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16/11/2017 14:51

L’absurdité fiscale est bien « en marche ! »

 

 

Que j’en reste tout kon…

 

Je m’étais déjà étonné à « blog-ouvert » des conséquences relatives à la décision du Conseil d’État d’invalider la « taxe à 3 % » sur les dividendes versés de « Tagada-à-la-fraise-des-bois ».

Je vous ai même rapporté le texte de la décision, juste pour le plaisir de découvrir un « pamphlet si bien-léché ».

Je ne vous ai pas caché non plus que vraisemblablement, la loi de finances rectificative, destinée à aller chercher de quoi « rembourser » l’indu, le produit du racket-légal, à savoir une super-taxe exceptionnelle sur l’IS des « big-compagnies » pourrait également être invalidée par le même Conseil Constitutionnel, pour les mêmes raisons d’égalité devant l’impôt.

Ça va probablement se jouer autour du 30 décembre prochain.

Ce n’est pas certain, loin de là, mais ça va encore être très drôle, dans la mesure où les entreprises visées par la mesure auront déjà payé leur dû avec le dernier acompte d’IS le 20 décembre, dix jours avant.

Que déjà, je ne vous raconte pas le pataquès que ça va créer en 2018…

 

Vous me direz, ce n’est pas très grave : On passera l’objectif des trois pourcents de déficit publique au 31 décembre 2017 et on réglera les ardoises finales en 2018, avec … une autre taxe exceptionnelle.

Simple : Quand on est « trisomique », on choisit toujours les solutions les plus « autistiques » !

CQFD.

 

Ce qui est beaucoup plus grave, c’est le côté « amateur » des « sachants » déjà signalé et qui gèrent le « GOB-tout » (Grand-Ordinateur-de-Bercy). On devait entrer dans « le monde d’après », faisant table-rase du « monde d’avant » avec « les marcheurs », et finalement ils « galopent » vers des ravaudages iconoclastes qui signent leur absurdité.

Pas de bol, quand même.

D’autres que moi en signalent quelques-unes :

 

1 – Remplacer une « erreur » de jeunesse par la même… L’erreur est certes humaine, mais persister est diabolique, en dit-on.

Rappelons que l’erreur de « Flanby-Gras-Nul-Laid » aura été de réparer l’erreur originelle de la taxation des produits de SICAV initiée par « Bling-bling » en contravention avec les règlements européens qui aura été elle-même invalidée.

Donc, on n’en est pas à un bis-repetitat, mais carrément à un numéro ter !

Fabuleux, n’est-ce pas…

 

D’autant que tout cela était probablement cousu de fil-blanc puisque la contribution de 3 % sur les revenus distribués a vécu ses premières heures au début du quinquennat du « capitaine-de-pédalo » et ses dernières au commencement de la présidence « Mak-Rond ». Or, il ne vous a pas échappé que si son instauration visait certes à faire face dans l’urgence aux conséquences financières de la perte d’un contentieux communautaire, il répondait aussi à une promesse électorale du candidat « soce » : « Une distinction sera faite entre les bénéfices réinvestis et ceux distribués aux actionnaires » annonçait ainsi le futur chef de l’État avant son élection.

Et son successeur n’est autre que celui qui fut son principal conseiller économique, aussi bien pendant la campagne présidentielle de 2012 qu’à ses débuts à l’Élysée. Il fait donc évidemment partie, lui aussi, des acteurs clés de cette incroyable et déplorable histoire.

Qui rebondit donc avec la création dans la précipitation d’en fait deux nouvelles taxes directement assises sur l’IS… une pour les « petites-grosses » entreprises, et une autre pour les « plus-grosses-que-grosses », mesurées à hauteur de leur Chiffre d’Affaires.

Dans ces conditions, il vaut mieux « perdre de l’argent » sur l’exercice et échapper ainsi à l’IS (et puis pour faire bon poids dégager le personnel et les usines jusqu’à Monaco ou encore Dublin : Au moins les taux d’IS n’y jouent pas au yoyo en cours d’année).

 

2 – En fait on savait dans les « milieux autorisés » depuis au moins le mois de juillet que le Conseil constitutionnel rendrait sa décision début octobre au plus tard et que le risque était grand que l’État se trouve condamné à verser aux entreprises une somme très importante dans la foulée de cette décision.

C’est donc avec un immense étonnement que l’on apprit, lors de la présentation du PLF le 27 septembre, que le gouvernement avait déjà provisionné à cet égard 300 millions d’euros au titre de 2018…

Le « risque » n’était déjà pas méconnu, tout juste « mal mesuré ».

La moindre des prudences exigeait de prévoir une dépense bien supérieure et d’augmenter en conséquence les recettes fiscales (c’est d’ailleurs ce que Bercy proposait de faire initialement, comme l’ont relaté quelques articles de presse-spécialisée qui se sont intéressés au sujet durant l’été) ou, mieux, de diminuer les dépenses publiques. Mais aucune de ces solutions n’était alors satisfaisante au vu des promesses de campagne de la nouvelle majorité…

 

3 – Puisqu’il va donc manquer plus d’argent qu’escompté dans les caisses de l’État sur la base des prévisions budgétaires retenues dans le PLF 2018, et même énormément plus, une première loi de finances rectificative contenant un seul article, s’ajoute alors à la loi de finances pour 2018 qui précède une seconde loi de finances, rectificative celle-là, pour 2017, alors qu’on nous avait assuré que personne ne toucherait au « volet recettes » voté par la précédente mandature en décembre 2016.

Il faut dire qu’à l’impossible, nul n’est tenu…

Conséquence, voilà que de nouveau le spectre-noir de l’instabilité fiscale refait surface, compensé par une frénésie législative qui prend le pas sur les engagements de campagne.

Mais ce n’est pas tout.

 

4 – Le système mis en place dans l’urgence pour récupérer 5 milliards « tout de suite » (cinq plus tard quand on aura fini de faires les additions), prévoit donc que seules quelques entreprises (320) seront priées de passer à la caisse pour « faire preuve de civisme », et du coup ne pas accentuer l’image de « président des riches » dont le chef de l’État peine à se défaire.

Angoisse : Il importe finalement peu, qu’il en soit parmi elles dont les droits à restitution au titre de la contribution de 3 % sont inférieurs aux nouvelles taxes qu’elles devront acquitter, voire théoriquement nuls (s’agissant de celles qui n’auraient pas distribué de dividendes depuis juin 2012 par exemple)…

L’équité-fiscale et l’égalité devant la charge de l’impôt seront bien piétinées : Il y aura des « cocus » et là, le MEDEF, mais tout autant « la Trilatérale », ça n’aime pas ça du tout.

Eux, ils veulent se bagarrer « à armes égales », globalement sur tous les marchés domestiques à leur portée (c’est ce à quoi servent les traités fiscaux, l’Union Européenne et autre CETA et TAFTA), pas d’être rançonnés comme au coin d’un bois par surprise comme au moyen-âge.

Là, je peux vous dire que ça ne va pas plaire, d’autant que « Mak-Rond » reste leur obligé.

Vous verrez comment dès le 10 décembre et de façon plus cohérente à l’occasion de la mise en ligne du roman-futur, « Ultime récit – suite », au mois d’août prochain.

Et je dois vous prévenir que pour l’heure, le scénario imaginé l’été dernier se précise pour en être « renforcé », soutenu, conforté par l’actualité… actuelle !

Que s’en est un « vrai plaisir » d’auteur.

 

5 – On va se retrouver finalement avec un taux de l’IS qui va atteindre… 44,43 % en 2017 ! Soit 20 points de plus que la moyenne européenne !

Pas bien sûr que l’image du pays en sorte grandie aux yeux des agents économiques du monde entier.

La « Gauloisie-jupitérienne » va devenir vraiment un repoussoir fiscal, contrairement aux vœux de campagne prononcés…

Vraiment extraordinaire.

Pire encore,

 

6 – Du coup, l’IS étant en principe une « flat-tax » qui a le mérite de sa prévisibilité qui permet elle-même de « budgéter » les coûts en tentant de les optimiser au mieux des intérêts des entreprises et de leurs salariés, comme c’est le cas dans de très nombreux pays, le barème de l’IS 2017 verra le nombre de taux qui le composent passer de quatre à six (hors immobiliers et propriété industrielle) pour devenir extrêmement progressif : 15 %, 28 %, 33 1/3 %, 34,43 %, 39,43 % et 44,43 % !

Presque pire que l’IR (qui subit aussi la CSG augmentée et la CRDS).

Probablement un record mondial, et en tout cas exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire pour un pays se voulant « business friendly » et offrant par conséquent une fiscalité intelligible.

Là, le message est clair : Vache à lait, cochon de payeur !

Inutile de vous dire que ça en refroidit plus d’un, même en UK

 

7 – Puisque ces nouvelles taxes décidées « à la va-vite » en toute fin d’année s’appliqueront aux exercices en cours et devront être versées en quasi-totalité par anticipation le 20 décembre prochain, avant même la fin de l’exercice, les entreprises concernées ont donc tout juste un tout petit peu plus d’un mois pour s’y préparer et « ajuster » les besoins de trésorerie.

Et sachez que le boulot d’un trésorier, c’est de rester toujours (au jour le jour) « au plus juste » et « par le bas ». Autrement dit en flux tendus.

Les meilleurs à ce jeu-là s’en font des ulcères à l’estomac. Les plus mauvais dorment bien pour se plaire avec plein de zéros sur les comptes qui dorment tranquillement sans être sollicités…

Là, le message envoyé au monde entier est limpide : L’IS à payer au titre d’un exercice peut fort bien excéder de 10 points celui que l’entreprise retient dans son budget au début de ce même exercice, voire déclencher un décaissement au cours de celui-ci très supérieur à ce qu’il est possible de prévoir à l’ouverture.

La « French Touch » dans toute son horreur.

 

8 – De plus, les entreprises redevables n’auront pas même le droit d’imputer leurs crédits d’impôt sur la nouvelle dette fiscale ainsi mise à leur charge.

Tu payes sans discuter, c’est tout ce qu’on attend de toi…

Rançonnées, vous dis-je, et par des amateurs, en sus.

Curieuse démarche, notamment pour ceux qui bénéficient de crédits d’impôt qui trouvent leur fondement juridique dans les dispositions d’une convention internationale visant à éviter les doubles impositions…

Inutile de vous dire qu’ils vont être nombreux à se bousculer devant la cour de justice européenne, telle qu’il faudra revenir « à la soupe » en remettant le couvert d’ici à 4 ou 5 ans…

 

9 – Pour conclure, on peut en dire que l’impression générale laissée par la création de ces nouvelles contributions est absolument désastreuse !

C’est finalement le principal reproche que l’on peut formuler à l’encontre du gouvernement dans cette affaire.

Le « monde d’après », promis par la majorité « LREM-même-pas-en-rêve » n’en finit pas d’enterrer celui « d’avant ».

Et là, j’avoue que c’est curieux de « trisomie-appliquée », puisque « Mak-Rond » est quand même passé par l’Élysée avant d’y revenir, après avoir fait un détour par Bercy. Autrement dit, les seuls endroits où on ne pouvait pas dire « je n’étais pas au courant ».

 

Je vais vous dire : Ça promet pour la suite du quinquennat.

D’autant que la ponction que cela représente jusque dans vos assiettes (puisque les entreprises qui payent « refacturent » nécessairement à leurs clients et qu’au bout de la chaîne, il s’agit de vous pour globalement la totalité du PIB national moins les exportations… qui fléchissent et fléchiront encore plus, faute à notamment la « performance » fiscale), ne va pas faire que des heureux.

Puisque finalement, tout le monde, même ceux qui ne le savent pas encore, est « kon-cerné ».

Car il n’est toujours absolument pas question ni d’un vaste coup de rabot sur les « prélèvements obligatoires », ni dans les « dépenses-pue-bliques » hors « à la marge »…

Et pourtant, les diagnostics sont connus depuis belle-lurette, et les solutions identifiées et pointées depuis au moins autant de temps.

Enfin, peu importe, de ce que j’en dis ou rien, n’est-ce pas… « même pas en rêve » !

Au mieux, ce que je suggère, puisque nous accueillerons les JO en 2024, c’est qu’on invente une épreuve olympique de l’absurdité fiscale : Au moins, on sera sûr de décrocher une médaille qui fera honneur à nos « marcheurs » de compétition.

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/labsurdite-fiscale-est-bien-en-marche.html

 

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14/11/2017 21:49

Brexit, suite…

 

Je suis arrivé à Londres,

 

 

Un peu de façon improvisée à l’issue de mes vacances-marines pour le moins perturbées, juste au moment où Big-Ben devenait aphone : Le Royaume-Uni va mal si même la fameuse cloche présente jusque dans l’inconscient de l’univers britannique connu et inconnu s’arrête pour un vaste carénage centennal.

C’est un peu comme si on démontait la Tour-Eiffel parigote pour poncer et ravauder tous ses rivets…

Depuis, je « planque » dans des bureaux cachés au fond du quartier St-Paul, écoutant (comme je peux), regardant ce qui se passe quant aux bouillonnements que provoque le « Brexit », directement sur place, et recrute de futurs clients pour « mon boss à moi ».

C’est que ça commence à bouger depuis mon dernier post sur le sujet.

 

D’abord surpris, puis incrédules, désormais s’énervant de l’incapacité du gouvernement de « Théière-Mais » à avancer en bon ordre vers une sortie « honorable », ils vont finir par perdre leur flegme légendaire, en tout cas dans le milieu « des affaires ».

Le « milieu financier », lui il a déjà globalement mis en place ses stratégies : Il n’y aura pas de perdants, mais pas mal de cocus.

La City va rester la place mondiale des « paradis-fiscaux ». Ce sont des champions du monde toutes catégories confondues et même « mon boss-à-moi » avec son « petit-empire » monégasque, il fait figure de nain, juste là pour amuser la galerie.

Si vous n’avez pas bien lus, les « Paradise-Pampers » n’ont même pas ébranlé la sérénité de ces gars-là.

Pas plus que les « Panama-Pampers » en leur époque… C’est dire !

 

Dans le tas, les américains installés à Londres et qui « travaillent l’euro », ils vont se casser de là. Plusieurs milliers de salariés vont déménager en Allemagne, laissant vacants leurs logements, avec toute la petite-famille et leur fabuleux pouvoir d’achat de « broker ».

D’autres, notamment dans la high-tech vont filer à Dublin quand ce n’est déjà pas le cas depuis l’origine : Question de langue, de fiscalité et de culture anglo-saxonne.

En revanche, les industriels se demandent encore comment ils vont pouvoir exporter sur le continent…

Les cocus de l’affaire.

Les « impatriés », y compris « Gauloisiens » (dont je suis, mais j’ai aussi un passeport italien et un autre monégasque), vont pouvoir rester : De toute façon, ils ne peuvent pas s’en passer.

Juste, les contrôles aux frontières seront un peu plus renforcés, à Folkestone, Dover, Saint-Pancras.

Notez qu’ils le sont déjà à … Calais, Boulogne, Gare du nord, Brussels et encore ailleurs…

 

C’est justement là que se pose la question des « borders », les frontières. Globalement, il y en a deux séries : Celles avec l’Irlande et celle qu’on oublie toujours, avec l’Espagne (à Gibraltar).

Cette dernière est bien réelle, en revanche, la première n’existe que sur le papier et les panneaux indicateurs routiers : D’un côté, on compte en miles, de l’autre en kilomètres…

Des drôles.

Un peu comme quand vous passez de « Gauloisie-routière » en Wallonie : Les autoroutes sont éclairées « a giorno » en pleine nuit, et pas seulement les « entrées/sorties » !

 

On en est à seize mois après son arrivée au pouvoir, et en fait, « Théière-Mais » est au tapis. L’extrême difficulté du « Brexit », la malchance, ses propres erreurs, les ambitions sournoises de ses ministres ont transformé son mandat en calvaire.

Elle sort de scène comme groggy, titubant presque au bras de son mari, Philip, qui a cru bien faire en venant la réconforter dernièrement… mais démontre du même coup combien elle a désormais besoin d’aide.

Affaiblie comme jamais, par exemple le 4 octobre, du hall de Manchester Central, l’ancienne gare reconvertie en centre des congrès qui accueillait là la grand-messe des conservateurs britanniques : Elle comptait y reprendre la main face à un parti dont les membres contestent son autorité et des ministres qui défient son leadership. Résultat, tout est allé de travers !

Prise de quintes de toux à répétition, la Première Ministre perd son auditoire. Pendant plusieurs dizaines de minutes, elle luttera pour retrouver sa voix, mais même le bonbon au miel tendu depuis le premier rang par son ministre des Finances, Philip Hammond n’y a rien fait.

Et le coup de grâce est venu des lettres adhésives du slogan des « Tories » qui, en se détachant du mur devant lequel elle parlait, ont offert le triste spectacle d’un  monde qui s’écroule. Pitoyable.

Le week-end suivant, une trentaine de députés conservateurs complotaient encore pour la renverser. En vain pour l’heure.

 

Le 23 juin 2016, le « Leave » vient de l'emporter au référendum. Le Premier ministre « tory » « Camé-Rhône » démissionne. Elle, elle veut rassembler, rassurer aussi, en promettant que la volonté du peuple sera traduite en actes : « Brexit means Brexit ». On la croit alors que, ministre de l'Intérieur pendant six ans, elle a défendu le « Remain » au nom de la discipline gouvernementale dans campagne référendaire où elle est restée très discrète.

Et là, tout dérape : La nouvelle locataire du « number ten » adopte très vite une ligne « dure » sur le « Brexit ».

Son diagnostic : La victoire du « Leave » est une réaction des Britanniques à l’immigration venue des pays de l’est de l’Union et à l’incapacité du gouvernement à la limiter.

Pour reprendre le contrôle des flux migratoires, il n’y a donc pas d’alternative : Il faut à la fois sortir du marché unique et de l’union douanière. Et pour que le pays retrouve sa souveraineté, la Cour de justice de l’UE n’aura plus voix au chapitre, ajoute-t-elle.

Des choix lourds de conséquences. « À ce moment-là, elle aurait pu interpréter différemment le résultat du référendum, et renvoyer dans leurs buts les ‘‘hard Brexiteers’’ qui, dans son parti, prônent une sortie radicale de l’UE. Mais elle a au contraire choisi de les ménager. Ensuite, ce sera trop tard. »

Pour les relations avec Bruxelles, ensuite : « Ses choix initiaux ont considérablement compliqué la négociation avec l’UE et réduit les chances d’un soutien des autres partis politiques britanniques. Avec un résultat encore aujourd’hui incertain. »

C’est le moins qu’on puisse dire : « À trop vouloir un ‘‘hard Brexit’’, elle risque d’aboutir à un ‘‘no deal’’ » (une sortie sans accord de remplacement, qui donnerait au Royaume-Uni un statut de pays tiers-lambda, tout juste membre de l’OMC).

Ce qui pourrait bien arriver, finalement…

 

Autre péché originel, les Britanniques l’ont fait savoir quand, voulant conforter sa majorité parlementaire pour mieux négocier le « Brexit », elle a commis « the big mistake » : Convoquer des élections législatives anticipées !

Elle aurait dû consulter « Juppette », l’heureux « sortant » des élections de 1997.

Sur le coup, personne ne trouva à y redire. Tout le monde jugeait le coup finement joué. Mais là encore, rien n’ira comme prévu. La campagne se passa mal, elle sous-estime son adversaire archéo-travailliste, « Jérem’-Corps-bine », qui séduit les jeunes par son charisme et ses diatribes contre les inégalités.

Elle laissera ses proches conseillers rédiger, sans mener aucune consultation du parti, le programme des « Tories ». Les militants, furieux, devront défendre sur le terrain des propositions aussi impopulaires qu’une réforme de la protection sociale à vrai dire confiscatoire pour les personnes âgées qui donne à l’État le droit de payer les soins qu’elles reçoivent à domicile en se remboursant post-mortem sur la vente de leur maison, ou aussi polémiques que la ré-autorisation de la chasse aux renards…

Bref : « C’est de sa faute. Elle n’aurait jamais dû laisser faire cela et elle aurait dû vérifier ce qu’il y avait dans le manifeste ».

