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24/07/2017 11:38

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

 

Douzième chapitre : Préparatifs de guerre.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

« – Soyons sérieux, Monsieur Dupont. Et alors ? Admettons qu’ils passent la frontière, il n’y a qu’une seule route : notre aviation sera sur place pour les anéantir, les écraser ! Le chemin vers notre capitale sera leur cimetière. Ça nous laisse tout le temps nécessaire pour faire appel à nos alliés de la région et les repousser ! Vous ne faites que relayer les oiseaux de mauvais augure qui veulent faire plier mon gouvernement dans cette bataille diplomatique insensée et paniquer la population.

– Vous n’y êtes pas, mon général. Il faut deux à quatre heures à une colonne blindée pour arriver en centre-ville. Et une à deux de plus pour atteindre l’aéroport et tous les sites pétroliers. Ce n’est pas votre aviation qui les arrêtera, d’autant qu’elle sera clouée au sol par la leur…

Vous opposez combien de chars pour une petite bataille dans le désert, au juste ? »

Ali persiste à en rire…

« Je vais même être plus précis, mon général : avec tout le respect que je vous dois, ce qui importe à Saddam, ce n’est pas tant le pays, l’Émir ou la famille royale, mais seulement deux choses : les champs et raffineries de pétrole et les coffres de la banque centrale !

On m’a dit qu’il y avait près de 48 milliards de dollars dans ses coffres, alors qu’il manque justement cruellement de devises… »

Silence… « JW » a les yeux exorbités alors que le général Ali s’est calmé pour redevenir très sérieux et tire lentement une bouffée de son petit cigarillo.

« – Vous êtes à la fois bien renseigné et assez mal. Il n’y a rien dans les coffres de la banque centrale, qui ne fait que gérer les avoirs de la famille de l’Émir à l’étranger et a un rôle de banque de compensation. Car tout le reste est parqué sous bonne garde dans les caves du palais.

En revanche, le montant doit être exact, mais c’est sans compter les biens de ma famille dans les coffres suisses et encore ailleurs qui sont au moins cinq à six fois supérieurs, là où ce chien de Saddam ne pourra jamais aller les voler.

– Eh bien moi, je serai à votre place, je préparerai un plan d’évacuation d’urgence vers Ryad de ce pactole-là. Car vous n’avez que trois jours devant vous. »

Il entend bien. C’est peut-être une bonne idée.

 

« – Comment vous avez déduit tout ça assis derrière vos computers ?

– Comme vous le savez, la situation actuelle est le résultat de deux erreurs. La première, c’est la guerre contre l’Iran que vous avez d’ailleurs favorisée il y a 10 ans de ça.

– Ces chiens de persans !...

- … et la seconde est celle de la diplomatie américaine. Je vous explique…

– … Ces roumis d’infidèles ? »

C’est de notoriété publique, même en 1990, et Paul ne s’étend pas. 

 

Cette phase historique commence en fait le 22 septembre 1980 : l'Irak de Saddam Hussein attaque l'Iran islamique de l'imam Khomeiny.

Le dictateur irakien accuse son voisin de diverses provocations, y compris un attentat contre son ministre des affaires étrangères, le chrétien Tarek Aziz.

Il revendique aussi quelques îles dans la voie fluviale du Chatt al-Arab qui débouche sur le golfe Persique.

Et il prétend également porter secours aux minorités arabophones de la province iranienne du Khouzistan, la langue officielle et usuelle de l’Iran étant le persan.

Plus sérieusement, les historiens retiendront que Saddam Hussein veut profiter des luttes entre factions iraniennes pour abattre le régime de Khomeiny. Il craint une contagion de l'intégrisme chez les musulmans chiites de son propre pays.

Son agression est alors discrètement approuvée par les États-Unis et l'Europe qui craignent l'islamisme, par l'URSS qui fait face à une rébellion islamiste en Afghanistan, ainsi que par les monarchies arabes du Golfe qui voient les Iraniens, des Persans chiites, comme des ennemis traditionnels alors que toutes sont sunnites-wahhabites, hors à Bahreïn où, si la famille régnante Al Khalifa est sunnite, la population est pour les deux tiers chiite.

Alors même que l’Iran est soutenu à cette époque-là et en sous-main par Israël, en conflit comme lui avec les Arabes.

Mais la question du nucléaire iranien redeviendra plus tard et très vite rebattre les cartes.

 

Comme toujours en pareil cas, la guerre est prévue pour se régler en dix jours.

Mais en réveillant le nationalisme persan face à l'ennemi arabe, la guerre ressoude très vite les iraniens autour du gouvernement de Khomeiny qui fédère alors et de façon inespérée toutes les communautés.

Le conflit va durer huit ans en faisant plusieurs centaines de milliers de morts, le chiffre officiel de 1,2 million de morts étant probablement exagéré...

Un bilan sans commune mesure avec tout autre conflit du Moyen-Orient, y compris le conflit israélo-palestinien.

Et la tuerie se solde au bout du compte par un retour au statu quo ante et un net durcissement de la dictature irakienne.

 

La République islamique d'Iran, qui s'épuisait dans les querelles intestines à la veille de la guerre, se renforce à la faveur de celle-ci, contre l'ennemi héréditaire : les Arabes sunnites.

La présidence américaine de Ronald Reagan est au passage affectée par le scandale de l'Irangate, une livraison illicite d'armes à l'Iran, en dépit de l'embargo sur ce pays.

À Bagdad, Saddam Hussein, isolé par le pouvoir absolu et l'absence d'opposition internationale, dérive vers de dangereuses pratiques. Le dictateur massacre les chiites du sud irakien, favorables à leurs coreligionnaires et voisins iraniens. Il met au pas les montagnards kurdes du nord, qui n'en finissent pas de se battre entre eux ou contre leurs voisins, menaçant déjà le fragile équilibre du Kurdistan turc.

D’ailleurs, le dimanche 16 mars 1988, le dictateur Baasiste irakien emploie des gaz de combat contre ses propres citoyens, dans la ville kurde de Halabja, en violation de toutes les conventions internationales. Cet acte commis avec les armes chimiques fournies par les industriels occidentaux suscite pourtant une protestation molle de la part des démocraties.

 

Dès avant le conflit Irak/Iran, la France se range d’ailleurs aux côtés de l'Irak. En septembre 1974, le Premier ministre « Rakchi » rencontre Saddam Hussein, lequel fait figure de despote éclairé et modernise son pays à marche forcée en usant de colossales recettes pétrolières.

Un accord est même signé le 18 novembre 1975 par lequel la France apporte à l'Irak son savoir-faire en matière nucléaire. Elle lui livre dès 1981 quatorze kilogrammes d'uranium 235 obligeant, quelques mois plus tard, les Israéliens de se faire un devoir de bombarder le réacteur Osirak avec lequel les Irakiens se préparaient à accéder au statut de puissance nucléaire !

Dans les années 1980, et sous la présidence de « Thiersmirant », elle continue d'alimenter l'Irak en armements lourds, notamment des avions Super-Étendard utilisés contre un terminal pétrolier iranien.

Ce qui lui vaut d'être meurtrie par une vague d'attentats auxquels sont associés les services secrets iraniens : c’est l’épisode de l’assassinat de l'ambassadeur Delamare et de l’explosion de l'immeuble « Drakkar » à Beyrouth, des attentats de la rue Copernic, du magasin Tati, de la rue des Rosiers à Paris, en autres et, plus tard, jusqu’aux attentats de la rue de Rennes et du RER à la station Saint-Michel.

 

Ce confit est terminé en 1988, mais a laissé les deux pays en conflit exsangues.

D’ailleurs il faudra attendre le 15 août 1990, après l’invasion du Koweït, pour signer la paix avec l'Iran, effaçant les huit ans de guerre et les 500.000 morts irakiens, tout en restituant tous les territoires gagnés entre 1980 et 1988, et reconnaissant l'accord frontalier de 1975 donnant à l'Iran le contrôle du Chatt-el-Arab, le débouché des fleuves Tigre et Euphrate dans le Golfe persique, contre la neutralité de l'Iran dans le conflit du moment.

Saddam Hussein retire d’ailleurs une dizaine de divisions stationnées face à l'Iran pour les déployer alors sur le flanc sud face au Koweït et son débouché à la mer nouvellement conquis.

 

L'Irak de Saddam Hussein ressort de ce premier conflit long et coûteux qui l’oppose à son voisin iranien, avec une industrie pétrolière exsangue et une dette pharaonique (150 % du produit intérieur brut).

L'énorme diminution des exportations de pétrole de ces deux pays de l'OPEP – Iran et Irak – représente autant de bénéfices pour l'Arabie saoudite et le Koweït, auprès desquels l'Irak est respectivement endetté à hauteur respectivement de 45 milliards de dollars et de 15 milliards de dollars américains.

Saddam Hussein exige alors et déjà de ces deux pays arabes, non seulement l'annulation de ces dettes, mais aussi un don d'une valeur égale et les menace de représailles armées en cas de désaccord.

D’autant que la reconversion de l'économie de guerre en économie de marché s’opère lentement en Irak. Le Koweït, dont Bagdad se voulait déjà souverain en 1958 et qui avait réchappé aux menaces du Général Kassem qui revendiquait « le territoire koweïtien comme partie intégrante de l'Irak » juste après la pleine indépendance déclarée le 19 juin 1961 grâce aux appuis britannique et arabe, suscite l'ire de Saddam Hussein.

Une diminution du cours du baril de pétrole brut d'un seul dollar fait perdre 1 milliard de dollars par an à l'Irak.

Or, le Koweït, qui restreint l'accès irakien au Golfe Persique et a fortiori à la mer, produit de plus en plus de pétrole et ne respecte même pas ses propres quotas.

L'ultime casus belli arrive lorsque le Koweït est accusé de forer, en « oblique », du côté irakien de la frontière entre les deux pays.

 

Pour synthétiser la chronologie des événements que connaissent les trois convives sans qu’eux-mêmes n’aient besoin d’y revenir, les autorités irakiennes, pour justifier l'annexion du Koweït, parlent alors de sources historiques, géographiques et économiques.

Au temps de l'empire ottoman, le Koweït faisait partie d'une province, le « vilayet », dont le port de Bassorah était la capitale, sur un territoire faisant aujourd'hui partie de l'Irak.

En 1899, l'émir Moubharak le Grand avait signé un traité avec la Grande-Bretagne, faisant du Koweït un protectorat. En 1932, l'Irak obtient son indépendance, et réclame la rétrocession du Koweït dès 1933.

En 1961, aux premières heures de l'indépendance du Koweït, l'Irak avait tenté une première fois, sous le général Kassem, de s'emparer de l'émirat. Mais il en avait été empêché par les troupes britanniques...

L'Irak n'a qu'une façade de 19 km sur le Golfe et les îles de Warba et Boubiyan, sur le débouché du Golfe, ont été attribuées au Koweït, lors de la décolonisation britannique.

En 1938, les Britanniques ont rejeté une demande irakienne de construire dans la baie du Koweït un port relié par chemin de fer à l'Irak.

Ce dernier conteste également au Koweït le droit d'exploiter le champ pétrolifère de Rumaylah, à la frontière irako-koweïtienne.

Comme il vient d’être rappelé, l’Irak subit une grave crise économique après sa guerre contre l'Iran : Endettement civil et militaire supérieur au budget de l'État, chômage accéléré où 200.000 soldats ayant combattu l'Iran sont démobilisés, baisse brutale du débit de l'Euphrate et diminution de la superficie des terres ensemencées à la suite de la mise en eau du barrage Attatürk en Turquie, en Anatolie du Sud-Est.

 

Quant à l’erreur de la diplomatie américaine elle se met en place en début d’année avec la nouvelle présidence Bush (père) élu en novembre 1988 pour un mandat qui débute en janvier suivant. Or, le 15 février 1990, John Telly, secrétaire au département d'État explique à Saddam Hussein, au nom du président américain George Bush que : « Vous êtes une force de modération dans la région et les États-Unis souhaitent élargir leurs relations avec l'Irak ».

Le 24 février, au sommet du Conseil de Coopération du Golfe, Saddam Hussein fait part de ses craintes suite à l'effondrement de l'URSS : le Golfe Persique risque d'être sous contrôle total des USA. Les arabes doivent donc s'unifier.

Le 3 mai suivant, c’est le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz qui dénonce, sans les nommer, les responsables de la surproduction pétrolière au sein de l'OPEP. Il visait le Koweït et les Émirats Arabes Unis.

 

Après la Grande-Bretagne où l'affaire a éclaté le 28 mars avec la découverte de détonateurs d'armes nucléaires, puis la Turquie, la Grèce et l'Italie, c'est maintenant en RFA l'Allemagne de l'Ouest (les 2 Allemagne ne seront unifiées qu'en octobre 1990), le 15 mai, que les douaniers interceptent une bien mystérieuse cargaison en provenance de Belgique et destinée à l'Irak.

Les autorités des pays européens sont désormais convaincues que les dizaines de tonnes de pièces en acier saisies sont en fait les composantes d'un énorme canon. L'opération douanière a d'ailleurs été baptisée Bertha, du nom du canon allemand qui avait bombardé Paris en 1918.

Malgré ses démentis, il semble que Bagdad ait bel et bien tissé une vaste intrigue internationale afin de se doter d'un canon d'une portée de plusieurs centaines de kilomètres, qui lui donnerait la suprématie militaire au Proche-Orient.

Selon les experts, le fût du canon, d'une longueur de 40 mètres, serait capable de tirer des obus nucléaires, chimiques ou biologiques.

Les douaniers anglais ont indiqué que les pièces saisies avaient été usinées selon les plans de Gérald Bull, un expert en balistique.

Or, ce Canadien a été abattu le 22 mars à Bruxelles...

 

Et c’est l’escalade. Lors de la fête nationale en Irak, le 14 juillet 1990, date anniversaire de la révolution irakienne, il y a donc seulement quelques jours, le président Saddam Hussein adresse à son peuple un message virulent : l'Irak serait victime d'une vaste conspiration impérialiste.

Seule sa puissance militaire lui évite pour l’heure de subir une agression.

Le 17, Saddam Hussein accuse certains pays du Golfe de provoquer une baisse des prix du pétrole à l'instigation des « cercles impérialistes et sionistes ».

Il annonce alors que « les guerres peuvent être déclarées pour des motifs économiques ».

C'est la première fois que le Raïs évoque la possibilité d'une intervention militaire : si les discussions entre l'Irak et le Koweït concernant les modifications de frontières n'aboutissent pas, l'Irak sera obligé de faire valoir ses droits.

En fait, dès le début du mois de mars, après le refus koweïtien de lui louer les îles de Warba et Boubiyan, Saddam Hussein avait demandé à son état-major de préparer des plans d'invasion...

 

Au lendemain de cet avertissement public lancé par Saddam Hussein, les leaders koweïtiens se réunissent à Koweït-City aux côtés du roi Fahd d'Arabie, du roi Hussein de Jordanie et du président du Yémen. Le ton est ouvertement à l'inquiétude.

En effet, ils n'ignorent pas les préparatifs militaires en cours sur le sol irakien. Mais l'invasion de l'Émirat leur paraît impossible.

L'Irak réclame au Koweït 10 milliards de dollars, dont 2,4 milliards en compensation du pétrole « volé » depuis 1980 aux puits de Rumaylah la zone pétrolifère irakienne jouxtant la frontière koweïtienne.

L'Irak réclame également l'effacement de ses dettes et Saddam Hussein considère avoir défendu les intérêts arabes contre l'expansionnisme iranien.

La question est posée mais aucune réponse n'est apportée alors que le temps presse.

Cependant, personne, parmi les hauts dirigeants koweïtiens, ne songe un seul instant de prendre quelque disposition militaire que ce soit !

 

Le Conseil national du Koweït rejette le 19, les accusations de l'Irak et propose la constitution d'une commission arabe pour régler le problème des frontières.

Une lettre est même envoyée au Secrétaire général de l'ONU pour l'en informer.

Le samedi 21, Bagdad accuse le Koweït d'avoir refusé une solution purement arabe et de préparer le terrain à une intervention de forces étrangères dans le Golfe en faisant appel à l'ONU pour régler son différend avec l'Irak.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères se rend à Bagdad et à Koweït-City pour désamorcer la crise, tandis que le Secrétaire général de la Ligue arabe, Chedli Klibi, est reçu par l'émir du Koweït. Mais ces démarches de bons offices essuient un échec...

Au sommet du 23 juillet, réuni à Alexandrie, le roi Hussein de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak, auxquels se joint le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, l'Égypte entame alors de ce fait une mission de bons offices.

C'est encore un échec...

Le lendemain, l’Irak rejette la proposition koweïtienne d'une commission arabe pour le règlement du conflit, sous prétexte que le problème est « bilatéral », et masse 30.000 soldats à la frontière. Le président égyptien Hosni Moubarak se rend en Irak et au Koweït pour essayer d'organiser une réunion quadripartite avec l'Égypte et l'Arabie Saoudite. C'est toujours un échec...

À la télévision, Moshe Arens, ministre israélien de la Défense, considère que « Saddam Hussein n'a rien à craindre tant qu'il ne menace pas la sécurité d'Israël » : il se lave les mains de ce « proto-conflit » qui ne le concerne pas.

Point clé pour comprendre l’enchaînement qui va suivre, le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l'ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie. Celle-ci, bien au fait de ce qui se prépare, déclare que : « nous constatons que vous avez amassé des troupes nombreuses à la frontière », et lui laisse entendre que « les États-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposant deux pays arabes », considéré comme d’une simple querelle entre voisins.

« L’erreur déterminante de la diplomatie américaine », rappelle Paul au général Ali et à William sans « t ». 

 

C'est alors que le Koweït augmente unilatéralement sa production de 20 % en rompant la solidarité entre les pays exportateurs de pétrole. Cette mesure fait chuter les cours, à la grande satisfaction des consommateurs occidentaux.

Mais l'Irak perd les deux tiers de ses recettes pétrolières.

Qui plus est, l'émir du Koweït, Jaber al-Sabah, refuse toujours d'annuler la dette de 15 milliards de dollars contractée par l'Irak pendant la guerre contre l'Iran !

 

Le 26 juillet, la CIA reçoit des rapports selon lesquels deux divisions irakiennes ont quitté leur cantonnement pour faire mouvement vers l'émirat. Dorénavant, plus de 30.000 soldats irakiens sont postés sur la frontière. Les photos satellite confirment tous ces mouvements.

Washington prévient des responsables arabes de la région.

Le Koweït, l'Arabie Saoudite et l'Égypte déclarent que ce n'est qu'un chantage : Saddam Hussein veut seulement faire pression à l’occasion des négociations. Les missions de médiation se poursuivent donc à Bagdad, avec la visite de Yasser Arafat, chef de l'OLP...

Le lendemain 27, à Genève s'ouvre une conférence de l'OPEP. Sous la pression de l'Irak, le Koweït et l'Arabie Saoudite acceptent d'augmenter le prix du baril de pétrole de 3 dollars. Celui-ci passe ainsi à 21 dollars, au lieu des 25 dollars espérés par l'Irak.

Le 29 juillet, Yasser Arafat est reçu par l'émir Jaber du Koweït, qui refuse de parler des 10 milliards de dollars réclamés par l'Irak pour l'affaire de Rumaylah.

Le lendemain, le roi Hussein de Jordanie effectue une mission de médiation à Bagdad et au Koweït. C'est encore un échec...

Les ultimes échanges diplomatiques irako-koweïtiens s’organisent le lendemain à Djeddah. Les Koweïtiens semblent finalement d'accord pour un prêt de 9 milliards de dollars.

Mais les Irakiens en ont demandé 10 et ils ressentent cette discussion sur le montant comme une volonté de les humilier.

Le roi Fahd d'Arabie se propose d'offrir le milliard de dollars qui reste.

L'Irak exige l'ouverture d'entretiens bilatéraux à Bagdad.

Mais les Irakiens et les Koweïtiens s'accrochent toujours au sujet de la reconnaissance de leurs frontières.

La rencontre de Djeddah du surlendemain, en Arabie Saoudite, qui devait permettre de désamorcer une crise apparue au grand jour depuis deux semaines seulement, se solde par un dernier échec...

Égyptiens et Saoudiens espèrent cependant renouer le dialogue rapidement. Prudents, ils refusent de prendre parti.

Quelques jours plus tôt, Hosni Moubarak, président d'Égypte, a rendu visite à Saddam Hussein à Bagdad. Il l'a assuré qu'il n'utiliserait pas la force tant que les discussions avec le Koweït continueraient.

Et selon certaines sources, l'Iran aurait donné l'assurance à Bagdad qu'il n'interviendrait pas dans son différend avec le Koweït...

Le 30 juillet, au moment où « Charlotte » qui n’est pas encore « Charlotte » débarque dans les locaux de l’AFP local à Koweït-city, une réunion de médiation est organisée à Djeddah. Elle échoue également.

Au même titre que les pourparlers entretenus secrètement avec le palais de l’Élysée s’interrompent.

 

Paul sait qu’après-demain, mercredi 1er août, la délégation irakienne quittera Djeddah, le Koweït n'ayant pas fait de nouvelle proposition mais n’en fait pas mention.

Et la nouvelle se répandra dans Koweït-City comme une traînée de poudre : les négociations sur le grave contentieux territorial et financier entre le Koweït et son puissant voisin irakien ont échoué.

Mais on n’en est pas encore là : il y a lieu d’en rire, semble-t-il.

Pourtant, on avait parlé de « rencontre de la dernière chance ». De plus, la capitale koweïtienne sera en proie durant 24 heures aux rumeurs les plus folles, et des diplomates occidentaux en poste dans la ville ont prévenu leurs gouvernements respectifs de la présence de plus de cent mille soldats irakiens à la frontière nord du Koweït.

Saddam Hussein, le maître de Bagdad, aurait aussi massé 300 chars et des centaines de pièces d'artillerie lourde dans ce secteur...

Et ce matin-là, le journal gouvernemental irakien Al-Joumhouria indiquera que le contentieux entre les deux pays est loin d'être un simple « petit nuage d'été » qui finira par se dissiper...

 

Conclusion logique : le dictateur irakien croit comprendre que la diplomatie américaine approuve finalement sa décision, poussé par l’intransigeance koweïtienne, et que les États-Unis n'interviendront pas dans le conflit qu’il prépare. Dans le même temps, le Département d'État américain, le ministère des affaires étrangères, rappelle opportunément qu'aucun accord de défense ne lie les États-Unis au Koweït !

Le piège se referme : les Occidentaux craignent finalement que l'appropriation par l'Irak des ressources pétrolières du Koweït ne déséquilibre le marché du pétrole. Plus sérieusement, il semble que les dirigeants américains aient choisi de tirer parti de Saddam Hussein et de ses foucades pour installer une base militaire au milieu des champs pétrolifères du Golfe Persique.

L'implosion de l'URSS, au même moment, leur laisse les mains libres.

 

« Je suis au courant pour l’ambassadrice américaine à Bagdad. Il ne peut pas en aller autrement puisque les roumis américains ne sont liés par aucun accord de défense : et nous ne verrons jamais de troupes de « croisés » en Terre sainte ! Pas question… » s’emporte le général Ali.

Comme quoi, la cécité situationniste reste une maladie contagieuse et incurable chez tous les sujets « politiques », même les plus brillants et les plus « ouverts ».

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-xii.html

 


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 

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23/07/2017 13:46

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 

Laudato si… (XI)

 

Onzième chapitre : Koweït-city.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

La conversation se poursuit encore de la sorte avant que Camille ne devienne plus entreprenante.

« – C’est normal », s’excuse-t-elle. « Quand on tombe nez-à-nez avec le sosie de son idéal masculin, on ne peut pas rester insensible. Tu sais, je sais que je suis repoussante au premier abord, mais tout le reste fonctionne parfaitement bien !

– Je n’en doute pas. Mais je ne suis pas venu pour ça.

– Et alors ? Pourquoi es-tu ici ? Ne me dis pas que tu es venu pour te faire un plan-pute avec les pouffiasses libanaises des bordels d’hôtel qui font les délices des locaux friqués. Ils sont tous friqués et ne pensent qu’à ça.

D’ailleurs, t’es descendu où ? »

Il lui précise son adresse, Fahad Al-Salem St, 35ème rue, dans le bloc 12, pas très loin.

La ville est divisée en « blocs » et tourne autour de la pointe nord et du palais princier.

Sauf pour les faubourgs, mais Paul ne le découvrira que plus tard.

« – Tu disposes d’une voiture ou non ? Parce que j’ai besoin de reconnaître quelques lieux avant la fin du mois.

– Je peux même te servir de chauffeur : j’ai le droit de conduire si je suis accompagnée : Un privilège d’étrangère.

Pourquoi avant la fin du mois ? Tu repars à ce moment-là ? Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps…» fait-elle mystérieuse à souhait, un sourire en coin, beau comme une grimace à cause de son bec de lièvre.

« Ne t’imagines pas des trucs, Camille. Hors, ton… ton faciès, tu n’es pas du tout mon type de femme et ma vie est déjà bien remplie. »

La moue de déception : tragi-comique !

« Non, je vais te dire, je peux en échange te donner des informations qui vont te faire promouvoir au sein de l’agence. »

Lesquelles ?

« Les irakiens vont envahir la pays dans quelques jours. Et je veux être là pour faire quelques photos ! »

N’importe quoi : il n’y aura pas de guerre !

C’est trop fou comme hypothèse.

 

« Eh bien détrompe-toi, Camille. Pour tout de dire, quand on a les moyens militaires de faire le hold-up du siècle sur la fortune d’un pays tout entier et, qui plus est, de se payer les secondes réserves de pétrole du monde en plus que d’effacer une dette de 15 milliards de dollars alors même que les américains disent s’en contre-foutre, il n’y a aucune raison de s'en priver ! »

Vu comme ça, évidemment…

« – Mais les négociations ne sont pas terminées. Ils vont trouver un accord !

– Écoute, si tu veux être la première et la seule à annoncer l’invasion du pays pour le compte de notre agence, tu te postes à la frontière le 2 août avant les deux heures du matin GMT, soit un peu avant l’aube locale, sur le coup des 5 heures. Et tu files le plus vite possible jusqu’à ton téléscripteur…

– Toute une nuit avant de devenir célèbre ? Génial ! Tu m’accompagnes !

– Non, moi, il faut que je sois en ville pour photographier quelques débandades autour de la banque centrale et du palais princier, le premier objectif des troupes de Saddam !

– Alors moi aussi : je veux voir ça ! Chouette, on passe la nuit ensemble. Tu verras, tu ne le regretteras pas ! »

Décidément…

 

« – Non, toi tu feras ton boulot de journaliste. Mais je veux bien que tu me montres le palais de l’émir et le bâtiment de la banque centrale.

– D’accord, mais, je veux un acompte : caresse moi les seins ! Si tu veux, je mets un sac sur la tête !»

On en reparlera conclut Paul qui ne sait plus trop comment se débarrasser de cette sangsue.

« – Dis-moi plutôt Camille, tout-à-l’heure tu as dit « nous », en parlant des « punis » consignés ici. C’est qui ce « nous » ?

– Il y a Alex, la stagiaire, qui fait son stage de « sciences-Po-Paris » ici cet été, et Mouloud, notre émigré soudanais qui nous sert de chauffeur. Il a l’avantage de baragouiner un peu le français et il est fluently en English.

– Et on dispose de combien de véhicule ?

– Bé la jeep et un vieux pickup de récupération, pourquoi ?

– Pour savoir. Pas de moto ? »

Non.

« On mange quoi dans ce coin de la planète ? »

Il sait déjà pour avoir fait, plus tard, quelques détours comme agent VIP de chez Dassault dans plusieurs pays du Golfe, mais sait-on jamais, ils pourraient peut-être trouver des crêpes bretonnes.

Ce sera de la cuisine pseudo-grecque, à mi-chemin de son hôtel.

 

L’après-midi est consacrée à se signaler à l’ambassade de France, un petit bâtiment insipide entouré d’une grille, où un gendarme plantonne, orné d’un drapeau tricolore poussiéreux, situé dans le Block 1, villa 24 dans la treizième rue, et à faire le tour de la ville dans le vieux pickup « de récupération ». Il fait du bruit et affiche plus de 150.000 km au compteur, mais il roule, quand il veut bien démarrer.

Al-Kuwayt signifie en arabe classique « la forteresse construite près de la mer » et c’est 17.818 km² de sable…

Le Koweït a neuf îles, la plus grande étant Bubiyan, qui est reliée au continent par un pont : Failaka, Bubiyan, Warbah, Auhah, Miskan, Qaruh, Umm Al'Maradem, Kubar et Umm Al-Namil.

Le pays, bien que très aride, abrite une biodiversité spécifique à sa zone biogéographique. Il est situé en outre sur un axe majeur de migration aviaire (un « corridor biologique »).

La baie de Koweït constitue le seul bon port naturel du fond du golfe Persique. Ses eaux profondes, son accès facile, contrastent avec l'incommodité du Chatt-el-Arab et de Bassorah, en Irak.

Et les ports sont aux nombres de 5 dont 3 terminaux pétroliers.

 

La ville historique fut appelée Grèn par les Perses, a été désignée sous le nom de Kuwayt (« l'embrasure ») par les marins, devenu Kouet, puis Koweït. Le Koweït actuel fut fondé par la famille d'Al-Sabah en 1715 et au XVIIIème siècle, les voiliers koweïtiens faisaient du commerce avec les Indes orientales.

En 1776, de nombreux marchands quittent Bassorah tombé aux mains de la Perse et s'installent dans la ville de Koweït. La Compagnie anglaise des Indes orientales suivit le mouvement, ce qui fut l'une des raisons de l'enrichissement de cette ville.

En 1826, une flottille koweïtienne se lança à l'aide de la ville de Bassorah assiégée par des tribus. En 1841, un accord est conclu avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande pour cesser la traite des esclaves et garantir la sécurité des mers.

En 1856, une flottille de la Royal Navy fit escale dans la ville de Koweït, les Britanniques alors en guerre avec la Perse offrirent leur protection et demandèrent l'établissement d'un dépôt de charbon, le cheik Djaber 1er refusa ces propositions mais accepta qu'aucune autre puissance, y compris l'Empire ottoman n'en installe.

La souveraineté de celui-ci sur le Koweït n'a été réelle qu’en 1871, sous pression militaire, transformée en sous-préfecture et le cheik Abdallah Al-Sabah nommé sous-préfet.

En 1899, celui-ci conclut un traité de protectorat avec le Royaume-Uni. Le 13 novembre 1914, un traité d'alliance entre le Koweït et la Grande-Bretagne fut signé, et le Koweït entreprit des opérations contre l'Empire ottoman.

À la suite de l'attaque d'un navire koweïtien sous pavillon turc, le cheik créa le premier drapeau koweïtien. Sous protectorat britannique après-guerre, les frontières avec l'Irak sont définies par les accords d'Akir de 1922-1923, huit îles dont Bubiyan sont alors rattachées au Koweït.

Le Koweït signe alors le 19 juin 1961 un traité d'amitié avec le Royaume-Uni qui lui reconnaît sa pleine indépendance, il récupère ses compétences en matière de défense et d'affaires étrangères mais est très vite menacé d'annexion par l'Irak par le premier ministre irakien Abdul Karim el-Kassem qui revendique « le territoire koweïtien comme partie intégrante de l'Irak ».

