu’une compagnie aérienne ne peut prospérer sans l’implication et l’engagement de ses pilotes.

En 2012, les pilotes ont été les premiers à signer les efforts de productivité du Plan Transform 2015. Quoiqu’on puisse en dire, ils sont aussi les seuls à avoir accepté de rentrer officiellement dans le dur de la négociation du nouveau projet Perform 2020 !

Outre l’aspect économique, les pilotes d’Air France ont de surcroit accompagné une remise en cause technique de grande ampleur de leur métier, réforme qui place aujourd’hui Air France dans les meilleures pratiques de l’industrie en matière d’analyse des performances de sécurité des vols.

 

Une limite à ne pas franchir

Confrontés à chaque instant, dans l’exercice du métier, à la nécessité de s’adapter, les pilotes sont aussi aux premières loges de la réalité de l’évolution du monde, au contact des low cost, des compagnies du Golfe, et des pratiques souvent peu loyales de la concurrence.

Il est juste faux de considérer que les pilotes d’Air France sont dans l’immobilisme et dans la négation des réalités économiques. Ils ont, a contrario, un haut niveau de conscience des nécessaires efforts d’adaptation afin que l’entreprise conserve la maîtrise de son destin, dans un univers où les consolidations et les alliances exigent d’être acteur de son destin plutôt que spectateur.

Alors comment en sommes-nous arrivés là ? En premier lieu par l’ampleur de la marche : en l’absence d’un constat solidement partagé sur la situation de l’entreprise et sur l’objectif cible, comment imaginer que le niveau de l’effort considérable demandé aux pilotes puisse être consenti ? Quelle profession accepterait sans sourciller d’offrir l’équivalent de plus d’un mois de travail supplémentaire à salaire constant ?

Comment les pilotes, qui volent déjà proches des limites règlementaires sur long-courrier sur le fleuron de la flotte Air France (Boeing 777) et qui prouvent ainsi leur engagement au service de la compagnie, peuvent comprendre une demande d’augmentation à hauteur de 100 heures de vol supplémentaires, soit plus 15% de leur activité actuelle ? Comment réagiraient celles et ceux dont la durée de travail est de 35 heures si on leur imposait un passage à 40 heures à salaire équivalent ?

 

Puits sans fond

Il y a nécessairement une limite à ne pas franchir dans le « toujours plus ». Porter la sécurité au plus haut niveau exige un point de vigilance, du discernement et de la mesure sur l’ensemble de ces questions. Par ailleurs, les pilotes, conscients de la qualité de leur contrat de travail, méritent comme tous les salariés une vie sociale, une vie de famille. Le niveau de rémunération ne peut être un « argument de compensation ».

Si la confiance entre tous les acteurs de la négociation est indispensable, elle ne saurait garantir seule la réussite. Le contexte national, les décisions récentes des pouvoirs publics et du gouvernement en matière de taxes aéroportuaires ADP, l’octroi de nouveaux droits de trafic à Qatar Airways sur Lyon et Nice, l’augmentation de la taxe de solidarité, l’absence d’avancée sur la mise en œuvre des conclusions du rapport Le Roux, donnent le sentiment à tous les salariés de l’aérien, et notamment aux pilotes d’Air France, que les efforts sont engloutis dans un puits sans fond et servent d’autres intérêts que ceux des entreprises concernées.

 

Urgence de la situation

Les charges qui pèsent sur le transport aérien, dépassant allègrement le débat des charges sociales et du coût du travail en France, posent la question de la considération politique du gouvernement pour notre secteur d’activité et démontrent un déficit considérable de réflexion quant à la place et à l’impact du transport aérien dans le rayonnement de la France.

Du rapport Abraham en juillet 2013, à celui de Bruno Le Roux, président du Groupe SRC majoritaire à l’Assemblée nationale l’année dernière, toutes ces analyses s’accordent sur l’urgence de la situation et sur l’impact considérable des politiques publiques sur l’avenir d’une industrie en mort clinique dans un environnement en pleine mutation. Malgré ce constat, rien ou presque n’a été fait.

Quant il s’agit de compétitivité, personne ne peut et ne doit échapper à sa responsabilité. Les pilotes y sont prêts à la condition que les pouvoirs publics soient cohérents dans leurs choix et qu’ils veillent à ce que la concurrence s’organise de façon loyale entre les compagnies. Concurrence loyale en Europe avec les opérateurs low cost, concurrence loyale avec les compagnies du Golfe qui organisent une « conquête d’Etat » face aux compagnies américaines et européennes.