 

À l'arrivée, l’impensable se produit. Le 8 juin 2017, onze mois donc après son arrivée à Downing Street, le Parti conservateur perd sa majorité à la Chambre des communes. Elle en est réduite à former une coalition bancale avec les unionistes irlandais du DUP. Elle ne réussira plus ensuite à retrouver la maîtrise de l’agenda.

Le 21 septembre, le discours qu’elle prononce à Florence a suffisamment de souffle pour réchauffer le climat entre Londres et Bruxelles et débloquer les négociations sur le « Brexit ». Mais les commentateurs, qui attendaient un texte (re)fondateur restent sur leur faim. Lorsqu’elle annonce des mesures « sociales », comme à Manchester son projet d’encadrer les loyers et de plafonner les tarifs de l’énergie, les éditorialistes soulignent les incohérences avec la vision libérale défendue quelques phrases plus loin.

Quand elle donne des gages aux « hard Brexiteers », le CBI – le Medef britannique – lui rappelle aussitôt l’épée de Damoclès qui pèse sur l’économie domestique. Lorsqu’elle demande aux leaders européens de l’aider à sortir par le haut des négociations, on l’accuse de mendier une aumône à Bruxelles.

 

Elle aggrave encore son cas face au drame de l’incendie de la Grenfell Tower (80 morts dont 18 enfants, mi-juin) : Lorsqu’elle se rend sur le lieu du sinistre, c’est son manque d’humanité qui saute aux yeux du public. Invoquant « des raisons de sécurité », elle ne rencontre aucune famille de victime… Pendant que « Corps-Bine » distribue avec empathie accolades et poignées de main compatissantes.

Pire encore, au cours des derniers mois, l’action du gouvernement est occultée par les rivalités, coups bas et phrases assassines qui focalisent l’attention des médias. Chaque matin, des articles bien informés exposent les divisions au sein du cabinet et rendent compte des ambitions de ses quatre ou cinq poids lourds. Un jour, on distille les révélations d’un livre selon lequel elle a pleuré une semaine entière après les législatives de juin…

Un autre, on s’interroge sur sa capacité à résister physiquement et nerveusement.

On s’interroge sur ses cernes, que ne parvient pas à masquer un maquillage pourtant appuyé.

On se demande qui, de son mari ou de ses docteurs, lui demandera de prendre du champ, alors qu’elle est atteinte d’un lourd diabète.

 

Les coups les plus rudes ne viennent pas du Labour, mais de son propre secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Par deux fois, il fait entendre dans la presse une voix discordante sur le « Brexit », défiant ainsi ouvertement la Première ministre.

Le 15 septembre, soit une semaine seulement avant le discours de Florence, « Boris-Gordon-Flash-John-sonne » donne dans une première tribune, publiée par le Daily Telegraph, sa vision « pour un Royaume-Uni ambitieux et prospère grâce au Brexit ». Le 30 septembre, rebelote : Dans une interview au Sun, il fixe les « lignes rouges » qu’il veut imposer à la Première ministre dans ses négociations avec Bruxelles. « Dans n’importe quel autre gouvernement, un ministre s’exprimant de la sorte aurait été immédiatement viré ».

Mais elle laisse faire : Se débarrasser de son ministre, ce serait lui offrir un boulevard pour mieux la critiquer et un jour lui succéder. Depuis, elle avale couleuvres sur couleuvres.

Sur le « Brexit » soi-même, elle est contrainte à une communication de flou artistique et à une politique de petits pas, sans pouvoir trop promettre à Bruxelles de peur de froisser ses « hard Brexiteers », tout en cherchant un accord dont elle pourra à terme être créditée. Le « no deal », pour elle, n’est pas une option. Mais quel que soit l’accord qu’elle pourrait conclure avec l’UE, il risque d’essuyer, à Londres, une volée de bois vert. « À la fin, elle ne pourra éviter de décevoir une partie de son propre camp : Les pro-européens ou les défenseurs d'un « Brexit » dur. À moins que ce ne soit les deux… »

 

Et puis l’affaire Weinstein a provoqué par ricochet de nombreux scandales au Royaume-Uni et révélé l’attitude problématique de nombreux membres du Parlement à l’égard des femmes à Westminster. Le ministre de la Défense a démissionné, le 1er novembre, après avoir reconnu des attouchements inconvenants.

La secrétaire d’État britannique au Développement international et fervente partisane du « Brexit », « Priti-t’es-Pas-belle », a démissionné l’autre mercredi. Il a ainsi été révélé qu’elle avait rencontré des personnalités politiques israéliennes sans en informer son gouvernement… Exit !

La classe politique menace également de faire tomber un autre proche de « Théière-Mais », le vice-Premier ministre Damian Green, ainsi que le secrétaire d'État au Commerce international Mark Garnier.

Finalement, si elle reste au pouvoir, c’est surtout faute de meilleure solution.

Que ce soit pour les « hard Brexiteers » de son parti, dont elle fait malgré tout avancer les idées, le DUP qu’elle contribue à faire exister, ou Bruxelles, qui ne veut pas négocier avec plus radical qu’elle : « Tout le monde veut qu’elle reste, mais pour des raisons négatives ».

La rue l’a affublée d’un surnom terrible : « Theresa Won't ».

Absolument extraordinaire.

Seize mois après son arrivée au pouvoir, elle est donc au tapis au moment même où il faudrait sortir les griffes et les crocs.

 

Depuis, il n’y a plus aucun suspense, c’est désormais officiel. Le gouvernement britannique a annoncé jeudi dernier que le « Brexit » aurait lieu le 29 mars 2019 à 23 heures : « «Nous avons procédé à cette précision pour supprimer toute confusion ou inquiétude sur la signification de l’expression Exit day », a déclaré le ministre en charge du « Brexit », « David coupe-Davis », rappelant que la date et l'heure de sortie seraient inscrites au projet de loi britannique de retrait de l’UE.

L’heure a été choisie par le gouvernement britannique : Tout le monde s’attendait à ce que le « Brexit » survienne à minuit heure de Londres. Il surviendra finalement à minuit heure de Bruxelles, 23 heures au Royaume-Uni…

Curieux cet « alignement-là ».

Pour moi, c’est une surprise : Il interviendra probablement bien avant, à la hache et par surprise.

 

Les britanniques se sont donnés le temps de se mettre en ordre de bataille pour finaliser des négociations d’une « sortie-propre ».

Depuis ils pataugent grave.

Qu’ils sortent le dernier vendredi de mars 2019, à 23 heures, à minuit, ou un an avant, ça ne changera pas grand-chose.

D’autant que ce sont les européens qui demandent depuis le début une accélération du processus de sortie.

Et, au pied du mur, petit-à-petit l’UK cède. « Théière-Mais » est désormais prête à payer les 60 Mds€ que lui réclame l’UE pour le divorce. C’était l'exigence n° 1 de Bruxelles pour envisager un deal avec les Anglais.

On annonce également que la plupart des 3 millions d’Européens vivant en UK seront autorisés à rester post « Brexit ». C’était l’exigence n° 2 de l’UE.

Reste la 3ème et dernière exigence : La question de la frontière Irlande/Irlande du Nord, délicate, certes, mais sur laquelle personne ne veut raviver les tensions.

On y arrive.

 

Ensuite, ensuite seulement, les européens seront ouverts à des négociations sur les futurs partenariats commerciaux, le libre-échange, les droit de douane, etc., comme indiqué ci-avant.

Et comme je viens de le dire, ils ne sont pas tellement nombreux à y croire encore, d’autant que la puissance américaine – les cousins d’outre-Atlantique – semble les laisser tomber.

Le porte-avions américains va se désarrimer des institutions européennes qu’il avait savamment contrarié au fil des décennies dans son développement vers une harmonisation plus complète…

 

Alors seulement va apparaître le problème de l’Irlande du Nord, puisque la majorité des habitants a voté pour rester dans l’Europe : à 56 %.

Idem en Écosse. Mais eux resteront attachés à la couronne des anglais : Remettre une « border » effective dans les Highlands leur semble hérétique.

Même si la population est divisée. Les autorités aussi, au moins en Irlande. À un tel point que depuis les dernières élections il y a sept mois, les élus catholiques et protestants nord-irlandais, qui sont censés se partager le pouvoir, n’ont pas réussi à former un gouvernement. Leurs visions sur le « Brexit » sont bien trop éloignées.

34 % des exportations nord-irlandaises partent en direction de l’Irlande.

 

Les échanges internationaux britanniques, c’est 510 milliards US$  d’exportations dont plus de la moitié vers l’UE et pour 690 milliards US$ d’importations provenant pour plus d’un tiers de l’UE, avec actuellement des flux déjà à la baisse.

L’économie britannique, c’est une vaste usine de recyclage des productions européennes vers l’Asie et le continent américain.

Il pourrait tomber en panne, faute d’accord.

Tout va dépendre également du soutien de la BoE : Soit elle soutient la Livre sur le marché des changes et un Soros va se faire des fortunes à spéculer sur la chute de la monnaie locale. Soit elle laisse filer – ce qui reste le plus probable et le moins coûteux – et l’inflation pourrait remonter à terme jusqu’à 2 chiffres « épurant » ainsi à bon compte une dette de plus de 85 % du PIB et l’épargne des « middle classes ».

Alors ce sera le moment de réinvestir en UK, pas avant, alors que les européens crieront au scandale du « dumping ».

 

En bref, le « Brexit », un échec des « maîtres du monde », qui n’ont pas du tout anticipé les « forces centrifuges » ni même vu à temps les financements occultes des « forces obscure », eux les maîtres de l’ombre : Un paradoxe qui s’est renouvelé en novembre aux USA.

Un comble !

Mais ils vont le retourner en leur faveur et donner une « bonne leçon » aux britanniques. Probablement au profit du continent européen qui y trouvera peut-être une aubaine.

Ce qui me fait conclure que finalement personne n’a vraiment intérêt à ce que les négociations progressent vers une « normalisation » des rapports avec le continent.

Mais je me trompe peut-être…

Enfin, espérons-le au moins un peu, même si pour l’heure, j’informe les quelques-uns de l’existence de fonds à caractère de protection des plus riches, quand ils ne savent pas déjà les avantages de l’expatriation de leurs biens…

Ignoble, finalement : Ce qui me va assez bien !

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/brexit-suite.html

 

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13/11/2017 17:14

Lettre ouverte à Madame Élise LUCET

 

Chère Madame,

 

Restant toujours réjoui (et même fier) de vos enquêtes, je tenais à vous remercier par courriel (https://fr-fr.facebook.com/EliseLucetOfficiel/ &https://www.facebook.com/cashinvestigationfrance2/?fref=mentions) et féliciter vos équipes et vous-mêmes : vous faites honneur à votre profession de journalistes d’investigation !

Et je dois dire que c’est assez rare pour être dignement salué, en cette époque de reprises de « communiqués » qui tournent en boucle, rédigés par les toujours mêmes agences de communication.

 

Toutefois, il est une question que je me (et vous) pose : pour quelle raison vous n’êtes pas encore « aller au bout » d’un scandale vraiment extraordinaire qui devrait secouer l’opinion publique quant à la fabuleuse possibilité permise par nos institutions (démocratiquement contrôlées) de dissimuler encore et toujours des détournements majeurs, vraiment « très majeurs », d’argent public ?

J’évoque là les détournements de l’argent de la guerre du Golfe de 1991…

Et ils se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars de l’époque : Ce qui est pour le moins CONSIDÉRABLE.

 

Version courte : « L’affaire » est très documentée sur au moins deux sites parmi des dizaines d’autres, notamment dans la presse francophone helvétique et Belge.

Alerte éthique de Monsieur Jean-Charles DUBOC :

http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/ qui a découvert ce dossier par hasard en 1998 et (je vous recommande de prendre langue avec lui, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ses analyses…) ;

Et sur celui de Monsieur Christian BASANO, BASA CODE : http://basacode.blogspot.fr/) qui a été au cœur du second volet de ces gigantesques détournements d’argent (lui-même devenu « très méfiant » depuis quelques « alertes » quant à la sécurité de sa personne).

 

Pour votre information –  car il y a « des risques » à soulever ce type de scandale « stratosphérique » – votre confère Julien COURBET avait déjà préparé un reportage sur le second sujet en l’an 2000. Son émission annoncée par l’opérateur télévisuel a été retirée du programme de la soirée au dernier moment…

Il en a dit que c’était la seule fois où il a été censuré par sa direction (qui est d’ailleurs la même que la vôtre…) et que c’est à cette occasion-là que ses locaux ont été dévastés par des « plombiers » nocturnes qui n’aurait emporté qu’un seul document…

Je vous laisse le soin de prendre langue avec lui-même.

 

Version moins courte : En août 1990, Saddam Hussein envahit le Koweït dont il sera délogé après seulement 100 heures de combats au sol par les troupes de la coalition après une longue préparation d’intenses bombardements aériens.

Il laisse un État dévasté avec près de 1.200 puits de pétrole en feu.

Coût des opérations militaires pour les koweïtiens : officiellement 84 milliards de dollars (http://www.nytimes.com/1992/09/08/world/gulf-war-s-cost-to-arabs-estimated-at-620-billion.html) pris en charge et depuis remboursés par les irakiens, via la CINUD, sis à Genève.

 

Au passage, la France reçoit 1 milliard de dollars en février 1991 (https://www.lesechos.fr/26/02/1991/LesEchos/15836-009-ECH_le-koweit-donne-un-milliard-de-dollars-a-la-france.htm). L’émir régnant en sera remercié par le ministre des affaires étrangères du moment (http://discours.vie-publique.fr/notices/912007900.html).

Sachez seulement que depuis, une poignée de députés de la précédente mandature demandaient quelques éclaircissements sur l’affectation de ces sommes, tant à l’ex-ministre de la défense (aujourd’hui ministre des affaires étrangères) qu’à l’ex-ministre des finances (dont l’un est désormais Président de la République) qui faisaient répondre officiellement et systématiquement par leurs services qu’il n’y avait AUCUNE TRACE DE SES FONDS en comptabilité publique…

 

À ce stade-là, sachez que vous vous attaquerez à « du lourd » si vous souhaitez aller plus loin dans vos « investigations » !

Car il tombe sous le sens que s’il n’y a aucune trace en comptabilité publique, c’est que ces fonds n’ont jamais franchi la frontière de notre pays bénéficiaire…

 

D’autant que certaines sources « autorisées » (mais encore à recouper) ont fait mention de divers « dédommagements » de l’engagement de nos troupes à hauteur de 7,5 milliards de dollars.

Vous n’étiez peut-être pas encore au fait de l’actualité du moment à cette époque-là, mais on retrouve une partie de ces données dans les débats – un peu confus il est vrai – de fin d’année 1991 au JO des débats de l’AN à l’occasion du vote de la loi de finances de 1992, où il est indiqué par un député en réponse au ministre concerné que finalement, cette opération « guerrière » aura été « une bonne affaire » pour les finances du pays.

Effectivement, à l’époque, contribuable encore assidu à mes devoirs de citoyen, je m’attendais soit à une contribution exceptionnelle, soit à un « grand-emprunt » à souscription obligatoire (façon « impôt sécheresse » de Monsieur GISCARD-D’ESTAING) et je n’ai rien vu venir.

 

Avant d’aller plus en avant – mais vous vous ferez confirmer cette « affaire » par votre confère J. COURBET – il faut noter que les incendies des puits de pétrole koweïtiens, étouffés en un temps record, ont fait l’objet d’une escroquerie montée par des notaires et juristes français et suisses, sous couvert du ministre de l’économie et de l’industrie de l’époque.

Il s’agit d’un contrat de 22 milliards de dollars qui ont également disparus.

Probablement, je suppose que l’émir régnant à fait lui aussi « une bonne affaire », s’il ne s’était pas aperçu par la suite qu’il avait payé deux fois : une fois en Suisse où il se faisait soigner, et une autre fois au Koweït aux mains d’un de ses héritiers aujourd’hui à la tête d’un des premiers « fonds souverain » du monde, doté de … 22 milliards de dollars dès sa constitution !

 

Enfin, encore une mention passée inaperçue à l’époque, mais retrouvées depuis : les irakiens ne sont pas repartis de Koweït-City les mains vides en février 1991.

La « menue-monnaie » nécessaires aux dépenses courantes de l’émirat était entreposée dans le Palais et comptait quelques 48 milliards de dollars au dernier inventaire (billets, or, pierres précieuses, valeurs, etc.).

Les irakiens n’en auront restitués que 8…

Un milliard de dollar de billets de 100 dollars, c’est un mètre-cube, une tonne de papier imprimé.

Vous vous souvenez que le frère de l’émir (grand admirateur de Monsieur Michel PLATINI) aura été abattu au moment de la prise dudit palais.

Où quand on vous prévient que c’est « du lourd »…

 

Version plus longue : Découvrant cette « affaire » pour le moins « rigolote » en 2008, je n’adhère pas du tout à la version qu’on m’en donnait sur le moment, à savoir un enrichissement personnel du Président de la République de 1992 (qui s’était déplacé à Ryad et probablement à Doha juste avant l’offensive terrestre, pour ensuite faire une escale passée inaperçue à Luzerne : des officiers ont payé de leur vie pour « savoir » ce détail).

Pas lui, absolument impossible et ça se serait vu, telle a été ma réaction.

D’ailleurs même sa fondation n’est pas si richement dotée. Quant à ses proches…

Et l’argent, ça ne disparaît pas comme ça, par magie !

Les « éliminations », naturellement, il y en a eu jusqu’en son palais (Messieurs BÉRÉGOVOY, GROSSOUVRE et j’en passe une tripotée), pour protéger « son secret » : on sait depuis bien longtemps que la « raison d’État » peut parfois amener à commettre l’irréparable, même à son corps-défendant, et au moins depuis l’affaire BOULIN.

C’est que logiquement, il poursuivait un autre objectif.

 

Politique celui-là : abattre la Vème République, son ennemie intime, en montrant et démontrant qu’elle pouvait être « pourrie », et facilement en plus, depuis sa tête. Son testament politique devant l’éternité. Après sa mort, après son centenaire.

Mais la Vème République est « plus forte » que son principal détracteur…

 

Il y en a eu d’autres qui ont espéré reprendre le flambeau. Je vous passe le camarade Mélenchon qui a probablement perdu son avenir dernièrement, mais je vous fais remarquer qu’il y en a eu au moins deux autres, tous deux devenus ministres démissionnaires et candidats lors de la primaire socialiste de 2017 qui ont en commun d’avoir participé activement à la commission d’enquête parlementaire sur la moralisation de la finance dans les années 2000 : également tous les deux de fervents promoteurs de la VIèmeRépublique… restée depuis dans le flou des « cartons ».

Pas vraiment un hasard. Vos équipes peuvent confirmer mon propos assez facilement : tous les deux avaient d’excellentes raisons pour avoir été « bien formés »…

Les minutes des auditions de cette commission d’enquête sont d’ailleurs d’une lecture passionnante : feu Joël BLUCHER (un de plus de ces « disparus prématurément »…) me les a fait découvrir.

 

D’ailleurs, vous aurez aussi noté que l’entrée dans le IIIème millénaire aura été justement marquée par des « affaires » de corruption graduellement de plus en plus intenses : on est parti d’Urba et des lycées d’Île-de-France, en passant par les obus iraniens, pour aller vers les frégates taïwanaises, les sous-marins pakistanais, les mirages également taïwanais, les systèmes de télécommunications militaires d’Arabie-Saoudite et même jusqu’aux « Mistral » russes.

On continue probablement avec les Rafale égyptiens, indiens, les mêmes « Mistral » égyptiens, etc. Mais peu importe.

Ce qui est important, c’est le processus et le déclenchement par vos confrères de la presse écrite des deux affaires « Clearstream », la banque des banques et ses comptes fantômes.

La piste est bonne, puisque tout transite à travers les compensations interbancaires.