Les britanniques viennent protéger le pays et il reçoit l’appui de la République arabe-unie, de la Jordanie, de l'Arabie saoudite et des États-Unis. Le Conseil de sécurité des Nations unies est saisi le 2 juillet, mais le veto de l'URSS empêche toute résolution.

La Ligue arabe accueille finalement le Koweït le 20 juillet 1961 et les troupes arabes remplacent les militaires britanniques présents au Koweït. Depuis, l'Irak ne peut plus attaquer le Koweït sans s'opposer aux autres États arabes.

 

C’est une monarchie constitutionnelle. Le pays est dirigé par un premier ministre, responsable devant le parlement, composé de 50 députés élus et des ministres en exercice qui ont également droit de vote.

Les femmes sont toutefois exclues du corps civique ainsi que les militaires (jusqu’en 2005). L'âge minimum pour voter est de 21 ans. L’article premier de la loi électorale du Canton de N'Dlaboulalla, qui date de 1962, limitait ainsi le nombre des électeurs à 145.000 personnes soit une faible partie de la population autochtone adulte.

 

Le pays est riche de son pétrole, mais doit faire face au manque de ressources en eau : les nappes sont localisées dans les zones d'Al-Rudatain et d'Um-Aish et produisent une eau légèrement salée, qui est de plus aussi utilisée par l'industrie pétrolière.

Coupée d'eau distillée, elle alimente le réseau d'eau potable, avec l'eau de désalinisation. La nappe diminue, malgré les 1,5 milliard de litres par an produit par dessalage d'eau de mer, alors que la consommation augmente de 7 % par an, avec localement, un certain gaspillage : piscines, arrosage de jardins de loisirs.

90 % des recettes publiques du Koweït viennent du pétrole et le pays a l'intention d'investir pour moderniser ses installations dans l'industrie pétrolière.

Du pétrole fut découvert dans l'émirat en 1937 et les premières exportations d'hydrocarbures ont débuté en 1946.

Le pétrole transforma en quelques décennies la modeste cité de Koweït en métropole, attirant de très nombreux expatriés. La population du pays passe de 152.000 habitants en 1950 à 738.000 habitants en 1970 dont 347.000 koweïtiens et 391.000 non-Koweïtiens.

57 % des habitants du Koweït sont des Arabes (parmi lesquels on retrouve beaucoup d'Égyptiens et de Libanais).

Le reste de la population comprend des Indiens, des Pakistanais et des Philippins et 85 % sont musulmans, dont 60 % de rite sunnite et 40 % de rite chiite.

Les 15 % restants sont composés de chrétiens (12 %) et d'hindous.

 

La ville est donc divisée en « blocs », traversés par des rues plutôt larges et cernés en demi-cercle par des artères à 2 fois 2 voies avec des carrefours parfois somptueux.

Le tout est barré par deux voies rapides d’est en ouest qui débouchent sur les deux autoroutes de deux fois trois voies, au moins sur leur majeure partie.

L’une va vers le sud et l’autre vers l’Irak, non sans traverser ou longer les champs de pétrole et de gaz, d’Al-Jahra qui va au nord vers le gisement de Rumaylah et se prolonge jusqu’à la frontière, la fameuse future « autoroute de la mort », et l’autre vers Jeleeb Al-Shuyoukh au sud et vers l’aéroport, avant que l’ensemble ne débouche sur une route frontière qui sépare le pays de l’Arabie-Saoudite.

L’ensemble conduit à l’est sur le terminal pétrolier de Messila, lui-même accessible depuis la route côtière.

Paul photographie tout ce qui passe à portée d’objectif de son Nikon tout neuf : une reconnaissance fouillée et visuelle des lieux.

Une ville animée mais écrasée de chaleur.

Ils rentrent en début de soirée au bureau, non que Camille n’ait pas tenté de lui faire visiter à plusieurs reprises son appartement, situé sur le parcours.

Pour découvrir Alex, la stagiaire aux yeux « menthe-à-l’eau », bagues aux doigts, colliers, boucles d'oreille et bracelets, une fille curieuse, petite et toute menue, avec une implantation des cheveux très reculée sur le haut du crâne, dont les cheveux longs descendent en longue mèches claires jusqu’au creux des reins ou sont réunis dans un chignon extravagant qu’elle porte sous son tchador quand elle sort et dont elle passe son temps à mâchouiller les mèches à portée de bouche.

Curieusement, sans l’infirmité de Camille, elle parvient très bien à zozoter, l’étudiante « Sciences-Po-Paris ».

Et il croise le fameux Mouloud, le chauffeur soudanais au crâne rasé, grand comme une montagne de muscles d’haltérophile : impressionnant !

Belle inspiration : « JW » est passé dans l’après-midi pour inviter Paul à dîner et passe le prendre à 19 heures devant les locaux de l’agence.

 

Ils vont au « Mais Alghanim », situé en bord de mer, sur l’Arabian Gulf Street, pas très loin de l’ambassade britannique, à la pointe nord de la ville dans la tour de la télévision située dans l’une des « Kuwait Towers », un lieu où l’histoire remonte au siècle précédent quand le fondateur, Edmond Barakat (Abu Emile) a ouvert une cantine pour les employés de Yusuf Ahmed Alghanim & Sons Co., appelé « Mess Alghanim ».

L'origine de « Mais Alghanim » restaurant remonte à 1953 quand le fondateur Edmond Barakat, a ouvert sa cafétéria pour ses employés-là.

« Ce fut le début d'une relation durable entre le Koweït et les communautés d'expatriés et de feu Abou Emile et son « Mess ». Dans un court laps de temps, la cafétéria est devenue un lieu de rencontre pour tous au service de repas complets ou à emporter, transformant l'humble cantine en un restaurant à part entière. »

C’est en 1974 qu’Emile Barakat, fils aîné d’Edmond succèdant à son défunt père, développe l'entreprise, et sous sa direction, le restaurant a déménagé à l'ancienne station de télévision du Koweït dans un décor « ante-moderne ».

En 1987 le nom du restaurant a été modifié de « Mess Alghanim » en « Mais Alghanim ».

Il faut dire que l’endroit est célèbre pour son l'hospitalité et sa nourriture délicieuse de style « maison », avec sa cuisine libanaise, méditerranéenne, arabe et hallal, et « Mais Alghanim » a continué à gagner en notoriété.

Bref, une des meilleures tables que peut offrir ce pays-là et Paul s’est régalé des brochettes de moutons… à moins que ce soit autre chose.

C’était bon.

 

William sans « t » voulait absolument que Paul rencontre le général Ali, petit-neveu du roi, un homme fort cordial, qui sent fort un mélange de transpiration et d’eau de rose, de loukoum affreux, escorté de deux G-men en tenue occidentale alors que lui est en djellaba et s’exprimant parfaitement en anglais. Lui aussi avait hâte de croiser un nouveau « honorable correspondant » en sa qualité de patron des services de sécurité du pays.

Et une fois les présentations faites, il invite ses convives à prendre place autour de sa table.

« – Salam aleykoum !

– Salam aleykoum !

– Salam aleykoum ! »

River sort son appareil photo pour faire quelques clichés alors que le général Ali, qui paraît bien jeune pour ce grade-là, mais c’est bien un « petit-neveu » de l’Émir ceci expliquant cela selon le principe que les affaires de famille se traitent toujours « en famille », ils prennent place autour d’une table dressée « à l’occidentale ».

« Alors, Monsieur …Dupont, qu’elles sont les nouvelles venues de France ? »

Voilà que Paul se doit d’improviser, comme « George », son MIB qui l’a mis dans cette situation le lui a suggéré, pour intéresser son vis-à-vis…

« – De France, je ne sais pas vraiment. Je rentre des USA en passant par Londres.

– Et alors ? Aucun message des autorités françaises ?

– Vous savez sans doute, mon général, qu’il y a actuellement des tractations secrètes entre l’Élysée et Bagdad.

– Oui bien sûr. Mais elles ne devraient pas avoir lieu : ce fils de chien de Saddam joue les gros bras uniquement pour faire pression sur les chancelleries occidentales. Et celles-là tombent dans son piège qui consiste à se faire plus gros qu’il n’est. Vous avez une fable, dans la littérature française, à ce sujet : La grenouille et le bœuf, je crois, de je ne sais plus qui.

– De De La Fontaine. Ce n’est pas l’avis de certains au Pentagone : votre pays est une cible facile pour la 4ème puissance militaire du globe…

- … Pffft ! Des racontars et des vantardises ! L’Irak est un pays ruiné et épuisé qui ne peut plus mener la moindre guerre, même contre nous qui sommes adossés à la Ligue Arabe et encore sous sa protection et celle des britanniques. Or, le Royaume-Uni est membre de l’Otan. Et on a vu de quoi ils sont encore capables tout seul au fin fond de l’atlantique-sud avec les Falkland, contre la première puissance militaire de la région, souvenez-vous !

Tout cela n’est que du vent…

– À Londres, ils ne semblent pas mesurer le danger… Les relations diplomatiques sont plutôt axées sur la nouvelle donne avec la Russie, son évolution politique, et la finalisation du rapprochement des deux Allemagnes, qu’ils voient comme beaucoup plus déstabilisant.

– Et ils ont bien raison ! Tout se passera bien ici. Ici comme ailleurs. Saddam va remettre sa langue dans sa poche, l’Otan aura définitivement gagné contre le pacte de Varsovie, sans tirer un seul coup de feu et puis c’est tout ! »

Têtu le bonhomme apparemment cultivé, très au courant du ballet diplomatique qui tourne autour de son pays et de son voisin belliqueux, et surtout tellement sûr de lui, au moins autant que William sans « t » qui acquiesce ou en rigole à chaque instant après avoir rangé son attirail photographique… 

 

« – Mon général, j’admire votre optimisme. Mais je vais vous expliquer deux ou trois choses. Je ne suis pas réellement journaliste, ni même photographe.

– On s’en doutait un peu… Et quel est votre vrai nom ? Ou votre nom de code.

– Ça ne vous dira rien : j’appartiens à un service qui n’existe pas et nous n’avons pas d’identité officielle. Donc, peu importe !

– Un « service qui n’existe pas » ? Et c’est quoi ?

– Je suis chargé de modéliser, pour le ministère, des situations de crises comme celle-ci, afin d’en évaluer les conséquences en vue d’adapter nos réactions. Et croyez bien que si notre Président s’échine, en plus des services diplomatiques du quai d’Orsay, à faire évoluer la situation vers une sortie honorable pour tout le monde, c’est que les études de mon service sont très crédibles » invente-t-il.

« Parce que vous êtes capables de prévoir l’avenir, vous ? »

Oh oui, surtout quand on en vient… !

« – On appelle ça la méthode « hypothético-déductive », où on fait un inventaire complet des éléments du moment, une mise en situation en quelle que sorte, et où on émet certaines hypothèses. À partir de là, on en déduit les comportements futurs et ensuite on vérifie s’ils sont corrélés dans le temps avec les « observations-terrain », quitte à corriger à la fois les hypothèses et les éléments en présence à chaque étape.

Or là, depuis plusieurs semaines, le modèle n’est pratiquement plus corrigé : tout se passe comme si Saddam Hussein et tous les autres acteurs de la région lisaient au-dessus de nos épaules les déductions simulatrices que nous faisons que, je vais vous dire, s’en est terrifiant !

– Et qu’est-ce qui va se passer de si terrifiant, cher Monsieur … Dupont ?

– Sans doute jeudi prochain aux aurores, l’armée irakienne va envahir ce pays et mettra à peine quelques jours à le soumettre en totalité ! »

Crise d’hilarité instantanée et débordante à la table telle qu’elle est communicative aux tables voisines.

Il faut dire qu’il faudra encore un ou deux jours pour que les rumeurs les plus folles circulent enfin à Koweït-city.

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-xi.html


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 

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22/07/2017 22:44

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (III)

 

Laudato si… (X)

 

Dixième chapitre : Voyage vers Koweït-city.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Une fois « en ville », Paul commence par acheter des vêtements et sous-vêtements, une paire de chaussure de sport et un sac à dos avant de se rendre dans une banque souscrire 68 titres de « BKR A » à 7.100 dollars le bouts de papier, au porteur, payés comptant et en cash.

Après « l’opération », il se sent plus léger : il lui reste un peu plus de 17.000 $, de quoi survivre correctement et personne n’a tiqué !

C’est pourtant une sacrée somme, là, « au porteur »…

Puis il file à l’adresse indiquée « avant qui est après », en taxi.

Il a un peu de mal à trouver son correspondant qui n’est autre qu’une officine de photographie dans un quartier d’afro-hispaniques plus ou moins « louches », même les gosses qui jouent dans la rue, où, pendant qu’ils bossent sur « ses papiers », il complète ses emplettes du  fameux Nikon, deux objectifs supplémentaires, dont un zoom, quelques boîtes de pellicule Kodak de sensibilités différentes et le sac qui va avec tout ça.

Les gars avaient oublié de viser le visa d’entrée aux USA sur le passeport : ça a duré plus longtemps que prévu, le temps d’une autre paire de bières.

Puis direction l’aéroport où Paul claque encore quelques billets pour acheter son fauteuil en direction de New-York, sur un Tristar.

Il arrive au petit-matin local, juste pour embarquer dans le « bel oiseau blanc » aux couleurs de British-Airways.

 

Le Concorde ! Depuis le 4 février 1976, date où le secrétaire américain aux transports William Coleman lève l’interdiction pour les vols supersoniques au-dessus des eaux territoriales et accorde les atterrissages à Washington et à New York, mais retardé jusqu’au 11 mars par les autorités portuaires new-yorkaises qui s’opposent pour six mois au survol local du Concorde, l’avion dessert plusieurs destinations transatlantiques.

Avec le peu de choix qu’elles avaient en destinations, Air France et British Airways ont commencé les transatlantiques avec Washington (District de Columbia) le 24 mai. Finalement, en 1977, les nuisances sonores que les New-Yorkais devaient subir ont été annulées par les avantages de Concorde et la liaison Paris et Londres vers l’aéroport new-yorkais John-F. Kennedy commence le 22 novembre 1977.

Jusqu’en 1983, les destinations pour Air France sont : Rio de Janeiro, Caracas, Dakar, Mexico, Washington, Dallas et New York.

À partir de 1983, pour rentabiliser au maximum son supersonique, la compagnie française réduit ses vols à la seule destination de New York, assurant cependant et en plus des vols spéciaux appelés charters, et des tours du monde.

Le temps de vol moyen sur l’un ou l’autre itinéraire est environ de trois heures et demie. D’ailleurs, jusqu’en 2003, Air France et British Airways ont continué à avoir des liaisons quotidiennes avec New York. En plus, Concorde a volé vers la Barbade pendant la saison de vacances d’hiver et, de temps en temps, aux destinations de Rovaniemi en Finlande.

Le 1er novembre 1986, un Concorde fait le tour du monde en trente-et-une heures et cinquante-et-une minutes.

Une vraie formule 1 : l’entretien du Concorde avec les contraintes exigées, sécurité des vols, ponctualité, régularité du passage en vol supersonique, peut être effectivement assimilé à l’entretien d’une Formule 1, donc gourmand en heures de main-d’œuvre et en pièces.

À titre de comparaison, la maintenance d’un Concorde est de 18 à 20 heures par heure de vol alors que celle d’un avion classique en 2015 est en moyenne de 2 heures.

Par ailleurs, le nombre réduit de vols entraîne des stationnements prolongés au sol.

D’autant que l’arrivée du Concorde entraîne une petite révolution en maintenance puisque les circuits étaient commandés en électrique et en hydraulique, avec pour certains, des tests embarqués pour faciliter le dépannage.

Il a fallu repenser les métiers des mécaniciens et électriciens pour entretenir les Concorde : l’électronique faisait son entrée dans tous les circuits en commande et en surveillance.

 

En effet, Concorde est le premier avion civil à disposer de commandes de vol entièrement électriques et analogiques (fly-by-wire) : en vol supersonique se produisait une augmentation importante de température sur la cellule, ce qui provoquait l'allongement du fuselage. Comme une transmission par câbles aurait été trop compliquée, on a opté pour des commandes entièrement électriques. Toujours pour la même raison, l'avion dispose de réacteurs reliés en thrust-by-wire, ancêtres des réacteurs actuels contrôlés par FADEC.

Le pilote automatique permet une gestion automatique de la puissance (ou encore « auto-manette »), autorisant un contrôle « mains libres » (ou hands off) de l’avion de la montée initiale à l’atterrissage. L'électricité à bord est générée par des IDG (Integrated Driving Generator), prédécesseurs et de même technologie que ceux montés sur les avions actuels (Airbus et Boeing).

Le Concorde dispose de trois circuits hydrauliques à haute pression de 28 MPa soit 4.000 PSI pour les composants légers à circuits hydrauliques utilisant un liquide hydraulique à huile synthétique (M2 V) résistant à haute température.

Pour le freinage, Concorde est équipé d'un système SPAD (système perfectionné antidérapant) de contrôle de glissement, c’est-à-dire de l’écart de vitesse entre roues freinées et roues non freinées, l’ancêtre de l’ABS.

Par rapport au principe de contrôle de la décélération angulaire des roues freinées, ce système permet de réduire les distances d’arrêt de 15 % sur sol sec et d’améliorer la sécurité sur sol mouillé. Ce système a été repris par Airbus et sur les avions militaires français à partir du Mirage F1.

Le système de freinage est contrôlé électriquement. Une commande agit sur une servovalve faisant interface entre la consigne électrique d'entrée et la grandeur hydraulique (débit ou pression) agissant sur les freins hydrauliques. Un système qui remplaçait les commandes classiques hydromécaniques plus lourdes et plus complexes à installer. Ce système a été complété sur les avions d'Airbus par l’orientation de la roue avant sur l’A320.

Des disques de freins en carbone ventilés offrent un gain de masse de 500 kg par rapport à des disques en acier, ainsi qu'une meilleure tenue à l’échauffement.

 

Le rééquilibrage des masses (gestion du centrage) permet une optimisation des performances. Pendant toutes les phases de vol, le carburant est déplacé afin de positionner au mieux le centre de gravité par rapport au centre de poussée dans la phase de vol concernée (centrage avant en subsonique, centrage arrière pour le vol supersonique), ce qui réduit la trainée en contrôlant l’assiette mise ainsi en équilibre permanent.

Des pièces sont usinées à partir d’une ébauche unique (et non issues d’un assemblage), ce qui permet de réduire la masse et la nomenclature des composants.

Les gouvernes de direction et élevons sont constitués de matériaux composites. Toutefois, il s'est révélé que le vieillissement du matériau entraînait des pertes partielles de gouvernes, particulièrement de direction.

 

Certaines de ces nouveautés technologiques avaient 20 ans d’avance. Si les coûts de conception ont été élevés, cela a permis aux constructeurs aéronautiques français et anglais de rester dans la course avec les États-Unis, puis de créer Airbus.

Nombre de ces améliorations sont maintenant des standards dans les avions de ligne actuels. Par ailleurs, la Snecma a commencé à construire des moteurs pour l’aviation civile avec le Concorde, et l’expérience qu’elle en tire lui donne l’expertise technique nécessaire à l’établissement du consortium CFM International avec General Electric, qui produit avec succès le moteur CFM56.

Un avion qui vole aux confins de la stratosphère : la vitesse de croisière du Concorde est de Mach 2,02 à une altitude variant de 16.000 à 18.000 mètres. De toute façon, malgré la puissance de ses quatre moteurs, à 10.000 mètres, l’altitude habituelle des vols commerciaux transatlantiques, il est à peine supersonique !

Il est doté d’une aile magnifique en delta spécifique, dite « gothique », et de moteurs à postcombustion développés d’abord pour le bombardier britannique Avro Vulcan.

 

S’il arrive en début d’après-midi à Heathrow, un aéroport qui n’avait rien à voir avec celui que Paul connaît des années 2000, puisque le principal terminal de la compagnie anglaise reste celui désormais attribué au fret, il arrive finalement trop tard pour emprunter le vol à destination de Bahreïn sur le même « joujou ».

Un bijou, mais assez semblable à une Caravelle en cabine, un peu plus longue peut-être, avec ses rangées de deux fauteuils coupés par une allée centrale unique : on est loin des « paquebots » aériens habituels !

La seule différence, c’est qu’il y a un machmètre qui affiche la vitesse sur la cloison du poste avant des hôtesses… en Mach, bien sûr et une secousse à peine perceptible au moment du passage du mur du son, tout en douceur.

On est nettement plus secoué, même si ça reste très léger aussi, au moment du basculement du contenu des réservoirs de l’avant vers l’arrière.

Le foyer de portance, du fait du dessein de l’air et du régime de vol, se déporte vers l’arrière, tel que pour équilibrer, les masses sont plantées à l’avant au décollage et à l’atterrissage, pour assurer le roulage, sans ça l’avion se basculerait sur sa roulette arrière, le nez bien dressé vers le ciel !

Et il repasse derrière le train principal en phase de vol.

C’était la seule solution aérodynamique ingénieuse pour éviter aux pilotes d’être aveuglés à l’approche des pistes et ne pas alourdir l’appareil. Et encore, il a fallu leur inventer le nez basculant vers le bas pour qu’ils puissent « voir devant », là où ils devaient atterrir !

 

Aussi Paul se remet du « jet-lag » au Hilton voisin, sauf qu’il faut sortir de l’enceinte de l’aérogare et traverser une autoroute : un trajet forcé en navette ou en taxi qui fait tout le tour de l’aéroport.

Le temps de changer quelques dollars contre des pounds-locales et d'annoncer son arrivée par télégramme à l'agence de l'AFP à Koweït-City .

C’est là qu’il se fait son « petit coup de madeleine proustienne »…

Juillet 1990… Incroyable ! Quelle histoire ces voyages dans le passé…

Il est là, derrière la Manche à aider Michel dans sa saison du « Newvox » jusqu’au 15 juillet, il passera 15 jours chez le grand-père paternel dans sa maison Normande dont il est aujourd’hui, enfin plus tard, propriétaire.

C’était sa dernière année sans examen, l’année suivante, il y aurait le bac en français et en histoire et les cours s’étaient arrêtés à Louis Le Grand depuis la mi-mai pour laisser la place aux concours des écoles supérieures et puis au bacheliers, les vrais.

Là, cette année-là ou une des suivantes,  il « butinait » les « trois cochonnettes », tour à tour, ses cousines germaines, les filles de l’oncle honteux, qui ne l’était pas encore, Arlette et ses « bagues aux dents », Huguette et sa poitrine enflammée, et Pierrette, « la mignonne », qui s’emmerdaient sévère en attendant Jacques, leur cousin, frère aîné de Paul, déjà à la fac de droit et titulaire d’une voiture offerte pas le grand-père en cadeau pour son bac, le seul moyen de s’échapper vers la côte et ses activités festives.

Parce que bon, en vélo c’est faisable, mais il faut revenir et même si la Normandie ce n’est pas de la « haute-montagne », ça grimpe quand même…

 

Paul jouait à « cache-cache » dans le parc : c’était histoire d’échapper à la surveillance de la tante et de passer quelques moments volés de tendresse.

Fin juillet, quand Jacques arrivait, il filait « dégourdir » les voisines de la ferme voisine : France et Lucia, déjà bien « délurées », avec leur physique de fermière normande en herbe, rondes sous tous rapports…

En août, il irait en Alsace animer sa mère et sa grand-mère, les « pharmaciennes » de la famille, et tenter sa chance auprès du cheptel local très surveillé par leurs « grand-frères », avant de rentrer à l’hôtel de tante Jacqueline, André et ses deux autres cousines Sylviane et Josiane, parfois très sensuelles quand elles étaient « chauffées » à point, retrouver Mylène, Michel et toute la clique pour une nouvelle saison parisienne, ses gardes de nuit, ses cours de jour, les repas du soir à servir et desservir, les week-ends parfois torrides au « Newvox » quand les deux tauliers et les gamines partaient dès la sortie des classes « à la campagne ».

Une drôle d’époque, mais tellement insouciante !

« Qu’est-ce que je suis devenu ? »

Pas tout-à-fait ce qu’il aurait pu imaginer, même si la vie ne l’a finalement pas déçu.

Fera-t-il un tour en France à son retour, histoire de de respirer l’air du pays à cette époque-là, revoir le Paris des années 90 qu’il avait tant aimé pour y vivre comme un poisson dans son bocal ?

 

Il est à l’heure le lendemain et reposé pour son second vol en Concorde, vers Manama capitale du royaume de Bahreïn. Où les transits sont assurés vers Ryad, Koweït-city et quelques capitales d’émirats voisins.

Une heure de vol supplémentaire qui le fait arriver à la nuit tombante à destination finale.

C’est là que les choses sérieuses commencent.

Durant ce vol (et les précédents), Paul tente de rassembler ses souvenirs de la guerre du golfe de 1990/91. Et il débarque sous sa nouvelle fausse identité à l’aéroport international de Koweït-city (Code KWI) par la piste 33L qui déroule ses 3.400 m de béton sous les roues du vol du soir arrivant de Bahreïn.

Ce qui est saisissant, ce sont les odeurs moites des effluves de pétrole sulfuré mélangé de loin en loin aux odeurs iodés de la mer toute proche et le ciel légèrement pollué des lumières des torchères d'une raffinerie située plus au sud.

Mais on s’y fait très vite jusqu’à les oublier.

En revanche, il fait chaud malgré la nuit dès que l’on sort des espaces clos sous « température dirigée ». Et du coup, on comprend mieux le port généralisé de la djellaba qui a la faculté de « voleter » au gré des déplacements, ce qui évite d’avoir trop chaud.

Son taxi, dont le chauffeur l’accueille d’un « salam aleykoum » qui signifie « que la paix soit sur vous », ils commencent toutes leurs conversations par cette formule, le dépose en moins d’une demi-heure au Carlton-Tower, son hôtel retenu depuis Londres, où il devra séjourner quelques jours.

 

Drôle d’idée ce nom que l’on retrouve un peu partout dans le monde quand il s’agit d’hôtel de luxe.

Étymologiquement, c’est un diminutif du prénom Carltet qui veut dire Charles. « Carl-Town » désignant la « Ville de Charles » en Anglais.

Rien de luxueux, pour un établissement qui est pourtant un quatre étoiles pas trop cher, propre et confortable, mais sans rien d’ostentatoire.

Trop tard pour un coup de fil à l’agence AFP locale où il est censé être employé, ou flâner jusqu’au port, d’autant que les températures fraîchissent et deviennent même agréables.

Il n’a plus qu’à se restaurer légèrement, boire du thé local, se doucher et récupérer du décalage horaire de son fantastique voyage… hors norme. 

 

C’est donc le lendemain qu’il croise le fameux « Johnny Walker », rencontré peu avant à San Francisco … enfin, des années plus tard !

C’est le même homme, en nettement plus jeune, sans ses rides profondes, plus svelte, mais armé de la même voix rocailleuse des plaines du middle-west.

Comme lui, il est affublé d’une casquette et d’un sac de photographe en bandoulière qui tangue et roule depuis l’épaule et comme lui, il « baguenaude ».

C’est effectivement à lui que Paul, qui l’a reconnu de loin, demande son chemin.

En fait, sur le coup et en se rapprochant, il a un doute, ne le reconnaît pas vraiment tellement il apparaît plus efflanqué qu’un quart de siècle plus tard.

Mais au son de sa voix, il n’y a plus de doute : c’est celui qu’il aura eu le malheur de croiser 25 ans plus tard à San Francisco, et à qui il doit ce voyage ahurissant dans son passé.

« L’AFP, je connais. Je suis photographe au « WP » (le Washington Post) Tu sais, le Watergate ! Tu as entendu parler, au moins ».

William River, alias « Johnny Walker », « presque que comme la marque de whisky, car moi j’ai un « y », pas « ie » », compte tenu de sa fabuleuse descente putative, telle une fougueuse « river » !

« – Mon nom est William. William sans « t ».

– Enchanté, moi c’est Gérard Dupont. William comment ?

– William, sans « t ».

– Mais, il n'y a pas de « t » à William !

– Je le sais ! Ça fait même deux fois que je te le dis ! »

Et le voilà parti dans un éclat de rire d'une de ses blagues qu’il est bien le seul à apprécier.

 

Ses bureaux ne sont pas loin et ils devisent de la situation politique actuelle.

« Oh, ici, ils sont tous en vacances. Il n’y a que les punis comme nous pour être consignés à la tâche. Moi, je pars faire des photos de la classe moyenne restée au turbin, dans le sud du pays, autour des raffineries. Et toi ! »

À lui, il n’allait pas lui dire tout de suite qu’il venait prendre des photos de l’invasion irakienne…

« – Je vais prendre des clichés des tours de la Liberté (les deux réservoirs d’eau douce qui dominent la ville) et faire du rab en prenant quelques shoots des lieux privilégiés du pays.

– Oh, ici, il n’y a rien. Même pas une montagne pour couper l’horizon. Mais si tu as le temps, va donc dans le désert te régaler des folies de l’émir… Il a fait peindre en vert des dunes le long de l’autoroute de l’aéroport !

– En vert ?

– Oui ! Une lubie. Ils ont tellement de pognon qu’ils ne savent plus comment le claquer ! »

Paul n’avait pas vu ça dans la nuit tombante d’hier.

 

« – Ah, méfie-toi de ta collègue Camille. Elle doit t’attendre.

– Et pour quelle raison je dois m’en méfier ?

– Elle a le feu aux miches. Pour le reste, elle n’est pas gâtée par la nature. Il ne faut donc jamais sortir sans être couvert !

De toute façon, elle n’a que quatre types d'orgasme !

– Ah oui, intéressant, et lesquels ? 

– L'orgasme positif, « oh oui, oh oui » … ;

L’orgasme négatif, « oh non, oh non » … ;

L’orgasme religieux, « oh mon Dieu ! Oh mon Dieu »… ;

Et l'orgasme simulé. Pour toi, ce sera : « oh, Gérard ! Oh Gérard ! »

Tu verras. »

Nouvel éclat de rire de « Johnny » !

Sympa, la présentation en pense Paul.

 

Camille, c’est effectivement tout un poème ! Elle t’accueille à l’étage des locaux de l’AFP en tchador et boubou en te faisant : « Oh ! Gérard Dupont ? » et elle se fige. « Je vous attendais : Excusez-moi de ma surprise, mais vous êtes exactement mon type d’homme ! C’est incroyable ! », fait-elle de sa voix nasillarde.

Gérard, enfin Paul, elle ne le sait pas, mais lui est père de famille, rangé des voitures et quasiment marié à la belle Florence et sa jambe toute neuve qui l’empêche encore de marcher…

Enfin quoique… en 1990, elle devait encore « faire bébé » dans les jupons de sa mère de la vie courante du moment.

Mais le pire, c’est quand elle retire son voile qui ne laisse que les yeux apparents et l’on comprend mieux l’avertissement de « Johnny Walker » de « ne jamais sortir sans être couvert », la locution anglaise de « never without being covered » ayant deux sens, masculin et féminin et il parlait « au féminin ». Une des carences de la langue de Shakespeare parmi d’autres.

