16,14 millions de voix, contre 17,41…

28/06/2016 12:44

 

Le Royaume-Uni va quitter l'Union européenne 

 

Branlebas le combat ! Même « mon boss », qui n’est pourtant pas un « vil-spéculateur », il a passé sa nuit de jeudi à vendredi à « trader » de la Livre et de l’or-papier (aurifère et once) dès que j’ai pu l’alerter à mon arrivée sur le Rocher…

Vers le début d’après-midi, il avait les yeux rouges : Ce n’est décidément plus de son âge, mais bien-élevé, il a pensé à me remercier chaleureusement !

En bref, en fin de journée, alors que tous les « rigolos » du groupe tiraient encore les marrons du feu, il y avait de quoi assurer deux années de bonus pour tout le monde…

Magique !

Je n’y comprends rien, donc c’est magique à mes yeux…

 

Désormais, alors qu’ils ont tous passé leur week-end à persister, dès hier, lundi, tout ce petit monde se repositionnait sur du moyen-terme, pour partager le gâteau offert par l’UKIP avec « les clients », persuadés que les tendances vont se retourner sous peu.

On verra : Ça pourrait demander du temps, conformément à mes prévisions en ligne dejeudi dernier.

Et comme on démarre la semaine d’assez loin, et bas, et que tôt ou tard il s’agira d’encaisser des « croissances » sur les divers supports du cabinet, ils ont peut-être raison de vouloir « performer ».

Les robots font leur boulot : Il s’agit de se tenir aux aguets et de les faire cracher… à la marge.

 

Par ailleurs, on commence à compter les erreurs : Celles des sondeurs, qui n’ont rien vu venir.

Ils se sont plantés aussi sur les élections espagnoles, on va y revenir.

Tout était calme la semaine précédente, la GB voterait pour rester dans l’UE, alors que la semaine précédente, ils disaient l’inverse.

Incroyable avec tous les outils mathématiques à leur disposition…

Passons…

Même les bookmakers se sont plantés donnant du 15 contre 85 pour le « Brexit » avant la fermeture des bureaux de vote.

Et puis les côtes se sont subitement inversées… jusqu’à 2 contre 3 !

Là, on savait, en fait dès que les robots ont réagi sur les marchés des changes jeudi soir.

Les « souverainistes » ont fait un malheur avec leurs mensonges éhontés, la « classe-prolo » a été trompée au point qu’ils sont désormais des millions à demander de revoter !

N’importe quoi : Il faudrait 18 millions de signatures…

Une paille !

 

A suivi une flambée de démissions chez les travaillistes et les conservateurs réunis : Trop tard !

Il aurait fallu être plus persuasif… avant !

Quand on joue avec des allumettes, il arrive qu’on foute bêtement le feu à la baraque.

La preuve.

 

Et ce n’est pas fini : Non seulement le peuple britannique est divisé entre « in » et « out », là c’est clair, mais aussi entre « jeunes-kons et vieux-kons », entre avenir et passé, mais, vous aurez remarqué, qu’il l’est également « territorialement ».

Le « out » se concentre en Angleterre, hors Londres, le pays de Galles hors la Cornouaille.

Le « in », c’est le fait de l’Écosse et même un peu au-delà au sud, et de l’Ulster, hors Belfast…

Comment vont-ils gérer tout ça alors que déjà les leaders locaux se sont précipités pour annoncer l’organisation de référendums… locaux ?

Sans même attendre la suite des événements, le « Brexit » réel, qui risque de demander du temps et bien des efforts… s’ils vont jusqu’au bout.

La City est ébranlée sur ses fondations mais résistera : Ils s’en relèveront et deviendront même plus fort encore, mais pas sans difficulté.

Peut-être qu’eux aussi devraient « référender » et demander leur rattachement à Paris (ce qui est déjà lancé par les deux maires respectifs) ou mieux encore avec « Calvi-Balagne »…

J’avais bien tenté de monter, dans une autre vie et il y a très longtemps, une salle de change dans une propriété d’un américain tombé amoureux de Lumio et de sa vue imprenable sur la citadelle de Calvi et plus loin le phare de la Revellata : Ça n’avait pas plu aux « locaux » et il était reparti…

Impensable pour l’heure !

 

Ceci dit, pour ma part, j’en pense que c’est une « chance historique » !

Fini l’atlantisme à tout-crin dans les rangs de l’UE.

Terminé le TAFTA, en tout cas dans ses formes actuelles.

« Il-a-rit-Pine-Tonne » va avoir à gérer une régression fabuleuse.

« Poux-tine » jubile : L’UE pourrait « normaliser » ses relations avec son pays !

Il était temps et j’en parlais déjà hier (pour un post écrit vendredi soir).

Une chance de pouvoir ainsi montrer qu’elles sont les conséquences d’un « out » grandeur nature et « in vivo » annoncé par « Marinella-tchi-tchi ».

Ce sont les « populistes » qui vont régresser, en Espagne comme ailleurs, après la flambée du « mouvement 5 étoiles » en Ritalie.