 

Il en manque d’ailleurs, même s’ils sont postérieurs (et actuellement à l’instruction) sur les comptes de campagne de 2007 et même de 2012 d’un ex-président. D’autres devraient vous intéresser comme le financement du « Bling-bling-au-thon » (*) où on n’a pas bien vu comment la trésorière de l’époque a pu s’emmêler les pinceaux dans les chiffres (au point que les comptes ont été séquestrés par le président d’alors du parti avant « épuration ») ni comment il se fait que le Trésor public n’a toujours pas vu l’équivalent en demande de crédit d’impôt au titre de l’IR de l’année suivante (comme la loi le prévoit).

Bien sûr, il y en a d’autres à venir, comme « Providence LLC » (cf.http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/05/la-providence-llc-et-les-macrondleaks.html) ou comme le financement du parti et de la campagne de l’actuel locataire de l’Élysée qui devrait vous émouvoir, puisqu’il y en a été obligé de rester ministre jusqu’à la fin juillet 2016, alors qu’on le pressait de passer à l’action depuis plusieurs mois…

(Premiers posts à venir sur le sujet le 10 décembre prochain sur mon blog :http://flibustier20260.blogspot.fr/ (**).)

Nous vous attendons tous sur ces dossiers-là, naturellement.

 

Mais ça ne répond toujours pas à cette question-première : où sont donc passés les « Milliards de la division Daguet » (d’autant que les vétérans, lâchés dans la nature ne sont toujours pas soignés des effets délétères sur leurs organismes des poussières d’obus anti-char à l’uranium appauvri employés sur le théâtre d’opération et qu’ils se réveillent) ?

Car l’armée, ses soldats, ses sous-officiers, ses officiers, ses généraux sont tous impliqués à des degrés divers – même si les générations passent, les dossiers restent – au point que la « grande-muette » a obtenu ce qu’elle voulait de l’ex-ministre de la Défense durant 5 ans et à peu près ce qu’elle veut dès le budget 2018.

Un hasard ou une nécessité ? Je vous laisse juge.

 

Pour ce qui est des fonds « français », ils ont probablement été utilisés pour financer la réunification des deux Allemagnes.

Ce que Berlin a remboursé depuis, et avec des taux d’intérêt qui étaient à l’époque de l’ordre de 5 à 6 % par an, soit entre 55 et 57 milliards d’euros actuels.

Et plus tard comme fonds de la BERD, dirigée à son origine par Monsieur « D’Jack-@talus » (*), ex-sherpa et conseiller du premier-cercle du Président « Mythe-errant » (*).

Depuis, ils ont été recyclés dans le « Grand-Emprunt » du Président « Krabe-zozo-ski » (dit aussi « Bling-bling », notre ex-« vénéré-président ») (*).

On les retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui dans la Caisse des dépôts et consignations (http://www.caissedesdepots.fr/investissements-davenir).

Il faut se rappeler la façon dont le premier « PIA » a été présenté à la presse le lundi 14 décembre 2009 (loi de finances rectificatives de mars 2010) : « C’est 13 milliards de remboursement attendus des banques au moment de l’effort de refinancement du début d’année (le plan de relance de 26 milliards de Monsieur « Dévide-gens » (*).)

C’est un peu plus de 10 milliards de rachat de papier arrivé à terme effectué sur les marchés par l’Agence France-Trésor depuis quelques semaines.

C’est donc seulement entre 11 et 12 milliards empruntés directement sur la place. »

Très fort : tu empruntes pour te faire rembourser et en redonner à peu-près autant…

 

Les 10 milliards de rachat, c’est probablement l’équivalent de 15 milliards de dollars prêtés secrètement par une agence américaine (les taux de change du moment s’y prêtent) pour « calmer » l’émir en 1992 ou 1993 quand il s’est aperçu qu’il s’était fait roulé par « ses alliés » (cf. ci-avant).

Une exigence de Messieurs « Bou-bouche » (*), père et fils, rencontrés « hors de vue » par le Président français lors de ses courtes vacances sur la côte-Est, qui venaient solder les comptes du vainqueur du moment qu’ils avaient consciencieusement soutenu (cf. le désistement de Monsieur « Déesse-Khâ » (*) à la primaire socialiste au profit de la « cruchitude », Miss « Ségololo » (*)…).

 

Pour ce qui est des fonds « recueillis » par « les alliés », nous en avons perdus la trace. Une partie a probablement servie à « calmer » l’émir koweïtien en 1992 ou 1993. L’autre sert tout aussi probablement à financer des missions secrètes, « hors-budget ».

C’est « anesthésié ».

Or, justement…

 

Justement, après les affaires « Cleastream », dont on rappelle que ce sont justement les agents de la CIA qui en sont à l’origine pour avoir « cornaqué » Monsieur « La-Houde » (*), ce qu’ont montré les enquêtes judiciaires, l’affaire des fuites de la HSBC-Swiss par un informaticien « travaillé » par les mêmes à Genève, l’arme des « Wikileaks » à travers le consortium des journalistes dont vous faites partie, nous sort successivement les « Panama-papers » puis les « Paradise-papers ».

La première bordée dénonce des fraudes, la seconde des « optimisations » légales. Le point commun des deux (et de tous les autres) reste la recherche de « l’argent ».

Et vous savez naturellement qui finance ces recherches que vous vous chargez d’exploiter avec d’autres, pour notre « bonne information » à tous.

 

On en attend d’autres, puisque pour l’heure, il n’y a pas la trace des « milliards disparus ».

Si 57 sont localisés à la Caisse des Dépôts et Consignations française, on en attend plus du double, voire le triple en comptant les « intérêts », situés « par ailleurs ».

 

Ce modeste courrier n’a d’autre vocation que de vous mettre sur la piste des premiers, hors vous indiquer que les « citoyens-lambda » que nous sommes ne sont « pas dupes ». On sait avant que vous nous le disiez.

 

Mais aussi de vous mettre en garde : L’actuel Président de la République française n’est pas un « élu du hasard » et seulement de l’inconsistance (pour ne pas dire pire) du personnel politique français.

Il est en « mission-commandée ». Il a donc « son calendrier ». Et vous pourriez lui être utile, comme vous pourriez le « contrarier ».

À vous de voir et de nous le faire découvrir.

 

Des suites données à ce message dépendront ce qu’il faudra en conclure.

Je ne vous cache pas qu’à mon âge (avancé) ça n’a plus aucune espèce d’importance : j’ai fait mon temps.

En revanche, je « romance » et j’aimerai donner un sens cohérent au prochain opus (**), par simple respect pour mes quelques lecteurs.

 

Très respectueusement à vous et vos équipes,

Je vous prie d’agréer, Chère Madame, l’expression de mon infinie gratitude.

 

I(***)

 

(*) Je « maquille » les noms propres : je ne suis pas comme vous à pouvoir m’abriter derrière une carte de presse et une audience flatteuse et méritée, pour assumer des procédures oiseuses pour diffamation. Tout rapprochement avec des personnes, des lieux, ou des organisations existants par ailleurs ne peut donc qu’être absolument fortuit.

 

(**) Dans la droite ligne de ce qui vient d’être dit, je ne peux pas non plus faire autre chose que des « romans », pures constructions de l’esprit, soumises au régime des droits d’auteur et de la création « artistique ».

Absolument pas diffamatoire ni même injurieuse.

 

(***) Je me cache également depuis toujours derrière un « pseudonyme-absurde » (à l’origine « I² », un nombre « imaginaire ») devenu « incroyable » depuis que j’ai inventé la « Cotisation Sociale sur les Produits Manufacturés » (CSPM) et que, miracle, mes pauvres simulations ont pu montrer tout le bénéfice pour mon pays : c’est aussi une question de respect pour mes divers employeurs, fonctions et clients.

De plus, je communique depuis l’étranger où je trouve un refuge très relatif pour ma sécurité personnelle, et communique en usant du serveur d’un ami qui serait bien surpris d’apprendre l’usage que j’en fais…

Pas possible de me joindre autrement que par courriel.

Et je réponds seulement si « je le veux bien ».

Et le peux encore…

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/lettre-ouverte-madame-elise-lucet.html

 

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12/11/2017 19:35

UFO at National Press Club, Washington, November 12, 2007

 

The Reality as Seen by Former High Level Government and Military Officials Pilots to Tell Their UFO Stories for the First Time Group to call on US Government to Re-Open its Investigation.

The American public is not alone when it comes to sighting what the US Air Force has labeled Unidentified Flying Objects (UFOs).

 

So too have former governors, high-level military and government officials, highly trained airplane pilots and aviation experts. The phenomenon is real. It happens worldwide. No one is sure about its nature.

 

Experts from seven countries have divulged what they have discovered about UFOs at a November 12 panel discussion moderated by former Arizona Governor Fife Symington (R) at the National Press Club.

 

Just one year ago, pilots, mechanics and managers from United Airlines witnessed a metallic discshaped object hovering over the United Airlines Terminal at Chicago’s O’Hare Airport.

The clearly observed object shot straight up leaving a hole through the clouds.

 

Despite the clear aviation safety issues involved, the Federal Aviation Administration (FAA) never investigated the incident and dismissed it as weather.

 

This head-in-the-clouds refusal to investigate stands in sharp contrast to efforts by governments of other countries to understand these incidents. “I believe that our government should take an active role in investigating this very real phenomenon,” said Symington, who was a witness to the famed ‘Phoenix Lights” incident seen by hundreds in Arizona while he was governor.

 

This panel consists of some of the most qualified people in the world with direct experience in dealing with this issue, and they will bring incredible, irrefutable evidence, some never presented before, that we simply cannot dismiss or ignore” he said.

 

The group, using previously classified documents, have discussed many well-documented cases, including two investigated by the US government.

 

The first involves a Peruvian Air Force pilot who fired many rounds at a UFO which was not affected.

 

The second was an Iranian Air Force pilot’s attempt to fire at a UFO, but whose control panel became inoperable.

 

This case is a classic that meets all the necessary conditions for a legitimate study of the UFO phenomenon,” stated the US Defense Intelligence Agency document on the Tehran incident.

 

Both pilots have come forward to speak about these events publicly for the first time.

 

By Leslie KEAN and James FOX : UFO & Close Encounters

 

 

WHO: Fife Symington, Former Arizona Governor, Moderator

 

Ray Bowyer, Captain, Aurigny Air Services, Channel Islands

 

Rodrigo Bravo, Captain and Pilot for the Aviation Army of Chile

 

General Wilfried De Brouwer, former Deputy Chief of Staff, Belgian Air Force (Ret.)

 

John Callahan, Chief of Accidents and Investigations for the FAA, 1980’s (Ret.)

 

Dr. Anthony Choy, founder, 2001, OIFAA, Peruvian Air Force

 

Jean-Claude Duboc, Captain, Air France (Ret.)

 

Charles I. Halt, Col. USAF (Ret.), Former Director, Inspections Directorate, DOD

 

I.G. General Parviz Jafari, Iranian Air Force (Ret.)

 

Jim Penniston, TSgt USAF (Ret.)

 

Dr. Claude Poher, Centre National d’Etudes Spatiales, founder, French GEPAN

 

Nick Pope, Ministry of Defence, UK, 1985-2006

 

Dr. Jean-Claude Ribes, Centre National de la Recherche Scientifique, France, 1963-98

 

Comandante Oscar Santa Maria, Peruvian Air Force (Ret.)

 

WHAT: Former Arizona Governor Fife Symington have moderated a distinguished panel of former high-ranking government, aviation, and military officials from seven countries to discuss close encounters with what the US Air Force describes as Unidentified Flying Objects (UFOs).

 

Representatives from France, England, Belgium, Chile, Peru, Iran and the US have called for the US Government to join in an international dialogue and re-open its investigation – which the Air Force shut down over 30 years ago – in cooperation with other governments currently dealing with this unusual and controversial phenomenon.

 

While on active duty, the panelists have either witnessed a UFO incident or have conducted an official investigation into UFO cases relevant to aviation safety and national security.

 

WHEN: Monday, November 12, 2007 11:00 AM

 

WHERE: National Press Club Ballroom Event open to credentialed media and Congressional staff only

 

CONTACT: James Fox, documentary filmmaker; director of the acclaimed film “Out of the Blue”Leslie Kean, investigative journalist with the Coalition for Freedom of Information

 

 

CNN Presentation

 

Fife Symington is a US Air Force Pilot and was Governor of Arizona in 1997 when he saw a UFO over Phoenix.

 

 

In French :

 

 

 

 

UFO over Teheran, September 19, 1976

 

General Parviz Jafari, Iranian pilot

 

 

 

UFO over Belgium, General Wilfried De Brouwer, former Deputy Chief of Staff, Belgian Air Force (Ret.) Belgian UFO wave was a series of purported sightings of triangular UFOs in Belgium, which lasted from 29 November 1989 to April 1990.
 

 

 

UFO over Paris, February 28, 1994

 

Captain Jean-Charles Duboc, Air France (ret)

 

James Penniston, senior security officer at RAF Bentwaters base, december 26, 1980

 

 

 

UFO over RAF Bentwaters base, Charles Halt, former deputy base commander

 

 

 

UFO over Alaska, November 17, 1986, John Callahan, FAA Investigator about

 

 

 

Commandant Oscar Santa Maria Huertas, Peruvian Air Force Pilot, April 11, 1981.

 

 

Captain Ray Bowyer, UFO Over Alderney,  April 23, 2007.

 

“Out of the Blue” is a feature-length documentary on the UFO phenomenon which premiered on television on the Sci Fi Channel on June 24, 2003. It was produced by American filmmaker James C. Fox.

 

 

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11/11/2017 23:37

Message de la Cour de Cassation à « l’Ami-râle »

 

 

La lutte contre la corruption se durcit…

 

J’entends par là, que le « boulot » des « lanceurs d’alerte », portés il y a encore peu au pinacle du zénith d’une République « exemplaire » qui souhaitait leur donner « un statut » protecteur est tombée bien bas.

Certes on a eu un « statut » du … salarié qui dénonçait au fisc les opérations de son patron dont il était témoin dans son boulot.

Mais on a eu des dizaines de mois d’état-d’urgence, plusieurs lois portant sur « sécurité » publique, une modification radicale du droit pénal devenu « préventif » entrée en vigueur le 1er novembre dernier, une loi sur la transparence de la vie-publique qui en emmerde quelques-uns, notamment ceux qui ne veulent pas rendre leur logement-social, et pour le reste…

 

Eh bien cet arrêt tout récent : On « admi-râble » et le nôtre va « Ami-ramer » encore un moment.

Là, il s’agit d’une « association » et je cite :

 

Cour de cassation chambre criminelle,

Audience publique du mercredi 11 octobre 2017, n° de pourvoi : 16-86868

Publié au bulletin, Cassation sans renvoi

 

M. Soulard (président), président, SCP Spinosi et Sureau, avocat(s)

 

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

 

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l’arrêt suivant :

 

Statuant sur le pourvoi formé par :

 

M. Patrick X…, Mme Isabelle Y…, épouse X…,

contre l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de PARIS, 2ème section, en date du 3 novembre 2016, qui, dans l’information suivie contre le premier, des chefs de blanchiment de fraude fiscale, corruption passive, blanchiment de corruption et non-déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, et, contre la seconde, des chefs de blanchiment de fraude fiscale et non-déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, a confirmé l’ordonnance du juge d’instruction déclarant recevable la constitution de partie civile de l’Association des Contribuables de Levallois-Perret ;

 

La COUR, statuant après débats en l’audience publique du 13 septembre 2017 où étaient présents : M. Soulard, président, Mme Zerbib, conseiller rapporteur, Mme de la Lance, MM. Steinmann, Germain, Mme Planchon, MM. d'Huy, Wyon, conseillers de la chambre, Mmes Chauchis, Pichon, conseillers référendaires ;

Avocat général : M. Gaillardot ;

Greffier de chambre : Mme Zita ;

 

Sur le rapport de Mme le conseiller ZERBIB, les observations de la société civile professionnelle SPINOSI et SUREAU, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l’avocat général GAILLARDOT ;

 

Vu le mémoire produit, commun aux demandeurs ;

 

Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, préliminaire, 2, 2-23, 3, 85, 591 et 593 du code de procédure pénale ;

 

« en ce que la chambre de l’instruction a confirmé l’ordonnance ayant déclaré recevable la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret ;

 

« aux motifs que par lettre de son président reçue au greffe du juge d’instruction le 29 février 2016, l’Association des contribuables de Levallois-Perret a déclaré se constituer partie civile ; que par ordonnance du 18 mars 2016, le juge d’instruction a déclaré cette constitution de partie civile recevable sur le fondement de l’article 2-23 du code de procédure pénale, les délits énoncés aux 10, 2° et 3° de cette disposition étant visés par le réquisitoire supplétif du 11 juillet 2014 ; que l’article 2-23 du code de procédure pénale dispose que toute association agréée déclarée depuis au moins cinq ans à la date de la constitution de partie civile, se proposant par ses statuts de lutter contre la corruption, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne diverses infractions limitativement énumérées ; que certaines d’entre elles entrent dans la saisine du juge d’instruction en charge de la présente procédure ; que l’association en cause a été déclarée auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine le 25 février 2013 selon récépissé de déclaration de création d’une association ; qu’à la date de sa constitution de partie civile le 29 février 2016, elle ne remplissait donc pas la condition d’avoir été déclarée depuis cinq ans au moins ; qu’elle n’est au surplus pas agréée au sens du décret n° 2014-327 du 12 mars 2014 relatif aux conditions d’agrément des associations de lutte contre la corruption en vue de l’exercice des droits reconnus à la partie civile, lequel exige au surplus que l’association sollicitant l’agrément remplisse la condition de cinq années d’existence à compter de sa déclaration ; que l’association en cause n’est ainsi pas recevable en sa constitution de partie civile sur le fondement de l’article 2-23 ; que l'’article 2 du code de procédure pénale dispose que l’action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l'infraction ; qu’en vertu de l'article 85 du code de procédure pénale, pour qu’une constitution de partie civile soit recevable devant la juridiction d’instruction, il suffit que les circonstances sur lesquelles elle s’appuie permettent d’admettre comme possibles l’existence du préjudice allégué et la relation directe de celui-ci avec une infraction à la loi pénale ; que le juge d’instruction est notamment saisi de faits de corruption active et passive, recel et blanchiment de ces délits, relativement aux flux financiers ayant servi à l’acquisition de la villa marocaine propriété officielle de M. Z… et utilisée par Mme Isabelle et M. Patrick X… (ça y est, vous les avez reconnus ?) alors que parallèlement, la commune de Levallois-Perret, via sa société d’aménagement, la Semarelp et sa filiale la Scrim, étaient en lien contractuel avec M. A…, investisseur saoudien, relativement à un projet immobilier appelé « les Tours de Levallois », une partie des sommes suspectes provenant d’une société dirigée par ce dernier et deux virements du même ayant pour motif « Commission suite à une transaction immobilière » ayant été tentés au profit d’un compte ouvert à Singapour au nom de M. Z… ; que par ailleurs, le projet immobilier des « Tours de Levallois » a fait l’objet au fil des négociations de conditions financières de plus en plus favorables aux intérêts de l’investisseur, pour finalement se solder par un litige et un contentieux judiciaire ; que M. X… est maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine ; qu’Isabelle X… est adjointe au maire de Levallois-Perret ; que M. Z… était au moment des faits le directeur général de la Semarelp et le co-gérant de la Scrim et que M. X… était le président de la Semarelp ; que l’Association des contribuables de Levallois-Perret a pour objet selon l’article 3 de ses statuts la « défense des contribuables de Levallois-Perret face aux pouvoirs publics, qu’ils soient nationaux, régionaux, départementaux ou municipaux » et pour moyens d’action selon l’article 4d) « l’intervention en justice au nom des contribuables levalloisiens, dans tous les cas où ceux-ci se trouveraient lésés par des pratiques irrégulières ou anormales, aboutissant à un coût anormal pour les ménages » ; qu’ainsi, l’association a pour objet statutaire de combattre et de prévenir les pratiques indélicates des pouvoirs publics se situant à tous les niveaux de l’État de nature à léser par le renchérissement de l’impôt les intérêts des habitants de la commune ; que les faits de corruption poursuivis sont de nature à causer à cette association un préjudice direct et personnel en raison de la spécificité, du but et de l’objet de sa mission de sauvegarde d’une fiscalité locale saine et transparente ; que le préjudice subi par l’association est susceptible d’être d’autant plus effectif que la commune de Levallois-Perret est actuellement administrée par deux des mis en examen, cette situation étant de nature à contrarier l’exercice de la mission qu’elle s’est donnée ; que l’association en cause remplit donc les conditions de droit commun pour se constituer partie civile ; que l’association est régulièrement déclarée et qu’elle a la capacité d’ester en justice par son président, lequel, selon l’article II des statuts, possède tous pouvoirs à l’effet d’engager l’association dans tous les actes de la vie civile et a qualité pour la représenter en justice, tant en demande qu’en défense ;