Le tout sachant que l’épidémie de SIDA, démarrée au début des années 1970 aura pris un tour nouveau dans les années 90 avec les contaminations par transfusion sanguine, alors que jusque-là, elle était largement cantonnée aux milieux homosexuels, aux drogués et nettement moins largement aux actes hétérosexuels « non-protégés », un peu comme n’importe quelle MST.

Tout le drame de cette fille à l’allure pas très féminine, mais bon, et la voix nasillarde est qu’elle est affublée d’un « bec de lièvre » à peine réparé par la chirurgie corrective, tel qu’elle présente un nez écrasé et une absence curieuse, repoussante, de « marque des anges » sur la lèvre supérieure.

Un repoussoir, même dans le noir le plus profond… au toucher, quoi !

Et avec ça, elle ne zozote même pas mais nasillarde affreusement… 


« – Tu restes combien de temps avec nous Gérard ? » se reprend-elle en passant au tutoiement.
« – Le temps de quelques clichés et je rentre à Paris. Il faudrait entre-temps que je me familiarise un peu avec la ville et ses habitants et que je rencontre l’ambassadeur.
– L’ambassadeur, ça m’étonnerait, il est en vacances avec sa famille en métropole. Comme le chef d’antenne d’ici, notre boss direct. Nous, on assure la permanence.

Mais il faut que tu signales ton arrivée aux services de l’ambassade le plus tôt que tu pourras quand même.

Je te sers un thé ?

– Il n’y a rien de plus … fort dans ce pays ?

– Non, c’est interdit. Ici on applique la charia. Le coran « dur ». Les femmes sont voilées et ne sortent jamais seules sauf à être prise pour des putes. Si on te retrouve saoul sur la voie publique, t’es carrément mis au gnouf en vue de ta lapidation. On coupe la main des voleurs et on bastonne les femmes infidèles. »

Charmant pays que voilà : Heureusement qu’il ne compte pas s’attarder.

«  Quant aux gens, à cette époque, tu ne trouveras que des étrangers, ceux qui bossent. Des pakistanais, des palestiniens, des sri-lankais, des jordaniens. Y’en a même qui sont payés à balayer les autoroutes, c’est te dire.

Les koweïtiens, ils sont à l’abri dans leur air conditionné, au bureau, chez eux ou dans leur voiture et ne sortent que la nuit à pareille époque.

Ce sont des bédouins assis sur une éponge à pétrole que ça en pue toute la journée et quand il fait plus frais en hiver, ils n’ont qu’une hâte, c’est d’aller camper sous leur tente dans le désert avec leurs dromadaires.

– Et du café, c’est possible ? »

 

Paul apprend ainsi que tout ou presque est gratuit pour les citoyens koweïtiens : le téléphone, les études, même dans les universités étrangères, les soins. Il n’y a vraiment que l’eau qu’ils payent, la nourriture et parfois leur loyer, leur essence, mais ce n’est pas très cher.

« L’eau ! Il y a deux immenses citernes sur les tours de la liberté au nord de la ville. Elles ont été construites pour ça. Et deux usines de dessalement d’eau de mer au sud du pays. Et dire qu’il y a 30 ans, ils importaient encore leur eau douce depuis l’Irak par bateaux et camions citernes, paraît-il. Aujourd’hui, ils arrosent leurs jardins et même les pelouses des bas-côtés de leurs routes ! »

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-x.html

 


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

 

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22/07/2017 10:06

Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène IV

 

Acte III – Scène IV

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

BM – Bé te voilà dans un drôle d’état, mon bichon. Baisse ton pantalon, s’il te plait.

EM – Tu as amené Bzzz tes jouets ?

BM – Allonge-toi sur le bureau, fesses à l’air. J’ai toujours sur moi tes médicaments, mon fouet et mon godemiché, ne t’en fais pas : ça va bien se passer.

EM – Ooooh Bzzz ma bibiche !

BM – Juste une petite crise. Mais faudrait pas que ça se renouvelle trop souvent. Si tu te laisses envahir par le stress et les émotions, ça pourrait devenir compliqué, je t’assure…

EM – Bzzz, je sais. Fais Bzzz vite !

BM – Une seconde, s’il te plait. Mets-toi en position.

(EM pousse son fauteuil présidentiel, face à la scène, s’allonge sur le bureau, imagine-ton fesses à l’air.

BM passe derrière lui après avoir déballé sa trousse à médicaments. Elle lui enfonce un suppositoire qu’elle va « pousser » avec le gode).

BM – Écarte un peu les jambes, s’il te plait. J’y vais … profond !

EM – Bzzz Oh oui ! Vas-y fort !

(Suivent une série de mouvements de va-et-vient qui secouent de façon grotesque le président qui râle de plus en plus fort…)

BM – Voilà ! C’est assez profond comme ça !

EM – Oh ma Bibi. Qu’est-ce que c’était bon. On remet ça ?

BM – Arrête. Tu es le président en exercice, alors au boulot.

EM – Mais et toi ? Tu sais bien que ça me met une trique…

BM – Moi ? Tu sais bien que ce qui compte pour moi c’est de te savoir heureux. Tu l’es, là ?

EM – Oui, très ! Tu te rends compte où nous sommes ?

BM – Bien sûr ! Tu le voulais, tu l’as ce fauteuil. Rhabille-toi et je te laisse travailler.

EM – Je me rhabille mais… je ne vais pas pouvoir marcher avec cette putain de gaule dans le caleçon.

(Claque, s’ouvre dans le mur un petit clapet où un bouton rouge clignote)

BM – Mais… On dirait que ça te fais de l’effet. Mais je ne comprends pas que tu te sois laissé submerger par le lyonnais tout-à-l’heure… Mais c’est quoi ça ?

EM – Quoi, ça ?

BM – Ce truc qui clignote dans le mur ?

EM – Ah ça… Le code nucléaire.

BM – Il y a la guerre ?

EM – Mais non pas tout de suite… Tu sais, Gérard, il avait l’air si touché par notre réussite.

BM – Rappelle-toi ce que je t’ai toujours dit : la tienne n’est pas la sienne ! Comme tous les autres que tu fréquentes depuis des années.

EM – Je sais, je sais.

(BM, après avoir rangé son « matériel », s’inquiète du nœud de cravate se son mari qu’elle remet en place avec soin).

BM – Bon, je te laisse.

EM – Non, pas maintenant. J’ai envie de toi.

BM – Non mais ça ne va pas, petit vicieux ! Pas ici !

EM – Mais si justement…

BM – Tu plaisantes : il peut y avoir des caméras, des micros…

EM – Mais non, absolument pas : il n’y a rien ! Viens !

BM – Non t’ai-je dit. Pas ici, pas maintenant ! On a 5 ans devant nous pour ça.

EM – 5 ans, ça va être long.

BM – Ce soir, dans tes appartements. Promis !

EM – Ce soir ? Tu promets ? Ça va être long !

BM – Tu es le meilleur. Tu le sais bien.

EM – Bon alors c’est moi qui te laisse. Tu es sage et tu gardes bien le bureau. Je reviens.

BM – Tu vas faire quoi ?

EM – Comme tu le dis ma Bibi, j’ai du travail. Faut que je voie mon chef d’état-major.

BM – Pense à en changer.

EM – Oui, je sais.

BM – Je fais monter mes enfants…

EM – Comme tu veux ! Bises ma Bibi. Et merci pour tes bons soins : ça va mieux.

BM – Pas de quoi ! Bise.

(EM sort de la pièce, un air satisfait sur le visage.

BM compose un numéro sur son portable).

BM – Vous montez, les trognons ? La voie est libre.

(Quelques instants passent ou BM examine en détail la pièce.

Elle examine au passage le contenu de la boîte à chaussures restée sur le bureau présidentiel et mire le bouton rouge qui persiste à clignoter accroché au mur de la pièce)

BM – Ah, eh bien ! Ils sont drôles les « secrets de la République ».

(Entrent SA, LA et TA).

BM – Ah mes chéris ! Ils vous ont laissé passer ?

TA – Oui maman. Comme tu as l’air heureuse ?

LA – Ravissante ! Et il va bien, beau-papa ?

SA – C’est cosy ici, dis donc !

BM – Ne dites pas de bêtises. Asseyez-vous. Vous voulez quelque chose à boire où à grignoter ?

(BM s’assied dans le fauteuil présidentiel et soulève un des combinés téléphoniques pendant que ses enfants prennent place.)

SA – Non merci. Je vais finir par être saoul à faire tous ces mélanges…

TA – Moi j’ai amené mon « eat-bag ». Tu crois que je peux en emporter à la maison ?

LA – Arrête Tiphaine ! On n’est pas là pour piller la cantine non plus.

SA – Il te va bien ce fauteuil, Maman !

BM – Je sais. Il est confortable en plus. Mais bon, ce n’est pas le mien et je n’en ai pas besoin non plus.

SA – Pour ?

LA – Pour en faire quoi ?

BM – Pour « mon bon plaisir », pardi, mes enfants !

TA – Ah maman ! Tu nous étonneras toujours, finalement…

BM – Et ce n’est pas fini. Vous allez voir ce que vous allez voir !

SA – Et quoi donc ? Tu t’intéresses à la politique, maintenant ?

BM – Non pas le moins du monde. C’est un jeu désuet, presque ringard. Tu le sais bien. Mais maintenant, pour compléter le tout, il faut engranger une chambre à la hauteur des ambitions de Manu. Et il va s’en occuper. Après, mais seulement après, je vais te transformer ce palais en palais des plaisirs.

TA – De tes « bons plaisirs ».

LA – Oui, de nos plaisirs !

BM – Et quels sont-ils, mes enfants ?

TA – Des teufs d’enfer !

BM – Oui, peut-être, mais à condition de rester discrets.

SA – Bof, avec la presse aux ordres de beau-papa… ce sera facile !

BM – Non, tout de même. Ne gâchons pas nos plaisirs et notre chance. On restera discret.

LA – Et comment ça ?

BM – Je n’ai pas encore tout visité. Mais il me semble possible dans cette grande baraque de trouver quelques lieux d’une absolue discrétion qui nous seront utiles.

SA – Et du personnel tout autant discret.

BM – Bien sûr mon garçon !

TA – Tu sais maman, qu’avant de devenir un palais présidentiel, c’était un hôtel particulier très chicos où se donnaient déjà de somptueuses fêtes pour la haute-société ?

LA – Et beau-papa, il va prendre ça comment ?

BM – Je le tiens comme ça, dans ma pogne !

SA – Par les roubignoles ?

BM – Seb ! Ne sois pas grossier, s’il te plaît. En plus ça ne te ressemble pas, tu le sais bien.

TA – C’est quoi cette boîte à chaussures, là ?

BM – Ah tiens, justement. Vous voulez découvrir les secrets de la République ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui !

BM – Vous me promettez de garder le secret le plus absolu ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui, bien sûr !

BM – Parce qu’il y a peut-être le code nucléaire.

SA – Passionnant ! On va pouvoir faire sauter la planète d’ici, dans un instant.

TA – Arrête, Seb ! Tu n’es vraiment pas drôle !

SA – Je plaisante, petit-sœur. Vas-y maman, montre-nous.

(BM ouvre la boîte à chaussures avec mille précautions)

LA – Bouououh ! (crie-t-elle très fort. Tout le monde fait un bond !)

BM – Mais que tu peux être bête, ma fille. Tu nous as fait peur !

(Les trois enfants de BM rient aux éclats)

LA – Alors ?

BM – Bé, je ne comprends pas…

SA – Quoi ?

BM – Regardez vous-mêmes.

SA – Mais c’est un gode ?

LA – Dingue ! Ça sert à quoi ?

TA – Arrête de jouer l’ingénue, Laurence, s’il te plaît !

BM – Les enfants, s’il vous plait…

SA – Et ça, c’est le pot de vaseline qui va avec ! Forts, les secrets de la République !

BM – Il doit y avoir une explication logique.

TA – Ça ne peut pas être ça, le code nucléaire…

BM – Je présume également.

SA – Et là, dans l’œuf Fabergé ?

LA – Et cette bille ?

SA – Attends, j’ouvre.

(SA se saisit de l’œuf Fabergé et l’ouvre. Il en extrait un petit bout de papier soigneusement plié, qu’il déplie).

SA – Je l’ai !

TA – Montre !

LA – On dirait un numéro de téléphone.

BM – Tu crois ?

SA – 07 et huit chiffres après, c’est probable.

TA – On essaye ?

BM – Non, non ! On va tomber sur un QG secret… J’ai peur !

TA – Arrête maman ! On dira que c’est une erreur.

SA – Mais oui. Une erreur. J’essaye !

BM – Non !

SA – Si !

(SA décroche un téléphone posé sur le bureau, mets le haut-parleur en marche et compose le numéro).

FH – Allo oui ?

SA – Bonsoir. C’est qui à l’appareil ?

FH – Mais c’est … moi !

BM – Raccroche Seb !

SA – Vous ? Vous qui ?

FH – Mais … Mais, c’est Emmanuel ? Déjà ? … Je ne suis pas encore … arrivé ! Un problème ?

SA – Emmanuel qui ?

FH – Déjà besoin de mes … conseils ?

BM – Raccroche !

SA – Emmanuel qui ?

FH – Mais enfin… mon successeur ! Vous êtes qui, vous ?

SA – Son beau-fils et vous l’ex ? C’est ça ?

FH – Mais parfaitement ! François Hollande. Mais … ce numéro devait rester secret à … son seul usage ! Je ne … comprends pas !

SA – Excusez-nous, nous ne savions pas. Mais puisque je vous ai en ligne, vous allez nous dire ce que c’est que cet attirail posé sur son bureau dans une boîte à chaussures.

FH – Demandez-le-lui … vous-même !

SA – La vaseline et le gode, je vois à peu près l’usage qu’on peut en faire, mais la bille de verre…

(FH part dans un rire sonore et bruyant)

FH – Excusez-moi … Vous me faites rire, jeune-homme ! Et je vous rappelle que vous n’avez pas à fouiller le … bureau présidentiel ! On m’a assez … reproché de laisser trainer des plans … d’assaut sous le nez de … journalistes ! Vous faites bien … pire.

BM – Raccroche !

(SA repose le combiné, coupant la communication).

SA – Dingue ça !

TA – Tu n’aurais pas dû appeler.

BM – Je vous l’avais dit…

LA – Et ça ? C’est quoi ?

(LA désigne le bouton rouge clignotant sur son support sorti du mur).

SA – Putain !

BM – Seb ! Tes gros-mots !

SA – C’est ça le bouton nucléaire !

TA – Hein ?

SA – Bé oui. Il n’y a rien dans la boîte à chaussures. En revanche, ça, c’est le bouton nucléaire !

LA – Tu es sûr ?

SA – Et quoi d’autre ?

BM – Je ne sais pas : le groom-service peut-être.

TA – Alors comme ça, ça tiendrait dans un seul bouton … ?

SA – Forcément !

BM – Bon les enfants, on a fait assez de bêtises comme ça aujourd’hui dans ce bureau. Alors on s’en va ! S’il vous plaît.

TA – Et si j’appuie dessus, qu’est-ce qui va se passer ?

LA – Tiphaine ! Arrête : tu me fais peur !

BM – Ma fille, ne touche pas à ça et sors de là. Vite s’il te plaît !

SA – Tiphaine. Ne fais pas ta gamine. Viens on se tire de là !

TA – Attends, il faut savoir !

(TA se jette dans un mouvement brusque et implusif vers le bouton rouge)

BM (dans un hurlement strident) – Noooooon Tiphaine !

LA – (paniquée) Arrête !

(Tiphaine appuie sur le bouton rouge qui s’éteint et le rideau tombe)

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iv.html

 

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20/07/2017 13:03

Ce début de quinquennat décoiffe.

 

Qu’est-ce qui restera le plus marquant ?

 

Les poignées de main viriles, qui marquent un début de recentrage de la politique extérieure du pays ou les mesures de réduction des déficits publics, avec tous ses « effets pervers », dont la récente démission du CEMA « Deux-Villes-Liées » que nous vous avions annoncée ?

Après tout, il n’y a pas de honte à mettre ses convictions (argumentées et raisonnées) en cohérence avec ses actes : Je l’ai déjà fait à plusieurs reprises et on se sent mieux… après.

À moins que ce soit l’organisation de la vie « politique » du pays qui semble se dessiner ?

Nous l’avions également évoquée encore plus récemment

À vrai dire, je n’en sais rien encore…

Mais ce qu’il y a de sûr, c’est que si « ça décoiffe », le droit pénal, lui, glisse petit-à-petit vers une « dictature-douce » qui ne le dit pas.

 

« Pénal » veut dire peine, punition. Tu es puni parce que tu as fait une action, une konnerie « interdite ». L’interdit est décidé par « l’autorité » et édicté dans une loi.

Et nul n’est censé ignorer la loi… au moins pénale.

Bon, d’accord, des discussions jésuitiques infinies ont été générées depuis des siècles sur l’objectif du « pénal » : S’agit-il de punir seulement ou de dissuader de devenir « punissable » ?

Probablement les deux.

Mais ne s’agit-il pas également de punir comme d’une repentance – la théorie chrétienne des cellules conventuelles – ou de protéger ?

Protéger qui ? Le pénitent et/ou « tous les autres » en écartant le « hors la loi » ?

La controverse doctrinale n’est toujours pas tranchée et évolue au fil du temps entre « réinsertion » et « écartement » plus ou moins définitif, entre « rémission » et « normalisation ».

 

Seulement voilà, le Sénat vient d’adopter le nouveau projet de loi antiterroriste, dans la nuit de mardi à mercredi 19 juillet. Avec ce texte, le gouvernement veut remplacer le régime exceptionnel de l’état d’urgence à partir du 1er novembre, en pérennisant et en inscrivant dans le droit commun certaines de ses mesures.

Aïe !

L’ensemble de la droite sénatoriale « Républicaine-démocrate » et centriste, majoritaire, mais aussi les sénateurs de « REM-même-pas-en-rêve » et ceux du RDSE, à majorité PRG – soit 229 élus – ont voté en faveur du texte, en première lecture.

Ouille, ouille !

En revanche 106 ont voté contre : Les « soces », les « Cocos-staliniens » et deux anciennes membres du groupe « écolologiste » désormais disparu.

Ah oui, quand même…

 

Du coup, on peut noter que ce texte pérennise le système de suivi des données des dossiers de passagers aériens (PNR) et autorise la création d’un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel pour les voyageurs de transports maritimes.

Il instaure également un nouveau cadre légal de surveillance des communications hertziennes et élargit les possibilités de contrôle dans les zones frontalières.

Le Sénat a même proposé des mécanismes d’évaluation et d’encadrement des associations de prévention et de lutte contre la radicalisation, et autorisé les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP à transmettre en temps réel les images captées par leurs caméras individuelles lorsque leur sécurité est menacée.

Par ailleurs, le Sénat a validé des modifications apportées au projet de loi par sa commission des Lois, en mettant en avant la défense des libertés publiques.

Triste gag !…

Les sénateurs ont ainsi limité dans le temps, au 31 décembre 2021, l’application des dispositions qui autorisent les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance et de procéder à des visites domiciliaires et des saisies : Le projet de loi initial, lui, ne fixait pas de date limite dans le temps.

De plus, il est prévu que chaque année, une évaluation devra l’utilité de ces mesures.

À suivre…

 

En revanche, prévus pour sécuriser des lieux potentiellement sous la menace d’actes terroristes, les périmètres de protection ont été circonscrits par la commission des Lois. Celle-ci a considéré que le risque devait être « actuel et sérieux » et les a donc encadrés plus strictement. Les sénateurs ont aussi renforcé les garanties relatives à la vie privée, professionnelle et familiale des personnes contrôlées au sein de ces périmètres.

De bonnes mesures ?

Pour plusieurs organisations, dont Amnesty International France, la Ligue des droits de l’Homme ou le syndicat de la magistrature (SM), mais aussi des personnalités comme le défenseur des droits « Jacquot All-Good » et le commissaire européen aux droits de l’Homme, ce n’est pas le cas.

Pourtant la menace terroriste « est là, toujours prégnante », répond le ministre de l’intérieur « Gégé-la-Colombe ».

« Nous voulons sortir de l’état d'urgence, mais nous ne pouvons le faire sans adapter notre dispositif de lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

On veut bien le croire : Il en va de la sécurité publique, priorité des priorités, notamment parce qu’il s’agit de quoi ?

 

Pour un juriste bien-né, il s’agit ni plus ni moins d’une contamination du système pénal qui plus est, représentant un risque de « despotisme doux ».

Ce n’est pas moi qui le dit (je parlerai plutôt et naturellement comme « Vlad » de « dictature-douce ») : « Si on éprouve de fortes réticences, c'est que, tout en annonçant l’adoption de “nouveaux instruments permanents de prévention et de lutte contre le terrorisme”, le projet de loi automatise les instruments de prévention ».

Et de préciser : « Certes, la prévention est nécessaire et doit être renforcée face aux fureurs terroristes, mais la séparer de la punition pour en faire un objectif répressif en soi marque une rupture, conduisant d'une société de responsabilité à une société de suspicion».

Bien vu !

Tous coupables, jusqu’à preuve du contraire, alors que la loi présume, même « au civil » et dans les affaires, même chez le fisc, demain encore mieux avec le futur « droit à l’erreur », toujours et partout la « bonne foi »… jusqu’à preuve du contraire !

Sacré renversement des présomptions à venir, d’autant plus en matière « pénale ».

« Cette rupture (…) est consommée dès lors que la punition n’est plus l’objectif d’un droit que l’on persiste à nommer « pénal », alors qu’il tend vers des mesures qui sont imposées à une personne non pas pour les punir d’un crime qu’elle a commis, mais pour prévenir ceux qu’elle pourrait commettre ».

C’est du « délit de sale-gueule », même pas « d’intention », généralisé…

 

Vous me direz – comme ma « petite-sœur » que si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer quand même… – que puisque vous n’avez rien fait de répréhensible, vous ne craignez rien.

Erreur funeste : Ce n’est pas parce que vous n’avez (encore) rien fait que vous ne ferez jamais rien, tiens donc !

C’est ça la nouvelle « logique » pénale qui a été votée.

Et ce n’est pas pour rien que plus de 500 chercheurs et universitaires ont signé un appel dénonçant une « régression de l’État de droit ».

Mais la rupture opérée par le projet de loi est « aussi politique », car « l’extension de la punition de la prévention » invite « à affaiblir la garantie judiciaire », analyse-t-on également.

 

« Même limitées au terrorisme, des mesures telles que l’assignation à résidence, les visites, perquisitions et saisies administratives, les périmètres de sécurité ou la fermeture administrative de lieux de culte pourraient être décidées, comme en état d'urgence, par le ministre de l’Intérieur ou le préfet », rappelle-t-on.

« L’ajout d’une référence au juge des libertés et de la détention (JLD) ne suffit pas au rééquilibrage » : Lui n’est de toute façon pas compétent pour autre chose que les portes des prisons et maisons d’arrêt.

« En somme, il est nécessaire de lever l’état d’urgence, mais il ne serait ni légitime ni d’ailleurs efficace de le remplacer par une contamination permanente du système pénal » qui pointe, avec finalement le risque d’aboutir à un « despotisme doux ».

 

Personnellement, je me pose une autre question (puisque le despotisme est déjà en place,comme on l’a vu mardi dernier, même si c’est insidieux).

En effet, j’ai noté comme vous que les presque 700 mesures prises jusque-là par les préfets dans le cadre de l’état d’urgence visaient finalement moins que quelques poignées de « terroristes en puissance ».

Pis que ça, ça n’a pas empêché, en aucune manière, la réalisation d’attentats, plus ou moins réussis, dont on vient spectaculairement de « festoyer » celui de Nice d’il y a un an, et dont la dernière tentative remonte à seulement quelques semaines sur les Champs-Élysées.

Alors si, on nous raconte à qui veut l’entendre, que plusieurs dizaines d’attentats ont été déjoués depuis, dont celui de la voiture garée à proximité de Notre-Dame (qui avait bien des bombonnes de gaz, mais pas de détonateur), d’ailleurs lieu ou un militaire a été agressé à coups de marteau devant un parterre de touristes des mieux-venus, on ne peut que s’interroger sur la pertinence du « bidule »…

Bref, ça n’empêche pas grand-chose, même si on veut bien admettre l’inverse : Après tout, l’État est dans son rôle et il a besoin de moyens !

 

Faut-il croire que les moyens sont insuffisants pour en revenir une quatrième fois à de nouveaux textes ?

Faut-il croire que les moyens militaires sont « bien dimensionnés » alors qu’on réduit les budgets ?

 

Croyez ce que vous voulez, la vraie question – celle que je me pose – c’est une fois que si le terrorisme, qui vient de gagner la première manche, à savoir la réduction drastique, jusque dans la loi votée, de vos libertés publiques, fondamentales jusque dans votre constitution, passe de nouveau à l’offensive en divers attentats « low-cost », c’est quoi l’étape répressive suivante ?

L’état de siège ?

La loi martiale ?

Le couvre-feu généralisé ?

Magnifique perspective pour cette Nation qui se veut éclairer l’univers entier des mille feux de ses « Lumières »…

 

Accessoirement – mais vous n’êtes pas obligé de lire jusque-là – n’est-ce finalement pas un « plan diabolique » qui se met tout doucement en place ?

Vous vous souvenez du « 1984 » d’Orwell, naturellement. L’hystérie utopique de toute une population, sans exception, mise sous contrôle de « l’autorité »…

Ce plan de mise sous tutelle de la Liberté de chacun, de penser, de le dire, de l’enrichir…

Eh bien, si ce n’est sûrement pas ça – quel procès d’intention ! – ça y ressemble comme deux gouttes d’eau issues de la même rivière.

Finalement, on pourrait même en penser qu’entre la « peste-blonde » et « Mak-Rond », il n’y a que la méthode qui diffère.

Là au moins, la grenouille ne va pas sauter hors de sa casserole tout de suite, puisqu’elle n’est pas encore brûlée : Elle cuit seulement à petit feu, mijote tranquillement, sans s’en rendre compte.

Superbe, non ?

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/ce-debut-de-quinquennat-decoiffe.html

 

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19/07/2017 14:06

« Les milliards disparus de la Division Daguet » en langue arabe

 

Vous trouverez ci-dessous un premier article en langue arabe qui présente le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

 

Ce texte est issu de plusieurs conversations et reprend des informations disponibles en français sur le site « alerte éthique » notamment dans le billet « Les milliards disparus de la Division Daguet ».

 

Il est disponible sur le site ahewar.org sous le titre :

موريس صليبا - من اختلس مليارات دول الخليج التي دفعت إلى فرنسا بعد ...

Ce qui signifie : « Les milliards payés par les pays du Golfe après la libération du Koweït à la France ont-ils été détournés ? »

 

La référence internétique est :

www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=565790

 

Bonne lecture !...

Jean-Charles Duboc

 

 

 

من اختلس مليارات دول الخليج التي دفعت إلى فرنسا بعد تحرير الكويت؟

 


موريس صليبا 
الحوار المتمدن-العدد: 5584 - 2017 / 7 / 18 - 19:21 
المحور: مقابلات و حوارات 
     
 

حوار مع "جان-شارل ديبوك"(Jean-Charles Duboc)

خلال السنوات العشرين الأخيرة تكاثرت إشاعات في فرنسا، خاصّة في الدوائر الرسميّة حول اختفاء المبالغ الضخمة التي رصدتها دول الخليج وسدّدتها لهذا البلد كتعويض ومكافأة لمشاركة قوّاتها في تحرير الكويت من الإحتلال العراقي عام 1991. فنادرا ما كانت الصحافة ووسائل الإعلام الأخرى تهتمّ بهذا الأمر أو تجري تحقيقات بشأنه. لذلك مرّت السنوات وكأنّ شيئا لم يحدث. فهناك صمت رهيب مطبق خيّم على هذه القضيّة منذ البداية. فهل وراء ذلك سرّ أو بالأحرى أسرار غامضة لم يكشف عنها النقاب أو يحظّر البحث عن خفاياها؟ 

منذ فترة وجيزة، شاءت الصدف أن ألتقيت في مناسبة إجتماعيّة بربّان طائرة سابق كان يعمل قبل إحالته إلى التقاعد على متن شركة الخطوط الجويّة الفرنسيّة المعروفة بـ((آر فرانس)) ويعرف العالم العربيّ جيّدا، كما تسنّى له أن يعمل سابقا طيّارا في شركة الطيران الملكيّة المغربيّة وأن يعيش فترة من حياته في المغرب. فهو يعرف العالم العربيّ والإسلاميّ أفضل بكثير من العرب والمسلمين.

خلال هذا اللقاء علمت من هذا المواطن الفرنسيّ، واسمه "جان-شارل ديبوك"(
Jean-Charles Dubok)، بأنّه يناضل منذ أكثر من عشرين سنة لكشف خفايا المليارات التي دفعتها دول الخليج إلى فرنسا والتي لم ييرز لها أيّ أثر في المحاسبة العامّة ولا في أي من وزارتي المال أو الدفاع. وقد أخبرني أنّه بعد مثابرة طويلة وشاقّة في البحث والتنقيب وجمع مختلف الوثائق، أصدر كتابا بالفرنسيّة يوزّع عبر "أمازون"، بعنوان : ((مليارات "فرقة داغات" المفقودة)) – [Les milliards disparus de la division Daguet]. فكان الهدف من ذلك إثارة الموضوع وإطلاع الهيئات الرسميّة والرأي العام على هذه القضيّة الدقيقة والحسّاسة والخطيرة، بحثا عن مصير هذه الأموال ومعرفة من اختلسها وكيفيّة اختفائها. إضافة إلى ذلك اعلمني بنشره دوريّا على شبكة الإنترنات وثائق وتقارير عن كلّ الأنشطة والإتّصالات التي يجريها منذ أكثر من عشرين سنة مع المسؤولين، بما فيها الرسائل التي يوجّهها إلى رؤساء الجمهوريّة والوزراء المختصّين بهذا الأمر. 

في البداية أثار هذا الأمر لديّ دهشة واستغرابا وأيضا شكوكا، فلم أعره للتوّ أيّ اهتمام إذ لم أقتنع كثيرا بصحّة الخبر، بسبب مرور الزمن وعدم إثارة الأمر في وسائل الإعلام. ولكن بعد فترة من الوقت فكّرت طويلا بالأمر، فتناقشت حول هذا الموضوع مع بعض الأشخاص المطّلعين والمدركين لخفايا الأمور، فأدركت أن لا دخان دون نار. 

هنا ثارت الحشريّة لديّ، فحاولت الإتّصال بالسيّد ((ديبوك)) لمناقشة الموضوع معه مجدّدا. كما سألته إن كان يقبل بإجراء مقابلة حول ذلك والسماح لي بنشرها باللغة العربيّة بغية إعلام القارئ العربيّ والمسؤولين في دول الخليج عن مصير هذه القضيّة وخفاياها، والتي من المحتمل جدّا أن لا تكون الأولى ولا الأخيرة على هذا المستوى. فرحّب بكل سرور ودون تردّد.

لذا يسعدني اليوم إطلاع القارئ العربيّ على هذه المقابلة ونشرها على صفحات هذا الموقع الرائع، فاتحا المجال لوسائل الإعلام العربيّة المرئيّة وغيرها لتركيز الإهتمام على هذه القضيّة والإسهام في تسليط الضوء لتفكيك ألغاظها الغامضة والخفيّة. 