Mais elle, en plus, elle veut sortir de l’Euro, rajoutant au chaos, alors que les britanniques n’y étaient même pas engagés…

 

Je commence même à espérer qu’elle n’arrivera pas à se qualifier pour un second tour (comme en Espagne avec Podemos), alors que jusque-là tout indiquait depuis au moins deux ans qu’elle serait en tête à l’issue d’un premier tour des présidentielles, voire qualifiée d’emblée avec une majorité, même très étroite, des bulletins exprimés dès le premier tour, à la faveur d’une abstention massive.

C’est marqué comme ça dans les textes applicables en la matière…

 

Et dire que tout cela n’aurait pas été possible sans le traité de Lisbonne qui est le premier à envisager une sortie de l’UE (article 50) restée jusque-là « inorganisée ».

Incroyable l’entêtement de « Bling-bling » !

Qui d’ailleurs enfonce le clou : Lui, désormais du haut de ses talonnettes, il veut redéfinir les domaines de compétences de l’UE.

Sur le principe, il a raison (et il sera suivi par d'autres, dont « Fifi-le-déchu »), mais il a tort quant au procédé : Repasser par un nouveau traité ?

D'abord, ils auraient pu y penser avant au lieu de foncer tête baissée comme des cuistres écervelés, des fats sans envergure, sur le premier fanion agité sous leurs yeux, mais en plus il faudrait que tout le monde en soit d’accord y compris devant notre Congrès et les représentations électives des autres pays.

Parce que bon, la dérive est manifestement allée trop loin.

Je m’explique :

 

– On voulait une proto-union politique et un « marché commun » entre « les 6 ».

On l’a eu avec la CEE, son union douanière, la CECA, et même depuis Airbus, mais on a échoué avec la CED.

– Comme « les kons ça osent tout », ils ont voulu l’Ecu, qui était très bien en soi, sauf qu’il a été attaqué par Soros (et quelques autres qui vont se faire des kouilles en or sur le dos du Trésor britannique) puis l’Euro, qui est nettement plus difficile.

Sans intégration politique, il a fallu mettre la charrue avant les bœufs et on a eu Maastricht avec ses fameux critères de convergence intenables.

D’ailleurs vérolés dès le départ avec son critère de déficit public fixé à 3 % : Débile !

Il aurait dû être à zéro, hors investissement, mais ils ne savaient déjà pas compter…

– L’intégration aurait dû être fiscale : On s’est arrêté aux droits de douanes et à la TVA ! Et encore…

Nous somme le seul pays à avoir toujours des centaines de droits indirects qui n’existent plus nulle part ailleurs.

Convergence des fiscalités directes ? Néant ! C’est au contraire une foire d’empoignes au « moins-disant » en la matière qui n’est toujours pas résolue.

– L’intégration aurait dû être sociale, au moins en matière de protection-maladie (là, c’est en cours grâce aux manœuvres gauloises et la stratégie d’accords bilatéraux qui couvrent presque toute la planète) au lieu de ça, on fait Schengen…

– L’intégration aurait dû aussi être en termes de droit du travail, vers une convergence par le haut qui démarre à peine…

Là encore, on a assisté à une foire d’empoignes de dumpings fabuleux (le fameux plombier polonais qui vient bouffer la laine sur le dos de notre portugais), et les gaulois manifestent encore aujourd’hui (enfin de Bastille à Place d’Italie et non pas de Bastille à Nation…) pour freiner des 4-fers cette intégration devenue bien indolore pour eux après l’abandon du projet initial, en l’occurrence.

Il faut dire que depuis la crise des migrants, Schengen a du plomb dans l’aile, alors même qu’est enfin en place une police des frontières communes après un quart de siècle de négociation, mais à … géométrie variable : S’il y a une fuite là, on colmatera en aval.

– Encore plus fabuleux d’autisme, au lieu de faire de « l’intégration », on a fait de l’élargissement jusqu’à 28 !

Et là encore, sur le principe britannique qui consiste simplement à dire qu’ils ne sont pas d’accord.

Alors, on a changé la règle : On ne travaille plus sur le principe de l’unanimité, mais simplement de majorités qualifiées multiples.

Résultat, les britanniques disaient « OK », mais pas pour nous et Bruxelles répondait : « Comme vous voulez ! »

Forcément, quand il a fallu « faire en profondeur », jusqu’à la taille des concombres, la peinture des chiottes et quelques normes sanitaires, ça a fait des étincelles jusqu’à l’accord inique du 19 février dernier pour plaire à « Camé-Rhône ».

Choux-blancs sur tous ces points pour cause d'autisme.

 

Désormais, il va falloir consolider la bicoque et approfondir, mais pas sur les détails de la composition du chocolat ou du lait fermenté ou non des fromages, c’est une évidence de bon sens.