Qu’en conséquence, l’ordonnance entreprise est confirmée par substitution de motifs ;

 

« 1°) alors qu’aux termes de l’article 2 du code de procédure pénale, et sauf dérogation législative, l’action civile ne peut être exercée devant les juridictions pénales que par celui qui a subi un préjudice personnel prenant directement sa source dans l’infraction poursuivie ; qu’en l'espèce, la chambre de l’instruction a constaté que l’Association des contribuables de Levallois-Perret ne remplissait pas les conditions de l’habilitation légale prévues par l'article 2-23 du code de procédure pénale ; qu’en considérant « les faits de corruption poursuivis sont de nature à causer à cette association un préjudice direct et personnel en raison de la spécificité, du but et de l’objet de sa mission de sauvegarde d’une fiscalité locale saine et transparente », la chambre de l’instruction a violé l’article 2 du code de procédure pénale ;

 

« 2°) alors qu’aucun texte de loi ne permet à une association de tenir en échec les dispositions de l’article 2 du code de procédure pénale, en se substituant à ses membres pour demander la réparation d’un préjudice, qui, à le supposer établi, aurait été causé, non à l’association, mais à chacun de ses adhérents pris individuellement ; qu’en confirmant la recevabilité de la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret, la chambre de l’instruction a méconnu ce principe ;

 

« 3°) alors que la corruption active ou passive comme l’escroquerie ou la complicité de ces infractions commises au préjudice d’une commune ne lèsent directement que celle-ci, les citoyens et contribuables de cette collectivité publique n’éprouvant qu’un préjudice indirect ; qu’en confirmant la recevabilité de la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret, la chambre de l’instruction a encore méconnu l’article 2 du code de procédure pénale ;

 

« 4°) alors que la chambre de l’instruction s’est prononcée par des motifs totalement inopérants en considérant, pour caractériser un préjudice direct et personnel prétendument subi par l’association, que ce préjudice « est susceptible d’être d’autant plus effectif que la commune de Levallois-Perret est actuellement administrée par deux des mis en examen, cette situation étant de nature à contrarier l'’exercice de la mission qu’elle s’est donnée » ;

 

« 5°) alors qu’il résulte des articles 6, § 1, de la Convention européenne des droits de l’homme et préliminaire du code de procédure pénale que la chambre de l’instruction statuant sur appel d’une ordonnance déclarant recevable la constitution de partie civile sur le fondement d’une habilitation législative ne peut substituer des motifs tirés de l’existence d’un préjudice direct et personnel au sens de l’article 2 du code de procédure pénale, sans avoir invité au préalable les parties à en débattre ; qu’en retenant la recevabilité de la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret au regard de l’existence d’un prétendu préjudice direct et personnel après avoir considéré, contrairement au magistrat instructeur, que les conditions posées par l’article 2-23 du code de procédure pénale encadrant l’action des associations de lutte contre la corruption n’étaient pas remplies en l’espèce, et ce sans avoir permis aux mis en examen d’en débattre, la chambre de l’instruction a violé les textes précités.

 

Vu les articles 2 et 2-23 du code de procédure pénale ;

 

Attendu qu’aux termes du premier de ces textes, l’action civile en réparation du dommage causé par un délit appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par cette infraction et que le second subordonne la recevabilité de la constitution de partie civile d’une association agréée de lutte contre la corruption à sa déclaration d’existence en préfecture depuis au moins cinq ans ;

 

Attendu qu’il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de la procédure que le juge d’instruction a déclaré recevable la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret dans le cadre de l’information ouverte contre les demandeurs au pourvoi des chefs susvisés ; que ces derniers ont interjeté appel de cette décision ;

Attendu que pour confirmer l’ordonnance du juge d’instruction, l’arrêt attaqué précise que, selon les investigations entreprises, le coût de la construction projetée des « Tours de Levallois » a été majoré sans cause et énonce, notamment, que si à la date de sa constitution de partie civile, l’Association des contribuables de Levallois-Perret n’était pas déclarée en préfecture depuis cinq ans au moins, condition exigée par l'’article 2-23 du code de procédure pénale pour qu’elle puisse exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les infractions poursuivies de corruption et de blanchiment, elle n’en est pas moins recevable en sa constitution dès lors que, déclarée et dotée de la capacité d’ester en justice, elle s’appuie, par référence aux articles 2 et 85 du code de procédure pénale, sur des circonstances permettant d’admettre comme possibles l’existence du préjudice personnel par elle allégué et la relation directe de celui-ci avec les délits qu’elle a pour objet et mission statutaires de combattre, ayant pour objectif de sauvegarder une fiscalité locale saine et transparente et de lutter contre les pratiques indélicates des pouvoirs publics de nature à léser, par le renchérissement de l’impôt, les intérêts des habitants de la commune ;

 

Mais attendu qu’en se déterminant ainsi alors que l’Association des contribuables de Levallois-Perret, d’une part, ainsi que le relève la chambre de l’instruction, n’était ni agréée ni déclarée depuis au moins cinq ans à la date de sa constitution de partie civile, d’autre part, ne justifie pas d’un préjudice personnel directement causé par les délits poursuivis de blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption, la chambre de l’instruction a méconnu les textes visés au moyen ;

 

D'où il suit que la cassation est encourue ; qu’elle aura lieu sans renvoi, la Cour de cassation étant en mesure d’appliquer directement la règle de droit et de mettre fin au litige, ainsi que le permet l’article L. 411-3 du code de l’organisation judiciaire ;

 

Par ces motifs :

CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions l’arrêt susvisé de la chambre de l’instruction de la cour d'appel de Paris, en date du 3 novembre 2016 ;

DÉCLARE irrecevable la constitution de partie civile de l’Association des contribuables de Levallois-Perret ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

ORDONNE l’impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris et sa mention en marge ou à la suite de l’arrêt annulé ;

 

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le onze octobre deux mille dix-sept ;

En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre.

 

Décision techniquement logique à valeur d’exemple et d’avertissement : Pour pouvoir se constituer partie civile, une association de lutte contre la corruption doit être agréée et déclarée depuis au moins 5 ans et justifier d’un préjudice personnel directement causé par les délits poursuivis.

Ce qui en soi n’a rien d’évident à réunir comme conditions…

En l’occurrence, le maire d’une commune qui est clairement identifiée, et son adjointe faisaient l’objet de poursuites pour notamment blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de corruption.

Les juridictions d’instruction avaient déclaré recevable la constitution de partie civile d’une association de contribuables de cette commune.

 

Elles avaient considéré que l’association pouvait agir en justice même si elle n’était ni déclarée depuis 5 ans au moins, ni agréée comme associations de lutte contre la corruptioncar : « Les faits de corruption poursuivis étaient de nature à lui causer un préjudice direct et personnel en raison de la spécificité, du but et de l'objet de sa mission de sauvegarde d'une fiscalité locale saine et transparente ».

Insuffisant.

 

L’arrêt est cassé. Pour la Cour de cassation, une association de lutte contre la corruption qui d’une part n’est ni agréée, ni déclarée depuis au moins cinq ans à la date de sa constitution de partie civile, et d’autre part ne justifie pas d’un préjudice personnel directement causé par les délits poursuivis, ne peut pas se constituer partie civile.

Dont acte…

Lex, dura lex, sed lex.

 

Personnellement, ce qui me chagrine (même si loin de moi je critiquerai une décision de justice devenue définitive), c’est que des citoyens honnêtes, payant régulièrement leurs impôts et exempts de casier judiciaire chargé, se regroupent dans une association pour leur défense commune – et partager les coûts d’une procédure toujours hasardeuse – soient finalement condamnés à « continuer de payer » tant et plus, du moment que leur association n’est pas agréée.

Et l’agrément est une « autorisation administrative », délivrée au bout de 5 ans d’existence régulière (statuts, PV d’AG, comptes et rapports d’activité déposés en préfecture).

 

Par la loi (du législateur), constitutionnellement rédigée pour protéger les libertés d’ester en justice, notamment, l’exercice de cette liberté constitutionnelle est soumis, par le juge civil en plein exercice d’application de la loi, à une autorisation préfectorale (pouvoir administratif).

Ainsi, la boucle est bouclée : On en revient au « bon vouloir du Prince », né pour le bonheur de ses sujets.

Qui eux sont priés de payer (pour ses « bons soins ») et de la fermer !

Elle n’est pas magnifique cette « loi-là » ?

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/message-de-la-cour-de-cassation-lami.html

 

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09/11/2017 11:15

Les « Paradise-Papers », suite des « Panama-Papers » ?

 

C’est quand même curieux…



La presse « aux-ordres » découvre tout d’un coup (et nous révèle « consciencieusement ») le contenu de 13,5 millions de documents, dont une bonne part issus d’un cabinet d’avocats spécialisé dans la finance offshore, installé aux Bermudes, et dans dix autres paradis fiscaux, et pour le reste des registres des greffes de tribunaux de commerce situés dans ces mêmes paradis fiscaux.
Qu’il leur faut près de 400 journalistes, issus d’une centaine de médias internationaux (dont « France-Intox » et « Le Monde », cette pourriture de canard : une affaire personnelle sans importance pour vous, en relation avec « mon-papa-à-moâ », celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…) pour les éplucher durant plusieurs mois et nous sortir une synthèse pour le moins croustillante.
Paraît-il…


Un scandale ? Attend, il faudrait être « né kon de la dernière averse » pour s’imaginer que l’optimisation fiscale n’existe pas ! Enfin voyons, depuis le temps qu’on vous parle de « paradis-fiscaux », de lutte contre le blanchiment, contre la fraude fiscale et je ne sais quoi encore, que même « Bling-bling » à son époque (il y a 10 ans de ça…) appelait à « moraliser » la finance mondiale, ce serait vous prendre pour des « krétins-alpestres » de haute altitude à vous faire croire que le phénomène était trop bien caché pour « ne pas exister ».
Et je vais vous en rappeler plus : Si le phénomène existe, ce n’est pas tant qu’il a été créé et entretenu depuis toujours par les « possédants » – ceux qui exploitent le prolétaire de base qui passe son temps (et toute sa vie) à se faire tondre par « Das Groβ Kapital » – mais bien parce que ça arrangent à peu-près tous les États de pleine souveraineté fiscale (et quelques autres).
Je rappelle ainsi que les premiers « paradis-fiscaux » se situent aux USA (État du Delaware), en Irlande, à Malte, sur l’île de Man, au Luxembourg et encore un peu en Andorre (où le « co-prince » reste « Mak-Rond »), là, tout près de chez vous, en Europe !
Que je ne vous cache pas non plus les mérites de la Principauté Monégasque…
Alors, hein… ?


Mais où est donc le scandale, dans ces conditions ? Les moyens frauduleux de l’obtention de ces millions de documents en principe couverts par le secret professionnel ou bancaire, peut-être ?
On nous en dit que : « Contrairement aux « Panama-Pampers », cette nouvelle enquête concerne moins le blanchiment d’argent sale, issu de la fraude fiscale et d’autres activités illicites (trafics d’armes, de drogue…), que des schémas légaux montés par des bataillons d’experts en optimisation fiscale. »
Je sais, j’en fais partie à l’occasion, quoique je me considère comme un « enfant-de-chœur » dans ce domaine : J’en apprends encore tous les jours, figurez-vous !
En clair : « Aucun de ces montages ne peut à ce jour être qualifié de frauduleux » nous assure-t-on de la bouche (façon de parler pour des « plumitifs ») même desdits « journaleux ».
Conclusion : La fraude est donc moins du côté des entreprises concernées que des journaux qui dénoncent ce soi-disant scandale, me semble-t-il.
Passons, ce n’est pas le sujet de ce post…


Car l’optimisation fiscale n’est pas critiquable en soi. Rappelons que la plupart des « Gauloisiens-étriqués » qui payent l’impôt sur le revenu en font lorsqu’ils se posent la question au moment de remplir leur déclaration de revenus de savoir comment réduire leur impôt en utilisant l’une des très nombreuses niches fiscales qui leur sont offertes… légalement.
Ça n’est ni plus ni moins que de l’optimisation fiscale. Et par exemple, quand ils gagnent 300 € d’impôt par ce moyen sur les 2.000 € d’impôt qu’ils payent, c’est équivalent aux 300 millions d’euros qu’économisent les multinationales en faisant de la planification fiscale légale par rapport aux 2 milliards d’euros d’impôt qu’elles payent.
Ni plus ni moins.


Certes, on peut trouver désagréable que les sociétés les plus prospères cherchent en sus à éviter l’impôt. Notez que de toute façon, ce ne sont pas elles qui le payent, mais il est finalement supporté par leurs clients, vous !
Mais si elles le font de manière légale, il faut plutôt se demander pourquoi la loi fiscale est si mal rédigée qu’elle les laisse faire.
Le problème est que la loi fiscale de tous les pays développés, et en particulier de la « Gauloisie-impécunieuse », est devenue un maquis. Et on se cache plus facilement dans le maquis que dans le désert. La fiscalité est de plus et également devenue abusive et spoliatrice. Le remède n’est donc pas dans la chasse aux sorcières, mais dans une refonte de la loi fiscale pour la simplifier, la clarifier et rendre les taux d’imposition plus raisonnables.
Je n’ai guère changé d’avis depuis que je blogue (et même encore depuis bien plus longtemps avant ça), mais comme personne ne m’écoute, on persiste à empiler des mesures iconoclastes qui rendent toujours plus touffu ledit maquis.
Or, sachez qu’en matière de « maquis », les « Corsi-bien-nés » auront toujours une longueur d’avance sur n’importe quel autre…


À force de vouloir tuer les riches, on risque surtout d’appauvrir encore plus les pauvres. Depuis 40 ans, les plus riches se sont enrichis plus que la moyenne. C’est surtout dû, depuis vingt ans, à la réussite de très belles entreprises dans les métiers de la nouvelle économie et à l’ouverture des échanges au niveau mondial.
Mais dans le même temps la pauvreté, qui concerne ceux qui vivent désormais avec moins de 1,90 $ par jour, a reculé de près de 80 %. L’effet de ruissèlement si décrié par ailleurs, qui veut que la création de richesse profite à tous, plus ou moins, aura été jusque-là assez efficace. La question, si un jour on se la pose, serait donc bien de savoir s’il vaut mieux lutter contre les riches ou contre la pauvreté.
Et accessoirement, pourquoi on interdit finalement « aux pôvres sans-dents » d’en sortir et de s’enrichir à leur tour : Un mécanisme complexe mais qui fonctionne encore assez bien avec quelques exceptions (les GAFAM) qui confirment la règle sempiternelle.
Mais là encore, ce n’est pas le sujet…


Revenons-y, justement : Est-ce un progrès pour « votre bonne information » que d’y trouver les noms de la Reine d’Angleterre, Wilbur Ross et Rex Tillerson, hommes forts de la Maison Blanche, Stephen Bronfman, trésorier du Parti libéral du Canada et proche du premier ministre Trudeau, quelques stars et artistes des vocalises mais aussi des multinationales comme Nike et Apple, quelques de grandes fortunes gauloisiennes, des oligarques russes, des hommes d’affaires africains et des grands sportifs du « ballon-rond » ?
Bé euh… pas vraiment, reconnaissez-le.
Sauf si on cible « Trompe », mais lui a déjà fait ses classes et ne doit plus rien à personne…
Moi, j’ai juste appris comment passer par Jersey pour ne pas payer la TVA sur l’achat de mon prochain avion.
Déjà qu’on n’y paye pas la taxe sur les carburants qui le font voler…
Le reste, je savais et parfois, je trouve ces montages succinctement présentés comme « un peu court », « classiques » ou vraiment « trop compliqués », autrement dit « peut mieux faire », car il faut faire simple pour que ce soit « justement » utilisé par le quidam qui en bénéficie : Tout le monde n’est pas un fiscaliste-chevronné, dixième-dan, loin de là !
Mais c’est un avis de « juriste-fiscaliste » : Il reste des nains dans le métier qui… le gâchent.
Passons encore : Ce n’est toujours pas ça le plus important.


Mais alors c’est quoi donc ? Que selon les calculs spécialement effectués par Gabriel Zucman, économiste Gauloisien et professeur à l’université de Berkeley en Californie, l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes coûte 350 milliards d’euros de pertes fiscales par an aux États du monde entier, dont 120 milliards pour l’Union européenne.
Le manque à gagner pour la Gauloisie-fiscale serait de 20 milliards d’euros par an.
C’est certes probablement la première fois qu’une estimation aussi fine et globale est réalisée.
Mais attends, 350 Mds sur les 64.000 Mds d’un PIB mondial… Je m’étouffe.
20 milliards en « Gauloisie-frénétique », c’est à peine deux fois les « 3 % invalidés » sur les dividendes de « Tagada-à-la-fraise-des-bois ».
Plus de 100 fois moins que les pertes de puissance sur le réseau EDF…
Soyons sérieux, SVP !


Non, il y a deux choses qui sautent aux yeux.
D’abord, le « bidule » sort dix-huit mois après les « Panama-Pampers », cette enquête, qui avait mobilisé une douzaine de journalistes Gauloisiens pendant plus d’un an, exploitant notamment sept millions de documents issus d’une fuite massive de données en provenance d’un cabinet international d’avocats basé au Panama.
Vous vous souvenez encore de nos « sinistres » de l’époque, qui réclamaient à cors et à cris « des mesures » qu’ils ont été incapables de mettre en place avec célérité, alors que les autorités panaméennes les avaient acceptées par avance ?
Non ? Bon, ce n’est pas grave, ils ont disparu du paysage politique, depuis, balayés par plus fort qu’eux.
Et puis, les « Panama-Pampers » de Mossack Fonseca, c’était surtout du blanchiment d’argent sale, issu de la fraude fiscale et d’autres activités illicites (trafics d’armes, de drogue…).
Ce qui n’est même pas (encore) le cas pour cette nouvelle vague de déballage.


La première fois, des têtes étaient tombées. Croyez-vous qu’il en sera de même pour la série qui suit ?
Va-t-on raccourcir Elizabeth II ?
La pauvre chérie : Elle paye des impôts depuis peu, mais ne peut pas non plus s’occuper du quotidien de son immense fortune ! Elle a des hommes de lois pour ça et ce sont eux qui tomberont éventuellement.
Éventuellement, parce que je ne pense même pas que ce soit possible : Au contraire, c’est une excellente publicité pour eux.
Bref « ça va passer ».


Car la deuxième chose qui frappe, c’est ce qu’il n’y a pas dans les « Paradise-Pampers ».
Eh oui, il en manque !
Notez que ce n’est pas un hasard non plus. D’abord, la fuite ne concerne qu’un seul cabinet, alors qu’ils sont des dizaines à avoir « pignon-sur-rue » dans la même activité.
Vous noterez également qu’on ne cause d’aucune « banque d’affaires » : Elles ne sont pas visées, sont bien protégées (informatiquement, hors HSBC-Swiss qui s’était faite voler ses fichiers par un employé « indélicat », toujours sous protection policière : Une vieille histoire reprise dans mon premier roman en-ligne « Opération Juliette Siéra », c’est vous dire si ça date…) et sont beaucoup plus malines que ça alors même que ce sont elles qui assurent les « mouvements de caisse ».
En revanche, ce coup-ci, ce n’est pas passé loin de votre « Jupiter ».