س- سيّدي، أشكركم بادئ ذي بدء على قبولكم إجراء هذه المقابلة والجواب عن أسئلتنا. يبدو أنّ الراي العام في العالم العربي لم يسمع قطّ بهذه القضيّة ولم تتحدّث وسائل الإعلام العربيّة عنها إطلاقا. فهل لكم أن تشرحوا لنا بدايتها وتوضيح معالمها كي يطّلع قرّاء العربيّة على شيء من تفاصيلها؟

جان-شارل ديبوك (ج ش د )- شكرا لكم على الإهتمام بهذا الأمر الذي طال أمده ولم يكشف النقاب بعد عن خفاياه. يتلخّص الموضوع بكل بساطة حول دفع دول الخليج، بما فيهم الكويت والإمارات والسعوديّة مبالغ طائلة إلى دول التحالف التي أسهمت قوّاتها المسلّحة في تحرير الكويت بعد احتلاله عام 1991 من قبل القوّات المسلّحة العراقيّة.

س- ما هو دليلكم على ذلك، وبالتالي ما هي المبالغ التي دفعت إلى هذه الدول؟

ج ش د - الأدلّة واضحة. من حيث المبدأ، تعرفون جيّدا أنّه من المستبعد جدّا أن ترسل، دول حليفة أو صديقة، دون أيّ مقابل، جيوشا جرّارة وسلاحا جوّيّا وعتادا عسكريّا متطوّرا إلى منطقة بعيدة عنها في سبيل تحرير بلد ما من احتلال جيوش بلد مجاور له. 
ومن حيث الواقع، الأمر واضح للغاية. فقد نشرت معلومات في الصحافة تفيد بدفع مبالغ طائلة إلى الدول التي شاركت قوّاتها في تلك الحرب التي عرفت باسم (عاصفة الصحراء). كما صدرت تصريحات عن مسؤولين كبار بهذا الخصوص.

س- أيّة صحافة نشرت ذلك؟

ج ش د - في فرنسا، نشرت أسبوعيّة (الكورياه إنترناسيونال) [
Courrier International] في عددها الصادر بتاريخ 2 ديسمبر 1998، خبرا يفيد بما يلي: ((بشأن التعويضات التي دفعت مقابل الكلفة العسكريّة في ما عرف بـ (عاصفة الصحراء)، فقد تسلّمت الولايات المتحدة من الكويت 13،5 مليار دولار، والمملكة المتّحدة 1،4 مليار دولار، وتركيّا 1،4 مليار دولار، ومصر 970 مليون دولار، والزايير 20 مليون دولار. وهناك 6،89 مليار دولار دفعت "كأكلاف غير عاديّة وللأمور الطارئة. وقد ذكرت هذه الأسبوعيّة أنّ دولة الإمارات العربيّة المتّحدة دفعت لفرنسا أكثر من مليار دولار)).

س- هل هذا هو المصدر الوحيد الذي اعتمدتم عليه لإثبات ذلك؟

ج ش د - كلاّ. هناك جريدة (نيويورك تايمز) [
New York Times] الأميركيّة نشرت قبل ذلك مقالا في شهر سبتمبر 1992، جاء فيه ما يلي:
((تسرّب خبر من إجتماع للبنوك المركزيّة في دولة الإمارات العربيّة المتّحدة، يقول، إضافة إلى ذلك، إنّ حكومات المملكة العربيّة السعوديّة والكويت والإمارات في الخليج، دفعت 84 مليار دولار مباشرة إلى الولايات المتّحدة، وبريطانيا وفرنسا كتعويضات عن الأكلاف العسكريّة.))
إليكم النصّ بالإنكليزيّة كما جاء في تلك الصحيفة: 
«
The report, released at a central bankers’ meeting in the United Arab Emirates, said that in addition, the governments of Saudi Arabia, Kuwait and the Gulf Emirates made -$-84 billion in -dir-ect payments to the United States, Britain and France for military expenses... » 
فاستنادا إلى ما نشرته بعض المواقع الأميريكيّة، وصلت كلفة حرب الخليج عام ،1991 إلى 84 مليار دولار، دفع منها 61 مليار دولار للولايات المتّحدة، و23 مليار دولار إلى كلّ من بريطانيا وفرنسا. وبما أنّ عدد الجنود البريطانيّين الذين شاركوا في تلك الحرب بلغ ضعفي عدد الجنود الفرنسيّين، يتّضح أنّ قيمة التعويضات التي حوّلت لصالح بلدنا فرنسا، تبلغ سبعة مليارات!... وإذا أردنا تقيّيمها مع مرور الزمن، فستصل حدود هذه الكميّة إلى 15 مليار دولار تقريبا اليوم.

س- هل أنتم متأكّدون من أنّ فرنسا لم تتسلّم إطلاقا أيّة مبالغ من دول الخليج لقاء مشاركتها في حرب تحرير الكويت؟

ج ش د - نعم وهناك مؤشّرات كثيرة على ذلك، خاصّة عدم وجود أثر حسّي لأيّ حوالات ماليّة في الخزانة العامّة. 

س- من هو برأيكم المسؤول الذي يقف وراء عمليّة الإختلاس هذه؟ 

ج ش د – أنا متأكّد من أن رئيس الجمهوريّة آنذاك، ((فرانسوا ميتران)) [
François Mitterand]، وأعوانه هم الذين تدبّروا الأمر وخطّطوا لتنفيذ عمليّة إخفاء هذه الأموال.

س- هذا إتّهام خطير! هل طالب أحد المسؤولين السياسيّين بالكشف عن هذا الأمر وهل لديكم ما يثبت ذلك؟

ج ش د - عندما علمت أن ((فرانسوا ميتران)) اختلس تعويضات حرب الخايج عام 1991 التي دفعتها دول الخليج لفرنسا، تبيّن لي أن الكيل قد طفح ولم يعد بوسعي السكوت عن هكذا فضائح. فقد تجاوز غياب المسؤولية ومستوى السفالة كل الحدود. لذا قررت المباشرة عمليّا بفضحها والتصدّي لها بصورة شرعيّة، بعكس حكّامنا الذين يعتبرون أنفسهم بمنأى عن كل قانون.

س- وكيف تسنّى لكم معرفة ذلك والتحقّق من هذا الأمر؟

ج ش د - بحكم مهنتي وأنشطتي المتعدّدة، تمكّنت من الإطلاع على ملفّات ساخنة، إن لم نقل، مفجّرة للفضائح. 
في أواخر نوفمبر عام 1997، وخلال توقّفي غالبا كربّان طائرة في بعض مدن الشرق الأوسط، علمت أن رئيس الجمهوريّة الفرنسيّة فرانسوا ميتران هو الذي اختلس أموال كلفة مشاركة الجيش الفرنسي في حرب الكويت، وهي أموال دفعتها دول الخليج إلى فرنسا عام 1991. 
في بداية شهر ديسمبر 1998، خلال غداء في نادي اليخوت الفرنسي مع ضابط كبير في سلاح الجوّ برفقة إختصاصيّين في محرّكات الدفع الحديثة، تأكدت أثناء المناقشات التي تعرّضنا لها،إلى صحّة اختلاس تلك الأموال، التي كانت قيادة أركان الجيش على علم بها. 
إضافة إلى ذلك، أجريت تحقيقا آخر لدى المسؤولين الكبار في حزب "التجمّع من أجل الجمهوريّة"(
RPR) ، وهو حزب كنت عضوا فيه، وقد تمّ التأكيد بشكل نهائي حول حدوث عملية الإختلاس. 

س- على أثر ذلك، ما هي الخطوات العمليّة التي قمتم بها لنزع القناع عن هذه العمليّة؟ 

ج ش د - في البداية توجّهت في شهر يناير من العام 1998 وبدعم من شخصيّات وهيئات مختلفة، إلى ((مفرزة المراقبة والمباحث)) في مدينة - لو هافر" - (
Le Havre)، وهي مفرزة تابعة لـ(لمديريّة الوطنيّة للتحقيقات الضريبيّة)، وأطلعتهم على عملية إختلاس المال العام هذه، بالإستناد إلى المعلومات التي كانت متوفّرة لديّ، تفيد بأنّ كميّة الأموال المختلسة تجاوزت عدّة مليارات من الدولارات. 

س- بعد تلك الخطوة التي قمتم بها، هل تحرّك المسؤولون وقاموا بإجراء أيّ تحقيق حول هذه القضيّة؟ 

ج ش د - في الحقيقة لا أدري ماذا جرى إذ لم أتلقّ اي جواب من الهيئات المعنيّة. لذلك أخذت أوجّه كتابا رسميّا إلى كلّ وزير يتسلّم حقيبة المال الفرنسيّ للسؤال عن مسار عمليّة التحقيق الضريبي التي أطلقت حول هذه الفضيحة. ولكن بقيت كلّ المحاولات عقيمة. فلا جواب من أحد.

س- كيف تفسّرون سكوت المسؤولين عن هذه القضيّة رغم كلّ هذه المراسىلات والإتّهامات الخطيرة؟ 

ج ش د - هناك احتمال واحد، أعتقد أنّ سكوتهم يعني محاولة عدم إثارة فضيحة كبيرة على مستوى كبار المسؤولين في الدولة، والتي شارك فيها أو تواطأ عدد كبير من المسؤولين من مختلف الأحزاب في إخفائها. ولو لم يكن الحال هكذا، لقامت النيابة العامّة القضائيّة وطالبت بمحاكمتي وتقديمي إلى المحاكم بحجّة تلفيق اخبار كاذبة تسيء إلى سمعة الدولة وتطعن في كرامة كبار المسؤولين فيها. 

س- هل يئستم من كلّ هذه المحاولات أم واصلتم الجهاد؟

ج ش د - كلاّ، لم أيأس بل كشفت عن هذه القضيّة في رسالة إلى السيد "تياري بريتون" (
Thierry Breton)، وزير الإقتصاد والمال والصناعة آنذاك، وذلك في شهر أبريل 2006. ونشرتها على موقع(Euroclippers) تحت عنوان - الإشتراكيّة والفساد - (Socialisme et corruption). 

س- ماذا قلتم للوزير في تلك الرسالة؟

ج ش د - عرضت فيها الحملة التي قمت بها حتّى الآن، دون حذف أو إضافة شيء جديد عليها بعد ثماني سنوات من البحث والتوثيق عن الإختلاس المروّع جدّا للمال العام، أيّ تعويضات حرب الخليج العائدة لفرنسا وللجنود الفرنسيّين الذين شاركوا فيها. فقد قلت له حرفيّا: [بما أنّني أعلمت سابقا دوائر وزارتكم، أرى من واجبي الآن أيضا مواصلة العمل والتحرّك من جديد كي تتطلّعوا على الوثائق المتعلّقة بعمليّة اختلاس الأموال العامّة المشار إليها. 
[بدأت العمليّة عندما أطلعني مخبر (مكتوم الإسم) على هذه القضيّة في شهر نوفمبر 1997، مؤكّدا لي أنّ تعويضات حرب الخليج العائدة لفرنسا إختلسها - فرانسوا ميتران -، رئيس الجمهوريّة. آنذاك كنت طيّارا في شركة الخطوط الجويّة الفرنسيّة وكنت أقود غالبا طائرة
B747 كارغو إلى دُبيّ وأبو ضبي والدوحة. 
[أذكّركم بالتعويضات التي دفعت مقابل الكلفة العسكريّة في ما عرف بـ (عاصفة الصحراء). فقد تسلّمت الولايات المتحدة من الكويت 13،5 مليار دولار، والمملكة المتّحدة 1،4 مليار دولار، وتركيّا 1،4 مليار دولار، ومصر 970 مليون دولار، والزايير 20 مليون دولار. وهناك 6،89 مليار دولار دفعت "كأكلاف غير عاديّة وللأمور الطارئة. وقد ذكرت الصحافة آنذاك أنّ دولة الإمارات العربيّة المتّحدة دفعت لفرنسا أكثر من مليار دولار (المرجع:
Courrier International, 29 novembre – 2 décembre 1998)
بعدما مررت في مرحلة تشكيك بهذا الأمر، تمكّنت من الحصول على تأكيد قاطع له من أعلى المستويات في قيادة أركان الجيش الفرنسيّ. 
[فبحكم نشاطي المهني والجمعيّاتي، توفّرت لديّ إمكانيّة الإتّصال بكبار المسؤولين في البحريّة الفرنسيّ وفي قيادة طيران سلاح الجوّ الفرنسيّ. 
[في بداية شهر يناير 1998، حصلت على تأكيد إضافيّ حول عمليّة الإختلاس هذه من قبل "حزب التجمّع من أجل الديموقراطيّة" الذي كنت عضوا فيه.
[فكبار الضبّاط وقيادات الحزب ذهلوا جدّا من تلك الفضيحة. فإذا كانت كميّة المال المختلس بهذه الضخامة، فلا يمكن التغاضي عنها ولا السكوت عن هكذا جريمة أخلاقية، علما أن هذه الأموال مرتبطة بدماء جنودنا ومن المفترض اعتبارها مقدّسة...] 

س- عفوا، ألا تعتبرون هذه الخطوة نوعا من الوشاية؟ 

ج ش د - كلاّ،لقد سمّيت ذلك إنذارا أخلاقيّا. لذا اضفت في رسالتي إلى الوزير ما يلي: 
[استنادا إلى الثوابت المؤكدة لعمليّة اختلاس الأموال، قررت، مع شخص آخر، السيّد
X التنديد بها وإبلاغ وزارة الماليّة وبالتالي إطلاق ما يسمّى بعمليّة ((الإنذار الأخلاقيّ)) ]

س- ماذا تعني عمليّة ((الإنذار الأخلاقيّ)) ؟

ج ش د - هذا ما أوضحته أيضا في رسالتي إلى الوزير إذ قلت: 
[الإنذار الأخلاقي هو نقيض الوشاية، فهو يسمح للفرد بمراقبة المسؤول عن شركة أو مؤسسة خاصّة أو عامّة كالدولة مثلا. كما يسمح من خلال مراقبة المسؤولين الإسهام في تحسين سير العمل الديمقراطي وإدارة سليمة للشركات، وذلك لأنّ الغاية الحقيقيّة من النظام الديمقراطي تقضي بإعطاء المواطن أو العامل أو الموظّف، إمكانية اختيار مسؤول يفكّر ويقرّر لصالحه.]

س- إذا، إعتمدتم على هذا المبدأ للطعن في هذه العملية والمطالبة بتحقيق قانوني لمعرفة خفاياها؟

ج ش د - نعم، وهذا من حقّ كلّ مواطن أن يمارسه، بهدف منع اختلاسات المال العام. 

س- هل ذكرتم للوزير مختلف الإتّصالات التي قمتم بها حتى ذلك الحين؟ 

ج ش د - حتما، لقد سردت له كلّ التفاصيل وكل الإتّصالات التي أجريتها مع المسؤولين الرسميّين، خاصّة وزراء المال السابقين، مع تاريخ الرسائل التي وجّهتها إليهم. 

س- ألم تؤدّي إطلاقا هذه الحملة الإنذاريّة التي تقومون بها للكشف عن هذه القضيّة إلى إنعكاسات أو تحرّكات من قبل المسؤولين؟

ج ش د - طبعا، كشف التحقيق عن مدى سؤ العمل في كيفيّة معالجة الأمور من قبل المسؤولين، وهذا ما ذكرته حرفيّا في رسالتي للوزير، وذلك إستنادا إلى ما أبلغني إيّاه في 29 يناير 2001، ضابط من وزارة الدفاع الوطنيّ، وبحضور ممثّل عن المديريّة العامّة للضرائب، بأنّه كنتيجة لمختلف الرسائل التي وجّهتها إلى المسؤولين،قال لي حرفيّا: ((بعد فتح تحقيق بالأمر ومراجعة دقيقة في ديوان المحاسبة الخاصّ بوزارة الدفاع، جرى التأكّد أنّه لم تدفع أيّة تعويضات لفرنسا مقابل مشاركتها في حرب الخليج ...))

س- لأوّل مرّة يتم الإعلان عن هذه القضيّة أمام العالم العربيّ. هل تعتقدون أنّ دول الخليج التي دفعت أكلاف حرب ((عاصفة الصحراء)) تستطيع اليوم أن تساهم في رفع الغطاء عن هذه القضيّة والإعتراف العلني بأنّها دفعت فعلا كلفة تلك الحرب وتحديد كيفيّة الدفع والتعريف بالمسؤولين الذين قبضوا المبالغ وبأي طريقة؟ 

ج ش د - أولا، أنا لست الوحيد الذي يطالب بالكشف عن حقيقة هذه القضيّة. في خريف 2015 وجّه ثمانية نوّاب أسئلة واضحة إلى وزير الدفاع الفرنسيّ حول هذا الموضوع. وفي الفترة الأخيرة وجّه أحد الجنود السابقين الذين شاركوا في حرب الخليج وفي إطار ما عُرف بـ "فرقة داغات" العسكريّة، واسمه ((آتاما تويغازيال)) [
Atama Teugasiale] كتابا إلى كلّ من رئيس الجمهوريّة المنتخب، ((ايمانويال ماكرون)) ورئيس الحكومة ووزير الدفاع، جاء فيها: ((,,, أمام مختلف إساءة التعاطي التي كشف عنها حول التعويضات والمكافآت العائدة لفرقة "داغات" التي شاركت في حرب الخليج، وإيمانا بالقيم الجمهوريّة، واحتراما لذكرى رفاقي المتوفين والجرحى والمتقاعدين والذين ما زالوا في الخدمة، أطلب من فخامتكم تشكيل لجنة نيابيّة للتحقيق في اختلاس الأموال العامّة والكشف عن فشل الدولة في الوصول إلى ذلك. فالاعتراف سيسمح بدفع تعويضات أقلّه للجنود المصابين بـ"متلازمة حرب الخايج" [Pathologie du syndrome du Golfe] )). وهناك أيضا جنود آخرون طالبوا سابقا رؤوساء الجمهوريّة والمسؤولين السياسيّين بالكشف عن هذا الأمر. 

س- هل تعتقدون أنّ النقاب سيكشف يوما عن هذه القضيّة وتستعيد الدولة المبالغ المختفية؟

ج ش د - لا أستطيع الجواب بالتأكيد عن هذا السؤال. غير أنّني أتمنّى أن يكون الإفتراض الذي تحدّث عنه السيّد (
(I-Cube)) في روايته « Opération Juliette-Siéra » أكيدا أو ممكنا. فهو يشير إلى أنّ قسما منها قد جرى أستعادته وإدخاله في "القرض الكبير لعام 2010" الذي أنشأه الرئيس الأسبق "نيقولا ساركوزي". هل هذا صحيح؟ لا أعلم بالتأكيد. فهناك احتمال كبير أن تقوم الدولة بتمريرهذه القضيّة، بشكل أو بآخر، تحاشيا لفضيحة كبيرة أمام الرأي العام والعالم أجمع. 

س- ولكن لم تجيبون بعد عن سؤالي: هل تعتقدون أنّ كل هذه الجهود التي تبذلونها ستشكّل في النهاية معركة خاسرة مسبقا؟ هل تستطيعون مناطحة الدولة ومؤسّساتها وإمكانياتها الضخمة؟ ما قيمة عمل الفرد أمام جبروت الدولة؟

ج ش د - لا يهمّني أن تكون المعركة خاسرة مسبقا أم لا. إنّ التّحدّي هنا يتجاوز قضيّة إختلاس الأموال العامّة. هذه القضيّة كشفت بنظري التحدّي الكبير الذي يواجه مسار العمل الديمقراطي في ظلّ نظامنا السياسيّ الحاليّ. فلا يستطيع النظام الديمقراطي أن يعمل بسلامة دون وجود سلطة مضادة وإعلام جريء وحوارات عامّة مفتوحة. وفي غياب ذلك، يشرّع الباب واسعا لبروز نظام توتاليتاري جديد، وفقدان الحريّات العامّة، وانهيار النظام الإقتصاديّ والماليّ. لذلك أعتبر أن النضال في سبيل فضح هذه القضيّة أمام الرأي العام أمر ضروريّ وحيويّ لبلادنا ولمؤسّساتنا حتّى وإن كان صعبا ومؤلما ومحرجا. 

س- لأوّل مرّة يتم الإعلان عن هذه القضيّة أمام العالم العربيّ. هل تعتقدون أنّ دول الخليج التي دفعت أكلاف حرب ((عاصفة الصحراء)) تستطيع اليوم أن تساهم في رفع الغطاء عن هذه القضيّة والإعتراف العلني بأنّها دفعت فعلا كلفة تلك الحرب وتحدّد كيفيّة الدفع وتكشف عن المسؤولين الذين قبضوا المبالغ وبأي طريقة؟

ج ش د - في الواقع، أعترف بأنّ هذه القضيّة يجري الحديث عنها لأوّل مرّة في الصحافة العربيّة، والفضل يعود لكم ولشجاعتكم على إجراء هذه المقابلة معي. لذلك أشكركم وأشكر مسبقا الموقع الإلكتروني الذي سينشرها. 
أمّا المبالغ التي دفعت لدول التحالف فيمكن البحث والكشف عنها بشكل رسميّ وعلنيّ. فهناك مصادر عديدة يمكن العودة إليها، مثل ((نيويورك تايمز)) في عددها الصادر في 8 سبتمبرعام 1992، وكذلك مراجعة ((التقرير العربي الإقتصادي)) [
Arab Economic Report] الذي ينشره صندوق النقد العربيّ والصندوق العربيّ للتنميّة الإقتصاديّة والإجتماعيّة وجامعة الدول العربيّة ومنظمة الأوبيك العربيّة. فحسب هذا التقرير نعرف جيّدا أنّ الكويت والإمارات والسعوديّة دفعت مباشرة 84 مليار دولار إلى الولايات المتّحدة وبريطانيا وفرنسا.
ولمعرفة المزيد عن هذا الموضوع، أعتقد أنّ باستطاعة الإعلاميّين في العالم العربيّ التحقّق من الأمر لدى ((صندوق النقد العربيّ)). فمن شأنه أن يوضح لهم وللعالم أجمع كلفة تلك الحرب وكيفيّة دفعها وهويّة المسؤولين الذين قبضوها وأين أودعوها. 
لربّما يتحرّك عندئذ الإعلاميّون والمحقّقون الغربيّون ويمارسون أخيرا عملهم. وهكذا ينكشف للقاصي والداني من هم المختلسون لهذه المبالغ، من هم الشركاء الذين استفادوا من عمليّة الإختلاس هذه. وفي النهاية يظهر للعلن ما كان مصير تلك المبالغ ومعرفة إذا كانت قد استردّت بالكامل أو استردّ قسم منها فقط. 

س- ما هو الهدف الذي دفعكم إلى الإهتمام بهذه القضيّة ومتابعة النضال في سبيل فضحها منذ أكثر من عشرين؟ 

ج ش د - هدفي الأوّل هو توجيه ضربة قاسيّة لفساد الطبقة السياسيّة وإعادة الحقوق للمواطنين والمواطنات، باعتبار أنّ حقّهم الأساسي هو مراقبة حكّامهم. وآمل أن تشكّل عمليّة اختلاس تعويضات حرب الخليج دافعا قويّا ومدرسة للمقاومة في فرنسا، وفي أوروبا، وبالتالي في العالم أجمع.

س- شكرا لكل هذه المعلومات التي وافيتمونا بها متمنيا أن تثمر جهودكم قريبا في الكشف عن هذه الفضيحة التي حصلت قبل خمس وعشرين سنة. يبدو أن لا شيء عسير على القضاء الفرنسيّ الذي يكشف اليوم عن جريمة حصلت قبل أربع وثلاثين سنة. فهل ما زال أملكم كبيرا؟

ج ش د- نعم، وساواصل النضال حتى الساعات الأخيرة من حياتي. وشكرا لكم.

ملاحظة: لمن يريد الإطلاع أكثرعلى هذه القضيّة يستطيع مراجعة كتاب جان شارل ديبوك المذكور أعلاه 

 

 

Jean-Charles Duboc en escale à Abu Dhabi en avril 1996

 

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18/07/2017 12:16

Ce qui vous attend.

 

Il faut le savoir

 

Parce que c’est déterminant quant au fonctionnement de votre démocratie représentative, le « pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres ».

Étienne Girard nous en a fait un descriptif dans « Marianne » l’autre semaine.

Je voudrai lui dire pourquoi, non seulement il a raison, mais également pourquoi vous allez tous passer sous la toise.

Et que vous direz merci (*)… 

 

C’est d’abord une information qui est un peu passée inaperçue : « Beau-Raie-L’eau » est confirmé très démocratiquement Délégué national « d’En marche », poste qu’il occupait depuis octobre 2016. Depuis, de « mouvement », la structure est devenue « Parti » : « LREM-même-pas-en-rêve ».

Vous pensez qu’à l’instar d’une vie démocratique assumée, comme dans tous les autres partis du pays, les adhérents ont pu voter, soumettre des candidatures, débattre, même en interne.

Pas du tout, pas du tout.

Détrompez-vous !

 

S’ils assurent que le parti de « Manu-Mac-Rond » « appartient à ses adhérents » (c’est marqué comme ça dans les futurs statuts), ceux-ci ne prévoient aucune élection interne !

Toutes les décisions seront prises par d’autres.

Ce qui est normal : Ne sont adoubés que ceux qui font acte de candidature et montrent quelque intérêt pour la vie politique.

Souvenez-vous, pour obtenir l’investiture du parti aux législatives, il fallait non seulement avoir fait une déclaration de foi en bonne et due forme, présenter un dossier complet de soi-même, mais également passer un « grand-oral » de confirmation et signer une « charte de l’élu », où ‘impétrant s’engageait par écrit à voter – sans discuter – toutes les mesures proposées par le futur gouvernement !

Pas de discussion : De bons soldats, bien obéissants, les débats, même pas en interne sous peine d’exclusion !

Passons et pourquoi pas : On n’est pas facho par hasard, on le devient !

 

Ça va d’ailleurs plus loin. Ce samedi 8 juillet au Paris Event Center, la question de la structuration du mouvement aura occupé la majeure partie des interventions, lors de la première convention de « La République en marche » (LREM-même-pas-en-rêve).

« Modernité », « ouverture » et « renouvellement », ont été répétés par la plupart des orateurs. Et Ô surprise, il devient alors indéniable que le parti majoritaire absolu du pays s’oriente vers un modèle inédit : À force de vouloir se démarquer des autres formations politiques, ça devient finalement le parti le moins démocratique de la « Gauloisie-totalitaire ».

Les « adhérents » vont voter pour avaliser ces statuts d’ici au 30 juillet, et ils n’auront ensuite plus aucune prise sur les décisions au sein du mouvement.

Bien sûr, ces 373.000 militants auront un rôle, mais il sera absolument accessoire.

Ils pourront par exemple saisir le bureau exécutif de « toute information utile à l’organisation et à la vie du mouvement » (c’est prévu), mais pas d’imposer une position.

Un petit nombre d’adhérents pourront intégrer « le Conseil », présenté dans les statuts comme le « Parlement » du parti, mais 20 % d’entre eux seront tirés au sort, et 80 % pré-désignés pour être déjà des élus locaux du parti et les référents territoriaux déjà adoubés par ailleurs par les dirigeants « non-élus ».

Au nombre de 110.

Autant dire que les 308 députés et 25 sénateurs du parti-présidentiel disposeront probablement de la majorité absolue au sein de l’instance et pourront ainsi imposer le point de vue officiel puisqu’ils… ont déjà signé pour ça. 

 

D’autant que ça tombe bien puisque le Conseil contrôlera l’ensemble des instances importantes du parti, dans une organisation en forme de poupées russes, où chaque collège s’emboîte dans un autre.

Le ou les dirigeants ? Nommés par le Conseil.

La commission d’investiture, chargée de sélectionner les candidats aux élections ? Désignée par le Bureau exécutif, lui-même… nommé par le Conseil.

Quant aux référents territoriaux du mouvement, ils ne sont pas non plus élus mais nommés par la direction de « LREM-même-pas-en-rêve ».

Tout se tient : Ce n’est pas « la base » qui se fait représenter, mais « la tête » qui en impose !

 

Vous vous souvenez que je vous avais déjà causé de « Beau-Raie-L’eau » en avril dernier. Je le voyais ministre des affaires sociales et m’étais engagé à aller le féliciter s’il y parvenait. Il n’a manifestement aucune appétence pour les feux de la rampe : Il a bien mieux.

Non seulement il est de ces « visiteurs du soir » qui viennent « contrôler » – non, on dit « conseiller », c’est vrai – l’action présidentielle de façon officieuse (tellement officieuse que la presse accréditée a été priée de déguerpir de devant l’entrée…), mais il réplique exactement ce qui fait sa fortune personnelle (et celle de quelques-uns qui l’entourent).

Je vous explique : Dans une société, commerciale ou civile, celui qui décide, c’est celui qui juridiquement possède. Dans une association, une coopérative, c’est celui qui paye sa cotisation. Dans une fédération, c’est pareil.

Dans une démocratie, c’est l’électeur inscrit (les autres ne comptent pas, pas plus que ceux qui ne se déplacent pas le jour du scrutin).

Seulement voilà, dans une démocratie, une association, une coopérative un peu moins, l’électeur est versatile.

Versatile, il change d’avis comme de chemise et on ne peut pas compter sur lui dans la durée.

Sauf à le manipuler, mais c’est une autre histoire dont on recausera plus tard : Pour l’heure il me manque encore des éléments pour essayer de vous paraître pas trop kon sur le sujet.

 

Comment se démerde depuis plus de 30 ans « Beau-Raie-L’eau » pour réunir dans sa « fédération » d’association quelques 800 à 1.000 associations tel qu’il « consolide » 15.000 salariés ?

C’est très simple et bête comme chou : Il fonctionne à l’envers !

Un vrai modèle du genre…

Globalement, pour x ou y raisons, notamment l’instabilité de la « gouvernance » des associations, ses troupes entrent dans le Conseil d’administration de l’association-cible. Non pas des hommes ou des femmes mortelles et « versatiles » par excellence, mais des associations représentées par des « salariés-de-confiance ».

Ce n’est pas pyramidale, c’est circulaire (vous savez, « l’économie-circulaire », bé ça vient de là…), les « boutiques » se contrôlent mutuellement avec une poignée de « fidèles-désignés » et choisis, avec un lien de subordination étroit qu’est le contrat de travail : Ils dékonnent, hop dehors et ils sont remplacés dans l’heure par d’autres plus dociles à qui on fait un pont d’or inespéré.

J’en connais plusieurs, de « bons soldats », qui sont totalement infatués à « la Coupole » de tête et son patron, « Beau-Raie-L’eau » soi-même.

D’ailleurs, lui aussi est officiellement « salarié » de son groupe. Et il choisit ses propres administrateurs de patron, qui changent régulièrement et sont « choisis » pour procurer une « caution morale » indubitable et notoire.

Puis ils s’en vont et sont remplacés quand ils commencent à se rendre compte de l’abus de confiance que cela représente…

C’est la clé de voute.

Bref, une fédération d’association, qui ne coûte pas un rond – un vrai hold-up – qui ne fonctionne pas de bas en haut, mais de haut en bas.