 

Etats généraux du transport aérien

Il faudra nécessairement, pour obtenir des salariés une adhésion de principe à de nouveaux efforts de productivité et de compétitivité, que l’Etat accompagne cet effort et produise le sien ! La compétitivité, ce sont certes des réformes internes aux compagnies aériennes aux moyens de la négociation collective; c’est aussi une contribution active des pouvoirs publics par des décisions d’allègement sur les charges qui pèsent sur le transport aérien.

Avant qu’il ne soit trop tard, tous les acteurs, représentants des salariés, dirigeants des compagnies et Etat régulateur, doivent se réunir dans des états généraux du transport aérien. Une démarche systémique où les contributions de chacune des parties devront être mises sur la table, en lieu et place de la seule stigmatisation : celle des pilotes aujourd’hui, et probablement de tous les salariés demain ». 

Erick Derivry, président du SNPL France ALPA

 

Pour que réalisiez bien l’impasse dans laquelle se trouve la compagnie Air France qui présente un différentiel de 20% à 40% sur le coût du travail avec Qatar Airways, Singapor Airlines, Emirates et China Estern, mais aussi un différentiel très important avec les autres compagnies européennes, je reprends l’analyse disponible sur le site « Perdre la raison » où l’on constate qu'en matière de cotisations sociales pesant sur le revenu, la France est, d’après ce site, championne du monde des prélèvements !...

En France, sur un salaire brut de 78.000 euros – un salaire de copilote – le total des cotisations sociales est de 63% (22% en part salarié et 41% de part employeur) !...

 

Voici les pourcentages des prélèvements sociaux, sur un salaire élevé, dans quelques pays européens :

France : 63 %

Allemagne : 32 %

Pays-Bas : 24 %

Norvège : 23 %

Slovaquie : 22 %

Grande Bretagne : 20 %

Espagne : 19 %

Pologne : 18%

C’est facile de comprendre qu’avec un tel différentiel de charges sociales les entreprises françaises du transport aérien, où les salaires des pilotes sont naturellement élevés comme partout ailleurs, ne peuvent en aucune façon concurrencer les compagnies aériennes basées dans un pays moins vorace que le nôtre !...

 

Alors pourquoi ne pas accorder à tous les salariés du transport aérien un régime dérogatoire qui permettra une baisse des charges sociales pour atteindre le « moins-disant » européen, ou même le « moins-disant » des compagnies du Golfe ?...

Ce sera peut-être éprouvant pour les idéologues socialistes, mais, au moins, la compagnie Air France sera sauvée !...

 

Vous voyez que les pilotes sont capables de discuter, d’avoir de idées, de négocier, de réfléchir, d’être diplomates, de se remettre en question !...

La preuve est que je n’ai pas parlé dans ce billet d’un détournement de fonds publics de 7 milliards d’euros, que vous connaissez bien, que vous cachez aux citoyens, comme je l’ai expliqué en introduction à cette lettre ouverte dans le billet « Air France mise en danger par une minorité » !...

Bien à vous !...

 

Jean-Charles DUBOC

Commandant de bord B747

retraité

 

Retour à la PARTIE I :

http://www.alerte-ethique.fr/news/air-france-et-les-pilotes-de-ligne-lettre-ouverte-a-michel-sapin-i/

 

 

PARTIE I : Air France mise en danger par une "minorité"…

PARTIE II : Des États généraux du transport aérien ?...

PARTIE III : Interrogations sur Dominique Strauss-Kahn…

PARTIE IV : Dominique Strauss-Kahn, un personnage romanesque

 

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Sujet: Air France et les pilotes : lettre ouverte à Michel SAPIN (II)

Date: 08/10/2015

Par: Cricri

Sujet: Productivité ?

100 heures de plus à faire par an = 3822 pilotes X 100 heures = 382 200 heures de vol à faire de plus par an = 19 110 rotations de 20 heures = 52 vols de plus par jour à faire ! Ou sont ces vols créés par la Compagnie, vers quelles destinations ? Cela revient à demander aux salariés de Renault de travailler 100 heures de plus par an pour construire ... le même nombre de voiture. Chercher l'erreur !!! Nous voulons bien les faire ces 100 heures de plus mais pour aller ou? Autre solution diminuer le nombre de pilotes de 17% soit 649 pilotes à licencier... Mais fallait le présenter comme ça dès le début alors...

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Date: 08/10/2015

Par: I-Cube

Sujet: Réponse



Oui, mais là, c'est un bouleversement général des financements des "rémunérations différées" que sont les charges sociales.
D'ailleurs, je note qu'on ne peut pas commenter votre article, je ne sais pas pourquoi.