Vous le savez pour l’avoir lu dans ce blog : Il détient « Providence LLC » et son compte probable (puisque ça porte sa signature) dans la « First Caribbean International Bank ».
On s’interrogeait d’ailleurs publiquement (mais « entre nous »), puisque c’étaient des questions d’avocats ayant eux aussi « pignon sur rue » (et pas les moindres), sur quelques « mystères » propres aux déclarations d’intérêt et de patrimoine du candidat « Mak-Rond »un peu plus tôt : Là, je n’ai pas été long à comprendre et à vous expliquer.
Il faut dire que j’avais un peu d’avance (toujours cette « préscience » qui m’encombre l’esprit) tel que je vous avais fait un descriptif à peu près complet de « ce mécanisme d’optimisation » l’été précédent (chapitre écrit en juillet 2016, corrigé en septembre et mis en ligne le 5 novembre : J’ai vraiment « ramé » pour finaliser cet « opus-là », figurez-vous ! Celui de l’été prochain est presque un « bonheur » à côté et est presque terminé : Il ne me restera plus qu’à corriger l’essentiel des « fautes de frappe », à le compléter ici ou là, et il sera prêt en temps et en heure. Premiers extraits déjà programmés pour la seconde semaine de décembre, comme promis…).


En bref, cette affaire de « Paradise-Pampers » aurait apparemment « loupé sa cible », une fois de plus, tout comme les « Panama-Pampers ». Que je me dis que ce n’est possible d’être aussi nul, finalement, pour des « journaleux » gauloisiens.
À moins que… à moins qu’il s’agisse juste d’une « piqûre de rappel », histoire de signaler que l’étau pourrait se resserrer.

 

Parce que ce qui est bien avec ces histoires de « fuites » (absolument pas « télécommandées » du tout, vous imaginez bien !), c’est que ça ne vise personne, mais un peu tout le monde « en même temps ».
Fabuleux, non ?

Ce sur quoi, croyez-vous vraiment que si les « journaleux » du Monde (cette pourriture decanard : une affaire personnelle sans importance pour vous en relation avec « mon-papa-à-moâ », celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…) avaient mis le doigt sur « ce qu’il ne faut pas dire », ils se seraient gênés pour ne pas s’autocensurer ?
Après tout, la rédaction, les actionnaires, les rédacteurs en chef, les journalistes, les pigistes et les banquiers qui sont derrière, ils ont tous répondu à l’appel visant à pousser « Mak-Rond » sous les feux de la rampe et jusqu’à le conduire à l’Élysée.
Alors, hein, entre « frangins-trois-points », on ne se brûle pas les ailes entre soi, serment de solidarité-fraternelle oblige… et encore moins ses « idoles ».

 

 

 

Ceci dit, l’épisode n’est pas terminé : Le massage reste clair. Y’en a un qui picole « ma cave » (la meilleur de Gauloisie, même si « Tagada-à-la-fraise-des-bois » en a vendu une partie) qui a parfaitement compris qu’il est toujours « sous contrôle » et qu’on ne va pas le lâcher si facilement.
Soyez-en certain.
On en reparlera d’ailleurs dans le roman à suivre « Ultime récit – suite » de l’été prochain (et après, je passe à autre chose, parce que vraiment, ras-le-bol !), juste un chapitre de plus à prévoir…

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/les-paradise-pampers-suite-des-panama.html

 

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31/10/2017 23:34

« Castagneur » à la tête du parti de « Jupiter »

 

Agaçant, non ?

 



Non pas que ce soit un mauvais choix en soi : Je serai assez mauvais juge dans cette affaire, puisque je ne porte pas vraiment dans mon estime les « sociaux-traîtres », d’autant mieux quand ce sont des « Soces ».
Vous me direz que chez eux, c’est presqu’une seconde nature : Quand on est « porte-la-parole » et élus des « sans-dents » du pays on ne se pavane pas sous les ors des « salons de la République » en appauvrissant le peuple durant une demie-décennie…

Un mek de « droâte », encore… puisque plus kon, on a du mal (jetez donc un œil du côté des « Républicains-démocrates » pour estimer, estimer seulement, le niveau de leur konnerie-collective), mais un mek de « gôche », ça me démonte grave le neurone.

Passons…


On a donc appris la semaine dernière « le choix » du maître et déjà, ils étaient tous à se tordre fébrilement les doigts imaginant qu’un portefeuille-ministériel pourrait devenir vacant : Y’aura-t-il des « kons-structifs » dans la nouvelle équipe à venir, ou des « insoumis » ?

Je rigole…

Car « Castagneur » cumulerait les atouts pour le poste, pour le moment occupé par une direction collégiale formée par l’ex-député « soce » « Art-no-Le-Roy » (comme son nom l’indique), la sénatrice « Bas-riza-Khi-a-ri » et l’ancienne conseillère du chef de l’État, « As-Trid-Pas-no-Syan » et que par conséquent, à lui tout seul il fera mieux que les « trois-déchus ».
Mais lui en plus serait apprécié autant des députés « LRM-même-pas-en-rêve » que par les « marcheurs-réunis ».

Ce qui reste à voir : On va y revenir…



Concrètement, ce sera le conseil national de « LREM-même-pas-en-rêve » qui l’élira au poste de délégué général du parti du président de la République, lors d’une convention le 18 novembre à Lyon.
Lui, niais en dit que « La force de #LREM est son collectif, ses 400.000 adhérents, rien n'est décidé et ne se dessine ainsi », a-t-il nuancé sur Twister.
Le comique : Il ne sait pas comment ça marche les « en marche » ?
Il aurait dû lire quelques-uns de mes posts dont au moins celui-là.
Je l’avais prévenu – comme tous les autres – en avril dernier.



« C’est bien Christophe Castaner qui a été retenu » à l’issue d’un « dîner » lundi dernier au soir à l’Élysée, a depuis déclaré une source parlementaire, en soulignant « l’épaisseur » du désigné volontaire d’office qui « incarne bien le parti » dont il est un des membres historiques.
« Historiques », n’est-ce pas : Pas encore un an = La belle histoire !

Quant à « l’épaisseur », il doit s’agir du poil de la barbe encore « un peu-menue ». En revanche, c’est certain, il « incarne bien ce parti » de « retourneurs de veste » : La même tronche en plus que « Du-Tronc » quand lui chantait qu’il retournerait aussi son pantalon !

L’Élysée « a voulu une marque de centre-gauche », a appuyé un proche du chef de l’État, en référence à son passé « soce », tendance « roro-cardienne ».
« Opportuniste » aurait été plus approprié…

Si l’argent n’a pas d’odeur, le pouvoir est de toutes les couleurs.



Et lui-même d’en rajouter dans la tartuferie : « Il faut construire un nouveau mouvement politique, qui va rassembler le plus grand nombre d’acteurs qui sont engagés dans le mouvement en France. Je trouve ça absolument passionnant, bien sûr ça m'intéresse ! »

Député des Alpes de Haute-Provence, réélu en juin dernier sous sa nouvelle bannière, il s’était imposé comme une figure et une voix de la campagne présidentielle, déjà « porte-la-parole » de « Jupiter » et très logiquement devenu celui du gouvernement en mai, en incarnant en même temps son aile gauche.

Son départ programmé pour la tête du parti devrait effectivement entraîner un petit remaniement au sein du gouvernement et on annonçait déjà que le « recalé », « Benne-Rat-Mine-Grivois » pourrait ainsi reprendre le « porte-la-parolat » pour une séance de chaises musicales limitée.
Normal : On attend juin prochain pour faire un « premier bilan » des ministres en poste et les virer à l’occasion. Ils ont tous été prévenus dès le départ et seuls quelques-uns n’ont pas su attendre (« Bébé-Roux », « Serre-naze », « Goût-du-lard », …), les « Mak-MoDem », les cocus de l’histoire.
Logique quand on se croit au milieu de tout pour penser en devenir le nombril incontournable du monde…



Pour l’heure, l’impétrant doit encore réunir ses parrainages, présenter sa candidature avant le 2 novembre puis être officiellement élu par le Conseil national du parti le 18, même si il n’y aucun suspens « démocratique » bien que « l’Élysée n’a pas à nommer qui que ce soit et ne l’a donc pas fait », nous rassure-t-on via l’AFP.

Là, ce sont eux qui rigolent…

Et comme la « délégation générale de La République en marche » est une « fonction bénévole » et que même un « politique », il a un train-de-vie à assumer sur le dos des kontribuables, il a avancé que « celui ou celle qui en prendra la responsabilité aura d’autres activités ».
Je ne sais pas pourquoi, mais je le vois bien redevenir député avant de briguer… un poste de sénateur : Le mandat est plus long et les prochaines élections sont prévues en septembre 2020, après le « raz-de-marée » des municipales potentiel de mars de la même année…



Oui mais alors si « Benne-Rat-Mine-Grivois » lâche son secrétariat, qui va prendre sa succession ? Le nom « d’Amélie de Mont-câlin » circule. Quant aux relations avec le Parlement, on évoque les noms de « Jacquy-Gourde-Haut », ministre auprès de « Gégé-La-Colombe » ou « Jacquou-Lézard », en charge de la Cohésion des territoires qui « ne fait aucun mystère qu’il n’est pas heureux dans le gouvernement, du moins dans cette fonction », affirme un parlementaire « LREM-même-pas-en-rêve » à la presse.
Comme on ne lui demandait rien, c’est qu’on vous prépare tous à ces prochains délires-là…

J’y reviens comme promis : Le procédé agacerait en fait aussi bien les opposants politiques que certains proches de la majorité m’a-t-on affirmé.
Ah bon ? 

Et pourquoi donc ?



« C’est dingue ! On nous disait que c’était le parti du XXIème siècle. Or c’est le conseil national qui choisit le délégué général et pas les militants ! Quand on est « Marcheur », la seule liberté qu’on a, c’est de coller des affiches ! », tonne un conseiller de l’exécutif.

Eh, Dukon, c’est marqué comme ça dans tes statuts. Et les juges ont déjà dit « ok ! »

Car le vote du conseil national ne laisse finalement que peu de place à l’expression des militants : Le « parlement » du parti est statutairement composé de 75 % de membres de droit (élus, membres du gouvernement, référents départementaux) et de 25 % de militants tirés au sort…

Moi, j’aime bien le tirage au sort.

Encore qu’il faille « adhérer » (ce que je n’ai pas fait) alors même que c’est gratos : Aucune cotisation à débourser.

Tout le monde est le bienvenu, à condition de « porter » les valeurs – et programme – d’une caste « auto-désignée » : C’est ça la « démocratie-nouvelle », celle des « marcheurs » et de « Jupiter ».

Car vous aurez remarqué que les « élus (députés, sénateurs), membres du gouvernement, référents départementaux » sont tous soit des ralliés-adoubés, soit des signataires de la charte leur imposant des choix « pas-à-eux » dans leurs fonctions réciproques.

La démocratie des « Maître du monde », elle part seulement du haut, jamais du peuple, c’est comme ça et pas autrement.



Un député du groupe « LaREM-même-pas-en-rêve » à l’Assemblée craint également la mainmise de « Castagneur » sur les élus s’il garde son poste de secrétaire d’État aux relations avec le Parlement : « Le ministre chargé des Relations avec le Parlement est quand même là pour tenir les députés de la majorité. Si en plus Castaner, proche de Macron, dirige le parti, le groupe et le parti seront totalement caporalisés », analyse-t-il.

Hé du kon : Tu y es déjà !

Alors avec ou sans double casquette, il faut bien se rendre à l’évidence, ça ne changera pas grand-chose, d’autant que ton patron de groupe, c’est « Fer-Rang », le celui qui n’hésite pas à faire faire de bonnes affaires sur le dos des cotisants à sa concubine-notoire avec les félicitations du Parquet aux-ordres.


Dommage que ça donne du grain à moudre aux détracteurs de « La République en marche-même pas en rêve », comme le député « Nouvelle Gôche » « Luke-Cacar-nous-va », qui aurait twisté : « Donc le nouveau monde de #Macron, c’est choisir seul dans son bureau élyséen #Castaner patron de #LREM. Euh… et le vote des militants ? »

Ah que quoi ? Il n’a rien compris celui-là : Le militant, il obéit, il milite sur ce sur quoi on lui a dit de faire et de militer, comme un biffin-militareux « aux ordres ». Il n’a pas à réfléchir, il ne sait pas faire et « Jupiter » fait beaucoup mieux que lui !

Demande donc à « Deux-Villes-Liées » ce qu’il en pense…

« Le gourou a décidé que ce serait le barbu ! C’est une secte », lâche, plus direct, un ténor LRD.

Bé oui, c’est lui le « boss », mieux que « Bling-Bling » qui s’y croyait encore il y a moins d’un an…



« Macron tue toute volonté d’émancipation et de concurrence potentielle. Il a mis en place un système d’allégeance totale », observe un ancien responsable « soce » : Enfin un qui ouvre les yeux !

Ou alors il a lu un de mes posts ci-dessus mentionnés.
Je ne sais pas…

Des accusations balayées par l’exécutif, dont un conseiller proche assure ne connaître « aucun président de la République qui n’ait choisi le président de son parti ».

« Même-pas-en-rêve », vous le dis-je : « Giskar-A-la-Barre », il ne s’est pas choisi lui pédégé de son UDF. Et son successeur…

« Le Chi » en a fait autant avec l’UMP. Et son successeur…

« Bling-Bling » pareil !



« « LaREM-même-pas-rêve » a été fait par « Makrond », pour « Makrond » et que tout sera fait pour qu’il soit en capacité de faire un deuxième quinquennat », analyse un membre du parti.

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil de la République…

« C’est très logique qu’Emmanuel « Makrond » propose, Christophe sera un rouage essentiel de la majorité. Et si on avait mis une personnalité peu appréciée du chef de l'État, on aurait dit qu'il ne tenait pas son parti… », poursuit le « plus malin ».

Et que même, selon des proches du Président, celui-ci pourrait aussi fournir la liste de tous les membres du bureau exécutif qui sera élu le 18 novembre !
Gag…
Là, je ne rigole plus : C’est vraiment trop drôle pour en plaisanter.

Le Président doit en effet continuer à construire et consolider un parti qui n’a eu qu’une existence fugace avant son élection, notamment s’il souhaite une base solide pour préparer une réélection en 2022.



C’est effectivement un des éléments du puzzle du « coup de force » institutionnel qui se prépare sous votre nez.

Et il y a plusieurs « balises » qui ouvrent des chemins de traverse pour « obliger » à cette réélection, exactement comme nous avons été « obligés » en avril dernier.

Je ne savais pas si j’avais eu raison de préférer l’exil, mais plus ça va, plus je confirme mon choix : Au moins, je n’aurai pas à leur dire « MERCI » !

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/castagneur-la-tete-du-parti-de-jupiter.html

 

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23/10/2017 22:46

Retour sur le « grand-oral » de « Jupiter ».

 

Cap sur 2019 !

 

Vous le savez, dimanche en 8, je n’ai pas pu tout voir de l’interview « du chef ». Il paraît d’ailleurs que j’aurai loupé différents « trucs » importants.

Admettons.

Je ne pouvais donc pas savoir qu’il n’aurait pratiquement pas parlé d’Europe.

Étonnant pour un président qui n’avait il y a encore peu, que ce mot là à la bouche…

On en a d’ailleurs causé ici et encore là, et j’en ai passé.

Que c’est « mon boss à moi-même » qui m’a fait agiter mon « unique-neurone » sur la question : Ce n’est effectivement pas normal.

D’autant que dans les « médias-officiels », ils ont aussi assez généralement zappé « le blanc ».

Étonnant.

 

En effet, à part une rapide confirmation de l’« importance » qu’il accorde à l’Union européenne, le sujet n’a pas été évoqué.

Rappelons aussi que si la campagne présidentielle a été tant suivie à l’étranger, c’est avant tout parce que les « Gauloisiens » étaient invités à décider s’il continuerait à appliquer la politique pro-européenne établie depuis trente ans ou s’il en choisirait une autre, en tentant de forcer un changement d’orientation massif de l’UE sous menace de la quitter façon « Brexit », ce à quoi elle ne pouvait pas survivre.

Et ils ont décidé de faire encore un tour de manège : Voilà ce qui intéressait, et parfois passionnait à l’étranger.

Le résultat a été sans équivoque : Au premier tour les candidats représentant sans ambiguïté la continuation regroupaient 50,4 % des exprimés, tandis que les candidats qui proposaient de forcer un changement totalisaient dans leur diversité 46,5 %. Le résultat fut encore amplifié au second tour – 66,1 % contre 33,9 %.

 

Une fois élu (et on verra comment et pourquoi en décembre prochain) sa mission reste assez claire : Le nouveau président ne devait pas manquer de faire des propositions aux autres pays européens, et avant tout à l’Allemagne la première puissance économique européenne, pays dont l’influence directrice sur la politique de l’UE s’est affirmée depuis une bonne décennie.

L’objectif de ses propositions est clair : Il s’agit de s’assurer que l’euro soit géré non dans la seule optique dite « ordo-libérale », dont l’expérience a prouvé que ses conséquences étaient catastrophiques pour l’économie d’un nombre toujours plus grand de pays (PIGGS), mais d’une manière qui soit profitable de façon « équilibrée » à tous les pays de la zone euro avec toutes leurs différences.

Ce qui est aussi et à l’évidence une condition indispensable au succès de la politique d’ensemble du nouveau président de la République.

 

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois « Jupiter » défend cette nécessité d'un rééquilibrage de la gestion de l’euro. Lors de la négociation autour de la dette grecque en 2015, il argumenta contre des mesures d’austérité trop écrasantes, allant jusqu’à comparer le diktat fait à la Grèce à « une version moderne du Traité de Versailles », ce qui indisposa la chancelière allemande qui exigea de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » qu’il sorte son jeune ministre de l’Économie des salons des négociations.

 

De ce que j’en décrypte (pas tout seul, rassurez-vous…) pour l’essentiel et à travers le détail des propositions et mécanismes envisagés ou envisageables, le changement souhaité dans la gestion de l’euro peut se résumer à ces deux points : S’orienter davantage vers l’investissement, en modérant au moins la recherche prioritaire d’équilibre financier quelles que soient les conséquences, même si « Manu-Mak-Rond » se donne pour objectif immédiat de « rentrer dans les clous » pour mieux négocier la suite ; et faire accepter une plus grande solidarité économique entre les différents pays européens.

 

Or, chacun de ces deux points est en contradiction frontale avec la politique que l’Allemagne non seulement trouve plus saine, mais encore dont elle considère qu’elle est la racine de ses succès économiques actuels.

S’y mêle une méfiance largement répandue outre-Rhin envers la tendance prêtée à d’autres partenaires à se mettre dans une situation financière délicate puis à attendre que d’autres les aident !

C’est bien d’ailleurs ainsi qu’ont été présentés les différents plans d’aide « à la Grèce », alors que ces plans étaient en réalité des plans d’aide aux grandes banques créditrices de ce pays.

 

« Jupiter » compte sur une rigueur plus importante dans les dépenses de l’État et l’application plus déterminée d’une plus grande partie des recommandations économiques de l’UE, mais aussi sur l’élan qu'il estime incarner pour convaincre et l’Allemagne, et encore les autres pays d’avancer sur les pistes qu’il propose.

Ce que n’a pas su incarner « Gras-Nul-Laid » alors que les « PIGS » attendait beaucoup de lui.

Néanmoins, « le plan » commence à prendre eau avec les résultats des récentes élections allemandes qui rendront plus difficile à la « sortante-rentrée » de former une coalition viable pour gouverner, surtout cette coalition promet de créer des obstacles supplémentaires dans le cas où la chancelière envisagerait de faire quelque concession significative à la « Gauloisie-précaire ».

Son équation est simple : Pour former un gouvernement stable, il s’agit de mettre d’accord trois partis en plus du sien la CDU :

 

– La CSU de droite conservatrice, le partenaire de longue date de la CDU en Bavière, qui a été mise en danger sur ses terres alors que des élections régionales y auront lieu l’année prochaine, et aura à cœur d’obtenir des concessions significatives sur le sujet des migrants.

Mais de telles concessions rebuteraient les Verts, qui voudraient plutôt peser dans l’autre sens.

 

– Les Verts, « écololos de gôche », demanderont des concessions sur le diesel.