Et ça marche… depuis 30 ans comme ça !

 

Avec « LREM-même-pas-en-rêve », l’administrateur de tête, c’est « Mak-Rond ». La clé de voute.

Et tout le système mis en place est là pour le soutenir avec dévotion, payé par le denier public justement pour ça.

Ça ne coûte toujours pas un rond et en plus ça va rapporter gros.

La présidente par intérim « d’En Marche », assume ainsi benoîtement une volonté de privilégier l’efficacité du mouvement sur des élections internes qui pourraient susciter des ambitions mal placées.

Les idiots utiles, décidément…

La rhétorique est magnifique : « En observant le fonctionnement des autres partis, nous nous sommes aperçus que plus vous créez des postes, plus vous risquez de créer des ambitions pas forcément tournées vers l’intérêt du mouvement. Nous voulons éviter ça ».

Un autre en dit : « On ne veut pas de baronnies locales et de rivalités où le succès de l’un dépend de l’échec de l’autre, comme ça a pu être le cas au PS ».

 

Il faut dire que ces dernières années, avec l’organisation de primaires au « P.Soce », chez les « Républicains-démocrates » et les « écololos » le phénomène a pris une ampleur jamais vue. Au « P.Soce », on vote même pour chaque désignation interne : Tous les candidats aux législatives ont été adoubés par les militants de leur circonscription avec les résultats que vous avez pu noter.

À la direction de « LREM-même-pas-en-rêve », on vous dit que cette absence de démocratie interne n’empêchera pas les débats : « Avec leur pouvoir de faire remonter des sujets, les adhérents auront au final beaucoup plus de poids qu’ils n’en auraient eu en élisant un premier secrétaire tous les deux ans ».

Tiens donc ?

Facile quand tu es écarté des décisions.

Au moins, au PCF, on débattait, on remontait les bonnes idées qui passaient le filtre de commissions élues et on décidait ensuite, « un pour tous et tous pour un ».

 

Car effectivement, dans « Groupe SOS », les ex-adhérents sont regroupés en « comités ». D’usagers, de bénévoles, d’habitants, de quartiers, d’experts…

D’ailleurs, c’est une idée géniale de la CNAF pour l’accueil dans les centres sociaux qu’elle subventionne. En fait, elle a été soufflée à leur « Dégé » qui l’impose par « Beau-Eaie-L’eau » et en retour, signe d’une probité notoire, le « Dégé » s’est même fendu d’une inauguration parigote de la reprise d’un centre social par le groupe SOS !

Mais là encore, même les meilleures volontés et idées, tant qu’elles ne sont pas validées par la « Coupole » de décisionnaires auto-élus par des adhérents choisis par les mêmes, il ne se passe rien…

Déni de démocratie…

 

Ceci dit, c’est le schéma des meilleures dictatures !

Rappelez-vous des élections ayant porté au pouvoir quelques nazillons, de celles des Bolchéviques, de celle qui a su soutenir le Duce, j’en passe et des meilleurs.

On est exactement entré dans un schéma démocratique similaire.

Et il se peut qu’on ne puisse pas en sortir avant de nombreuses années.

Cinq ans minimum, malgré ce qu’on en a dit hier, probablement plus, car un « système », quel qu’il soit, une fois en place n’a d’objectif que de se maintenir.

Et il va tout faire pour s’imposer dans les esprits, soyez-en sûr.

Ce n’est pas grave : C’est vous qui avez choisi, en plus c’est vous qui payez et c’est vous qui direz « merci » (*) !

Finalement, je suis parti en exil pensant le raz-de-marée de la « peste-blonde » incontournable. Eh bien je ne regrette pas, parce que c’est le « sida-de-l’intellect » qui a pris ses aises « au pays ».

Et vous le savez, les sidas une fois chopés, même avec une lourde trithérapie, ce n’est pas si facile de s’en défaire…

 

(*) Selon la formule des « Maîtres du monde »…

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/ce-qui-vous-attend.html

 

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17/07/2017 14:21

C’est qui le chef ici ?

 

Le terrible aveu…

 

 

Péripatéticienne de gourgandine ! Quelle sortie !

Et ils ne sont pas nombreux à avoir compris qu’il s’agit là d’un révélateur rare : Tout le monde parle de « recadrage », de l’affirmation de l’autorité du chef de l’État, de la prééminence institutionnelle sur le nombre d’étoiles sur la manche et le képi, d’un exercice d’autoritarisme.

Les uns critiquent la forme, d’autres le contenu du message. Les autres applaudissent et sont fiers de « leur chef » élu par le peuple.

Oui, certes cette phrase, cette « petite phrase » est tout ça aussi.

Il y a pourtant pire : L’aveu d’impuissance, peut-être beaucoup plus, un aveu d’incompétence !

 

 

Dans ma courte vie – qui est déjà trop longue, c’est moins de vue, personnel, forcément – des « chefs » j’en ai croisé des dizaines. Et c’est une constante, à chaque fois que certains ont pu me rappeler mes devoirs à leur égard de la sorte, vous pouviez être sûr que c’était des « kons-dangereux »…

Impuissant, incompétent.

Des erreurs de casting.

Et à chaque fois, les événements à suivre m’ont donné raison.

 

 

Il y a deux sortes de « patron ». Le gars qui explique, qui fait adhérer, qui fait comprendre, qui est « pédagogue », non pas pour se « faire bien voir », devenir « complice », se faire aimer, mais parce qu’il vaut infiniment mieux un collaborateur, subalterne informé et bien informé des enjeux, de la tactique, de la stratégie qu’un ignorant à qui on confie, délègue des responsabilités.

Soit il en fait son miel et vous saurez que vous pouvez compter sur lui, qu’il assumera ses fonctions avec succès, soit il vous met des bâtons dans les roues, soit il démissionne, va voir ailleurs.

L’idéal, dans ces deux derniers cas, c’est qu’il vous explique pour quelles raisons.

Ce n’est pas toujours facile, mais parfois ça permet de détecter les raisons d’un malaise et d’une cause d’échec de vos décisions que vous n’aviez pas vue préalablement.

Au mieux, on corrige le tir, au pire on a raté une occasion de s’enrichir et de s’améliorer.

Parce que bon, vos erreurs, vous les verrez bien arriver assez tôt… de toute façon.

 

 

En revanche la seconde espèce de « boss », celle qui joue de son autorité, se rend autiste à l’intelligence d’autrui, il est mort.

Il va ou ira droit au mur et ne pourra jamais en prendre conscience.

Il ne pourra jamais s’améliorer, s’enrichir et la « boîte » qu’il conduit va mourir des mauvaises décisions qu’il aura à prendre à tort.

Un classique du management, que l’on rencontre souvent, d’autant mieux que dans un de mes métiers qui consiste à redresser des entreprises. Si je débarque parfois dans des « boutiques » en perdition, jouant les « Zorro » du management, c’est parce qu’elles sont jugées être dans un état pitoyable, souvent au bord de la faillite et de la disparition.

Moi, ça m’a toujours fendu le cœur que d’entrer dans une entreprise qui a eu son heure de gloire, pour laquelle les personnels se sont parfois arraché les tripes durant des années et ne pas comprendre comment ils en sont arrivés à être « bons pour l’équarrissage ».

Naturellement, ils réfléchissent, puisqu’ils connaissent leurs métiers bien mieux que vous et depuis bien plus longtemps que vous, et vous propose des diagnostics parfois intelligents et parfois accompagnés de solutions tout autant intelligentes.

Mais au démarrage des difficultés, forcément il y a les dérapages propres à un « chef » qui n’a pas su faire face.

 

 

J’ai appris tout ça au fil de mon parcours professionnel, mais dès « mes classes » d’appelé sous les drapeaux, j’avais sous le nez une vaste application de ce que la hiérarchologie est capable d’apporter au management.

C’est simple, il y a les hommes du rang encadrés par des sous-officiers. Eux, on ne leur demande pas de réfléchir, mais d’obéir et de rapporter.

Simple et accessible à peu près par n’importe qui d’un peu entraîné.

Il y a les sous-officiers eux-mêmes encadrés par des officiers.

Là, on voit tout de suite la différence entre un officier qui a appris à commander à l’ékole – celui qui est disponible, écoute et sait expliquer à ses sous-officiers – et les officiers sortis du rang des sous-officiers.

Ceux-là n’ont appris à commander qu’en gueulant : Une vraie caricature !

Ils ne savent rien faire d’autre et croient dur comme fer que l’autorité tient uniquement dans la vocalise la plus puissante possible.

Dément…

Et puis il y a des officiers supérieurs, futurs officiers généraux, qui ont eu quelques mérites à commander avec succès en opération – ou non d’ailleurs – et qui ont su aller au-delà : Non seulement ils savent se faire obéir sans plus d’autoritarisme que ça, sans « gueuler » uniquement, et ils savent motiver leurs officiers et sous-officiers.

Seuls ceux-là gagnent dans la bataille, dans les difficultés, sous la grenaille et dans le bourbier des emmerdements quotidiens.

 

 

Ceci dit, je ne me prends pas pour un général étoilé, tout juste un capitaine (trois barrettes) qui a seulement parfois, le rôle d’un colon (5 barrettes). Pas plus et je sais que c’est toujours provisoire.

De toute façon, ça ne m’intéresse pas de durer – j’en deviendrai trop vite un vieux kon, vieux j’y suis déjà, kon… probablement aussi – et ça pourrait nuire « à la mission », à l’entreprise à diriger et redresser.

 

 

Eh bien « Mak-Rond », il ne sait pas tout ça et que j’en rigole. Il pense d’abord au coup de gueule, au coup de menton.

Vous l’avez vu faire avec ses ministres, même le premier d’entre eux, qu’ils traitent comme de vulgaires collaborateurs incompétents, les remettant sur les rails de la « pensée-complexe & jupitérienne » à tour de bras.

Après en avoir poussé d’autres – et pas les moindres – à la démission.

D’ailleurs, ils ne savent pas, mais ils sont tous des démissionnaires en puissance. Seul « le chef » est là pour cinq ans, les autres, ils sont soumis par avance à la « clause de résultat » promise à l’électeur…

 

 

Et alors, que va donc faire le général « Deux-Villes-Liées » ?

Un, il obéit. L’un et l’autre de ces protagonistes sont chacun dans leur rôle institutionnel.

Je ne suis pas dans la tête de « Mak-Rond », mais je suis certain que le général « 5 étoiles » s’est fait une opinion très carré sur « son chef ».

L’option « normale » qui s’offre au Chef d’état-major des armées n’est pas sorcière : Il n’en qu’une.

Son devoir de militaire de carrière c’est de proposer des solutions au problème – resté non expliqué – des impératifs budgétaires imposées par les circonstances au Président élu.

Celui-là veut retrouver de la crédibilité européenne en mettant toutes ses forces au respect du critère des 3 % de déficit budgétaire à la fin de l’année.

Il l’a dit et répété et il a raison.

 

 

Pour quelle raison il a raison ? Mais tout simplement parce qu’avec le quinquennat précédent, où comme les grecs, « Tagada-à-la-fraise-des-bois » a affreusement triché pour avoir fait voté un budget « insincère », il faut tourner la page pour pouvoir « faire payer » l’Europe.

Après tout, seule la « Gauloisie-rayonnante » assume sur le vieux continent l’essentiel de la lutte antiterroriste internationale.

Sur son territoire avec l’opération « Sentinelle », mais également sur le continent africain et en Syrie avec ses nombreuses, coûteuses et longues OPEX.

Ça a un coût qu’elle assume sans soutien autre que logistique et seulement anglo-saxon. Teutons, Ritaliens, Polaks, Ibériques et autres sont absents, notamment au plan des financements indispensables.

Bon, il faut dire, qui prêterait de l’argent à une nation de « paniers-percés » ?

À part aux grecs, bien sûr…

D’où la sortie par le haut qui se dessine : Une défense commune, un ministre de la finance commun, qui va pouvoir se rendre compte qu’on ne peut pas mégoter sur la sécurité intérieure (ça, il sait déjà) et extérieure (là, il faut qu’il découvre combien ça coûte) s’il est teuton.

 

Tout général qu’il est « Deux-Villes-Liées » sait tout ça. Il a compris qu’on ampute aujourd’hui, là pendant 6 mois, ses budgets alors qu’il est déjà « à l’os », pour lui en redonner des fameux dès 2018… dans 6 mois.

Il n’est pas kon, il a entendu comme tout le monde et il aura compris.

Oui mais alors, deux, pourquoi « sa sortie » devant la commission de la défense ?

Mais attendez, il est très exactement dans sa mission, son rôle que d’avertir la représentation nationale qui l’interroge légitimement qu’on ne peut pas perpétuellement vouloir le beurre sans l’argent du beurre et que la crémière, toute mignonne qu’elle peut être, elle n’en peut plus de se faire baiser par tous les orifices par tous les ministres et présidents qui passent et repassent.

C’est simple, si l’armée est la variable d’ajustement budgétaire depuis des décennies, il faut réduire ses missions au lieu de les alourdir.

Aussi bête que ça.

 

Et au pouvoir politique (« le chef ») de faire les arbitrages.

On  va savoir vendredi s’il en est capable.

Soit « Deux-Villes-liées » parvient à lui expliquer clairement la situation et, dans les prochains jours, on aura l’annonce de la réduction des dispositifs d’OPEX – sachant que l’opération Sentinelle prendra fin avec la fin de l’état d’urgence le 1er novembre prochain – et le chef d’état-major reste encore pour l’année en cours à son commandement.

Soit, il considère avoir affaire à un « autiste » et il démissionne considérant qu’il n’a plus les moyens de remplir sa mission.

À ses successeurs de se démerder pour remettre la piqûre autant de temps qu’il faudra.

Aussi simple que cela.

 

En fait, tout le reste est bavardage inutile.

Et moi, je saurai pouvoir vous dire si « le chef » que vous vous êtes choisi, il est ou non définitivement « mauvais ».

Pour l’heure, j’en reste à ce qui apparaît le plus flagrant : Cet incroyable aveu de faiblesse du bonhomme.

Ce terrible aveu…

Accessoirement, je pourrai vous dire s’il va planter le pays ou non.

Nous y reviendrons demain, sous un autre angle d’analyse : Pour l’heure, « l’autoritarisme » de « Mak-Rond » supporte bien la structuration de son pouvoir personnel.

Ce qui reste intéressant, c’est de comprendre comment il fonctionne.

Sachant que l’organe crée la fonction et que la fonction peut dépendre d’un « organe-dédié ».

À demain 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/cest-qui-le-chef-ici.html

 

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17/07/2017 11:12

Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène III

 

Acte III – Scène III

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(AK entre dans le bureau alors que des équipes d’ouvriers en bleu de chauffe équipés de détecteurs en sortent)

AK – Bien messieurs ! Rien d’anormal ?

O1 – Non Monsieur le secrétaire général. Pas de micro-espion dans ce bureau. Le téléphone est clean et le télex aussi.

AK – Parfait messieurs. Merci à vous.

(Les ouvriers sortent de la pièce avec leur matériel et le secrétaire général parcourt la pièce, remet en place quelques fauteuils et un coussin, va vers le bureau présidentiel, ouvre la boîte à chaussures, marque son étonnement, la referme sans un mot et va vers la fenêtre, les mains croisées derrière le dos.

Entrent alors EM, JA et JMB).

EM – Venez donc jeune-gens, j’ai à vous parler. Ah, re-bonjour Monsieur le secrétaire général !

AK – Monsieur le Président, Monsieur Attali, Monsieur Borelo…

EM – Tout va bien ici ?

JMB – Bonjour Alex.

JA – Bonjour Monsieur le secrétaire général.

AK – Oui, tout est en ordre. Vous pouvez commencer à travailler. Je peux vous laisser.

EM – Non restez. Il faut qu’on trouve une solution.

AK – À quel problème ?

JMB – Gérard a chialé grave dans le grand salon. Il faut lui trouver un ministère d’importance.

EM – La justice ? L’intérieur ? Les affaires étrangères ? Ou la défense ?

JA – Méfie-toi Emmanuel. Tu bouscules « nos plans » à la dernière minute. Ce n’est pas très sain.

JMB – On a en effet déjà parlé de ça. On devait l’envoyer au numérique…

EM – Le numérique, il n’y connaît rien. Non mais vous l’avez déjà vu se battre avec un clavier, Jean-Marc ? Et puis je ne peux pas le laisser sur la touche avec tout ce qu’il a fait depuis des semaines.

JMB – Le travail alors ?

EM – Non, il nous faut une vraie professionnelle… On était tous d’accord là-dessus.

JA – L’économie ? Le budget ?

EM – Mais il faudrait trouver une place pour le grand con de Le Maire. Quoi ? Ça ne ferait que déplacer le problème.

JMB – Oui, tu as raison, mais tu nous emmerdes là, avec « tes émotions », Manu.

AK – Puis-je me permettre ?

JMB – Non !

JA – Et si on laissait arbitrer ton futur premier ministre, Emmanuel ?

EM – Et puis quoi encore ? Depuis quand on laisserait une marge de manœuvre à celui qui va plancher à Matignon ?

JMB – Ce n’est pas dans nos plans, Jacques.

JA – Oui mais Monsieur le Président veut en changer, justement…

JMB – On peut adapter…

JA – On peut.

EM – Bzzz. Si on met Gérard à l’intérieur, il faudrait trouver un plan pour ce connard de Bayrou.

JMB – Pourquoi à l’intérieur ?

EM – On a toujours dit qu’il fallait un homme de totale confiance à l’intérieur.

JA – C’est vrai ça : Une règle de la République. Mais justement Bayrou, c’est un piège à cons. Il est loyal comme un âne qui recule !

JMB – C’était une façon de le piéger. De l’avoir sous la main et de lui faire fermer son clapet.

EM – Bzzz. Je sais. Une belle manœuvre : il n’aurait pas tenu 6 mois !

JA – Bon, alors on le percute à l’éducation !

EM – Ah non ! J’ai besoin de Jean-Mi à ce poste-là. Bzzz.

JMB – Alors tu le mets à la justice.

JA – Tu parles de Bayrou ?

JMB – Oui ! Et Gérard à l’intérieur…

EM – Bayrou à la justice… ? Bzzz. Avec ses casseroles au cul ? Mais c’est cinglé, ça !

JMB – Non justement : On le piège total. Si les enquêtes avancent sur les attachés parlementaires du Modem, il ne peut plus être le patron de l’administration qui diligente lesdites investigations…

EM – Pas idiot ! Bzzz.

JA – Oui mais alors, on fait quoi de la mariole de Sarnez ?

EM – Oui ! On la met où, Jean-Marc ?

JMB – Ok, ok ! Je vous rappelle qu’il nous faut un équilibre entre transfuges du PS, des LR et du Modem. Et je suis partisan d’y coller aussi un UDI.

JA – On en a déjà parlé. Morin ne veut pas et de toute façon il ferait de l’ombre à Le Maire.

JMB – Et puis ça ferait un peu trop de normands au gouvernement. Déjà avec le havrais… j’en conviens. Dans une prochaine étape quand il s’agira d’élargir encore l’assise électorale à l’occasion de la fin de mandat.

EM – Bzzz. Ce n’est pas idiot, la justice, après tout.

JA – Pas chaud pour ma part.

AK – Excusez-moi, messieurs…

JMB – Dis donc Manu, tu fais « Bzzz » un peu trop souvent depuis quelques minutes…

EM – Vous croyez ?

JA – Je confirme.

AK – J’allais le dire…

EM – Mais non, je vais très bien. Bzzz.

JMB – Tiens ! Tu vois ? Tu viens de le refaire.

EM – Mais non ! C’est ma langue. Soyons sérieux, Bzzz, l’urgence est de caser Gérard. Et donc de recaser Bayrou. Bzzz. Du coup on peut penser à déplacer Sarnez et on garde les deux autres Bzzz à leurs places.

JMB – Jacques, appelle Bibi, s’il te plaît. Il va nous faire un malaise.

AK – Je peux aider ?

EM – Mais qu’est-ce que vous racontez, Bzzz, Jean-Marc ?

JMB – Non ! Vous, vous sortez Monsieur le secrétaire général.

JA – Sans vouloir te froisser, Emmanuel, avec tout ce que tu viens de vivre, ta dose n’est manifestement pas suffisante.

EM – Ma dose ? Bzzz. Vous insinuez quoi au juste ? Je vous dis que l’urgence c’est de caser Bzzz Gérard.

JMB – Bon assied-toi. Respire profondément : On s’occupe de ce petit détail d’intendance.

AK – J’appelle un médecin ?

JA – Et puis quoi encore ? Vous êtes fou ? Et encore là, vous ? Jean-Marc vient de vous demander de sortir, s’il vous plait !

AK – Mais…

JA – La situation est sous contrôle : Une petite baisse de tension. Rien d’inquiétant.

AK – Si vous le dites…

(AK se déplace vers la porte, sort et ferme la porte.

Pendant ce temps-là les deux compères allongent EM dans le canapé du fond de la pièce).

JMB – Punaise ! Un grand malade.

JA – Arrête ! Avec tout ce qu’il avale depuis une décennie, c’est un peu normal, aussi.

JMB – Pourvu qu’il tienne la distance. Tu appelles sa femme oui ou non ?

JA – Je le fais, je le fais.

(JA décroche le combiné téléphonique et compose un numéro)

JA – J’espère qu’il n’y a aucun mouchard dans cette pièce ni sur cette ligne… Ah re-bonjour Brigitte. C’est Jacques. Tu peux nous rejoindre rapidement dans le bureau présidentiel ?

JMB – Tu rajoutes « discrètement ».

JA – Le plus discrètement possible, si c’est possible… Oui. Merci !

EM – Mais vous faites quoi tous Bzzz les deux.

JMB – Bibi va te remettre une dose.

EM – Ah oui, ça Bzzz j’aime bien. Bzzz.

JA – Ça va devenir urgent. Comment ça se fait qu’il ait été si mal « dosé » ce matin ?

JMB – La tension du moment, l’émotion, j’imagine.

JA – Mais normalement, c’est justement fait pour ça. Qu’il puisse se maîtriser sans rien laisser paraître…

EM – Elle arrive Bzzz quand, Bibi ?

JMB – Tout de suite.

EM – Et Bzzz mon Gégé ? On a décidé quoi Bzzz ?

JA – On s’en occupe. T’inquiète pas Monsieur le Président.

(Entre en trombe « Bibi » dans sa robe bleue)

EM – Ooooh Bibi ! Tu Bzzz es magnifique ma fée !

BM – Ouh-là, les garçons ! Dans quel état vous me l’avez mis ? Tout s’était bien passé jusque-là.

JMB – Oui, mais là, avec les larmes de Gégé Collomb, il a craqué…

EM – Ma Bibzzzzzzbiche !

BM – Ok ! Sortez de là. Je m’en occupe.

(JMB et JA sortent)

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iii.html

 

 

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16/07/2017 23:34

Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène II

 

Acte III – Scène II

 

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(Entrent FH et EM)

 

FH – Entre donc, mon Judas … C’est chez toi ici … désormais …

EM – Judas, Judas, il ne faut rien exagérer tout de même. Juste, et encore, peut-être un peu opportuniste, celui qui aura su balayer vos indécisions devant votre porte. Vous auriez fait ce que je vous disais de faire au moment où il fallait le faire, nous ne serions pas là tous les deux !

FH – Si tu veux … Dis donc … c’était quoi cette … arrivée au pas de la … légion ?

EM – Un hommage, voyons !

FH – Toi ? Un hommage, toi qui n’as jamais … porté les armes pour le … pays, tu aurais pu faire … ton entrée au pas des … chasseurs alpins, tout de même !

EM – Je n’étais pas pressé. J’ai tout mon temps pour assumer une décennie ! Et puis on m’avait dit que le moment était solennel. Alors un peu de gravité l’a rendu encore plus solennel.

FH – Un décennie ? Rien que … ça ! Ce n’est pas gagné … crois-moi !

EM – Mais si, vous verrez. Bon, on fait vite : Mes amis m’attendent dans la salle des fêtes.

FH – Ils … attendront. C’est qui … ce « on ».

EM – Quoi, « on » ?

FH – On. Pas … quoi, mais… qui ?

EM – Ah ! Mais c’est « Bibi ».

FH – « Bibi » ? Tu veux dire … « ta vioque » ?

EM – S’il vous plait ! Mon épouse. Épouse légitime, figurez-vous. Moi, quand j’aime, je marie et je reste fidèle. Pas comme certain ici dans cette pièce. Alors un peu de respect pour ce que vous ignorez qui puisse exister. On y va où je file ?

FH – J’ai quelques petites … choses à te montrer.

EM – Le code nucléaire.

FH – Entre autres. Dis donc, ça va être qui … ton premier ministre ?

EM – Vous allez le savoir très rapidement.

FH – Qui ?

EM – Probablement un transfuge LR.

FH – Mais … C’est qui ?

EM – Peut-être un juppéiste ou autre chose.

FH – Ouh là ! Tu … débauches alors ?

EM – Il me faut une majorité à l’Assemblée, dans un mois ! Et je vais tout faire pour l’avoir. On me l’a dit.

FH – « Bibi » encore ? … Elle entend des … voix, comme … Jeanne-d’Arc ?

EM – C’est un peu ça. Elle « communique » avec son ange-gardien …

(FH est pris d’un fou-rire qu’il maîtrise rapidement).

FH – Rien que ça ?

EM – Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle. Sans lui ni elle, je ne serai pas ici. Et je n’aurai pas de majorité à l’Assemblée-Nationale. Alors, je fais comme « on » lui dit qu’il faille que je fasse.

FH – Eh bien … bon courage ! Tu n’as pas peur que l’opinion crie … à la haute trahison ?

EM – Vous vous êtes bien démerdé pour tous les éliminer lors des primaires. Alors mois je récupère.

FH – Et des socialistes … alors ?

EM – On verra. Les meilleurs viendront probablement. Pour l’heure, votre parti est moribond. Je vais l’achever. La folle d’extrême droite n’existe plus. Il me reste à exploser les Républicains en ralliant un maximum et après, je fais une OPA sur le Modem. Un bon plan.

FH – Et tu t’y connais en … OPA ?

EM – Aussi !

FH – Restera les insoumis et le … PCF …

EM – Le quoi ? Les qui ? Les insoumis j’ai dit non et j’ai été élu. Les staliniens ont déjà disparu …

FH – Pas totalement faux… Et les écolos ?

EM – Je vais probablement débaucher le plus illustre d’entre eux.

FH – Qui ? Ségolène ?

(Éclats de rire bruyant d’EM. Lui, il a du mal à garder son sérieux)

EM – Arrêtez ! Elle n’est écologiste que quand elle ne peut plus écarter les cuisses.

FH – Je ne te permets pas, mon Judas … préféré ! C’est … la mère de mes enfants … tout de même !

EM – C’est exactement ce que je dis …

FH – Et puis tu aimes les vieux … chaudrons ! Elle peut encore … te servir !

EM – Je ne vous permets pas non plus, vieux con : C’est ma femme !

FH – Oh oui, ça … tout le monde sait. Il n’empêche que dans … cinq ans, il va falloir lui … payer un sacré ravalement si tu … veux qu’elle soit encore … présentable !

EM – Ça sera fait. Ségo s’est bien fait retendre la peau du cou et regonflé les pommettes.

FH – Mais pas du tout !

EM – Mais si ! Tout le monde sait.

FH – Mais … je t’interdis, Judas !

EM – Bon, on abrège les mondanités, là. Parce que moi j’attrape la crampe.

FH – Un seconde. Viens là … on change de … fauteuil.

(Les deux hommes se lèvent. L’un va à droite pour contourner le bureau. FH partait à gauche, puis voyant son vis-à-vis arriver de ce côté-là, tourne lui aussi autour du bureau par la droite.

Et ils se rassoient tous les deux, chacun dans le fauteuil de l’autre.)

FH – Tu as devant toi la « boîte à … pouvoirs ». Ouvre et je te … raconte.

(EM ouvre la boîte à chaussures et reste interdit.)

EM – C’est quoi tout ce bazar ?

FH – Ce que j’ai reçu de mon … prédécesseur, le « petit-connard » agité … celui monté sur … talonnettes.

EM – Il est où le code nucléaire. Dans l’œuf ?

FH – Non ! Là, j’y ai mis mon … numéro de portable, des fois… que tu en aies besoin.

EM – Je le connais.

FH – Le crypté.

EM – Pas besoin. C’est quoi cette bille de verre ?

FH – C’est la boule de cristal de la … République. Comme tu le vois, elle n’a pas beaucoup … de moyens. Alors, il faut se contenter … de peu. Je peux te dire que … ça n’est pas très … utile !

EM – Je veux bien le croire.

FH – Si elle avait fonctionné … correctement, tu ne serais jamais … entré ici !

EM – Mais si ! De toute façon, c’était écrit. Un jour, je vous raconterai peut-être comment et pourquoi.

FH – Pas la peine … Tes frangins francs-maçons m’ont déjà … tout expliqué !

EM – Et le code ?

FH – Une seconde … J’ai reçu du « petit-con » excité … les deux paquets que tu … vois. Déballe-les !

(EM déballe le pot de vaseline et le godemiché)

EM – Mais enfin, c’est quoi encore cette connerie ?

FH – Oh, un truc qu’il aurait reçu … du « grand-con » qui le tiendrait lui-même de tonton … Mitterrand. Il paraît que c’est pour … s’habituer à la fonction. Il faut dire que je peux … en témoigner : On n’arrête pas de se … faire baiser, dans ce … fauteuil-là ! Tu en es la preuve … vivante.

EM (énervé) – Vous êtes tous des tarés ! Des tarés et des obsédés : Il était tant que j’arrive.

FH – Si tu veux … si tu veux. Mais il paraît que tu aimes bien … te faire mettre…

EM – Je ne vous permets pas ! Continuez comme ça et vous allez recevoir mon poing dans votre sale tronche ! D’ailleurs, je ne sais pas ce qui me retient, hors votre grand-âge avancé ! J’ai du respect pour les momies croulantes, moi !

FH – Oui … ça tout le monde … le sait ! Une irrésistible attraction … Ne t’en fais pas : J’ai … eu la même réaction ! Et note que si l’orgasme prostatique… ne m’a jamais fait bander …

EM – … On ne parle pas de choses qu’on ne connaît pas !

FH – Et toi tu sais pour … connaître ?

EM – Trop con pour en parler ici … Il est où le code nucléaire ?

FH – Une seconde … t’ai-je dit. De toute façon, juste une précision … quand je bande … ce n’est sûrement pas pour un trou du cul. En revanche, si toi … tu ne bandes pas ferme, va falloir que tu y remédies.

EM – Et de quoi je me mêle ? J’ai une épouse qui sait faire des choses que vous n’imaginez même pas que ça existe, alors hein ? La preuve, vous, vous en changez comme de costume.

FH – Du calme … C’est en rapport avec le bouton … nucléaire.

EM – Ah enfin, on y vient !

FH – J’ai dit … « bouton », pas code !

EM – Et alors ? Quelle est la différence ? Il faut l’utiliser en bandant ?

FH – Non mais … Vraiment n’importe quoi, là !

EM – Vous accouchez, « gros-con », oui ou non ? Je n’ai pas que ça à faire, moi, aujourd’hui.