Parce que je vous aurai répondu que si je ne m'abuse pas, les PNT ne représente "que" 7 % des effectifs de la compagnie.
Que par ailleurs, ils sont déjà tous ou presque (pas les "instructeurs") au taquet du nombre d'heures de vol annuelles près de 900, crois-je me souvenir !
Donc on ne peut pas vraiment leur demander de voler plus.

Par ailleurs, même s'ils volaient gratuitement, ça ne ferait que réduire la masse salariale, charges incluses, de seulement un peu plus de 10 %, loin donc des économies à trouver.
En bref, c'est l'impasse.

La seule chose que je vois pour sauver la boutique, c'est de dégraisser au sol : On ne peut pas faire tourner une boutique si on se met à dos les seuls capables de produire la prestation, donc la recette, c'est dément !
Et tout le monde doit s'y mettre, y compris ADP et les aiguilleurs du ciel.

Par ailleurs, il me semble qu'un avion peut voler plus que ses pilotes : Alors pourquoi ne pas les louer à d'autres si on n'est pas capables soi-même de les remplir, SVP ?
Et pourquoi ne pas ouvrir de nouveaux trajets, quitte à ce que ça se fasse avec des équipages "hors effectif" ?
Une ou d'autres compagnies ?

Mais pour l'heure, en supprimant des liaisons, le plan B, on tourne le dos à cette solution : Une entreprise ne survit que si elle a des objectifs de croissance, pas quand elle ferme, même partiellement.
Comment fait-on pour écraser les "frais fixes" quand l'activité diminue ?
Moi, là, je ne sais pas faire... Mais Alex semble y croire : il est dans une démarche punitive, il faut le virer et ça va devenir urgent.

Quant à une réforme des charges sociales, si on veut que ça passe, effectivement, il faut revoir l'ensemble des dépenses publiques : D'abord réduire le budget de la puissance publique ; ensuite contenir les dépenses sociales - mais je n'y crois pas trop puisque ce n'est jamais qu'une rémunération complémentaire, simplement "différée", indirecte - et trouver d'autres financements.
La CSPM en est une, "habile & dynamique" en ce qu'elle a d'autres effets positifs, mais les énârques en sont à "penser TVA sociale" en pis aller.
C'est la même chose, mais pas "ciblée", donc sans les effets "habiles & dynamiques".

Et puis on alors envisager d'autres solutions, mais je ne sais pas lesquelles : Copier ce que font de mieux à la fois des compagnies désormais prospères, BA, JA, SAS, etc. avant de devenir Swiss Air.
Et tailler des croupières aux low-cost.
Ca n'existait pas encore, mais je me souviens très bien de Olandini (un "cousin" Corse) qui avait monté une compagnie sur la "Corsica-Bella-Tchi-tchi", devenue plus tard "Corsair", qui fonctionnait très bien.
Il faut dire qu'il avait dans son staff mon grand-tonton calvais (par alliance) qui avait dirigé Air Vietnam (ou l'équivalent) du temps des colonies, entre-deux guerres : Un pro !

Bref, je ne vois pas trop de solutions pour la crise actuelle, tant qu'il y aura des X à la tête de la boutique.
Rappelez-vous aussi de votre époque à vous : Il y avait trois opérateurs Gaulois.
Air-Inter, qui n'avait plus sa place, bouffée par le train et les compagnies régionales ;
Air-Transe ;
Mais surtout UTA, une scop (Société Coopérative Ouvrière de Production) où les salariés étaient les patrons. Ces kons là, ils ont bouffé la compagnie parce que le boss, c'était un pote à "Mythe-errant", enfin plutôt à sa "belle-famille" et laissait faire.
Déjà un "soce-kon-vaincu"...
Il me semble que tant qu'on n'en sortira pas de ceux-là, on n'y arrivera pas.

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Date: 08/10/2015

Par: L'Ami-râle

Sujet: Re: Réponse


On ne peut pas faire une loi fiscale d’exception pour Air France, malheureusement.
C’est tout le système qui faut modifier…

J’ai oublié de mettre en ligne le forum de discussion.
C’est fait.