Mais cela gênerait gravement l’industrie automobile allemande qui prend son virage « électrique » sur les « chapeaux-de-roues » mais rebuterait fortement le FDP, le parti préféré des milieux d'affaires.

 

– Le FDP, libéral, exigera le respect des lignes rouges habituelles de la politique européenne de l’Allemagne, une chose qui ne gênerait aucun autre parti indispensable à l’équilibre de la coalition, ni la CSU évidemment, ni les « Grünen ».

 

La seule coalition réaliste est la formule « Jamaïcaine » : Noir-Jaune-Vert…

 

Oui, mais l’Allemagne commence à entrer dans une phase de troubles politiques qui la poussent à se replier davantage sur ses préoccupations internes.

Pour faire des concessions aux autres Européens dans le cadre d’une vraie négociation, il faudrait avoir la liberté d’action que procurerait un gouvernement uni. C’est ce que l’Allemagne avait jusqu'ici et c’est ce qu’elle aura beaucoup moins qu’avant.

Du coup, la « Gauloisie-jupitérienne » prenant une direction claire dès le printemps dernier, disposant d’un nouveau président déterminé appuyé sur une confortable majorité parlementaire, est quant à elle en position de faire des concessions.

Nul doute que le locataire précaire du Palais-Élyséen y sera appelé et il n’a guère d’autre choix dans un premier temps.

En revanche, dans un second temps toutes les options sont envisageables.

 

Vous aurez alors noté que le président de la République a lâché au détour d’une phrase sa stratégie personnelle (il a encore un « plan de carrière » devant lui) : Il attend les premiers résultats tangibles de sa politique « d’ici deux ans ».

C’est un délai raisonnable pour qu’un changement même profond ait le temps de produire ses effets… et un point de rendez-vous à mi-mandat, qui lui laissera encore le temps pour effectuer un ajustement s’il s'avérait nécessaire.

L’objectif est là : 2019 !

 

Découpant ainsi son mandat en deux moitiés, dont la première est occupée par l’application du programme présidentiel approuvé par les « Gauloisien ».

Quant à la seconde, si ses propositions pour la réforme de l’UE ne débouchent sur rien de concret, parce qu’elles sont refusées, ou plus probablement qu’elles seront vidées de leur substance pour surtout ne rien changer (le « Monde d’avant »), le président devra probablement s’attendre à ce que sa réforme d’ensemble, la « transformation » du pays qu’il entend mener ne puisse déboucher sur des résultats suffisamment positifs…

Et encore, si elle ne se révèle pas tout simplement un boulet supplémentaire pour le pays, comme l’ont été toutes les transformations profondes qu’ont entreprises la « Ritalie » et « l’Hispanie » au début des années 2010 sur injonction des autorités européennes, avec des résultats pas particulièrement miraculeux.

À ce jeu-là, il n’y a vraiment que l’Irlande qui, sans faire de bruit, a su tirer son épingle du jeu avec son taux d’IS jalousé par tout le monde (sauf le Luxembourg).

Notez aussi que l’Islande s’en sort avec les honneurs en justement n’adhérant pas à l’UE…

 

Qu’est-ce qu’il va se passer en 2019 ? La question n’est pour l’instant qu’en pointillé, car si la chancelière allemande ne change pas ou s’avère prochainement très différente de ce qu’elle a été durant ses douze premières années de mandat, les choses pourraient bien « basculer » du tout au tout.

Je rappelle que « Manu-Mak-Rond » a en main – outre son avenir politique – quelques « munitions-nucléaires » à tirer.

Toujours les mêmes d’ailleurs (celles dont disposait « Bling-Bling » contre « Déesse-Khâ », qu’il n’a pas jugé utile d’utiliser contre le candidat « Flanby » et dont les « Républicains-démocrates » ont perdu les codes de mise-à-feu depuis. Idem chez « les Soces » d’ailleurs.)

Il faut dire que ça pourrait faire des ravages sur tout l’hémisphère-nord de la planète politique du moment et que par conséquent, chacun est conscient qu’une arme de dissuasion, ça ne sert plus à rien si on l’utilise : C’est qu’elle n’était pas assez dissuasive !

« On » en était là en 2012 et « Déesse-Khâ » a été exécuté sur les boulevards de New-York.

« On » a évité le pire 5 ans plus tard et les deux concurrents de 2012 se sont fait jeter comme des malpropres…

 

Pour ouvrir la voie à « Manu-Mak-Rond ». Et lui menace manifestement de s’en servir, mais « en son temps » : Ça, je l’ai entendu « en direct » dans ma TV-satellitaire londonienne, dimanche en 8, j’en suis certain.

D’ailleurs, en matière de « dissuasion », il reprend peu-à-peu la main : Après avoir poussé son Chef d’état-major des armées à la démission, il vient de « rétrograder » la semaine dernière son Chef d’état-major personnel, alors qu’il est de tradition séculaire qu’il soit nécessairement le second personnage du « Palais de l’Élysée ».

Un futur démissionnaire lui aussi ?

Qu’est-ce qui se passe donc ?

 

Simple : Un refus de se voir imposer un calendrier qui n’est pas le sien.

Le sien passe par 2018/2019 et son futur « coup d’État » (je l’ai déjà évoqué et on en reparlera).

Reste à savoir s’il sera « appuyé », « encouragé » ou bien « contrarié », « empêché » par ses propres commanditaires.

Pour l’heure, je ne saurai pas encore dire, mais ça avance, aucun doute là-dessus.

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/cap-sur-2019.html

 

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21/10/2017 19:35

Daphne Caruana Galizia, assassinée !

 

Sale temps pour les incorruptibles.

 

Née Daphne Vella le 26 août 1964 (une « jeunette »…) à Sliema (Malte), Caruana Galizia est morte assassinée le 16 octobre 2017 à Mosta dans l’explosion de sa voiture piégée près de son domicile à Bidjina : Attention, les « mafieux » tuent de nouveau et je suis infiniment triste !

Leur seule réponse.

 

Journaliste depuis 1987, elle est chroniqueuse régulière au « Times of Malta » et éditrice associée au « Malta Independent », puis travaille pour le « Taste & Flair ».

Mais elle se lance ensuite dans la rédaction d’un blog controversé, très fourni et très populaire à Malte, dans lequel elle attaque différentes personnalités maltaises.

En 2013, elle est arrêtée pour ne pas avoir respecté le devoir de réserve la veille des élections générales.

En 2016, elle publie des informations sur l’implication de Konrad Mizzi et Keith Schembri dans le scandale des Panama Papers.

« Politico » la décrit alors comme une « croisée contre le manque de transparence et la corruption à Malte ».

Cette année, elle prétend que l’entreprise maltaise « Egrant » qui apparaît dans les Panama Papers, appartient à l’épouse du premier ministre Joseph Muscat.

Ce scandale entraîne la tenue de nouvelles élections, qui ne causent cependant pas la chute du gouvernement.

 

Pour la énième fois, elle venait de poster un article sur son blog relatant une affaire de corruption impliquant le même politicard maltais. De son habituelle écriture rapide et nerveuse, elle avait, encore une fois, exprimé son profond pessimisme face à ce fléau local : « Il y a désormais des escrocs partout où vous regardez. La situation est désespérée. »

Postée à 14 h 35, lundi 16 octobre, cette phrase semble étrangement prémonitoire. La blogueuse a été tuée une trentaine de minutes plus tard dans l’explosion de sa voiture de location, qui a été retrouvée par les services de secours dans un champ au bord de la route, à quelques encablures de son domicile.

 

La nature criminelle de l’attaque contre cette figure locale, qui comptait de très nombreux ennemis, ne fait guère de doute. Le premier ministre maltais, Joseph Muscat, qui faisait partie des cibles privilégiées de Mme Caruana Galizia, a d’ailleurs immédiatement qualifié cet acte de « barbare ». « Aujourd’hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d’expression », a-t-il ajouté, alors que l’île n’a pas connu d’assassinat politique depuis les années 1980.

Historiquement plutôt proche de l’opposition, elle s’était fait une spécialité dans la publication de scoops et de ragots compromettants concernant la classe politique locale. Son blog (en anglais) était un des sites les plus lus de l’île, souvent plus que les journaux traditionnels, auxquels elle contribuait parfois, même si la plupart de ses revenus provenaient de son activité d’éditrice.

 

Son fils, qui était présent dans la maison familiale au moment de l’explosion, travaille pour le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

À 53 ans, cette femme pour le moins courageuse s’était fait récemment des ennemis au sein du parti d’opposition, qu’elle avait pourtant soutenu lors des législatives, en mai. Elle avait notamment publié plusieurs articles en août sur le nouveau leader de la formation, Adrian Della, accusé d’avoir un compte à Jersey, alimenté, selon elle, par l’argent de la prostitution à Londres.

Des articles qui lui avaient valu de nouvelles plaintes pour diffamation, qu’elle collectionnait autant que les menaces de mort, récurrentes.

« Elle était très indépendante dans sa manière de penser », salue Arnold Cassola, ancien chef de file du parti Vert maltais. « C’est elle qui a révélé les plus grands scandales à Malte. Même si elle s’est aussi fait beaucoup d’ennemis en écrivant parfois des stupidités. »

 

Au milieu des scoops, elle aimait aussi s’en prendre aux membres de la famille ou aux tenues vestimentaires des responsables politiques, usant de termes parfois outranciers. Dans son avant-dernier post, elle critiquait vertement la posture de M. Della et « son cou qui dépasse à 45 degrés de ses omoplates, comme une tortue ».

Interrogée en mai sur ces messages, dont nombre de Maltais estiment qu’ils desservaient le reste de ses publications, elle les avait défendus : « Je pense que c’est vraiment important parce que les politiques utilisent leur apparence ou mettent leurs enfants en avant pour faire campagne. »

Les enfants de « Mak-Rond-Jupiter »… je n’en ai pas beaucoup vus : Ce doit être une spécialité maltaise.

 

Sous le choc, des milliers de Maltais sont descendus spontanément dans les rues, lundi soir, pour rendre hommage à la journaliste et dénoncer les coulisses peu ragoûtantes de ce pays membre de l’Union européenne depuis 2004. M. Della a notamment estimé que ce meurtre est une « conséquence directe de l’effondrement total de l’État de droit dans (le) pays ».

« Tout cela ressemble plutôt à la Russie qu’à l’Europe », abonde l’eurodéputé Vert allemand Sven Giegold, qui avait auditionné Mme Caruana Galizia cet hiver dans le cadre de la commission d’enquête sur les Panama Papers. « Sa passion était de révéler des vérités secrètes, mais dans une société plutôt étroite, comme à Malte, c’est particulièrement difficile. » : Malgré les nombreux scandales révélés par Mme Caruana Galizia, Joseph Muscat avait largement été réélu lors des législatives, le 3 juin dernier.

 

L’État-maffieux dénoncé par ailleurs en « Gauloisie-splendide » par notre « Ami-Râle » et quelques autres (de plus en plus nombreux ?) avance donc partout…

J’ai appris la nouvelle comme tout le monde mardi matin.

Véritablement choqué.

« Nos vies ne valent rien pour eux ! ».

Et pourtant, sans nous, ils ne seraient rien. Même pas des bêtes

Et je me remémore mon épisode vénitien, plus quelques autres plus anciens.

Qui n’auront jamais aucune explication…

J’aurai peut-être dû la prévenir…

 

La Valette, la douceur de vie maltaise, son « petit-paradis fiscal », tout ça, derrière la façade, derrière les images de cartes-postales, c’est la même gangrène, insupportable pour les « honnêtes-gens ».

Et ils persistent à protéger « leur » système ruineux…

Sont-ce là les derniers feux d’empires en perdition ?

Je veux le croire.

Même s’il est inadmissible au IIIème millénaire que l’Humanité ne soit toujours pas sortie de ses ténèbres.

 

Hommages attristés pour cette dame.

Condoléances sincères pour ses proches.

Que les mafieux se rassurent : Le combat va continuer et, de toute façon ils vont le perdre.

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/sale-temps-pour-les-incorruptibles.html

 

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19/10/2017 14:42

« Bling-bling », un « délinquant chevronné » ?

 

Gros éclat de rire !

 

Non mais n’importe quoi, là : Les meks du PNF se mettraient-ils à savoir compter ?

Hélas non, même pas !

Pas croyable…

 

C’était dimanche soir et j’étais dans l’Eurostar quand la nouvelle est tombée sur « ma machine » qui fait aussi téléphone (mais reste toujours incapable de faire la vaisselle) : On sortait du tunnel de dessous la Manche « en marche ! » vers Saint-Pancras.

Et mon rire était tellement … puissant, que ça a jeté un froid, puis ça s’est transformé en fou-rire général dans le wagon : J’en pleurais !

Oui, je fais beaucoup de kilomètres entre Londres, Nice, Monaco, Nice, Paris, Londres : Un tiers « en nucléaire » (j’adore), le reste en « polluant » (avion, voiture).

 

Bon, j’essaye de lire dans le détail : Le parquet national financier aurait signé le 4 octobre dernier un réquisitoire cinglant contre l’ancien chef de l'Etat et son avocat « Titi-Air-Zig » dans l’affaire dite « des écoutes » que ça pourrait même dégénérer en procès.

Une affaire de corruption et de trafic d’influence qui le poursuit depuis trois ans. Selon « Le Monde » (ce journal d’étron : Une opinion personnelle qui touche « à mon papa-à-moi », celui qui me fait frémir depuis que je ne peux plus que l’évoquer sans jamais le croiser, sauf en rêve, que justement j’ai fait dimanche dans la nuit) a eu accès au document de 79 pages, qui indique que « des charges suffisantes à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog d’avoir commis les faits de corruption et de trafic d’influence actifs pour lesquels ils ont été mis en examen. »

Les magistrats demandent le renvoi en correctionnelle dans le même réquisitoire (encore « une fuite » ?) et compare les méthodes des deux hommes à celles de « délinquants chevronnés ».

Ah non ! Pas chevronnés : C’est quoi, d’abord ce « truc-là » ?

Moi, j’aurai causé de « délinquants d’élite »…

 

Auraient-ils enfin refait les comptes du « Bling-bling-au-thon » pour se rendre compte que 11 millions d’euros à 80 euros unitaire (et en moyenne) de don, ça fait 137.500 généreux-donateurs et 5,5 millions de crédit-d’impôt que personne n’a encore vu ?

137.500, c’est 71 % de plus que ce que peut contenir le « Stade-de-Gauloisie ».

Globalement, ça fait une manif’ d’Étoile au rond-point des Champs-Élysées en rangs-serrés et sur toute la largeur de l’avenue…

Ah bé non, personne, même pas un « journaleux-aux-ordres » n’a cherché à savoir !

Pas plus qu’au PNF, où ils sont censés savoir faire quelques additions…

Étonnant, n’est-ce pas…

D’où mon fou-rire incontrôlable, pensez bien.

 

Une opération d’ailleurs refaite par « Jupiter-Mak-Rond » : 8 Méga-Euros de dons en une poignée de mois pour financer son « mouvement » à son démarrage.

Moyenne des dons : Officiellement 50 euros.

Égale : 160.000 « maks-en-marche » et autant à faire valoir leur crédit-d’impôt que personne n’est encore allé compter.

Là, on va jusqu’à Concorde…

Plus que les manifs’ unitaires des insoumis de « Mélangeons » et de quelques syndicalistes sur le retour qui s’étalent de République à Nation quand elles progressent sur plusieurs heures d’un pas non-chaland et printanier (même au cœur de l’automne).

Je vous jure, l’autisme de nos « élites-journalistiques », ça laisse quand même à désirer…

 

Les gars du « Monde », ils ne sont pas allés plus loin : Objectivité de l’information, surtout quand ils attendent des instructions de leurs loges…

Mais de souligner quand même le fait historique dans l’histoire de la Cinquième République : Un ex-président devrait alors répondre des charges de « corruption » lors d’un procès public.

Magnifique !

J’en rigole ferme, figurez-vous. D’ailleurs, ne retenez qu’une chose, c’est que ça m’a fait hurler de rire dans mon TGV et c’était communicatif !

 

Lui, « délinquant chevronné » ? Splendide !

Mieux que ça à mon sens : Un « expert d’élite » !

Formé par « Bat-la-mou » et « Pair-et-ti » de « Neuilly-sur-la-Seine » que même le « cousin-Pasquale » (de Vico, qu’il repose en paix…) s’en méfiait. Et pourtant…

Vous ne vous souvenez pas ?

« Bat-la-mou » et les rétrocommissions des sous-marins pakistanais pour financer sa campagne de 1995…

Encore une instruction en cours où une poignée d’ingénieurs Gauloisiens se sont fait joyeusement assassinés à l’occasion d’un attentat quand « Le Chi » a interdit le versement des dites « commissions illégales », à peine une fois élu en remplacement de « Mythe-errant ».

 

Ah oui ! « Mythe-errant », un grand « faiseur » qui en a mis plein la gueule à tout le monde : On a causé d’Urba, puis des frégates de Taïwan et de ses bottines, qu’on n’en compte même plus les morts… plus que suspectes !

Ce ne sont plus des « délinquants », mais des « criminels d’élite » : Jamais coupables, jamais responsables, toujours impunis.

Cachés dans le silence honteux d’une « Ripoublique » qui n’en peut plus de nettoyer les écuries d’Augias détenues par une bande de mafieux qui se passent le relai.

 

Et puis, pour « Mythe-errant » le coup de la fin du millénaire : Jusque-là on comptait en millions de francs, voire de dollars et puis avec le détournement des indemnités de la guerre du Koweït, on s’est soudainement mis à compter en milliards de francs et même de dollars !

Des dizaines de milliards de dollars

Oh pas que pour la « Gauloisie-incorruptible » : Il y en a eu pour tout le monde !

Les irakiens continuent d’ailleurs encore de payer les échéances.

(On peut retrouver aussi cette « affaire » un peu partout sur la toile, mais essentiellement ici, sans compter les nombreux documents du deuxième volet encore plus impressionnant chez « Basanix » : À découvrir de toute urgence pour tous ceux qui ne veulent pas « mourir idiot »…)

 

Corruption et « trafic d’influence » : De la gnognotte, du « pipi-de-chat » pour magistrat atteint de cécité ou seulement l’arbre qui cache volontairement la forêt ?

Qu’il leur faut un réquisitoire de 79 pages pour que le PNF estime qu’« il existe des charges suffisantes à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog (son avocat) d’avoir commis les faits de corruption et de trafic d’influence actifs pour lesquels ils ont été mis en examen ».

Je ne m’en lasse pas.

À l’origine de l’affaire, des écoutes téléphoniques de « l’ex » ordonnées dans une autre enquête, celle sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.

Ah oui tiens donc : Un « délit » que de recevoir un généreux dictateur un 14 juillet – jour de fête nationale chômé – pour ensuite mieux l’exécuter à la première occasion pour qu’il se taise définitivement ?

Je vais devoir réviser mes cours de droit : Une exécution, même à l’occasion d’un contre-coup d’État, je croyais jusque-là qu’il s’agissait d’un acte criminel…

 

Notez que de ce point de vue-là, « Tagada-à-la-fraise-des-bois » il en aura collectionné presqu’une quarantaine, d’après ses propres dires, si je me souviens bien : Les opérations « homos », « homo » pour homicide…

Ne visant que des criminels endurcis naturellement, de surcroît réputés – sans procès ni instruction – être des terroristes patentés et virulents, liquidés pour votre sécurité à vous que vous ne saviez pas qu’elle était menacée.

Je vous le dis : Vous leur direz « merci » !

On attend à cette occasion les « faits-d’armes » du nouvel élu « jupitérien »…

Il a probablement déjà commencé, mais c’est passé inaperçu et pour l’heure, il veut faire croire qu’il est très occupé par « ses réformes » de « transformation ».

Et ça fonctionne assez bien : Personne ne se préoccupe encore de ces « détails-là ».

Pas plus que du financement des 8 méga-patates d’euros de sa campagne : Tout est tellement « clean » chez lui, puisqu’il dit tout ce qu’il pense et fait ce qu’il dit.