Le principe de subsidiarité doit s’appliquer d’abord sur ces questions sans enjeu qui étaient détournées par quelques lobbyistes…

Sur les choses importantes seulement et de portée générale : La sécurité des personnes, la solidarité monétaire (puisqu’il y a monnaie commune), les dérives budgétaires (ça va de pair), les rapports avec les autres pays et communautés (pas les langues régionales : Rien à en faire !), la solidarité de défense des territoires, l’unité des droits, avec cette chance inouïe dont n’ont jamais pu bénéficier les britanniques (et irlandais), que sont les codes civil, pénal et de commerce commun pour avoir été imposés à toute l’Europe continentale par le « cousin » Napoléon !

Certes, ils ont évolués chacun de leur côté depuis, mais globalement, à quelques ajustement près, ils sont bâtis de la même façon.

Certes aussi, notre pays en a rajouté en nombre (code du travail, de la sécurité sociale, monétaire et financier, et j’en passe…), mais il n’est pas trop tard pour persister à « harmoniser » tout ça.

Alors là, oui, on pourra parler d’Europe des Nations et des citoyens.

Pas avant !

 

Auront-ils cette sagesse-là ou resteront-ils trisomiques ?

Ça sera quand même plus facile sans les britanniques, à ce que j’en dis.

Quitte à élaguer une branche pourrie, l’arbre ne s’en portera que mieux.

Puisqu’elle a sauté toute seule sans qu’on ne lui demande rien, c’est le moment d’abuser de la situation.

Mais bon, comme ce que j’en dis ou rien, ça revient au même, je m’en tiens au sempiternel « on verra bien, à suivre » !

 

En attendant, il est quand même assez drôle de revoir comment font face, à ce séisme, les banques centrales.

Concernée en premier chef par les répercussions du référendum, la Banque d'Angleterre (BoE) a indiqué qu'elle était prête à injecter 250 milliards de livres (326 milliards d'euros) de fonds additionnels.

Vous savez quoi, non seulement c’est de la fausse monnaie qui se traduira tôt ou tard par une dévaluation de la Livre et une flambée de l’inflation, mais en plus, c’est nettement plus que la contribution britannique aux budgets de l’UE (quand elle était payée) de 14 milliards d'euros/an !

Fort, là : Ils s'apprêtent à claquer 23 ans et 2 mois de contribution au budget de l'UE en quelques mois !

Dans la foulée, la Banque centrale européenne (BCE) s'est dite également « prête à fournir des liquidités supplémentaires ».

Mais elle, c’est déjà la coutume et ça ne sert à rien pour la « vraie économie »…

C’est juste une façon de rester « compétitif », dévaluation contre dévaluation.

La Fed devra d’ailleurs l’envisager à son tour, alors qu’elle s’apprêtait à remonter ses taux en prenant le risque de faillites en cascade…

La Banque du Japon (BoJ) avait fait des déclarations similaires, ce qui n'a pas empêché la Bourse de Tokyo de plonger de près de 8 % à la clôture en une journée pour se redresser en début de semaine.

Mais leur problème est inverse : Le yen, devenu valeur refuge, flambait alors qu’ils n’avaient pas besoin de ça… 

 

Autre chose : Ils ont voté pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Franchement, il y en a encore un qui est mort pour rien, comme Miss Cox…

Passons.

Mais aussi en Espagne qui voit passer à la moulinette les « populistes » néo-communistes, plantant les sondeurs, là encore.

Là, je me régale !

Ce recul inattendu des « populismes » me régale.

Même le PSOE a pris une raclée.

Pas suffisante toutefois pour former une majorité pour les « conservateurs » –  pourris par leurs casseroles de corruption – même avec les libéraux.

Mais bon, il faut être Belge pour se passer de gouvernement plus de 6 mois d’affilée.

Notez que ça n’avait pas vraiment changé leur quotidien…

 

Non, je me régale, aussi parce que le « populisme » reflue enfin, ici, là et pas encore Ritalie ou en Grèce : Plus de trace des velléités flamandes d’« Out », ou des danois.

Je parie même que chez « Mes-Luches », ils vont se calmer en mirant les dégâts du « Brexit ».

Car c’est un non-sens primaire et viscéral que de se dire, de s’affirmer « anti-libéral » donc anti-européen : Il n’y a pas plus totalitaire comme organisation politique que l’Europe-technocratique !

Je décide de ce qui est bon pour toi et tu es prié de faire comme je te le dis…

On ne faisait pas mieux ni en URSS, ni en Chine maoïste, ni sous Pol-pot, ni encore sous « Kim-tout-fou »…

Ça devrait les faire réfléchir, non ?

 

Après tout, c’est exactement contre cette façon de faire que le peuple britannique a voté !

Il s’agit désormais d’en prendre de la graine et de refonder l’UE sur des principes réellement « démocratiques ».

C’est la seule façon de se prémunir contre tous les vautours qui tournent autour d’elle et des peuples qui la composent, comme d’un des plus vastes fromages à se partager.

L’intelligentsia anglaise n’y voyait d’abord que ça : Désormais « out », ils regrettent déjà le fromage.

Magnifique.

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/06/1614-millions-de-voix-contre-1741.html

 

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