Il y a beaucoup de chiffres intéressants sur le web :
Un peu dépassé et qui date de 2012 :
http://www.challenges.fr/entreprise/20120202.CHA0692/la-verite-sur-le-cout-des-hotesses-et-des-pilotes-d-air-france.html
et très récent :
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/10/06/29002-20151006ARTFIG00129-salaires-et-temps-de-travail-les-vrais-chiffres-sur-les-pilotes-d-air-france.php

De très importants efforts de productivité ont été fait.
Les pilotes atteignent les limitations réglementaires sur B777 (85 heures / mois).
Alors s’ils ne peuvent pas travailler plus, faut-il que les autres augmentent leur productivité de 25% ou 25% ?...
Impossible !... Ils doivent déjà être assez proche des limitations…

Et leurs salaires sont donnés en brut, avant prélèvement sociaux et fiscaux…
Il y a une authentique désinformation sur les pilotes qui satisfait tout le monde !...
C’est tellement facile de taper sur les « riches » !...

En fait, je ne vois pas trop ce que je peux faire, mis à part apporter à mes petits camarades un missile thermonucléaire politique comme je l’ai fait.
A eux (ou à moi…) de brandir la menace pour obtenir des « États généraux du transport aérien » où tout sera mis sur la table, y compris les comparaisons avec la concurrence.
Mais ce sera dur !...
Transavia embauche des hôtesses à Lisbonne à 700 euros / mois et à Munich pour 900 euros / mois !...
Et les PNC Ryanair sont logés dans des mobil home à Marseille.

Je ne m’avancerai pas sur les coûts du personnel sol, ni sur ceux d’aéroport de Paris, ni sur le taux d’utilisation des machines !...
En fait on peut compter plusieurs dizaines de facteurs qui expliquent la crise d’Air France.
D’où l’intérêt de faire des « États généraux du transport aérien »….

Par contre, je vous rejoins dans votre analyse sur la réduction de la flotte et de l’activité. C’est complètement suicidaire !...
Et on colle ça sur le dos des pilotes qui sont ˝aux taquets˝ en nombre d’heures de vol. C’est une terrible désinformation sortie d’un cerveau malade, et reprise par les décideurs, la presse et les médias.

Comme vous dites, il est temps de virer cet abruti d’Alex ».
Il est dans une démarche ˝punitive˝, ou sadique, on ne sait trop…
On pourrait peut-être faire un piqué pour lui une lâcher une bombe qui le mettra hors d’état de nuire !...

Pourquoi pas une deuxième lettre ouverte ?...
Il faut que je retrouve le compte-rendu incident du 747 cargo qui a brûlé à Madras où il est bien spécifié que la cause première est la fatigue pilotes (trois jours sans dormir).

Et puis, on pourrait peut-être lui rappeler le dossier du Golfe !...
Il était dircab de « cricri regarde-la » lorsque j’ai écrit mes textes à la ministre en 2008.
A-t-il participé à la récupération des fonds ?...
Et l’article 40 du code de procédure pénale ?...
C’est pour les chiens ?...

Qu’en dites-vous ?...

Bien sûr, il y a toujours des X, mais il a surtout une idéologie « soce » qui tourne de plus en plus à la dictature.
D’où l’intérêt de les montrer tels qu’ils sont, voleurs et menteurs, et de les virer !...

Et ce conflit est une opportunité pour faire monter la pression.

Bien à vous !...

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Date: 07/10/2015

Par: I-Cube

Sujet: Air-Transe

J'avais lu le "pédégé" du SNPL depuis mon exil.

C'est toute la filière qui est en grave danger, et les plus fragiles qui trinquent en premier.
Notez que derrière, si Airbus n'arrive plus à vendre ses joujoux-volant, c'est un autre major qui est en danger.
Plus en amont, ce sont aussi nos industries mécaniques, métallurgiques, électroniques et autres...
Une montagne de dominos qui ne se savent pas encore concernés !

Bien à vous !

I-Cube.

PS : Là au moins, on peut commenter !
C'est mieux

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Date: 08/10/2015

Par: L'Ami-râle

Sujet: Re: Air-Transe

@ I-Cube

La faillite d’Air France est malheureusement, comme je l’ai dit, une anticipation de ce qui attend notre pays dans quelques années.

Une situation ahurissante alors que la croissance annuelle du transport aérien mondial est de 5%, que le prix du kérosène est très bas, que nous sommes le pays le plus touristique de la planète !...

Cela ne préfigure rien de bon pour le reste de nos industries.
Cela fait des années (depuis 1998) que je hurle dans le désert en disant qu’avec des mafieux au pouvoir, roses ou bleus, notre pays n’a pas d’avenir !...

C’est pourtant tellement simple à comprendre, sauf pour des « autistes »….

Bien à vous

PS J’ai activé le forum de discussion

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