 

Pour revenir à « Bling-bling », les enquêteurs s’aperçoivent à l’occasion de leurs travaux que l’ex-chef de l’Etat et son avocat communiquent via des téléphones portables acquis sous fausse identité, notamment celle d’un certain Paul Bismuth pour « Bling-Bling ». « Un mode opératoire le plus souvent utilisé par des délinquants chevronnés cherchant à déjouer les surveillances judiciaires », relève le PNF.

C’est vrai que même mes « cousins » du commando qui a exécuté Érignac (le préfet de région « Corsica-Bella-Tchi-Tchi »), ils étaient assez « chevronnés » pour utiliser des téléphones « empruntés » à des potes, sans se douter qu’on pouvait les localiser « ex-post ».

Depuis, au pays, ils communiquent uniquement par signaux de fumée ou par paghjella, comme dans l’ancien temps où même les corbeaux ne circulaient pas encore dans les vallées.

 

Une affaire où « Bling-Bling » tentait d’obtenir en 2014, via son avocat, des informations secrètes auprès d’un haut magistrat de la Cour de cassation dans une procédure où il demandait la restitution de ses agendas saisis dans l’affaire « Bête-en-cours » (RIP), qui espérait en retour le soutien de sa candidature pour un poste judiciaire à Monaco.

Mais après avoir répété le 25 février qu’il fera cette démarche pour son indic, il explique le lendemain à son avocat qu’il a finalement renoncé. Pour les enquêteurs, ce revirement peut s’expliquer par le fait que les deux hommes viennent d’apprendre par quelques « indiscrets » que leurs téléphones non-officiels avaient été placés sur écoute, après avoir utilisé une première ligne secrète, ouverte sous l’identité de « Gilda Atlan ».

Ce premier téléphone « clandestin » avait été utilisé essentiellement par « Bling-Bling » «pour converser en toute sécurité avec (son avocat), des appels en direction du Qatar, des États-Unis et d’autres en France ont été identifiés par les enquêteurs »…

Euh, les « ex » de l’Élysée ne sont pas équipés de téléphones cryptés, sécurisés, inviolables ?

J’en ai bien un pour bosser avec « mon boss » quand il s’agit de confidentialités…

 

Et je me délecte de précisions ultimes : Selon le parquet « en dépit des dénégations des intéressés, les éléments à charge sont multiples et concordants ». Parmi les principaux éléments cités par le réquisitoire donc, l’utilisation « pendant plusieurs mois » de «téléphones occultes pour passer une partie de leurs communications, celles qui, par nature, devaient échapper à une surveillance judiciaire. Les deux téléphones, achetés en janvier 2014 sous l’identité de Paul Bismuth puis utilisés selon un mode opératoire le plus souvent utilisé par des délinquants chevronnés cherchant à déjouer les surveillances judiciaires, n’étaient pas les premiers ».

 

Je pointe la « news » et note que selon « Le Monde » (ce journal de m…), le PNF relève qu’une des lignes secrètes a aussi servi à « Bling-Bling » à échanger, du 28 septembre 2013 au 28 janvier 2014 et par 12 fois avec un certain « Vincent utilisant une ligne ouverte au nom de la société « Beau-L’Orée » Participation à Puteaux (filiale) de la société « Beau-L’Orée » » sans savoir pour quelle raison autant de précautions.

Le parquet ne précise pas s’il pourrait s’agir de l’homme d’affaires éponyme, réputé proche de l’ex-chef de l’É tat (déchu par deux fois).

 

Mais le ministère public déplore aussi que l’information judiciaire, qui s’est terminée en octobre 2016, « a été paralysée pendant 18 mois », en raison de l’exercice par le principal intéressé « de multiples recours ».

Il pensait encore possible de prendre sa revanche sur « Tagada-à-la-fraise-des-bois »…

Et comme l’autre pensait pouvoir encore le battre une deuxième fois, ça eu traîné !

Il avait notamment demandé, en vain, la récusation d’une des deux juges d’instruction, Miss « Claire Thé-pas-bau », en invoquant son appartenance au Syndicat de la magistrature (SM) classé à gôche (vous vous souvenez l’affaire du « murs des kons » & Cie), et l'annulation des écoutes, principaux éléments à charge dans ce dossier.

Ces dernières avaient finalement été validées en mars 2016 par la Cour de cassation.

 

Et puis encore, précisons que dans l’affaire Bygmalion « Bling-Bling » a été renvoyé en début d’année devant le tribunal pour le financement illégal de sa campagne électorale de 2012, avec treize autres protagonistes. La date de leur procès n’a pas encore été fixée et des recours ont été déposés contre l’ordonnance de renvoi qu’un seul des deux juges d’instruction a eu le courage de signer : Ces procéduriers…

Deux campagnes, deux volées de « délinquance présumée », je me demande pour la troisième, heureusement avortée…

 

En revanche, dans son réquisitoire, le parquet préconise l’abandon des poursuites pour «recel de violation du secret professionnel » visant les prochains inculpés, « l’enquête n’ayant pu identifier qui les avait prévenus qu’ils étaient sur écoutes et les avait incités à communiquer sur des téléphones secrets. »

Moi je sais : Un type qui travaille « à l’ancienne », avec des signaux de fumée, pardi !

Bref, je suis arrivé « tout guilleret » pour assister (un peu en retard) au « one-man-show » de « Jupiter » : Ça a définitivement calmé mon épisode rigolatoire !

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/bling-bling-un-delinquant-chevronne_19.html

 

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12/10/2017 13:31

Californie, Catalogne et la grève en « Gauloisie »

 

Un mardi exceptionnel !

 


Oh, une grève insolente : Même pas autant que le 12 septembre dernier alors que le mouvement était « unitaire » (…mais dans le désordre).

« Mak-Rond » les épuiserait-il ?

« Que » 400.000 manifestants, tous cortèges et toutes centrales confondus, quand la police en compte 55.000 (il y en a qui devrait retourner au CP et apprendre à compter) c’est de toute façon 20% de moins !

Décevant…



En revanche, puisqu’il s’agit des « fonctionnaires-fonctionnants », donc une grève « catégorielle » et que ça n’était pas arrivé depuis 10 ans, ils restent « unitaires » quant aux revendications à s’opposer à plusieurs mesures gouvernementales.

Le premier mot d’ordre concernait le point d’indice resté bloqué entre 2010 et 2016. « Tagada-à-la-fraise-des-bois » l’avait dégelé l’an dernier, mais son successeur a décidé de le bloquer à nouveau pour 2018.

Le résultat est simple, les salaires n’augmentent pas. Ils ne suivront même pas le rythme de l’inflation et pour les personnes de catégorie C, les moins bien payées, la situation est difficile.

Je veux bien…

Les mêmes chez les « territoriaux » et dans « l’hospitalière » : « On a le sentiment d’être en train de s’appauvrir puisque tout augmente, mais pas mon salaire ».

Les fonctionnaires oublient de vous dire que leur rémunération augmente en moyenne tous les trois ans et de façon totalement automatique du fait des grilles indiciaires. C’est le miracle de la fonction publique. Sans rien faire, le salaire augmente régulièrement !

Essayez de trouver la même chose dans le « privé », hors les minimas et vous m’en reparlerez…

Cette machine infernale produit le fameux « glissement vieillesse-technicité » qui dérape d’ailleurs de 300 millions cette année.

Encore n’évoquent-ils pas les fréquentes augmentations de prime qui vous coûtent très cher, à vous « pôv’Kontri-buables » et qui sont attribuées dans une opacité totale.



Les enseignants eux prennent aussi le chemin de la rue pour protester contre la diminution des contrats-aidés et réclamer, bien sûr, une hausse de leurs revenus. Cette grève aurait touché plus particulièrement le primaire, où près d’un enseignant sur deux s’est annoncé à l’arrêt.

À « Paris-sur-la-plage », plus d’une école sur dix aurait été totalement fermée.

Pas grand-chose…

Les suppressions de postes prévues dans la fonction publique leur font également peur: « Nous réduirons le nombre d’agents publics de 120.000 emplois sur la durée du quinquennat », avait annoncé « Jupiter » pendant la campagne présidentielle.

C’est moins que « Juppette » et encore moins que « Fifi-le-souteneur ».

À y regarder de près, si le chiffre change, les années passent et cette tendance perdure. Aux impôts, par exemple, près de 36.000 postes ont déjà disparu des effectifs en 15 ans. Cette disposition se poursuit avec près de 1.800 suppressions de postes en 2017 et 1.600 l’an prochain veut-on nous faire croire.

Moi, j’ai recompté : On n’a pas tout ça dans le budget 2018 mais, contrairement à 2007, avec seulement 1.600 suppressions de postes.

Ils oublient aussi de parler des légions d’emplois aidés dont ils bénéficient depuis des années, et dont ils ont un besoin si crucial pour faire le boulot quotidien. Les « pôv’-aidés » sont effectivement affectés aux tâches que les fonctionnaires titulaires n’ont pas envie d’assumer. C’est beau la solidarité…

Et ils omettent de vous rappeler que dans loi de finances 2018 seront créés 16.000 emplois nouveaux pour régulariser la situation de ces « petites mains », souvent traitées comme des esclaves-subalternes.

On est vraiment très loin des suppressions d’emplois connues sous « Bling-bling »…



Et s’est rajouté une dizaine de syndicats de médecins, praticiens hospitaliers, qui sont eux aussi entrés dans le mouvement pour dénoncer « l’étranglement financier » de l’hôpital.

Si plus d’un fonctionnaire sur dix a fait grève mardi dernier, c’est donc pour réclamer un coup de pouce salarial (votre pognon…). D’autant que les syndicats sauront lundi prochain si le gouvernement lâche un peu de lest sur le dossier de la compensation de la hausse de la CSG…

Pas de raz-de-marée = cap maintenu, rassurez-vous.

Les taux de grévistes communiqués par le ministère des Comptes publics en début de soirée faisaient état d’un mouvement suivi par un peu plus d’un agent sur 10 : 14 % dans la fonction publique de l’État, dont 20 % dans l’enseignement primaire, 9,5 % dans les collectivités locales et 10,4 % dans la fonction publique hospitalière.

Une nouvelle intersyndicale de la fonction publique est prévue le 24 octobre mais pourrait être décalée.



Ce n’était pas tout : Les fonctionnaires soutiennent que le jour de carence n’existe pas ou plus dans le secteur privé alors qu’il est prévu de le leur appliquer.

Il faut vous dire que le jour de carence existe dans le code du travail, mais il est effectivement très souvent comblé aux frais de l’employeur par des contrats de prévoyance souscrits auprès d’un assureur privé.

Et au passage, aucun fonctionnaire ne se demande comment font les entreprises, réputées d’horribles lieux d’exploitation, pour supporter des charges que la fonction publique ne parvient pas à financer…

Aujourd’hui, c’est le contribuable qui paie de fait et, au nom de la solidarité, les fonctionnaires entendent bien continuer à prélever cet impôt déguisé.



La question de l’augmentation de la CSG, justement, qui ne serait pas compensée. Là encore, les fonctionnaires ne manquent pas une occasion de comptabiliser toute opération qui leur serait défavorable, mais ils oublient soigneusement de rappeler les avantages extravagants dont ils bénéficient.

Dans le domaine de la protection sociale, tout fonctionnaire n’a pas assez des dix doigts de ses mains pour compter les cas de promotion en fin de carrière pour donner un coup de pouce à la retraite d’un collègue. Comme la pension est calculée sur les six derniers mois de carrière (alors que, dans le privé, elle est calculée sur les vingt-cinq meilleures années), la tradition veut qu’on récompense les partants par une promotion de dernière minute que le « Kon-tribuable » finance de force.

Car les retraites des fonctionnaires ont besoin de 38 milliards annuels d’impôts pour trouver leur équilibre…

Et dans ces 38 milliards, il serait intéressant de savoir quelle part est directement due aux promotions de complaisance (qui seraient à-peu-près systématiques). On se rendrait donc compte que, chaque année, les fonctionnaires empochent bien plus que la compensation de la CSG et on ne les voit jamais descendre dans la rue pour protester contre ce privilège.

Des fonctionnaires au service de la Nation, ou le kon-tribuable au service des fonctionnaires ?

‘‘That is the question’’…



Ceci dit, à Londres (et à Madrid), à Bruxelles, on attendait « le catalan » : C’est nettement plus important pour l’avenir de la Souveraineté-Jupitérienne de l’Europe (relire ici aussi).

Et vous aurez noté avec amusement que jusque-là, c’est le « silence-complet » dans toutes les capitales européennes et de l’UE, que ce soit pour condamner (ou approuver) les velléités indépendantistes catalanes ou la rudesse policière espagnole : On n’entend quasiment rien, ni personne !

C’est que tout le monde flippe…

Et moi de rassurer mes interlocuteurs du moment : « On en a eu un à Matignon durant plusieurs années (« Menuet-Valse »). Ça a une grande gueule mais pas de kouilles ! »

Comprenez : Quasiment tous les pays de l’UE ont leur Catalogne potentielle.

L’UK bien sûr avec l’Écosse et le Pays de Galles, voir l’Irlande du Nord (merci le Brexit), la Belgique avec la Flandre, mais aussi la Ritalie avec la Vénétie (indépendante de 697 à 1797) voire sa voisine la Lombardie, voire toutes les régions du Nord groupées en une « Padanie » riche et industrieuse, affranchie du Sud (vu comme) pauvre et maffiosi-étatiste depuis Naples et jusqu’en Sicile.
La « Romanie », on ne sait pas si elle a des velléités de scission…



Et ça ne s’arrête pas là : Sans même évoquer la « Corisca-Bella-Tchi-tchi » ou le Pays basque espagnol, on mentionnera les Hongrois de Roumanie qui revendiquent l’autonomie du Pays Sicule (partie de la Transylvanie qu’ils peuplent), la Voïvodine qui veut s’émanciper de la Serbie, ou, symétriquement, les Serbes de Bosnie ouvertement séparatistes.

Si les Catalans pouvaient éviter de réveiller tout ce petit monde…

Ces « Gitans » (comme les nomme un de mes correspondants local) – y incluant « Sœur-Âne », la mairesse-parigote – n’auraient rien compris à la « vision jupitérienne » de « Manu-Mak-Rond » quant à l’avenir de la démocratie : Ils veulent tout et tout de suite, n’importe comment.

« Ah bon ? « Sœur-Âne » réclame elle aussi l’indépendance de l’Île-de-Gauloisie ? »



La fièvre indépendantiste un « truc » de pays d’Europe du sud ou centrale ?

Un des dossiers les plus chauds est celui des îles Féroé à qui le Danemark a refusé l’indépendance en 2004 et qui doivent revoter sur cette question en 2018.

Notez que les Malouines l’ont perdue mais que la Slovaquie l’a obtenue de Prague.
Pareil le Vatican, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, la Croatie, le Monténégro, le Kosovo, la Slovénie mais pas encore le Mont Athos…

Quant aux Kurdes, turcs, irakiens, iraniens, ils attendront une autre ère.

Et pan : Le président de la Catalogne prend l’initiative et aura annoncé et signé mardi soir une déclaration d’indépendance.

Mais c’est pour mieux, et dans la foulée, la suspendre…

Pas le kouilles, vous dis-je !



Pourtant il a estimé que sa région vivait un « moment historique », s’appuyant sur la victoire du « OUI » à l'indépendance à 90,19 % des voix, lors du référendum d'autodétermination du 1er octobre, et il loupe la marche…

 

Il faut lui envoyer des « marcheurs » !

Notez que 90 % des voix avec un taux d'abstention s’élevant à 57,6 % des inscrits puisque les « unionistes-locaux » ne se sont pas dérangés pour un référendum « interdit », ça ne fait pas beaucoup, même si c’est plus que la moitié et deux fois plus que pour « Jupiter »…

On est loin du divorce par consentement mutuel de la Tchéquie et de la Slovaquie.



« Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d’une déclaration d’indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue », a-t-il déclaré.

Après la déclaration du président de la Généralité de Catalogne, le gouvernement espagnol a de toute façon jugé « inadmissible » cette position. « Mariano-rabat-joie » avait laissé entendre qu’en cas de déclaration d’indépendance, quelle qu’elle soit, immédiate ou différée, il pourrait suspendre l’autonomie de la région (art. 155 de leur constitution), une mesure sans précédent depuis 1934.

En fait, comme le catalan a donné « du temps au temps », on peut y voir une tentative de chantage (avant de voir se dresser un mur le long de sa frontière « indépendante », façon « rideau de fer », Mur de « Trompe » ou encore celui de la honte en Israël).

En réalité, il « ne sait pas où il est, ni où il va », a déclaré la numéro deux du gouvernement conservateur espagnol.

Et puis quand on sait que le gouvernement espagnol a déjà pris le contrôle des finances de la région en septembre, il peut aussi instaurer un état d’urgence allégé lui permettant d’agir par décrets.

On en connaît d’autres.

Et une arrestation du leader régional et de son entourage dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà ouverte pour sédition n’est pas à exclure.



L’ambassadeur d’Espagne en « Gauloisie-des-Lumières » aurait même dénoncé sur BFMTV un « coup d’État au ralenti » en Catalogne.

Bien vu.

De toute façon Bruxelles a fait savoir qu’il n’était pas question de faire entrer la Catalogne-indépendante dans l’UE, même si les habitants cette région riche, qui pèse 19 % du PIB du pays, sont tout de même 16 % de tous les Ibériques.

Ils vont payer leur tortillas et tapas comment au juste ? En Euros ou en Pesetas ?

En dollars, peut-être : Les Cartels vont pouvoir venir en blanchir un maximum, s’ils prospèrent encore un peu dans ce sens-là…



Le dollar, justement…

Figurez-vous que pendant que tout ce petit-monde s’amuse, à Barcelone ou sur les pavés de boulevards « gauloisiens », la Californie crame.

Déjà plus d’une douzaine de morts à déplorer.

Disons que ça devient coutumier de par chez eux, puisqu’on en entend parler tous les ans.

Seulement là, c’est assez extraordinaire : Même les vignobles seraient détruits !

J’en chus sur mon séant…

Pensez, une vigne brûler ?

Mais comment font-ils pour faire du vin s’ils n’arrosent pas leurs ceps ?



Mon « Cousin-Dumè » m’expliquait il y a quelques années, pour avoir été aussi vigneron – et distillateur de gnôle genre « Danger : À ne pas secouer trop fort » – et avoir visité des caves sur place, c’est qu’à Napa Valley, c’est du flanc.

Oui il y a des tonneaux, des fûts, des cuves, des bouteilles, même plein de vignes, mais ils vendent surtout « de la poudre » mélangée à de l’eau.

Le vin, ils le tirent à la demande et en fonction du goût de l’acheteur : Un coup de « boisé », une lichette de « fruits rouges », un peu de tanin, quelques gouttes de citronnelle à l’occasion et de l’alcool mélangé au jus de raisin (pour « la robe ») à la couleur demandée…

Preuve par l’évidence : Une vigne, ça ne brûle pas si c’est correctement entretenu.



C’est d’ailleurs un conseil de survie que je vous donne : Si un jour vous êtes cernés par de gigantesques incendies, soit vous courez à la mer, vous plongez dans un lac, soit vous vous munissez d’un sceau d’eau et de quelques torchons.

Les torchons c’est pour être mouillés dans le sceau et appliqués sur vos voies respiratoires supérieures.

Et vous filez au milieu de la vigne en restant allongé : Le feu ne pourra pas vous atteindre.

Bé pas en Californie, figurez-vous.



C’est vous dire si mardi j’aurai eu une journée « hors du commun ».

Mais pas pour les deux premiers thèmes abordés : Du recuit, parfaitement entendu, ceux-là !

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/un-mardi-exceptionnel.html

 

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11/10/2017 23:47

Quand la liberté s’éteint en silence

 

Je reprends un article de Médiapart intitulé « Quand la liberté s’éteint en silence ».

 

Proposé par Aphadolie.com, un article de Médiapart enrichi de liens, qui met le doigt sur la « fumeuse » loi anti-terroriste votée par les parlementaires et, qui sonne le glas de nos libertés à tous, sans que ça n’émeuve le mouton aveugle et sourd, « qui n’a rien à se reprocher ».