FH – J’imagine. Mais reste poli … s’il te plait. Après tout … qui donc t’a mis le pied à l’étrier ?

EM – …

FH – Voilà … Il paraît que le grand-Charles, il voulait la bombinette.

EM – Tout le monde sait ça.

FH – Mais qu’il voulait aussi … en contrôler les explosions depuis … ici.

EM – Et alors ?

FH – Et alors, il a fait installer … dans cette pièce, un dispositif qui … désamorce toutes les munitions … tirées par la chaîne de commandement.

EM – Pas plus simple de ne pas donner l’ordre de tir ?

FH – Bien sûr, mais on ne … sait jamais … Il peut y avoir des … interférences.

EM – Et alors, ça marche ?

FH – En marche ! Ouh-ouh, que je suis … drôle !

EM – …

FH – Bien sûr que ça … marche. Je l’ai testé en 2013 … avec un tir de missile que j’ai saboté depuis … ici, même que ça a mis tous nos … industriels et militaires en émoi.

EM – Je m’en souviens. Et comment ça fonctionne ?

FH – C’est le grand-con de Chirac qui a … retrouvé le bidule. Parce que Tonton-Mitterrand … ne savait pas.

EM – Et pourquoi ça ?

FH – Parce que le grand-Charles, il s’est cassé sur un … coup de tête, suite à son référendum … raté de 69 … année érotique – ouh décidément… que je suis drôle … que du coup, Poher… le président par intérim n’a pas su, ni même … ses successeurs, par voie de … conséquence.

EM – Et comment le Chirac a su alors ?

FH – En abusant de dose … de viagra !

EM – De viagra ? Il faut du viagra pour désamorcer les ogives nucléaires ?

FH – Que tu es bête … décidément !

EM – Il faut bander, alors ?

FH – Même pas ! Sans ça … enfin … passons.

EM – Bon alors crachez le morceau, qu’on en finisse !

FH – Eh oh ! Un peu de respect … pour tes aînés …

EM – Moi, le respect quand on m’emmerde dans ma marche en avant…

FH – Je sais : Pas la peine … de développer. Non, le grand con, il s’est pris une … trique pas possible, comme à ses vingt ans …

EM – Et alors ?

FH – Eh bien, il s’est exclamé … « putain de gaule » !

(Un petit clapet s’ouvre alors dans le mur, offrant à la vue des deux personnes présentes, un bouton rouge clignotant).

FH – « Putain, De Gaulle », il n’y avait que lui pour … prononcer ce code dans cette pièce. Tu comprends ? Putain … de gaule, putain, De Gaulle.

EM – Oui ça va ! Je ne suis pas encore trisomique. Et ça marche comment ?

FH – Tu appuies dessus et … le bouton s’éteint mais … toutes les munitions tirées et même les autres … armées, seront devenues … inertes pendant dix minutes. Le temps que ça se réarme pour … une seconde slave !

EM – Et ça marche ?

FH – Ouh-ouh qu’il est drôle ! … Puisque je te le dis. Le grand-con … en a fait l’expérience lors de la … dernière campagne d’essais dans le … pacifique.

EM – Et Sarko ?

FH – Il me l’a raconté avant … que je ne déménage son estrade.

EM – Il y avait une estrade ?

FH – Oui ! Sous son bureau, là. Moi, … je te dis. À te signaler qu’il y aurait le même … dispositif à Matignon, mais … je n’en sais rien … je n’y suis jamais allé ; à Creil et aux Invalides. Tu en fais ce que tu veux …

EM – Ok ! On en a terminé ?

FH – Oui, je crois… Ah non : Tu réarmes le … bouton en refermant le clapet …  comme ça (joignant le geste à la parole) Tout simple ! Tu verras. Tes équipes ont-elles été bien … reçues par les miennes ?

EM – Je crois.

FH – Alors, je te tire ma révérence !

EM – Il était temps. Je vous raccompagne et on se sourit.

FH – Si tu veux.

(Les deux hommes se lèvent et sortent)

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-ii.html

 

 

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15/07/2017 14:36

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Laudato si… (IX)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-ix_17.html

 

Neuvième chapitre : Defense Intelligence Agency.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À ne pas confondre avec la DEA, un faux-ami de prononciation, le super-gendarme des stupéfiants américain.

Cette agence dépend du Département de la Défense des États-Unis, autrement dit le ministère de la défense, alors que l’autre dépend du ministère de la justice.

 

C’est une création du 1er octobre 1961 qui remplace la division de contre-espionnage, dont le rôle reste le renseignement militaire et qui compte environ 16.500 personnes à ses effectifs, dont à peine 35 % de militaires détachés/rattachés. Elle siège, pour un tiers des effectifs, au Pentagone et tous sont commandés par le lieutenant général Vincent R. Stewart depuis janvier 2015.

Elle sert de principal gestionnaire et producteur du renseignement militaire étranger, y compris l'information politique, économique, industrielle, géographique et médicale étranger liée à la défense nationale.

La DIA répond aux besoins du président des États-Unis, du Secrétaire à la Défense, du comité des chefs d’États-majors interarmées, et collabore avec les autres hauts fonctionnaires de la communauté des agences du renseignement.

Tous travaillent à l'acquisition et à l’analyse du renseignement partout dans le monde. L'agence a aussi son propre service des opérations clandestines, le « Defense Clandestine Service » (DCS), qui mène des activités d'espionnage dans le monde entier, en particulier dans les pays où le DoD a un meilleur accès, ou des experts plus spécialisés que la Central Intelligence Agency (CIA).

 

La DIA se distingue de la CIA qui est, elle, plus focalisée sur la production de renseignement non-militaire à destination du président des États-Unis, du Conseil de sécurité nationale et du cabinet.

Elle est décrite, en 1986, comme un département de la Défense pour le soutien de combat et comme agence de renseignement.

Victor Marchetti et John D. Marks, anciens hauts fonctionnaires américains, ont publié en 1974 le livre « La CIA » et son culte du renseignement indiquant les effectifs et budgets concernant les agences de renseignement des États-Unis, mais si ces chiffres sont à prendre avec précaution, les effectifs de la NSA sont par exemple surestimés par rapport aux chiffres donnés dans une histoire officielle de la NSA.

La guerre du Viêtnam n'était pas alors terminée, ce qui explique en partie les effectifs des renseignements militaires : l’effectif a été estimé dans ce livre à 5.000 employés et elle avait environ 200 millions de dollars de budget (900 millions de dollars valeur 2010). Elle passe des marchés propres et compile les rapports des services de renseignement militaire pour le ministère de la Défense, le gouvernement et d'autres services et, curieusement, elle est alors loin d'avoir les effectifs des services de renseignement des principales branches des forces armées des États-Unis.

Par exemple, l’Air Intelligence Agency pour l'USAF compte 56.000 employés et un budget de 2,7 milliards de dollars (12 milliards de dollars valeur 2011) ; l’United States Army Intelligence pour l'armée de terre dénombre 35.000 employés et un budget de 700 millions de dollars (3,13 milliards de dollars valeur 2011) ; l’Office of Naval Intelligence pour l'US Navy emploient 15.000 personnes et son budget aurait été de 600 millions de dollars (2,68 milliards de dollars valeur 2011).

La DIA fait figure de « parent-pauvre ».

 

Mais en 2012, un nouveau service, le Defense Clandestine Service (DCS), dédié au renseignement humain extérieur a été créé. Et en 2014, 500 agents sous couverture ont été formés au lieu des 1.000 prévus car les programmes de formations de ce service ont été revus à la baisse.

Depuis, les chiffres exacts du budget alloué à la DIA sont tenus secrets pour des raisons de sécurité.

Si la DIA a son siège au Pentagone, son quartier général se situe au Defense Intelligence Agency Headquarters (DIAHQ), situé sur la base aérienne Joint Base Anacostia-Bolling dans Washington, DC.

Elle a des activités majeures à son quartier-général, mais tout autant au National Center for Medical Intelligence (NCMI) à Fort Detrick, Maryland, au Joint Use Intelligence Analysis Facility à Charlottesville, Virginie et au Missile and Space Intelligence Center (MSIC), à Huntsville (Alabama).

C’est une administration qui est membre de la communauté du renseignement des États-Unis et elle est donc placée sous l’autorité du directeur du renseignement national.

Ses activités sont souvent comparées à celles du GRU (Russie), du Defence Intelligence Staff (Royaume-Uni), de la Direction du Renseignement militaire (France) et de l'Aman (Israël).

 

William River a été recruté par les équipes du lieutenant général Harry E. Soyster, issu de l’armée de terre des USA, en poste de décembre 1988 à septembre 1991, puis confirmé par le lieutenant général James R. Clapper, de l’USAF, en poste de novembre 1991 à août 1995 après l’intérim de Dennis M. Nagy, directeur civil pendant deux mois.

Un homme qui apporte des fonds secrets dérobés aux koweïtiens, ça mérite une protection juridique et financière dont il a bénéficié à l’époque d’un « reclassement » à la hauteur de ses espérances, organisé par le service.

Et là, en septembre 2015, alors que cet « agent » dormait, l’inattendu : il prend contact selon la procédure secrète prévue en cas d’imminent danger, pour rencontrer au plus vite son « officier traitant » à Anacostia-Bolling.

Il a été « repéré », démasqué, d’après ses dires où il rapporte sa rencontre impromptue avec Paul de Bréveuil.

L’officier sort quelques archives en amont de leur rencontre et ne croit pas à sa version : Paul de Bréveuil, si c’est bien lui dont il s’agit, n’est autre que « Charlotte », un agent « extracteur » hors pair de la CIA, un héros pour les services officiels des USA et à plus d’un titre. Au moins depuis la guerre en Afghanistan, mais aussi après l’épisode du Boeing tombé dans l’océan, il est depuis double médaillé du Congrès et de la Liberté, citoyen d’honneur de plusieurs villes des USA, fait chevalier de la Légion d’honneur dans son pays, et pair d’Angleterre depuis peu.

Il avait bien 15 ans en 1990 : ça ne peut pas être ça.

Pourtant, William a apporté une photo d’époque, sur papier argentique.

Elle a été prise avant l’offensive irakienne, alors que « Gérard » était reçu par le jeune général Ali, le patron de la sécurité koweïtienne.

En la comparant avec un cliché issu du dossier de l’officie-traitant de la DIA, il y a de quoi être étonné : les deux personnages sont identiques, les mêmes, un « copié/collé », traits pour traits !

 

Mais, « de toute façon, il serait soupçonné d’avoir pillé Fort-Knox un sabre en travers des mâchoires et une hache à la main, qu’on ne pourrait rien contre lui sans l’intervention de la Maison-Blanche ou d’un juge assez suicidaire qui se contenterait de spéculations et d’affabulations. Soyez sérieux, s’il vous plaît. Ce n’est pas un danger ! »

Pour lui, si.

« – Et pourquoi ça ?

– Parce qu’il a été le témoin direct de cette fameuse offensive des irakiens sur le palais princier.

– Et alors, l’histoire est connue. Vous en avez-vous-même fait un rapport complet à l’occasion de votre intégration à nos effectifs, si je ne m’abuse.

– Peut-être, mais croyez-vous réellement tout savoir sur le sujet, sinon ce que j’ai bien voulu raconter à vos prédécesseurs ?

– Il y a des choses que je devrais savoir et que nous ignorons jusque-là ? »

« JW » ne peut que se dérober : la peine de mort est abolie à Washington DC, mais pas les années de prison à vie.

« Ok, je vais faire avec. Mais c’est tout de même dommage qu’après un quart de siècle, dont vous avez largement profité, et tous les efforts consentis, vous preniez le risque d’un dévoilement total du rôle de la DIA dans cette affaire-là. Tant pis : je vous aurai prévenus ! » fait-il comme d’une ultime bravade avant de prendre congé.

« Ne vous en faites pas. On va surveiller un peu votre bonhomme et on vous tient au courant si besoin. Il n’y a mon avis rien à craindre. Une ressemblance, ça peut être une coïncidence ou tout simplement un ressort psychologique d’un sentiment de repentance de votre part. Vous nous tenez au courant si ça se reproduit. Là, on prendrait des mesures. Je compte sur vous ! »

C’est ça, pour qu’on le taxe de cinglé à éliminer parce que présumé devenu un dangereux psychopathe ?

Son chef peut compter sur lui et sur sa discrétion absolue.

Il faudra bien qu’il se débrouille autrement pour assurer sa propre sécurité envers et contre tous si nécessaire.

 

« Vous pouvez me virer un million de dollar à San-Francisco dans un établissement où je peux le retirer en liquide ? »

Paul serait en voie de payer une rançon : « Vous les voulez aussi en coupures usagées ? »

Quel con !

« - Vous savez très bien que je dispose pas d’un million de dollars, mon cher Paul. Tout juste de la moitié, et encore à prendre sur votre « cagnotte personnelle ». Car moi, je ne me sépare pas de mes gains : je veux pouvoir revoir mon argent.

– Vous le reverrez dans la semaine. Je n’ai qu’une parole. J’ai une autre question à vous poser : si je dois acheter en juillet 1990 une valeur au porteur, comptant avec ce million de dollars, pour le revendre la semaine prochaine en septembre de cette année sur les marchés, je maximise mes profits en me portant sur quoi ? De l’or, des matières premières, autre chose ? »

Décidément, cet analphabète de Paul n’y connaît rien en matière de bourse !

« Sur l’or, au mieux, vous plus que triplerez vos avoirs. Le mieux serait d’acheter un terrain où des droits d’exploitation sur les nouveaux gisements découverts récemment.

Mais comment feriez-vous ? »

Non, ce n’est pas ça : on ne peut pas les prendre sous le bras…

Et puis quand Paul se porte sur du foncier, c’est soit pour habiter, soit pour exploiter sous forme d’hostellerie, de commerce ou de bureau. Peut-être qu’un jour il spéculera sur des vignobles, mais sûrement pas sur des gisements : un truc pour « mineux » ça, pas pour un « X-Sup-aéro ».

« – Bé alors sur du BRK. Le A… Oui, ils existaient déjà dans les années 90. Et puis ils n’ont jamais distribué de dividende…

– Parfait, ça. Et c’est quoi, BRK-A ? »

 

Comment peut-on ignorer BRK se demande bien Anjo à l’autre bout du fil ?

« L’oracle d’Omaha », Warren Buffet et ses deux fonds « Berkshire Hathaway » A et B, qui sont des conglomérats de participations, deux sociétés d'investissement américaines basées à Omaha dans le Nebraska (États-Unis).

Warren Edward Buffett y est né et son père y était courtier en bourse et membre du Congrès.

Buffett étudie à l'université du Nebraska et décroche un master d'économie à l'université Columbia. Revenu à Omaha en 1958, il gère des portefeuilles boursiers, en regroupant l'argent de ses amis et connaissances, de sa famille ainsi que le sien.

Dès 1969, ses investissements ont réalisé des plus-values de presque 30 % en moyenne et par an, dans un marché où la moyenne se situe entre 7 et 11 % et où les meilleures performances sont exceptionnelles et souvent, très souvent non-renouvelées.

Or, sous sa direction, le fonds Berkshire A surpasse les références des marchés tels que le S&P 500 et le Dow Jones pendant plus de quarante ans d’affilée, performance réellement « hors norme » quand on sait que plus de 80 % des investisseurs ne battent pas leur indice boursier, et qui fait des envieux tout autour du monde, mais c’est un fond actuellement réservé à seulement 20.000 actionnaires, qui certes s’échange en bourse, mais n’émet plus de nouveau-papier depuis des années…

« Mais vous faites ça comment, vous ? » demande Anjo, un peu inquiet.

« – Ce ne serait pas illégal au moins ?

– Pas du tout et j’ai même l’autorisation d’une haute autorité qui m’y encourage. Un demi-million alors ?

– Mais vous n’aurez plus rien sous le coude…

– J’en fais mon affaire. Vous me dites où et quand. Mais faut que ce soit rapide et sûr ! Sans embrouille…

– Ok, ok, je fais comme vous dites, sur notre compte de l’American Bank, boss, parce que c’est vous le patron et que je ne prends pas de risque avec les fonds dédiés à leur mission première, mais c’est une connerie pure et simple. Je vous aurai averti ! »

Tu parles : reste à mettre à exécution la suite du plan du MIB !

Puis il surfe sur internet à la recherche des pages historiques relatant l’épisode de la guerre du golfe, la première.

En fait, elle a été précédée par ce qu’on appelle la guerre du Golfe, Iran contre Irak, et là Paul était trop petit pour s’en souvenir. Puis la première, au Koweït, et enfin la seconde, directement menée celle-là par « la coalition » contre l’Irak.

Toutes choses qui déboucheront plus tard sur une présence militaire durable des USA sur les Terres saintes de l’islam et donc aux attentats de septembre 2001 d’Al-Qaïda, qui eux-mêmes ouvriront un nouveau conflit en Afghanistan, alors même que l’occupation occidentale de l’Irak radicalisera une fange de la population à travers le Califat de l’EI.

Et les deux organisations terroristes ensanglanteront le monde, d’orient jusqu’en occident, en passant par presque tout le continent africain et une partie de la péninsule arabique et jusqu’aux portes de la Turquie…

Un engrenage monstrueux et imprévisible !

 

Coup de fil nocturne en Normandie – ils sont à peine réveillés sur place – pour les inviter à prendre des billets pour le lundi suivant, détour matinal par la clinique, et le camping-car de George fait son apparition devant celle-ci.

« Je vous emmène à votre banque. Et je vous rappelle que vos faux papiers seront à faire faire en 1990. »

Ça, il avait compris. À l’adresse indiquée, il y a désormais un centre commercial : rien à voir avec une « zone ».

« Rappelez-vous, un passeport français, avec un visa US, un autre pour la péninsule arabique, et un permis de conduire international. Rien de plus. »

Le banquier se fait un peu tirer l’oreille et tarde à éponger le compte.

Les fonds ont bien été reçus la veille par virement interne depuis les îles Caïmans, date de valeur d’aujourd’hui, commissions de transfert et de change payées, mais l’opération reste suspecte.

Ce n’est pas courant de lâcher d’un demi-million de dollars à un quidam qui se présente avec sa bonne mine et un passeport belge, Julius Molenbeek, la couverture éventée de Paul, domicilié dans une ville au nom impossible du petit royaume, sur ordre d’un fond spéculatif européen, dirigé par un gérant français, portant la signature d’un citoyen portugais, virement « à vue » au profit d’un inconnu qui se présente au guichet…

On vérifie et revérifie que le virement est bien provisionné, on réclame copie du passeport auquel il manque le visa d’entrée, ce qui intrigue et on fait signer décharge après avoir réuni les liasses de 100 dollars sur le comptoir, opérations supervisées par le directeur de l’agence, venu en renfort.

« – Monsieur compte rester dans notre ville quelques jours ?

– Je suis descendu au Marriott pour la semaine et la suivante (il y a plusieurs Marriott) et je compte acheter un bateau avec cette somme pour caboter un peu dans votre région. Si les affaires vont bien, je repasse en début de semaine prochaine compléter mes avoirs en vous vendant quelques titres.

– Et pour quel montant, si je peux me permettre ?

– Je ne sais pas encore. Ça devrait être des Berkshire Hathaway A. Ils ne me servent à rien et je ne sais pas quoi en faire.

– Il y en aura pour combien ?

– Je ne sais pas non plus… Disons quelques dizaines ».

Au cours de 192.200 $ le bout de papier, c’est près 2 millions de dollars « la dizaine » !

Un belge totalement excentrique…

« – Vous souhaitez que nos agents de sécurité vous escortent quelle que part en ville.

– Non merci. Mais un petit sac ne serait pas de refus. »

Et Paul se voit remettre une petite pochette aux armes de l’établissement en « gratification ». Juste de quoi empaqueter la livre de billets…

« Merci pour votre accueil. Vous êtes ouvert lundi ou mardi ? »

Bien sûr.

Un « marginal » vu qu’il grimpe dans une guimbarde « colorée » des années 90, c’est une évidence !

 

« Première étape terminée. Où va-t-on ? » questionne Paul à « George », son chauffeur.

« – Moi, je vais me baigner. Mais à une autre époque.

– Et vous venez d’où comme ça ? Je veux dire de quand ?

– Parce que vous pensez que je vais vous répondre ? Non, sérieusement ?

– Et Miss Birgit, elle va bien, au moins ?

– Je ne sais pas : elle n’est pas encore née à mon époque… »

Drôle de conversation en pense Paul…

Une fois arrivés à « Ocean-beach », la grande plage de San Francisco, pas très propre pour cause de détritus divers apportés par les vagues régulières de la houle de l’océan, George gare consciencieusement son camping-car à un endroit bien précis, alors que le parking est libre de toute part.

« Et maintenant ? »

Une seconde : il manœuvre des boutons depuis ce qui lui sert de kitchenette, derrière son siège.

« Non mais je veux dire, on fait comment pour le saut vers le passé ? »

Le MIB se retourne et revient s’assoir sur le siège du conducteur : « Voilà, c’est fait. Nous sommes en juillet 1990 ! »

Mais comment ça ? Paul n’a rien vu, rien senti… 

« Parce que vous aviez vu quelque chose la première fois ? »

Non pas vraiment non plus, c’est vrai. Même pas un éclair, juste la luminosité qui changeait à chaque « passage ».

Alors que là, il est vrai le véhicule a très légèrement tressauté, mais Paul avait mis ça sur le compte d’une rafale de vent océanique et le soleil n’a pas changé de place dans l’azur.

« – Non, ça c’est dû à un dénivelé du sol qui n’est pas tout-à-fait identique. C’est un vieux modèle.

– Mais je ne comprends pas. Lors de ma première expérience, il y avait la présence de relais… aériens.

– Peut-être, mais pas là. Je viens de vous le dire : non seulement c’est un modèle un peu usagé de caisson de transfert, je veux dire tout le véhicule, mais à mon époque, nous ne disposons pas, en tout cas pas moi pour cette mission, d’un modèle disposant de relais spatiaux.

Sans ça, je vous aurai emmené directement sur les bords du Golfe persique.

Même si ça vous aurait privé de voler sur le Concorde !

Et d’ailleurs, je préfère. Ça évite de se badigeonner d’un gel spécial assez dégueulasse quand il ne pénètre pas bien dans l’épiderme, d’autant que je suis allergique à ces produits.

Nous sommes partis d’ici et nous arrivons ici, au même endroit géo-spatial, mais pas à la même époque.

Pareil pour notre retour : je vous attends de mon côté exactement au même endroit qu’aujourd’hui, et un interrupteur coupe-circuit plus tard, on se retrouvera à votre époque d’origine.

Simple et efficace ! »

L’élastique… temporel.

« Et vous retournerez à votre propre époque de la même façon, je présume. »

Effectivement.

« – Bon, en attendant, au travail colonel. Vous n’avez à peine que quelques jours pour rejoindre Koweït-city, alors ne trainez pas.

Pensez à vos faux papiers, pensez à acheter vos titres de bourse, vos billets d’avion, à faire deux photos d’identité et vous me donnez vos papiers de 2015 et votre téléphone portable : je les garde précieusement pour vous les rendre à votre retour parce qu’ils ne vous seront d’aucune utilité.

Et puis ce serait un gap technologique qui n’a pas eu lieu.

Des questions ?

– Je suis censé faire quoi, comme boulot je veux dire, une fois sur place ?

– Ah oui : vous êtes officiellement photographe de presse envoyé sur place au bureau de l’AFP par le siège, alors improvisez au mieux. Vous achèterez d’ailleurs un Nikon d’époque avant de partir de San Francisco et vous prétendrez avoir égaré votre carte de presse : ici ils ne savent pas en faire.

Mais officieusement, vous laisserez entendre que votre « autorité » est un service de renseignement français. De toute façon, à cette époque-là, ça n’étonne personne sous ses latitudes-là. 

Rien d’autre ? Alors vous pouvez filer. Il va vous falloir marcher un peu pour attraper un bus là-bas. »

Tu parles d’une balade !

Il avait dit « colonel »… Donc dans sa hiérarchie à lui, contrairement à « Birgit », la WIB, il est d’un rang supérieur.

Ou c’est un « civil »…

 

Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

 

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

 

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

 

 

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15/07/2017 11:53

Le politiquement correct envers l’Islam – Frère Rachid en francais

 

Frère Rachid en français


Traduction de la vidéo originale: https://www.youtube.com/watch?v=11eS5…

 

Après chaque attaque terroriste, les politiciens occidentaux se transforment soudainement en théologiens; ils s’empressent de défendre l’Islam plutôt que de s’occuper de gérer le terrorisme en lui-même.


Comment les politiciens tels qu’Obama, François Hollande, ou David Cameron savent-ils que l’Islam est une religion de paix? Je me demande combien de temps ils ont passé à lire le Coran et à essayer de le comprendre? Ont-ils lu la biographie de Mohammed par exemple (la Sira)? Je peux vous assurer qu’aucun d’entre eux ne l’a fait, mais pourtant, ils se permettent de donner des affirmations concernant l’Islam.

Source : http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/07/11/le-politiquement-correct-envers-lislam-frere-rachid-en-francais/

 

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14/07/2017 19:00

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Introduction 

 

Durant ma carrière de pilote de ligne, j’ai pu faire, le 28 janvier 1994, une extraordinaire observation, celle d’un OVNI gigantesque, de près de 300 mètres, en vol stationnaire au-dessus de Paris, et qui s’est dématérialisé devant nous.

 

Cette observation étant indiscutable, car corrélée avec le radar au sol, j’ai été appelé à témoigner devant le « Comité OVNI » des anciens élèves de l’IHEDN présidée par le général Denis Letty.

 

Ce comité a ensuite publié en 1999 le « Rapport Cometa », préfacé par le général Bernard Norlain, et l’a remis au Président de la République, Jacques Chirac, ainsi qu’au Premier ministre, Lionel Jospin.

 

Cette publication a été retardée d’une année en raison de la parution du livre « The Day after Roswell » du Lt-Colonel Philippe Corso, héros de la deuxième guerre mondiale, et qui était en 1961 chef du bureau « of US Army Research and Development ».

 

Je fais partie des 1400 observations d’OVNI faites par des pilotes civils et militaires depuis 1945 et dont 15% sont corrélées radar, raison principale pour laquelle j’ai accepté de témoigner dans plusieurs émissions de radio et TV.

J’ai surtout participé le 12 novembre 2007 à une conférence au National Press Club (NPC) à Washington sur les cas d’observation d’OVNI les plus importants.

Ce qui m’a valu de passer en boucle sur la CNN pendant vingt-quatre heures.

 

Lors de cette conférence, j’ai pu rencontrer le Sgt Jim Penniston qui a témoigné sur son contact direct – il a touché un OVNI posé au sol – dans la forêt de Rendlesham le 27 décembre 1980.

Une observation parfois surnommée le « Roswell britannique ».

 

Il y a plusieurs témoins de cette observation dont John Burroughs, qui serait rentré dans l’OVNI, et le colonel Charles Halt, commandant la base de Bentwaters de la RAF.

Cette événement est largement documenté par la presse, les médias et internet.

Le plus extraordinaire dans cette affaire est le message envoyé par ce que l’on peut appeler une "sonde temporelle ». Celui-ci explique que cette machine vient du futur, de notre futur, et qu’elle a la capacité de voyager dans le passé, jusqu’à 40.000 ans avant son époque de départ…

 

Aussi, le dossier OVNI s’est enrichi ces dernières années d’une hypothèse absolument fantastique : le voyage temporel est possible, vers le passé. De plus, il est aussi absolument nécessaire de le maîtriser pour voyager dans notre Galaxie.

Le voyage temporel est l’un des sujets de prédilection des écrivains et des scénaristes de science-fiction.

Les possibilités de développement sont immenses tout comme l’est la nouvelle physique qui apparaîtra dans les décennies et les siècles qui viennent et permettra d’expliquer les caractéristiques de particules comme le boson de Higgs mais aussi les anomalies de rotation des Galaxiesl’expansion accélérée de l’Univers, et le voyage vers les étoiles.

 

On découvrira aussi des civilisations bien différentes de la nôtre dont les caractéristiques physiques sont vraiment surprenantes.

L’exemple le plus spectaculaire est la « vague d’OVNI de 1954 » où des centaines de témoignages enregistrés par la Gendarmerie décrivent des êtres aux caractéristiques les plus surprenantes descendus de leurs vaisseaux et s’approchant des témoins.

Un vrai « bestiaire galactique » !...

 

Bien sûr, on peut aussi imaginer que nos « Visiteurs » puissent être très semblables ou même identiques aux Terriens comme cela a été familiarisé auprès du public avec les « Men In Black » (MIB).

C’est le rôle des romanciers de développer des scénarios mettant les uns et les autres en relation pour des aventures extraordinaires.

 

Vous trouverez ci-dessous un texte rédigé par « I-Cube », fiscaliste et romancier, qui relate les aventures du capitaine de frégate Paul de Bréveuil dans son roman « Laudato si… ».

Dans ce chapitre il rencontre un Men in Black (MIB) qui lui propose de l’envoyer dans le passé au moment de l’invasion du Koweït par l’armée irakienne.

 

Bonne lecture !...

 

Jean-Charles Duboc

 

Laudato si… (VIII)

 

Huitième chapitre : Rencontre capitale

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

 

Sitôt le repas terminé, « Junior n° 4 » escorté de son fils rejoint la table de Paul, jusque-là entouré par de « vieux-cons » fort aimables, certes, mais imbus de leurs réussites, parfois accompagnés de leurs épouses adipeuses ou de quelques « jeunettes » du meilleur effet.

En anglais-côte-ouest :

« Puis-je enlever votre convive sans que ça ne dérange personne ? »

Ils l’ont à peine entendu…

Il faut dire que l’oreille de Paul ne s’est pas encore faite à l’accent local et puis les conversations sur des sujets inconnus entre gens d’un monde hermétique d’archimillionnaires et eux-mêmes inconnus, ce n’est pas sa tasse de thé habituelle, alors il s'était fait discret.

Et n° 4 ne peut s’empêcher : « C’est un personnage pourtant très intéressant : Pilote de chasse, colonel dans l’aéronaval de son pays, il a battu deux records de tour du monde… »

Capitaine de frégate, et le second n’en était pas véritablement un…

« – … et c’est le seul français à avoir été distingué de la médaille du Congrès et de la médaille de la Liberté. Mais plus que ça, il a récemment été ennobli par la Reine d’Angleterre et été distingué par le pape Benoît dans le très prestigieux Ordre du Christ… Je crois qu’il est un des rares titulaires encore vivants sous nos cieux…

– Ça va, arrêtez donc !

– … et ce qui aurait pu vous intéresser, c’est qu’il est le gérant d’un fond de plus de 2 milliards de dollars. Mais bon ! »

Gloussement d’une des grosses dindes, sifflement qui s’échappe inopportunément des lèvres d’un autre convive…

Heureusement que n° 4 ne sait pas tout, en pense Paul !
« – Vous pourriez être aussi discret que je le suis !

– Et êtes-vous marié ? » demande la plus jeune d’apparence, celle qui a des Nike rose-fluo aux pieds.

« Oui, bien sûr mademoiselle ! Comme tous les marins de mon pays et exclusivement avec une femme dans chaque port. Mais jamais qu'une seule par port et ce soir la place est prise à San Francisco ! », lâche Paul en prenant congé.

Rigolade et œillades…

Incroyables ces américains : ils ont parfois un mauvais-goût phénoménal.

 

Et « n° 4 » persiste à finir son exposé sur la Fondation Musk qui lui tient tellement à cœur, plutôt axée elle sur la recherche des énergies renouvelables, l'exploration spatiale humaine, la recherche pédiatrique et d’une façon générale la science et l'ingénierie.

« Une organisation créditée de 12,4 milliards de dollars. C’est Musk qui sert de fiduciaire de la Fondation X-Prize, où il prend en charge des concours pour promouvoir les progrès en matière d'énergie propre.  Sa Fondation Musk a été formée en 2002.

C’est un partisan engagé de l'exploration spatiale et il a même financé un projet qu'il a appelé « Mars Oasis », dans lequel il mettra une serre expérimentale sur la planète rouge.  L'idée est de développer les cultures vivrières dans la serre, ce qui pourrait éventuellement conduire à une colonisation de la planète. »

Un doux rêve, là où il n’y a pas d’atmosphère respirable, soufflée par les vents solaires à cause de l’absence de champ magnétique protecteur… 

« Mais il a finalement dû faire le choix de mettre le projet en attente quand il a réalisé que le manque de technologie de fusée appropriée le rend actuellement impossible. 

Par conséquent, il fait ce que tout solveur de problème ferait en l’occurrence, et a créé SpaceX pour guider le développement de nouvelles fusées interplanétaires, plus avancées qui pourraient rendre une telle colonie possible. »

 

La philanthropie apparente de Musk reflète toujours sa même vision de l'avenir, mais tout cela comprend aussi l’élément de l'exploration spatiale. Dans l'ensemble, son objectif déclaré à long terme est d'aider l'humanité à voyager dans l’espace, un objectif en voie de devenir réalité grâce à SpaceX en pensent-ils tous.

Et puis poursuit également un objectif « libertaire » : se passer de tout État, d’autorité et de ses impôts et taxes, il ne faut pas l’oublier non plus…

Sauf qu’il se finance, apparemment,  en siphonant des fonds publics : pas à un paradoxe près, finalement.

D’où l’idée de créer des villes-marines, flottantes et en eaux internationales, que « n° 4 » ne mentionne pas encore.

« D'une certaine manière, on pourrait dire que SpaceX, en plus que d'être une entreprise rentable, guide sa vision philanthropique. Il a ainsi annoncé son soutien à un effort pour préserver et transformer le site du laboratoire de Nikola Tesla, dans le Tesla Science Center en musée et, à travers sa Fondation il se livre à une série de projets qui doit aboutir à des systèmes d'énergie solaire dans les zones touchées par des catastrophes naturelles. Et ce à travers sa société d'énergie solaire, Solar City. » 

Le premier a été expérimenté à travers l’activité de « Response Center Hurricane », mis en place à « Sud Bay Communautés Alliance à Coden », en Alabama, sur la côte du Golfe. 

« Il a construit un système de 25 kilowatts, l'un des plus importants dans l'État de l'Alabama, composé de 108 panneaux solaires fabriqués dans le Tennessee, et cette centrale produira 90 % à 100 % de la consommation d'électricité du centre. 

Sa fondation a également fait don de 250.000 $ pour construire un système d'énergie solaire similaire dans la préfecture de Fukushima du Japon après son tremblement de terre dévastateur. »

Une façon comme une autre d’allier effectivement philanthropie et « mise en situation » expérimentale.

Et puis il reprend : « Musk et son collègue Sam Altman ont fondé OpenAI, un centre d’un milliard de dollar pour la recherche en intelligence artificielle. 

Ce centre est particulièrement préoccupé par la recherche de moyens sûrs et bénéfiques de l'avènement d'une ère potentiellement incertaine de l'intelligence artificielle. 

Il a également fait don de 10 millions de dollars à l'Institut de la vie, à des fins similaires. »

 

Mais à force de causer, on finit par être distrait et ne pas atteindre sa cible.

D’autant qu’entre deux, Paul Allen les arrête dans la cohue des tablées qui s’éparpillent et convergent plus ou moins vers les Gates ou quelques « politiques » qui commencent à prendre la poudre d’escampette.

Et Allen, tout à sa joie de croiser de Bréveuil, les retarde d’autant mieux qu’à cette occasion, un certain « Johnny Walker », le surnom de William River, qui se tenait à proximité, se jette littéralement sur Paul :

« Ça alors ? Gérard ! Gérard Dupont ! Mais qu’est-ce que tu étais devenu ? C’est incroyable, tu n’as pas changé, même pas vieilli ! »

Gérard, Paul ne connaît pas… Quant à Dupont, il en a un dans sa poche.

« – Vous devez faire erreur, monsieur. Je ne m’appelle pas Gérard !

– Mais si ! Souviens-toi. William River, William sans « t », dit « Johnny Walker ? Le Koweït ? Août 1990 ! Enfin quoi. Tu ne peux pas ne pas te souvenir de l’offensive de la clique de Saddam Hussein ?

– Désolé, mais en août 1990, je devais avoir 15 ans et passais des vacances chez mon grand-père en Normandie… Il doit y avoir une erreur, une confusion en quelque sorte ! »

L'importun en reste bouche bée…

« …Désolé si je vous ai importuné ! La ressemblance est pourtant étonnante : vous avez un sosie disons … antérieur ! » finit-il par lâcher.

Tu parles.

 

Du coup, Musk s’est éclipsé et maintenant Gates est inaccessible alors qu’Allen a disparu, poursuivi du fameux William sans « t ».

Comme si William prenait un « t »…

Et quel rapport avec la marque de whisky ?

Rageant !

Frustrant depuis le départ d’Emily que Paul aurait bien saluée, ne serait-ce que pour la féliciter de son show éblouissant.

L’achat d’un smoking hors de prix, d’une paire de chaussures qui lui torturent les pieds, un ticket d’entrée au coût astronomique, son ex-épouse qui lui passe sous le nez, tout ça pour rien qu’une belle perte de temps si ce n’est que d’avoir pu faire plaisir à « n° 4 » qui lui a déniché une coquette maison en contrepartie, côté pacifique qu’il visitera dès le lendemain.

Mais ce n’est pas terminé. 

 

« Johnny Walker » n’en revient pas de son côté : ce type-là, c’est sûr, c’est Gérard !

Et il n’a même pas demandé comment il s’appelait tel qu’il a fallu qu’il se ressaisisse et fasse parler Allen qui semblait le bien connaître !

Même carrure, même allure, même corpulence, même timbre de voix, même french accent approximatif, même pas vieilli en 25 ans, ce qui peut paraître extraordinaire, le témoin direct de ses turpitudes de l’époque, voilà qui est étrange, alors même qu’il prétend qu’il n’avait que 15 ans…

« Un mensonge éhonté ! », puisque c’était un « faux journaliste », envoyé sur place par son pays en correspondant de l’AFP, soi-disant photographe, pour le moins éphémère à l’époque.

Mais plus certainement un agent des services secrets de la France en cette période trouble d’avant l’offensive irakienne, le SDECE ou la DRM, il ne se souvient plus.

Un faux-nez qui n’a abusé personne, pas même « Ali », le général koweïtien chargé de la sécurité intérieure de l’époque.

Il va falloir qu’il s’en inquiète, d’autant qu’il était accompagné des Harrison père et fils, ces « faiseurs » qui trempent dans tous les coups tordus de la ville et même bien au-delà.

« Johnny » renifle l’entourloupe, le danger. Il rentre rapidement de son côté pour élaborer une réponse au danger que représente cette rencontre inattendue et rendre compte avant de décider d’une réaction.

Un quart de siècle plus tard, ce serait vraiment con de se laisser découvrir ainsi, même par hasard !

Dans la vie d’un agent de la DIA, on sait prendre des précautions pour garantir ses couvertures. Et là, son passé risque de lui exploser à la figure par inadvertance.

Une situation vraiment très inconfortable.

 

Le lendemain, les rencontres de hasard se multiplient pour Paul. Il sort de l’hôtel pour héler un taxi et aller à son rendez-vous avec l’agent immobilier de Harrison pour visiter la villa posée de l’autre côté de la colline.

Quand s’arrête à sa hauteur une sorte de camping-car déglingué avec au volant un homme qui aurait dû glacer le sang de Paul : Lunettes noires, cheveux noirs et courts, teint blafard, l’élocution en français, mal assurée, comme hachée…

S’il n’y avait pas eu la chemise fleurie du type hawaïen et la planche de surf sur le toit du véhicule, il aurait instantanément pensé à un MIB, de ceux qui encadraient « Birgit », sa WIB (cf. épisode« Mains invisibles » tome II, publié aux éditions I-Cube).

« George. Montez, je vous emmène à votre RDV. »

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

« Vous savez où je vais ? »

Bien sûr : il l’a lu dans les archives laissées par son biographe, l’Ignoble Infreequentable.

Là, plus de doute…

 

« Et vous me faites faire quoi, cette fois-ci ? »

Il va le découvrir en chemin.

« Vous avez bien rencontré William River, hier soir, dit « Johnny Walker », William sans « t ». »

C’est assez précis pour ne laisser aucun doute dans l’esprit de Paul, tel qu’il grimpe sur le siège du passager du camping-car.

« De ce fait, vous avez ouvert une brèche du temps qu’il va vous falloir refermer. D’autant mieux que ce gars-là, vous allez le découvrir assez tôt, est un type extrêmement dangereux ! Et ne manquez pas de vous méfier aussi des vendredis 13. »

Allons bon :

« – Mais je n’y suis pour rien ! Je n’ai rien à voir avec cet olibrius-là !

– Ce n’est pas tout-à-fait son vécu à lui : il vous a réellement croisé au Koweït fin juillet et début août 1990 et vous l’avez vu faire des choses qu’il préfère cacher. Alors autant que vous les voyiez pour de vrai, parce qu’il va tenter de vous faire taire… »

Non mais quelle histoire, en pense Paul !

« – Je vous rappelle que je visite une maison et qu’ensuite je vais rendre visite à ma femme avant que d’aller acheter une voiture, si j’ai le temps. Il me paraît matériellement impossible de faire un aller et retour au Koweït aujourd’hui. Même pour vous faire plaisir.

– Oh non pas aujourd’hui ! Pour ça il vous faut des faux papiers au nom de Gérard Dupont, et quelque argent pour les avoir et financer votre voyage et votre séjour. »

Gérard Dupont ? Le patronyme d’hier soir ?

« – Parce que c’est encore moi qui paye en plus ? Et avec quoi ?

– Avec à peine plus qu’une dizaine de milliers de dollar. C’est votre associé-banquier qui va vous les avancer, mais comme vous êtes un malin, vous allez en profiter pour faire un joli coup de bourse qui n’est possible qu’avec un voyage dans le passé… Vous me suivez ? »

Ah, non ! Mais si ça arrondit aussi les fins de mois difficiles, il veut bien écouter le bonhomme.

« Et comment ça va se passer, cette fois-ci ? » sous-entendu qu’il doit être enduit d’un gel spécial sur tout le corps, toutes les parties du corps, mêmes intimes, pour ne pas revenir en morceaux épars…

Et qu’il ne se voit pas se mettre nu devant un couillu qui ne soit pas diplômé d’une faculté de médecine, avec ou sans uniforme et blouse blanche…

« Je vais faire le voyage avec vous. On part lundi en matinée et on revient quelques instants plus tard. Pendant votre séjour, vous aurez l’occasion de faire faire des faux papiers à cette adresse-là(il lui tend un papier griffonné d’une adresse San-franciscaine), d’aller jusqu’à New-York faire vos achats de titres de bourse, de prendre le Concorde pour Londres, puis le suivant pour Bahreïn, de revenir à Koweït city et de passer moins d’une semaine sur place pour faire ce que vous avez à faire. Je ne vous en dis pas plus, mais vous aurez le temps de revenir par le même moyen, et je vous dépose ici pour que vous alliez récupérer vos enfants et vos beaux-parents à l’aéroport. Pas de souci !

Pendant ce temps-là, je vous attendrai sur la plage et en profiterai pour faire quelques tubes sous le soleil de Californie : un vieux fantasme ! »

S’il le dit…

« Et si je refuse ? »

Il ne saura jamais pourquoi il se fera abattre par une équipe qui n’existe pas, ni pour quelle raison.

« Mais ça ne se passe pas comme ça et on ne saura jamais… Ni même si votre femme et vos enfants feront ou non partie du carnage probable.

Et puis réfléchissez : Je sais bien que vous n’êtes pas un « homme-d’argent », mais les fonds que je vais vous permettre de collecter en toute légalité, ça peut venir vous adoucir la vie et celle de votre entourage ! »

Tu parles d’un plan des « mains invisibles » qui font leur retour alors que Paul pensait en avoir définitivement terminé.

« Ne me dites pas que ça a un rapport avec les détournements des milliards de la division Daguet ? »

D’une certaine façon, si, malheureusement, mais indirectement.

« C’est en fait pire que ça ! »

Voilà qui promet !

On en aura donc jamais terminé avec la corruption internationale en pense Paul…

« Jamais non, mais dans longtemps, si, effectivement. »

 

La maison est très « correcte », assise dans une rue qui « descend » en pente prononcée jusqu’à l’océan.

Surélevée, on y accède en traversant un micro-jardinet depuis la rue, puis un escalier qui débouche sur un petit perron qui lui-même ouvre sur un vestibule.

En face, la cuisine américaine donnant sur un jardin potager, à droite un vaste living-room tout aménagé, à gauche, au-dessus de la cave à chaufferie, une première salle d’eau et un escalier.

Il descend au sous-sol, vers la chaufferie d’un côté, une vaste cave à bouteilles, vide, sous la cuisine, et le garage à droite sous le living-room.

Quand on grimpe au premier étage, l’escalier s’ouvre à droite et sur la rue vers une seconde salle d’eau et trois chambres en face et à gauche, dont deux qui donnent sur l’arrière de la maison et de son vrai jardin.

Pas de combles aménagées, mais une dépendance bizarre pour être un peu en contre-bas du living-room qui débouche à son tour et de plain-pied sur le jardin et des deux côtés, rue et arrière.

Simple, confortable, au moins en apparence, clair et propre.

Quant au jardin, il n’est accessible que depuis le garage au même niveau, la cave ou la dépendance, ou le living-room par un petit escalier de travers et reste assez vaste pour y cultiver des fraises et des fleurs, en plus que d’accueillir un espace « dinette » sous-pins autour d’une table en bois, un coin « barbecue » et quelques chaises-longues.

Et au fond du « domaine », encore une cabane pour les outils de jardinage, dont une tondeuse électrique.

Particularité, le versant sud du toit est équipé de panneaux solaires qui fournit l’électricité, alors que sur le versant nord sont posés des ballons d’eau chaude sanitaire solaires.

Une maison à la Musk…

Il manque juste la Tesla dans le garage pour aller faire du shoping en ville ou lézarder sur la plage en contre-bas et on s’y serait cru !

Malgré le prix annoncé et les escaliers qui seront un handicap pour Florence, au moins un premier temps, Paul signe et récupère les clés.

Reste à rentrer en ville, parce que George le MIB, il s’est tiré. Alors il se fait raccompagner jusqu’à un tram accessible par l’agent immobilier et va à la clinique.

 

Pour se faire engueuler par Florence, qui trouve inconvenant qu’il n’ait pas pensé à quelques photos prises avec son portable, ne serait-ce que pour lui montrer son « home » provisoire.

Il a oublié, la tête ailleurs, à vrai dire.

« – Tu auras le temps d’en faire le tour. La seule difficulté pour tes cannes, ce sera les escaliers. Mais tout le reste semble confortable et déjà meublé. Ça ne te plaira peut-être pas, mais c’est comme ça.

– Tu as l’air contrarié… » reçoit-il pour tout commentaire.

Il y a de quoi et y retournera dans l’après-midi, après avoir libéré la chambre d’hôtel.

Et « papy-mamy » seront ravis d’apprendre qu’ils sont attendus le plus tôt possible, c’est-à-dire la semaine prochaine…

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-viii.html

 

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

 

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

 

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11/07/2017 23:27

L’Observatoire de la Christianophobie (I) : Chrétiens d’Orient

 

Chrétiens d’Orient : ce qu’ils éprouvent aujourd’hui pourrait nous arriver demain

 

Excellente vidéo de nos amis de Réinformation TV qui ont obtenu un entretien avec Priscille des Minières, une volontaire de SOS Chrétiens d’Orient qui revient d’une mission en Irak.

Son témoignage est clair : ce que les chrétiens d’Orient éprouvent aujourd’hui pourrait nous arriver demain…

 

Source : https://www.christianophobie.fr/cartes-des-evenements/2017/072017/chretiens-dorient-quils-eprouvent-aujourdhui-pourrait-arriver-demain

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10/07/2017 00:32

« Brexit », vous avez suivi ?

 

« Théière-Mais » dans la mélasse.

 

La pôvre-chérie, aveuglée par des sondages-idiots croyait pouvoir assoir son autorité sur un Parlement renforcé. Patatras, non seulement elle perd la majorité absolue, mais en plus, pour se maintenir au pouvoir, elle est obligée d’acheter – il n’y a pas d’autre mot – l’allégeance de quelques partis sectaires.

Bon, ce n’est pas « son argent », mais celui du kontribuable britannique, alors peu importe, n’est-ce pas.

 

Sauf que…

Sauf que, l’UE est partie pour « faire payer » la trahison ourte-manchière au prix fort, histoire de dissuader les impétrants europhobes pour l’avenir, et que finalement certains anticipent le retour du Royaume Uni dans une nouvelle Europe…

Je rigole, mais eux, pas du tout !

Il faut dire que les uns comme les autres, de la Grèce au Royaume-Uni, il va falloir qu’ils se rendent tous compte qu’il n’y a pas de sortie possible de l’Europe.

C’est comme ça.

 

Rappelez-vous, la crise grecque a prouvé qu’il fallait changer d’Europe, le « Brexit » en a ouvert la possibilité. Cela dit, une année durant, il a été difficile de savoir à quelle sauce nous allions être mangés : À la « sauce des Britishs » (nous emmenant vers une nouvelle alliance des nations) ou à la « sauce moutarde » des continentaux, maintenant les principes unionistes, mais reprenant le contrôle des institutions d’une manière ou d’une autre.

Ce n’est pas le second vote britannique qui constitue la trame de ce qui se joue dans les capitales européennes mais le triple vote austro-batave-gauloisien qui marque en réalité la fidélité des continentaux aux principes de communauté de destin…

Il est vrai que les continentaux, contrairement aux insulaires, savent de manière atavique que les guerres européennes ont toujours lieu « chez soi ».

 

Mais cette expression démocratique continentale marque l’échec de la sauce de la « Théière-mais » et laisse le Royaume-Uni sur le bord de la route, à regarder le train passer. La nouvelle priorité du Royaume-Uni devient soudain : « Comment renouer avec un continent qui ne nous a pas suivi sans perdre la face et en sauvant notre propre union ? »

Et l’air de rien, l’élection anticipée voulue par la première-ministre sert ces objectifs, même si le Royaume-Uni doit désormais faire face à l’avidité des milieux financiers en particulier, rêvant de « hard-Brexit » pour récupérer le maximum des activités européennes de la City.

Rappelez-vous, le 3 juin, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a dévoilé son projet de révision de la directive sur les chambres de compensation (Emir) qui pourrait à terme signifier un rapatriement de Londres vers l’UE des opérations de compensation libellées en euros.

Logique, remarquez bien…

 

Or, si tout le monde joue intelligemment (ce qui pourrait devenir habituel avec nos « experts » du moment), cette nouvelle priorité peut emmener le continent vers une étape positive de réinvention : Par le haut, à savoir en permettant l’intégration de l’Islande, la Norvège et le Lichtenstein dans un cadre communautaire renouvelé,  et, espérons-le, par le bas, à savoir suivant des orientations démocratiquement validées par les citoyens européens.

 

Revenons au 8 juin, jour où les Britanniques ont élu un nouveau Parlement dont la majorité échappe à la première ministre et à son parti conservateur.

Pour former un gouvernement avec une majorité absolue, il lui fallait dix voix de plus, qu’elle est allé rechercher dans une coalition hasardeuse avec le parti unioniste d’Irlande du Nord (DUP).

Hasardeuse, car le programme du DUP est loin de faire l’unanimité au sein du parti tory : Ultraconservateur, anti-avortement, homophobe, contre tout référendum irlandais… Le DUP défend en même temps une ligne ultralibérale, opposée à la mise en place de tout contrôle douanier entre les deux Irlande, ce qui est incompatible avec un « hard-Brexit » tel que soutenu par la première-ministre, qui implique au contraire de telles installations.

Hasardeuse aussi parce que dans la nouvelle configuration du Parlement britannique, les conservateurs sont seuls à défendre une ligne de « hard-Brexit ».

Tous les autres partis confondus sont partisans du « soft-Brexit », autrement dit un statut proche des pays faisant partie de l’espace économique européen sans être dans l’Europe et encore moins l’Euro.

 

On ne peut que constater que ces résultats remettent en cause le processus même du Brexit, si ce n’est le Brexit lui-même. Tout simplement aussi parce que l’effondrement de « Théière-Mais » dans les sondages, à l’occasion de la courte campagne électorale, est bien évidemment beaucoup moins le fait de prétendues « bourdes » commises par la première ministre que d’une acceptation par le peuple britannique de cette élection comme un second référendum.

La konne, persuadée en avril dernier et sur la foi de sondages d’opinion très favorables qui lui feront dire que tout le pays est derrière elle, elle s’était lancée dans la reconquête de Westminster pour maîtriser l’ensemble des forces politiques du pays dans le cadre des négociations de sortie de l’UE.

Une démarche renforcée très peu de temps après, dès début mai, par des élections locales qui ont couronné le parti conservateur en évinçant notamment l’UKIP et balayant a priori les prétentions du parti travailliste, sous le leadership très à gauche de « Jerem-my-Cor-Pine ».

Ils ne sont pas très nombreux à avoir relevé que le taux de participation de ces différentes échéances électorales était de 72 % pour le référendum en juin 2016, et qu’il a plafonné à 36 % pour les élections locales de mai 2017, puis il est remonté à 68,73 % en juin 2017…

Le même phénomène qu’en « Gauloisie », qui trompe plus d’un sondeur d’opinion et autre « analyste-expert ».

Un pari que les instituts de sondages britanniques donnaient gagnant en lui accordant entre 48 % et 50 % d’intentions de vote.

 

Sa stratégie était alors à « plusieurs volets » :

– Renforcer sa majorité parlementaire, certes, pour avancer sur une ligne « hard-Brexit » qu’elle jugeait en phase avec l’opinion britannique exprimée lors du référendum de juin dernier et avec l’effet domino espéré sur le continent.

Mais une stratégie bien difficile à mettre en œuvre contre un Parlement britannique majoritairement opposé à cette ligne. À ce stade, elle appelait juste les électeurs à s’associer à elle pour porter une voix renforcée autour de la table des négociations avec Bruxelles sur un projet dont elle ne maîtrisait même pas la première lettre. Insuffisant pour assurer une victoire ;

– S’assurer que durant la période de négociations, qui court jusqu’en mai 2019, rien ne vienne remettre en cause son leadership en barrant la route à la pression montante des travaillistes, et plus particulièrement de « Jerem-my-Cor-Pine ».

Certes, les travaillistes n’ont pas profité du vote des élections locales, avec seulement 30 % de participation, et ont certainement fait les frais des deux attentats perpétrés à la veille des élections.

Ceci étant, la première-ministre a oublié qu’elle n’était pas seulement la ministre du « Brexit », mais aussi la dirigeante d’un pays dont l’austérité pèse sur les citoyens ;

– Porter un coup d’arrêt aux velléités centripètes des régions comme l’Écosse et l’Irlande du Nord.

Sur ce dernier point, si les forces centripètes en question ne datent pas du référendum de juin 2016, elles ont tout de même été très renforcées par le « Brexit ».

En effet que l’Écosse, notamment, avait rejeté en bloc le « Brexit » et envisagé de recourir à une nouvelle consultation référendaire pour son indépendance.

De plus, rappelez-vous, en janvier 2017, alors que la Cour suprême britannique avait contraint le gouvernement à consulter le Parlement sur le recours à l’article 50, elle avait dans le même arrêt dénié aux assemblées régionales tout droit de veto sur la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE (arrêt du 24 janvier 2017), renforçant par là même les velléités sécessionnistes.

 

Et les résultats sont clairs :

– Coup dur pour le parti indépendantiste écossais, grand perdant de cette consultation électorale : il abandonne 19 sièges !

Alex Salmon, le champion de l’indépendance écossaise, n’est même pas réélu et Nicola Sturgeon est en position délicate pour le leadership du parti.

Au vu des résultats, il n’est même plus concevable d’avancer sur un nouveau projet de référendum écossais.

– La situation est analogue en Irlande du Nord, où le parti indépendantiste perd tous ses sièges au profit du Sinn Fein, mais c’est le parti unioniste DUP qui arrive en tête et s’allier avec les tories pour former le gouvernement avec le parti conservateur de la première-ministre ;

– Quant au Pays de Galles, c’est le Labour qui arrive largement gagnant, ce qui éloigne toute politique sécessionniste quelle qu’elle soit.

 

Désormais et après les élections du 8 juin, on peut se poser la question de savoir si les régions britanniques, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles, ont encore vocation – et intérêt – à défendre des prétentions indépendantistes dans la reconfiguration des forces parlementaires et nationales qui en est issue.

Leur intérêt n’est-il pas plutôt de jouer la carte de la communauté d’intérêts entre elles et avec le pouvoir central, au lieu de s’opposer à ce dernier dont les représentants sont les seuls habilités à être à la table des négociations ?

De cette façon, elles s’associeraient au processus (politique du lobby très chère aux Britanniques), s’assurant que la voie ainsi ouverte conduise bien à un « Brexit » supportable.

 

D’autant plus que l’autre conséquence de ces élections est la remise en cause de la ligne de négociations pour un « hard-Brexit » telle qu’elle avait été défendue par la première ministre.

Car, l’autre résultat au bout du compte positif de cette élection générale pour « Théière-Mais », c’est qu’elle lui permet de justifier un changement de ligne de négociation, passant d’un projet de « hard-Brexit » à celui d’un « soft-Brexit », désormais adapté à l’objectif vital pour le RU d’éviter d’être marginalisé par rapport à un continent qui n’a pas suivi sa voie.

Enfin, c’est ce qu’en projettent les analystes.

 

Le grand défenseur du « Brexit », l’UKIP, est complètement out, ne raflant même pas un siège avec 1,8 % de votes.

Ce résultat étonnant, un an seulement après sa victoire référendaire retentissante, souligne bien le rôle pernicieux qu’a joué ce parti, dont on peut se demander s’il n’a pas servi à faire la campagne du « Brexit » qu’une partie des tories, dont la première-ministre n’avait pas osé faire.

Le « Brexit » acquis, cet encombrant « partenaire » a purement et simplement été aspiré par l’aile d’extrême droâte de tories décomplexés – un glissement vers l’extrême droâte qui aura fait perdre des voix à son aile gôche, ou au profit de plus petits, dont le DUP en Irlande du Nord.

 

Du coup, l’ensemble des factions politiques représentées au sein du Parlement britannique défend une ligne de « soft-Brexit » et même, dans une certaine mesure le DUP, pourtant anti-européen, s’inscrit dans une ligne qui ne supporterait pas les conséquences d’un « hard-Brexit » sur la libre circulation entre les deux Irlande.

Au sein même du parti conservateur, les lignes de négociations sont divisées.

Si le parti a fait front derrière sa première-ministre en défendant une ligne dure, toute une faction du centre droit de son parti, qui avait fait campagne pour le « remain », dont George Osborne (pour qui « Théière » « est une femme morte qui marche encore »), ou son directeur de cabinet, appellent aujourd’hui à revenir à un « soft-Brexit » ou à la démission même de la patronne.

 

Dans l’opposition, « Nicola-Laisse-Sturgeon », leader du SNP, appelle quant à lui à un front commun des partis d’opposition pour demander la suspension des négociations du « Brexit » et les libéraux-démocrates sont même prêts à organiser un second référendum (c’était d’ailleurs une promesse de campagne).

Dès lors, les négociations pour un « soft-Brexit » commencent à peine entre le Labour et le gouvernement britannique…

Vous savez quoi, avec cette histoire-là, on ne sera pas exempt de surprises.

 

Et je reste quant à moi tout étonné de cette vague de naturalisations qui précède un tsunami possible vers le continent de quelques « z’élites ».

Pas grand-chose : Ils iront bosser là où l’herbe sera la plus verte, naturellement, et il restera pour ma part vraisemblablement plus intéressant de rester « exilés-chez-eux » en UK avec une double nationalité.

Parce que bon, probablement, en 2019, tous ces zozos-là auront trouvé un accord avec l’UE pour gommer la plupart des effets du « Brexit » et finalement restés arrimés au vieux-continent (dont ils font partie d’un point de vue « géostratégique »).

Et là, la leçon vaudra autant pour nos europhobes que pour les grecs et tout autre.

De plus et à mon sens ce sera l’opportunité pour les institutions européennes de se « moderniser », les rendant plus « acceptables » pour être déjà incontournables.

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/brexit-vous-avez-suivi.html

 

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08/07/2017 12:14

Le "Marité"

 

Le "Marité" est le dernier terre-neuvier français en état de navigation.

C’est un trois-mâts goélette construit en 1921 à Fécamp et qui a pour port d’attache Granville.

 

 

 

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08/07/2017 11:36

Éoliennes et fusion nucléaire : lettre à Nicolas Hulot

 

Un moratoire de deux ans sur l'installation de parcs éoliens dans le Pays-de-Caux serait bienvenu compte-tenu des progrès technologiques dans la conception des réacteurs hybrides et des réacteurs à fusion nucléaire.

 

 

 Le 7 juillet 2017

Monsieur Jean-Charles Duboc

Pilote B747 retraité (Air France)

à

Monsieur Nicolas Hulot

Ministre d’État

Ministre de la Transition Écologique et solidaire.

246, bld Saint-Germain

75700 PARIS

 

 

Monsieur le Ministre,

 

 

Par courrier du 1er juin, je vous ai informé que la société ENGIE Green avait obtenu du conseil municipal de St-Pierre-en-Port l’autorisation de lancer des études préliminaires pour l’installation de plusieurs éoliennes sur notre commune.

Une intense campagne d’information a été rapidement lancée pour mesurer les inconvénients d’une telle installation dans notre zone touristique renommée.

Suite aux inconvénients découverts (notamment les coûts de démantèlement), les conseillers des communes de Sassetot-le-Mauconduit et d’Ancreteville-sur-Mer, les communes avoisinantes concernées elles-aussi par le projet, ont rejeté par 11 voix contre, et zéro pour, une étude de faisabilité sur l’installation de ces éoliennes et le projet a été abandonné par ENGIE Green.

 

Pour ma part, je suis partisan d’un moratoire de deux ans sur les installations d’éoliennes dans le Pays-de-Caux tout simplement parce que les progrès technologiques sont extrêmement rapides dans l’industrie nucléaire.

Est-ce la peine d’installer, en dépensant beaucoup d’argent public, des éoliennes qui seront devenues désuètes dans huit ans lorsque les premiers réacteurs à fusion nucléaire seront commercialisés comme l’estiment des start-up américaines comme generalfusion et Tri Alpha Energy mais aussi Lockheed Martin, la première société de défense de la planète ?...

 

Vous trouverez, avec la présente, le texte d’un billet que je viens de mettre en ligne sur « Alerte éthique » et qui est relatif  aux quatre projets américains et canadiens de fusion nucléaire.

 

Je  vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

 

Jean-Charles Duboc

 

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04/07/2017 18:57

La république « Mak-Rond-niste » sera-t-elle exemplaire ?

 

Probablement pas…

 

D’abord, ces histoires de ministres « sortis » à peine nommés. Admettons que ça aille dans le bon sens. Mais ça fait tout de même tâche…

Ensuite, aujourd’hui même un Président qui s’exprime devant le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs réunis) et demain son « Premier sinistre » qui va devoir faire le perroquet-présidentiel à l’occasion de sa déclaration de politique générale, avec vote de censure rejeté derrière : Pas de commentaire, tout est déjà plié. Vive la démocratie-vivante d’un pouvoir qui se veut absolu…

Par ailleurs, la bataille des questures, vice-présidence et secrétariats : Pliée également. Les « Mak-Rond-nistes » se choisissent « leur » opposition et réduisent au silence tous les autres, même ceux qui totalisent 20 % de l’AN au profit d’une minorité de « tourne-la-veste ».

J’adore !

Là-dessus l’arrivée de « Trompe-le-touche-cha-chatte » sur les Champs le 14 juillet prochain que même « Trude-Haut » se désiste : « Bibi » aurait peut-être intérêt à garder ses distances…

Je ne sais pas.

Enfin, « l’olympien » qui se refuse à la traditionnelle conférence de presse du 14 juillet. Raison invoquée – je vous le donne dans le mille – « La pensée complexe du président ne se prête pas à l'exercice ».

Hein, elle n’est pas mal celle-là !

En fait, peut-être qu’il ne sera pas en état à surveiller « Trompe » et sa pouliche…

Je ne sais pas non plus.

Et à venir, les premiers débats sur les lois d’habilitation pour les futures ordonnances : C’est tellement bien plié qu’on a l’impression que l’on change de cap tous les jours, tellement c’est effectivement complexe, tel un tourbillon semés de vortex.

Pas grave, les « députacrouilles » aux ordres se feront un plaisir de voter les yeux fermés.

 

Autrement dit, ils sont en liberté surveillée, avec aux manettes leur chef-de-groupe et Président de leur Assemblée déjà passés « aux ordres » (et la presse applaudit, certes moins bruyamment), les casseroles font moins de bruit, mais force est de constater que la prime est systématiquement donnée aux « transfuges », aux « retourneurs-de-veste ».

Je me demande encore comment on peut être élu sur un programme de « clarté » et de « cohérence », d’exemplarité, et finalement aller mouiller sa chemise pour tous ceux-là qui étaient hier des adversaires à abattre…

Il suffisait finalement de se présenter.

À une primaire.

N’importe laquelle. De gôche ou de droâte. Et de faire un score pourri.

Et ensuite de changer de camp.

« Pruneau-le-Mère » avec ses 2,4 % est devenu ministre de la finance.

« Franc-soi-Rugby », l’écololo, avec ses 3,81 % est devenu président de l’Assemblée Nationale.

C’est simple, non ?

 

Quant à « Sol-Air », qui a gagné haut-la-main le titre de « champion de la trahison », le parvenu absolu de chez les « Républicains-démocrates-constructifs », le voilà propulsé à quelques sommités de la questure d’opposition !

Une première depuis « plus de 50 ans » et « des droits de l’opposition jamais autant piétinés ».

C’est l’application du principe « soce » énoncé sous « Mythe-errant » : « Vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire » qui revient au galop…

Pour l’exemplarité, suppose-je.

Grâce aux 308 députés de « La République en marche-forcée », qui ont fait leur rentrée mardi dernier à 8 heures du matin, la consigne est claire : « Marchez droit, les marcheurs » !

 

Ils sortaient de leur interminable réunion un large sourire aux lèvres. « Les 308 », groupe moteur de la mandature d’après son nouveau président « Ricard-Fer-rang », ont fait leur rentrée dans la salle Victor Hugo du 101 rue de l’Université, annexe moderne du Palais-Bourbon aux allures de salle de cinéma.

Confortablement installés dans des fauteuils en cuir rouge, ils se sont attaqués au menu, costaud, du jour. Désignation du candidat « REM-même-pas-en-rêve » au perchoir, lequel sera élu président de l’Assemblée nationale dans l’après-midi, élection du bureau exécutif du groupe, répartition des députés dans les différentes commissions, etc.

Le vote à main levée pour décider d’accepter l’ancien Premier-sinistre soce élu sans étiquette dans l’Essonne.

Dans la salle, d’après « ma pote-élue » qui me l’a rapporté encore toute étonnée de se trouver là, tout le monde s’observait du coin de l’œil, tentait de mettre des visages sur des noms. Si certains se connaissent bien pour avoir mené ensemble depuis Paris-sur-la-plage la campagne de « l’olympien », les autres se découvrent.

D’après leur recruteur-en-chef « beaucoup de ces jeunes travaillent dans un désordre créatif, réagissent à l’instant ». Pas des « milléniums », mais c’est tout comme.

La génération « Y » à l’œuvre…

 

Pour les novices, le défi est le suivant : Comment se fondre dans le moule d’une si lourde institution tout en tirant son épingle du jeu ?

Tous ces jeunes ambitieux ne le savent pas encore. « J’ai l’impression d’être au début d’une saison de football, on est quarante à l’entraînement, ça part dans tous les sens. Avec le temps, on verra ceux qui sortent du lot », s’amuse un jeune élu.

Leur « chef-de-groupe » leur a bien fait comprendre qu’il fallait en dire le moins possible à la presse, fidèle à la doctrine établie par le président « Mak-Rond » depuis l’Élysée (qui lui n’a rien à dire, tellement nous sommes tous devenus des trisomiques) : Verrouillage de la com’ et maîtrise de la parole.

« Dès l’instant où on vit ensemble, on s’applique des règles communes », confirmait d’ailleurs l’éphémère ministre de la Cohésion des territoires. « La liberté totale et l’unité totale », ajoute, amusé, le patron en guise de slogan pour le groupe.

 

Que les choses soient claires, ils ont tous intérêt à filer droit. C’est ce qu'ils ont d’ailleurs fait en élisant leur président de leur groupe par ailleurs déchu de son ministère. Et puis, dès le premier tour l’ancien écololo, ancien candidat à la primaire du PS, nouveau rallié à « Mak-Rond », assumant son troisième et probablement son dernier mandat. « Il a la légitimité, l’expérience, il a été vice-président de l’Assemblée, a déjà été président d'un groupe (EELV) », justifiait-on.

Ensuite, les députés LREM ont élu sans broncher le bureau du groupe. Une équipe paritaire qui devra quitter son poste en décembre 2019 pour jouer le renouvellement dans la deuxième partie du mandat. Puis il a fallu commencer à discuter de la composition des commissions. Là, ces députés-là ont eu leur mot à dire ! Tous ont dû formuler trois choix dans un formulaire, comme des bacheliers postulant pour la fac.

Ils découvriront plus tard lequel de leur choix a été satisfait.

Quatre candidats ont par ailleurs postulé pour la commission Culture et éducation, deux pour la commission des Affaires économiques, deux pour la commission Défense, six pour la commission des Affaires sociales, sept pour la commission Développement durable, deux pour la commission des Lois. La commission des Finances reviendra à « Riton-Worst-à-tes-souhaits », un autre champion aux « mains-propres ».

Dommage qu’ils n’aient pas été élus, mais on aurait pu y mettre « T’es-venu-d’où » le « phobique-administratif », voire « Caca-zut-hack », le ministre de la fraude, ç’aurait été plus drôle…

Et la rumeur attribuait déjà la commission des Affaires étrangères à « Mariolle-Serre-naze », bras droit de « Bébé-Roux ».

 

Bon alors, exemplaire ou non ?

Exemplaire en plaide-je !

Exemplaire dans la « soumission », aveugle et irrationnelle, au tout-nouveau-tout-beau Président.

Une nouvelle ère, affirme-je.

Une contre-performance « historique » de la vie démocratique du pays tout entier.

Pouvait-il en être autrement, au juste ?

Sans lui, elles et ils ne sont rien que des anonymes dans les rues de leurs bleds de province. Aujourd’hui, ils sont « dans les ors de la République ».

Quelles destinées…

En revanche, force est de considérer que la plupart n’ayant pas vraiment de « background » suffisant pour déjouer les pièges de la vie parlementaire, pour amender correctement les écarts de conduite (là on sait déjà en moins d’un mois) des projets de textes à voter afin d’en corriger les effets les plus pervers (on peut penser à la future loi « sécurité » dans le sillage du remplacement de l’état d’urgence qui reprend une disposition censurée par le Conseil Constitutionnel, mais aussi « tous les autres » à venir), la dérive est certaine.

 

Dès lors, pas besoin de VIème République : Elle va se mettre en place toute seule, par petites-touches, avec probablement le concours malheureux de la rue et virer à la « dictature-douce » dont nous parlions l’autre fois.

Le problème des gauloisiens sera de savoir jusqu’où ira « l’expertise » des « maîtres du pays » et dans quel délai ils vont s’en mordre les doigts ou… applaudir à tout rompre, jusqu’au sang.

Car il faut se rappeler que si « tout va bien », il manque l’essentiel : Une adhésion populaire qui fera cruellement défaut avec un taux d’abstention de près de 57 % des électeurs.

Ce qui ne peut manifestement pas durer tout un quinquennat…

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/la-republique-mak-rond-niste-sera-t.html

 

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03/07/2017 23:07

Indemnités de la Guerre du Golfe : lettre à la ministre de l’Outre-Mer

 

Lettre d’information à Madame Annick GIRARDIN, ministre de l’Outre-mer, au sujet de la disparition des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

 

M. Atama TEUGASIALE

PAITA, le 30 juin 2017

Nouvelle Calédonie

 

Madame Annick GIRARDIN

Ministre de l'Outre-Mer

27 rue Oudinot

75358 Paris SP 07

 

Lettre Recommandée avec A.R

 

Objet : Indemnités de la Guerre du Golfe

 

P.J :

1) Lettre au Président de la République

2) Lettre au Premier Ministre

3) Lettre au Député GOMES de la Nouvelle-Calédonie

 

Madame la Ministre,

 

Originaire de la Nouvelle-Calédonie et ancien vétéran de la Guerre du Golfe 1991, je viens par la présente attirer votre attention concernant un délit relatif à une affaire d'Etat.

C'est la raison pour laquelle, j'ai avisé le Président de la République, le Premier Ministre et le Député Philippe GOMES (copies jointes).

Devant la gravité des faits, le manque d'éthique des élus et le mauvais fonctionnement des Institutions, je souhaite aviser l'ensemble de nos dirigeants pour que nous puissions récupérer les fonds disparus promis aux soldats.

Où est passé cet argent ?

J'espère, Madame la Ministre, que vous saurez saisir l'importance de ce courrier en lançant au sein de votre Ministère une enquête lorsque le détournement de la Guerre du Golfe sera rendu public.

Ce dossier n'a jamais été médiatisé tout simplement parce que tous ceux qui connaissent cette affaire ont été muselés par la peur, la compromission, ou les deux

Conscient que votre priorité est celle de votre Ministère, j'espère seulement obtenir votre soutien dans cette démarche audacieuse transmise au Premier Ministre et au Président de la République : Qu'une Commission d'Enquête Parlementaire soit enfin diligentée afin de rendre public le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France et donner un coup définitif à la corruption qui gangrène notre démocratie.

Sachez que cette affaire est largement connue sur le site « Alerte Ethique » de Monsieur Jean-Charles DUBOC auteur de l'ouvrage << Les Milliards disparus de Ia Division Daguet >>.

Pour conclure, je trouve regrettable qu'aucun Secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire n'a été nommé au sein du Gouvernement.

Est-ce normal pour un pays comme la France fidèle à sa devise et ses valeurs Républicaines ?

Dans l'attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma plus haute considération.

M. Atama TEUGASIALE

 

Un courrier à Madame Annick GIRARDIN, député de Saint-Pierre et Miquelon, qui me touche pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que c’est un nouveau rappel sur une affaire indigne d’une démocratie et ensuite parce je connais assez bien l’Outre-Mer pour avoir voyagé pendant huit ans aux commandes de B747/200 d’Air France.

Mais pas seulement.

Je me souviens des vols vers New-York où nous passons régulièrement par « Banks », le point d’entrée Amérique du Nord qui est proche de St-Pierre et Miquelon. Et je pensais à chaque fois à mon arrière-grand-père qui a disparu en 1907 à bord du « Notre Dame de Lourdes » lors d’une campagne de pêche à Terre-Neuve, en laissant une veuve et quatre petits dont mon grand-père paternel.

Terrible !...

J’espère que Madame Annick Girardin, née à St-Malo, et qui connaît la dure vie des marins pêcheurs à Terre-Neuve, sera celle qui dénouera le dossier des indemnités de la Division Daguet.

Et j’ai aussi une pensée pour le colonel Alain Le Guen qui avait les mêmes origines familiales que moi et dont les ancêtres ont fréquenté les ˝Bancs˝ en même temps que les miens.

Oui, tout se rejoint…

Merci à Atama pour ce courrier.

 

Jean-Charles Duboc

 

 

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02/07/2017 23:42

Indemnités de la Guerre du Golfe : lettre à la Ministre de la Défense

 

Notre petite équipe rappelle à l’ordre nos dirigeants politiques sur le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

Aujourd’hui, c’est Atama Teugasiale qui écrit à la toute nouvelle ministre des Armées.

 

M. Atama TEUGASIALE

PAITA,

Nouvelle-Calédonie

 

Le 30 juin 2017

 

Madame Florence PARLY

Ministre des Armées

14 rue Saint Dominique

75700 Paris SP 07

 

Lettre Recommandée avec A.R

 

Objet : Indemnités de la Guerre du Golfe

P.J : 1) Lettre au Président de la République

2)Lettre au Premier Ministre

3) Lettre au Député GOMES de laNouvelle-Calédonie

 

Madame la Ministre,

 

Originaire de la Nouvelle-Calédonie et ancien vétéran de la Guerre du Golfe 1991, je viens par la présente attirer votre attention sur un délit relatif à une affaire d'Etat.

C'est pour cette raison que j'ai avisé le Président de la République, le Premier Ministre et le Député Philippe GOMES (copies jointes).

Devant la gravité des faits, le manque d'éthique des élus et le mauvais fonctionnement des Institutions, je souhaite aviser l'ensemble de nos dirigeants pour que nous puissions récupérer les fonds disparus promis aux soldats.

Où est passé cet argent?

J'espère, Madame la Ministre, que vous saurez saisir l’importance de ce courrier en lançant au sein de votre Ministère une enquête lorsque le détournement de la Guerre du Golfe sera rendu public. Ce dossier n'a jamais été médiatisé tout simplement parce que tous ceux qui connaissent cette affaire ont été muselés par la peur, la compromission, ou les deux.

Conscient que votre priorité est celle de votre Ministère, j'espère seulement obtenir votre soutien dans cette démarche audacieuse transmise au Premier Ministre et au Président de la République : Qu'une Commission d'Enquête Parlementaire soit enfin diligentée afin de rendre public le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France et donner un coup définitif à la corruption qui gangrène notre démocratie.

Sachez que cette affaire est largement connue sur Ie site << Alerte Ethique » de Monsieur Jean-Charles DUBOC auteur de l'ouvrage << Les Milliards disparus de Ia Division Daguet ».

Pour conclure, je trouve regrettable qu'aucun Secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire n'ait été nommé au sein du Gouvernement.

Est-ce normal pour un pays comme la France fidèle à sa devise et ses valeurs Républicaines ?

Dans l'attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, I'expression de ma plus haute considération.

 

M. Atama TEUGASIALE 

 

 

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Sujet: Blog

Date: 18/07/2017

Par: Appreciation

Sujet: Thanks

DOIT LIRE:

Je m'appelle Susan Davis et, d'après la Grèce, je veux témoigner d'un grand homme nommé docteur Dr Ogundele. J'ai été triché tellement de fois et je n'ai jamais vu de pouvoir comme Dr ogundele. Mon mari m'a quitté parce que je ne pouvais pas Pour avoir mon propre enfant, et la deuxième raison était aussi parce que nous étions incapables de prendre soin de l'enfant à naître. Un jour, en tant que femme frappée, je suis entré en ligne et j'ai rencontré le poste de Dr Ogundele posté par une femme qu'il a aidée avant , J'ai le courage de le contacter, le mot qu'il m'a dit était que je devais être heureux de contacter que mes problèmes étaient finis, peu de jours après ses prières et mes consultations, mon mari est revenu en suppliant et il nous a fait sortir de la pauvreté avec son Pouvoirs, aujourd'hui je suis heureux d'informer quiconque lisant ceci que j'ai mes propres enfants (2). Dr Ogundele est comme aucun autre lanceur de sortilège, il a la solution parfaite aux problèmes de relation et de mariage, même à la solution d'argent. Je l'ai cru et aujourd'hui je suis content de vous faire savoir que ce lanceur de sorts a le pouvoir d'unir les familles et le pouvoir de vous rendre financièrement correct. Parce que je suis maintenant heureux avec mon mari. Merci à Dr.Ogundele son email: ogundeletempleofsolution@gmail.com ou son numéro de téléphone: +27618920352

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Date: 17/07/2017

Par: leyla

Sujet: enfin j'ai recupéré mon ex mari

bonjour

je me prénomme leyla j'habite en France précisément à Toulouse.

je suis marié avec David en 2005 on na eu 2 enfants ensemble on étais très heureux , a cause de sa collègue de travail il s'est séparé de moi depuis le 06 février 2017 .Il ne viens plus a la maison, J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas !les faux marabout on pris tous mon argent.Mais DIEU m'as pas oublié , l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction, grâce a l'aide d'un puissant pratiquant de la margis nommé maitre lawami,

elle m'a donné le numéros du maitre lawami suivi de son mail et m'a dit de lui contacter pour lui expliquer mon cas. je me suis dit que c'est encore du gaspillages mais j'ai pas le choix car je suis folle amoureuse de mon mari. Quand j'ai contacté le puissant pratiquant je lui ai expliqué tout la situation de mon mari et moi. Vous savez quoi? Le maitre lawami m'a dit qu'il va me faire 3 rituels pour que mon mari revienne. Et bizarrement dans 7 jours à suivre mon mari est revenu en me suppliant , c'est un miracle pour moi je suis en paix dans mon foyer.C'est le premier miracle que j'ai vu dans ma vie. (pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce ,maladie ,la chance , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du travail ou d'une autres). Ce pratiquant de la margis est très fort

son émail: maitrelawami@hotmail.com , envoyer lui un message ou l'appelé directement sur whatsApp numéro téléphone

tel: +229 68 43 76 16 son site internet: www.grandmaitrelawami-21.webself.net

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Date: 14/07/2017

Par: Grazia

Sujet: bojr

Comment puis-je expliquer cela au monde qu'il y a un homme qui peut guérir le VIH / sida? J'ai été séropositif depuis plus de 7 ans, je suis en train de contracter le médicament contre le VIH de différents médicaments par jour, je ne peux plus, je décide de chercher de l'aide pour Internet puis j'ai trouvé cet homme appelé Anthony témoignant de cet homme formidable appelé DR.NOBLE qui raconte aux gens à son sujet que cet homme a soigné le VIH et le sida. Je ne le crois pas parce que tout ce que j'ai à l'esprit est que le VIH et le SIDA n'ont eu aucun remède, Mais j'ai décidé de lui donner un essai merci dieu pour ma vie aujourd'hui est VIH négatif grâce à l'aide de DR.NOBLE J'ai contacté cet homme pour obtenir de l'aide par courrier électronique que l'homme qui a écrit à propos de lui a chuté, j'ai choisi le courrier électronique et l'ai envoyé par courrier électronique pour le Guérir cet homme m'a dit quoi faire au sujet du remède, je reste à Rome avec mon mari qui est également infecté par le VIH DR.NOBLE m'a jeté un sort de guérison et mon mari, il m'a dit qu'il m'appellerait après la guérison. Fait vraiment il l'a fait J'ai été guéri pendant 2 heures épeler quel miracle, l'homme merveilleux DR.NOBLE est, Maintenant nous sommes sans virus
Si vous avez besoin de sa cure, il suffit de l'envoyer par courrier électronique via
Noblespellhome@gmail.com
Ajoutez-le sur whatsapp +2349059610643
Quel grand homme DR.NOBLE est !!!

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Date: 11/07/2017

Par: Appreciation

Sujet: Thanks

Wooow, Mon nom est Nicky, je viens de Los Angeles, Californie. Je veux informer le monde d'un grand lanceur de sortilège qui, comme nul autre, s'appelle le Dr Ogundele, j'ai cherché de l'aide jusqu'à ce que je voie sa publication en ligne l'année dernière, ma famille vivait dans la pauvreté et je ne pouvais pas avoir Mon propre enfant, mon mari m'a laissé pour une autre femme en raison de mon état, un jour j'ai vu quelqu'un qui partageait le bon travail du docteur Ogundele, je dois m'encourager à me contacter et la première chose qu'il me l'a dit était que mes problèmes étaient Après son sortilège, mon mari est revenu à mendier à genoux en moins de 24 heures et aujourd'hui, en partageant les bonnes nouvelles, j'ai son propre enfant et il m'a infligé un sort d'argent et nous sortons de la pauvreté, Dr Ogundele est unique, il est un homme formidable, je vivrai ses coordonnées pour ceux d'entre vous qui ont besoin de son aide et pour ceux d'entre vous qui m'aident à le remercier pour son bon travail. Voici son contact Email: ogundeletempleofsolution@gmail.com ou Contact téléphonique: +27618920352. Contactez-le et résolvez votre problème.

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Date: 22/06/2017

Par: corine

Sujet: témoignage sur le retour de mon ex mari

Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas.

Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines. Vous pouvez le contacter sur:

son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net

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Date: 28/05/2017

Par: Acel Thomas

Sujet: Comment Dr Oduma sauve mon mariage

Comment j'ai eu mon mari en arrière
Je m'appelle Acel Thomas, de France. Je veux simplement partager mon expérience avec le monde sur la façon dont DR ODUMA m'a aidé. J'ai récupéré mon amour et j'ai sauvé mon mariage ... J'ai été marié pendant 5 ans avec 1 enfant et nous avons vécu heureux jusqu'à ce que les choses commencent à devenir moche et nous avons eu des combats et avons discuté presque chaque fois ... ça a empiré à un moment où il a demandé le divorce ... J'ai fait de mon mieux pour lui faire changer d'avis et rester avec moi et notre fille parce que nous l'aimons tellement et que nous ne voulons pas le perdre, mais tout n'a tout simplement pas fonctionné ... il est sorti de la maison et est toujours allé de l'avant Pour déposer un divorce ... J'ai plaidé et essayé tout sauf que rien ne fonctionnait. La percée est venue quand quelqu'un m'a présenté à cette merveilleuse et géniale sorcellerie d'Afrique qui m'a finalement aidé ... Je n'ai jamais été fan de ces choses, mais j'ai juste décidé d'essayer à contrecœur parce que j'étais désespéré et laissé sans choix ... Il l'a fait Des prières spéciales et a utilisé son pouvoir pour expulser le sort de mon mari ... Dans les 7 jours, mon mari m'a appelé et il a dit qu'il était désolé pour toutes les douleurs émotionnelles qu'il m'avait coûté, est retourné à la maison et nous continuons à vivre heureux et notre La fille est heureuse aussi et nous attendons actuellement notre deuxième enfant ... J'ai introduit beaucoup de couples avec des problèmes à travers le monde et ils ont eu de bonnes nouvelles ... Je pensais que je devrais partager mon expérience parce que je crois fermement que quelqu'un là-bas en a besoin ... Vous pouvez l'envoyer par courrier électronique par courrier électronique: drodumaherbalhome@gmail.com

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Date: 15/05/2017

Par: Dr Magasor

Sujet: Herbal Healing Center

Je m'appelle Veronica par le nom du Royaume-Uni, je souhaite partager mon témoignage au monde pour la bonne aide que le Dr Magasor Ogun m'a accordée. Je n'ai pas été capable de concevoir pendant 5 ans après le mariage et cela a fait mon mari m'a laissé pour une autre femme. J'ai traversé des douleurs et des blessures. J'ai tellement aimé mon mari que je ne peux pas penser à lui, un de mes amis qui a vu mon état et qui sait aussi comment je me sens en tant que femme, elle cherchait une autre façon de m'aider. Elle a appelé un jour et m'a dit que là-bas Est-ce ce grand homme dont quelqu'un a parlé qu'il réunissait les amants que je devais le contacter pour obtenir de l'aide. C'est ainsi que j'ai contacté le grand Dr Magasor et lui ai expliqué mes problèmes et il m'a dit de ne pas m'inquiéter que mon homme reviendrait dans un délai de 3 jours et il me préparera des herbes qui me feront enceinte, je n'ai jamais cru Lui jusqu'à trois jours qu'il a promis, mon mari m'a appelé et m'excuse qu'il ait besoin de moi maintenant dans sa vie, j'ai été tellement surpris parce que je pensais que c'était un rêve. Donc, c'est ainsi que mon mari est revenu le 15 mars. Le Dr Magasor m'a préparé ses herbes et j'ai utilisé un médicament prescrit maintenant, il y a 2 mois de grossesse. Ce qui m'est arrivé, c'est comme un rêve et je raconte les gens là-bas si le Dr Magasor peut résoudre mon cas, je crois qu'il n'y a personne que le Dr Magasor Ogun ne puisse pas aider. Donc, si vous avez besoin de son aide, contactez-le par: ogunmagasor@yandex.com
Ou +27652899747

Encore une fois, je vous remercie, le grand Dr Magasor et Dieu bénissent mon ami qui m'a parlé du Dr Magasor.

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Date: 14/05/2017

Par: Barbara

Sujet: testimonia

Je m'appelle Barbara et je fonde en France. Ma vie est de retour !!! Après 1 an de mariage brisé, mon mari m'a laissé avec deux enfants. Je me sentais comme si ma vie était sur le point de finir, je me suis presque suicidé, j'étais émotionnellement abattu depuis très longtemps. Merci à un lanceur de sortilège appelé Dr Isikolo, que j'ai rencontré en ligne. Sur un jour fidèle, alors que je naviguais sur internet, je me suis retrouvé sur des témoignages sur ce sortur de sorts. Certaines personnes ont témoigné qu'il a ramené leur amère Ex, certains ont témoigné qu'il restaurait l'utérus, guérissait le cancer et autres maladies, certains ont témoigné qu'il pouvait jeter un sort pour arrêter le divorce et ainsi de suite. J'ai également rencontré un témoignage particulier, il s'agissait d'une femme appelée Sonia, elle a témoigné de la façon dont il a ramené son amant Ex en moins de 2 jours, et à la fin de son témoignage, elle a laissé tomber l'adresse électronique du Dr Isikolo. Après avoir lu tout cela, j'ai décidé de l'essayer. Je l'ai contacté par courrier électronique et lui ai expliqué mon problème. En seulement 48 heures, mon mari est revenu à moi. Nous avons résolu nos problèmes, et nous sommes encore plus heureux que le Dr Isikolo, est vraiment un homme doué et je n'arrêterai pas de le publier parce qu'il est un homme merveilleux ... Si vous avez un problème et que vous êtes à la recherche d'un réel et authentique Spell caster pour résoudre tous vos problèmes pour vous. Essayez High isikolosolutionhome@gmail.com à tout moment, il pourrait être la réponse à vos problèmes. Voici son contact: isikolosolutionhome@gmail.com ou appelez-le +2348133261196

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Date: 10/03/2017

Par: Melody

Sujet: Great spell caster

My Name is Melody, je suis du Royaume-Uni. Je souhaite
Partager mes témoignages avec le grand public
Ce que cet homme appelé DR ALABI vient de faire pour moi,
Cet homme vient de ramener mon ex mari disparu
À moi avec son grand sortilège, j'étais marié à cet homme
Fowler, nous étions ensemble depuis longtemps et nous
Nous avons aimé notre moi, mais quand j'ai été incapable de donner
Lui un enfant depuis 2 ans, il m'a quitté et m'a dit qu'il
Ne peut pas continuer plus alors que je cherchais maintenant
Des moyens de le ramener jusqu'à ce qu'un de mes amis me
Au sujet de cet homme et a donné son email de contact, alabisolutiontemple@gmail.com
Alors vous ne croirez pas
Ceci, quand j'ai contacté cet homme sur mes problèmes il
Préparé ce sort et apporter mon mari perdu
Retour, et après un mois, je manque mon mois et aller pour
Un test et le résultat déclaré suis enceinte suis heureuse
Aujourd'hui, je suis une mère d'un garçon, je vous remercie une fois
DR ALABI pour ce que vous avez fait pour
moi. Si vous êtes là-bas en passant par tout cela
Problèmes ci-dessous, contactez-le aujourd'hui via Email: alabisolutiontemple@gmail.com

1) Si vous voulez que votre ex arrière.
(2) si vous avez toujours de mauvais rêves.
(3) Vous voulez être promu dans votre bureau.
(4) Vous voulez que les femmes / hommes courent après vous.
(5) Si vous voulez un enfant.
(6) Vous voulez être riche.
(7) Vous voulez lier votre mari / femme pour être
vôtre pour toujours.
(8) Si vous avez besoin d'aide financière.
(9) si vous AVEZ le VIH SIDA,

DR ALABI PEUT VOUS AIDER À LE RÉDUIRE.
Puis contactez-le avec son adresse email alabisolutiontemple@gmail.com
Et voir est un excellent travail.

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Date: 10/03/2017

Par: Bridget

Sujet: How i got my lover back

Les meilleurs sorts d'amour pour obtenir rapidement Ex rapide et arrêter un divorce ou une rupture. Je suis tellement excitée que mon mariage brisé a été rétabli ... "Nous l'avons récemment fait, même si c'était difficile. Cela fait plus d'un mois maintenant, et tout semble être revenu à la normale. Il a été un processus de guérison pour nous deux.Le cauchemar qui avait duré près de 2 ans avant que nous avons rompu est finalement terminé.Il est comme nous sommes tombés amoureux à nouveau! En essayant d'avancer - et pour la première fois dans un long Je ne peux pas exprimer en mots à quel point je suis reconnaissant envers le Dr Babalorisa, c'est comme si nous avons finalement retrouvé ces choses Une des autres qui nous ont fait tomber en amour en premier lieu. Et le stress a simplement disparu.Merci Dr. Babalorisa de sauver mon mariage brisé et a rapporté mon mari à moi! Si vous avez un problème, contactez Dr.Babalorisa maintenant et je vous garantis qu'il vous aidera.Email lui via: healer.babalorisa@gmail.com Bridget, 28 ans, originaire du Texas, États-Unis, est capable et capable de résoudre tous vos problèmes.

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