L’Assemblée nationale a adopté, mardi 3 octobre 2017, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. En faisant entrer dans le droit commun l’état d’urgence, une majorité de députés, socialistes compris, a ainsi choisi de sortir la France de l’État de droit.

Un État de droit est celui dont le droit protège n’importe lequel de ses résidents de l’arbitraire de l’État. C’est un État mis à l’abri de l’absolutisme administratif ou policier. C’est un État où l’État est subordonné à des règles de droit qui lui sont supérieures et qui s’imposent à son action. C’est un État dont les citoyens sont en sûreté parce qu’ils sont assurés de ne pas être livrés aux abus de pouvoir étatiques. C’est en somme un État où l’État ne fait pas la loi.

À cette aune, la France, depuis ce 3 octobre 2017, n’est plus un État de droit. Avec l’entrée dans le droit commun des principales dispositions dérogatoires aux droits fondamentaux et aux libertés essentielles qui caractérisaient l’état d’urgence, l’exception y est devenue la règle. Désormais, l’État, autrement dit ses préfets, son administration, sa police, pourra n’importe quand, n’importe où et contre n’importe qui, en prétextant du terrorisme, mettre en cause :

Notre liberté de circulation.

Notre liberté de culte.

Notre droit à l’inviolabilité du domicile.

Notre droit à l’égalité devant la loi.

…Et le faire sans avoir à s’en justifier ou à en répondre devant un juge indépendant, dont la décision pourrait l’entraver ou le sanctionner.

 

Avec ce vote écrasant, à l’Assemblée nationale, d’une majorité de la peur (415 voix contre 127), il y a désormais une loi des suspects en France. Sur de simples soupçons policiers qui, dans un véritable État de droit, seraient totalement insuffisants pour qu’ils se le permettent, l’administration étatique et son bras armé policier pourront dorénavant s’en prendre à un individu, l’immobiliser, l’entraver, le cibler, l’isoler, le mettre à part et à l’écart, bref le persécuter. Seuls juges du prétexte, le terrorisme, ils pourront, demain, après-demain, en étendre la notion, sans entraves aucune, au gré des émotions populaires et des idéologies dominantes.

La loi votée autorise en effet l’État, son administration, sa police, en dehors de tout contrôle judiciaire, à obliger un individu à « résider dans un périmètre déterminé », c’est-à-dire à ne plus pouvoir en bouger, à le frapper d’une « interdiction de paraître » dans un lieu précis, à soumettre son intimité domestique et familiale à des « visites domiciliaires », soit des perquisitions permettant des saisies, à étendre contrôles d’identité, fouilles de bagages et de véhicules à de vastes « périmètres de protection », à fermer un lieu de culte au seul motif des « idées et théories » qui y seraient diffusées, etc. Et ce n’est là qu’un résumé succinct d’une loi, la douzième loi sécuritaire en quinze ans, qui pousse jusqu’à son terme la corruption du droit par la police et de la preuve par le soupçon.

 

Aussi inconscients qu’égoïstes, aveugles aux autres et ignorants du passé, les apprentis sorciers qui ont ouvert cette boîte de Pandore liberticide se rassurent en se disant non concernés. Après tout, ne s’agit-il pas de combattre le terrorisme, ses crimes et ses réseaux ? C’est l’argument de l’urgence qui, prise pour l’essentiel, en vient toujours à perdre de vue l’urgence de l’essentiel – autrement dit des principes. C’est surtout l’argument aussi éculé que lâche de la fin qui justifie les moyens, au nom duquel, sous toute latitude, tout régime et toute époque, les libertés ont toujours été passées par pertes et profits.

« Je considère que je n’ai pas à avoir peur des moyens de lutte contre le terrorisme parce que je ne me sens pas terroriste. », a tôt déclaré le porte-parole du gouvernement, l’ex-socialiste Christophe Castaner, dont l’ancien parti (à cinq prudentes abstentions près) a soutenu sans réserve cette perdition qu’il avait lui-même initiée sous la présidence de François Hollande. Phrase terrible, qui résume ce sacrifice de l’idéal démocratique sur l’autel du terrorisme. Phrase aveugle, de gouvernants prêts à piétiner les libertés des autres pour tenter de justifier leur pouvoir.

« Nous cajolons la bête immonde. », avertissait l’avocat François Sureau, défenseur intransigeant des libertés fondamentales, dans un entretien récent à Mediapart. Sous l’état d’urgence prolongé mis en place par le gouvernement de Manuel Valls depuis la fin 2015, rappelait-il, « il y a eu 6 000 perquisitions administratives pour 41 mises en examen. Et sur les 41 mises en examen, 20 sont des mises en examen pour apologie du terrorisme, c’est-à-dire des crimes d’ordres intellectuels. Au cours de ces 6 000 perquisitions, vous avez parfois bousillé la vie des gens, vous êtes intervenu dans leurs libertés individuelles de manière brutale pour un résultat extrême faible ».

Et qui ne se souvient de l’utilisation de l’état d’urgence en 2015 et 2016 contre la société tout entière, d’abord les activistes écologiques lors de la COP21, puis les manifestants contre la loi El Khomri ? Qui oserait garantir que, sous ce pouvoir ou, après lui, sous un autre, ajoutant à l’obsession sécuritaire des obsessions idéologiques, autoritaires, identitaires, xénophobes, discriminatoires, etc., ce ne seront pas les militants de toutes les causes minoritaires, dissidentes et nouvelles, celles où s’inventent et se revendiquent des droits nouveaux, qui seront les victimes indistinctes de cet état d’urgence devenu permanent ? Qui pourrait jurer que, demain, ce ne seront pas eux les nouveaux « ennemis de la nation », terroristes en puissance ou terroristes en théorie, selon l’infernale logique des forces conservatrices et rétrogrades, décidées à faire la guerre à la société, à sa richesse et à sa diversité, à son autonomie et à ses luttes ?

 

Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles

Nous connaissons évidemment la réponse, tant les gouvernants et les élus qui, aujourd’hui, sacrifient nos libertés ne sont que de passage. Irresponsables, ils sacrifient la longue durée d’une démocratie vivante, par conséquent exigeante avec elle-même, au court terme de leur survie. « Si ce projet de loi est adopté et que l’extrême droite arrive un jour au pouvoir, la France sera dans une situation extrêmement difficile en matière de libertés. Un tel pouvoir n’aurait absolument rien à ajouter à ce texte. », Christine Lazerges.

L’Histoire nous l’a appris, et notamment celle des circonstances – la guerre d’Algérie, guerre coloniale et guerre civile – où est né, en 1955, cet état d’urgence aujourd’hui définitivement légalisé et banalisé : l’introduction de dispositions liberticides est une gangrène qui finit par contaminer tout le corps légal, institutions, administrations, gouvernements. Nous venons de le vivre, en à peine deux ans : tout comme hier l’état d’urgence de 1955 avait débouché sur les pouvoirs spéciaux de 1956, où se déshonora une République tortionnaire, aujourd’hui l’état d’urgence prolongé de 2015 accouche sous nos yeux sidérés d’une remise en cause sans précédent de l’État de droit.

 

Dans son plaidoyer Contre l’état d’urgence (Dalloz, 2016), le juriste Paul Cassia rappelait cette mise en garde lucide d’un membre du Conseil d’État, Roger Errera : « Dès qu’une atteinte aux libertés apparaît, elle fait tache d’huile, elle est progressivement appliquée au-delà des limites fixées au début, quelles que soient les promesses, les barrières et les hésitations, et à d’autres que ceux qui étaient initialement visés. Il arrive même qu’elle s’institutionnalise et que, fruit de l’urgence, elle devienne permanente. ».

C’était en 1975, il y a plus de quarante ans, et nous y sommes, hélas !

Qui plus est avec un État qui ne peut même plus compter sur la génération de ces hauts fonctionnaires à principes qui, ayant souvenir de Vichy ou de l’Algérie, savaient que la banalisation de l’état d’urgence était la brèche par laquelle le totalitarisme ou, du moins, ses pratiques niant les droits humains avaient fait leur chemin, sous couvert d’une administration ou d’un régime républicains. Dans son entretien à Mediapart, François Sureau soulignait ce terrible renoncement qui, depuis trois décennies, a progressivement gagné presque tout le spectre politique : « Les grandes voix du passé portaient un projet collectif de liberté, et pas seulement un projet individuel. »

Car comment ne pas interroger le silence pesant, abyssal, qui accompagne ce saut dans l’inconnu ? « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles » : attribué à l’écrivain suisse Max Frisch, ce constat n’a jamais été aussi pertinent. L’ensemble des défenseurs des droits humains, rassemblés dans ses locaux par la CNCDH, tout comme les experts qui en ont officiellement la charge aux Nations unies, se sont solennellement dressés contre cette dérive. Ces experts des droits de l’homme mandatés par l’ONU n’y ont pas été de main morte, estimant que « plusieurs dispositions du projet de loi menacent l’exercice des droits à la liberté et à la sécurité personnelle, le droit d’accès à la justice, et les libertés de circulation, d’assemblée pacifique et d’association, ainsi que d’expression, de religion ou de conviction. »

 

En vain, rien n’y a fait. Pas un écho, pas un regret, pas une nuance, pas une réserve, pas un recul. Pis, à l’Assemblée nationale, la majorité dévotement dévouée au président qui l’a fait élire s’est empressée de durcir les dispositions les plus controversées que le Sénat, dans sa vieille sagesse, avait tenté d’amoindrir. Cette prétendue société civile qui, surgie de nulle part, prétendait renouveler la politique, via la dynamique du mouvement En Marche ! 

Et de son dégagisme parlementaire revendiqué, se révèle sourde et aveugle à la société. Seule la gauche de la gauche – les députés communistes et insoumis reprenant le flambeau des six socialistes frondeurs (Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun) et écologistes isolés (Isabelle Attard, Sergio Coronado, Noël Mamère) qui, hier, avaient dit non à l’état d’urgence – aura sauvé l’honneur mais sans, pour autant, réussir à mobiliser la société.

Aussi ne pouvons-nous nous contenter d’accabler ceux qui ont commis cet attentat aux libertés. Nous devons aussi interpeller l’indifférence, cette passivité massive, qui l’a permis. N’est-elle pas du même ordre que celle qui s’accommode de la détresse des migrants, réfugiés et autres exilés ? Cette indifférence, plus essentielle, à l’autre, au différent, au suspect, au musulman, bref au lointain, tandis que nous nous replions sur nous-mêmes? Comme si nous n’étions pas concernés, sinon par le souci de nous protéger, coûte que coûte.

 

Source : https://aphadolie.com/2017/10/11/quand-la-liberte-seteint-en-silence/

 

Un article intéressant, mais je me demande si Médiapart ne fait partie des médias qui ont conduit à l’élaboration de cette loi indigne pour une démocratie.

En fait, j’ai eu un blog Médiapart pendant des années où j’ai expliqué comment François Mitterrand avait détournés les indemnités de la guerre du Golfe virés à la France en 1991 par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les EAU :

http://www.alerte-ethique.com/les-milliards-disparus-de-la-division-daguet/

J’ai fermé ce blog compte-tenu du blocage manifeste d’Edwy Plenel sur cette affaire qui mouillait ses amis « Soces ».

On voit maintenant où le manque de courage, de lucidité, nous a mené !...

 

Jean-Charles Duboc

 

 

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11/10/2017 14:34

Analyses critique du Budget 2018 (I)

 

Une baisse d’impôt ? Dérisoire.

 



Certes, l’on ne s’attendait pas à une révolution fiscale, mais l’on espérait tout de même une baisse sensible des impôts. Le Gouvernement s’y était d’ailleurs engagé à plusieurs reprises.

Souvenez-vous : Lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2018, il a été fièrement annoncé que les impôts diminueraient de 10 milliards d’euros en 2018… force est cependant de constater que cela n’est pas tout à fait exact puisqu’une lecture attentive dudit projet de loi révèle qu’en 2018 les recettes fiscales nettes devraient seulement baisser de 1,3 milliard d’euros pour s’établir à 288,8 milliards d’euros (ces recettes se sont élevées à 290,1 milliards d’euros en 2017). Autrement dit, les impôts ne baisseront concrètement que de 1,3 milliard d’euros et non de 10 milliards qui ne correspond qu’à environ 0,4 % du montant global des impôts prélevés en 2017 !

Ridicule.



Pis encore, le seul déficit de l’État atteindra 82,9 Mds €. Les comptes publics recevront donc leur dose annuelle : 195 Mds € seront empruntés.

Pour la 44ème fois d’affilée…

Encore une fois, malgré la pleine conscience des dangers provoqués par ces déficits, le gouvernement se félicite de façon éhontée des « économies » soi-disant réalisées.

Augmenter le volume de dépenses moins rapidement que précédemment devient encore une fois une victoire. L’État n’aura jamais été aussi dispendieux : 386,3 Mds €.

Encore une fois, les bonnes résolutions sont repoussées à plus tard. L’équilibre serait atteint en 2020, la quasi-stagnation des dépenses publiques (+ 0,1%) n’adviendra pas avant 2022, la baisse de la dette par rapport au PIB est repoussée à 2019.

Pourtant, avec un volume de dépenses publiques tout confondu (Sécurité sociale, État et administrations locales) de plus de 1.300 Mds €, on aurait pu imaginer plus facile de réaliser d’autre ambitions préalablement : Sur les 24 missions répertoriées, 17 profiteront d’un budget plus important. Concomitamment, un plan coûtant 57 Mds € est annoncé.
Les administrations publiques distribuent plus de 35 Mds € par an de subventions, on pourrait imaginer remplacer ce système dispendieux par des dons particuliers.

Les politiques pour favoriser un chômage faible coûte 15 Mds € par an avec le succès que l’on sait.

La sécurité sociale est en déficit structurel.

Aucune réforme ne vient essayer de réduire durablement les déficits mais il est promis que le budget 2019 sera plus « sévère ». Il faut donc encore attendre et se reposer sur des engagements lointains.



Comment expliquer une telle différence entre les baisses d’impôts annoncées et les baisses d’impôts constatées ? Principalement par le fait qu’à législation constante (c’est à dire sans tenir compte des nouvelles mesures adoptées par le Gouvernement) les impôts devraient spontanément augmenter en 2018 de 10,2 milliards d’euros. Les impôts concernés étant principalement la TVA, reflet du dynamisme de la consommation des ménages, et l’impôt sur le revenu, en raison de l’évolution favorable de la masse salariale en 2017.

Naturellement, le Gouvernement s’est bien gardé de préciser ce détail lors de la présentation du projet de loi de finances ; laissant ainsi imaginer aux contribuables gauloisiens que les baisses d’impôts seraient près de 7 fois supérieures à celles qui devraient être constatées en réalité.



Par exemple, le gouvernement a annoncé qu’il ramènerait progressivement le taux normal de l’impôt sur les sociétés à 25 % en… 2022 pour l’ensemble des entreprises. En 2018, le taux normal de l’impôt sur les sociétés restera en effet inchangé à 33,33 % !

En revanche, un taux réduit de 28 % sera introduit pour les bénéfices allant jusqu’à 500.000 euros.

Autant dire que le Gouvernement ne prend pas la voie de simplification en matière d’impôt sur les sociétés en ajoutant un nouveau taux réduit à celui déjà existant de 15 %. Mais il prend même clairement la voie d’une nouvelle complexification inutile de cet impôt, déjà largement tarabiscoté par le passé (rappelons que jusqu’en 2016, trois surtaxes aux taux de 3 %, 3,3 % et 10,7 % pouvaient, selon les circonstances, s’ajoutaient au taux normal de ce dernier.

Grâce à « Manu-le-Jupitérien », les sociétés pourront donc potentiellement se voir appliquer en 2018, 3 taux distincts d’impôt sur les sociétés, à savoir celui de 15 % (jusqu’à 32.120 euros de bénéfice), de 28 % (jusqu’à 500.000 euros de bénéfice) et de 33,33 % pour le surplus, sans compter l’application éventuelle de la contribution sociale de 3,3 % (la contribution de 10,7 % ayant été supprimée en 2016 et celle de 3 % devant l’être).

Ce faisant, à l’instar de l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés prend dangereusement le chemin de la progressivité. Or, une telle évolution est naturellement contreproductive en termes de compétitivité fiscale. Gardons en effet en mémoire que tout ce qui est compliqué rebute non seulement les entrepreneurs mais aussi les investisseurs.



Et puis, il y a les promesses fiscales non-tenues.

Le président aura introduit dans le projet de loi de finances plusieurs des promesses fiscales qu’il avait formulées lors de sa campagne présidentielle (notamment la suppression de l’ISF, l’imposition forfaitaire de 30 % et la hausse de 1,7 point de la CSG), mais force est de constater que deux d’entre elles se sont évaporées en cours de route, à savoir celle relative au rétablissement des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires et celle relative à l’option pour l’individualisation de l’impôt sur le revenu…

Quant au prélèvement à la source sur les traitements & salaires… peut-être pour plus tard, repoussé d’au moins un an, tellement Bercy a réussi à pondre un « truc » inextricable et probablement inapplicable pour quelque chose de si simple.

Par suite, entre les baisses d’impôts illusoires et les promesses fiscales non tenues, ce nouveau projet de loi de finances s’inscrit comme une véritable déception pour les contribuables gauloisiens.

J’attendais franchement mieux de votre « Jupiter » !



L’élu des minorités-agissantes à la tête de la République a voulu que ses budgets fiscaux et sociaux présentés fin septembre soient dès cette année la traduction de son programme. C’est en partie vrai pour le bon (le PFU à 30 %, suppression de la taxe d’habitation) et surtout pour le pire (ISF immobilier, hausse de la CSG…).

Remarquez, on ne cause plus de la hausse des taux de TVA, mais ça va venir.

Si les dépenses baissent peu, les recettes également et le déficit de l’État augmentera l’an prochain, de 76,5 Md€ en 2017 à 82,9 Md€ en 2018, avec un besoin corrélatif d’accroissement de la dette.

Le taux de prélèvement obligatoire reviendra, soi-disant, à son niveau de 2016, soit 44,3 %, ce qui reste spoliateur : Rien de nouveau sur ce plan-là.



Il y a certes quelques mesures intéressantes comme la nouvelle règle instituée pour limiter les niches fiscales, qui prévoit que toute création ou extension d’une niche ne se fera que pour 4 ans.

Mais en « même temps », la loi de Finances recrée ou prolonge de nombreuses niches !

Comme le Président s’y était engagé, le RSI disparaitra. Mais ce sera pour le faire absorber par l’URSSAF, ce qui permettra à un monstre d’en engraisser un autre pire encore.

Déjà aujourd’hui le RSI confie l’exécution de ses missions à divers opérateurs : Organismes conventionnés (OC) pour la branche maladie et le recouvrement des cotisations des professions libérales (PL), URSSAF pour le recouvrement hors PL.

L’appel et le recouvrement de ses cotisations est assuré en partie par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS). Cela ne marche pas pour autant et ça n’est pas en transférant le RSI à ceux qui ont montré déjà leur incompétence pour s’en occuper que le problème sera résolu.



Au niveau des dépenses, l’emploi public n’est réduit qu’à la plus petite marge possible, soit 1.600 postes (ETP) en moins. La seule nouvelle positive est que ce solde net permet de favoriser les fonctions régaliennes via la création de 1.870 postes dans le domaine de la sécurité (police, gendarmerie et sécurité civile), 1.000 au ministère de la justice et 518 dans les armées. 
Les autres ministères seront perdants, notamment les ministères économiques et financiers (– 1.648 ETP), de la transition écologique et solidaire (– 828 ETP), de l’Intérieur, hors sécurité (– 450 ETP), des Solidarités et de la Santé (– 258 ETP), du Travail (– 239 ETP), de l’Agriculture et de l’Alimentation (– 130 ETP), de la Culture (– 110 ETP), de l’Europe et des Affaires étrangères (– 100 ETP).

Mais vous aurez noté que les dépenses de personnel du budget général de l’État, hors pensions, grimpent. Elles s’élèvent pour 2018 à 87,0 Md€, soit une augmentation de la masse salariale de 2,4 % particulièrement généreuse lorsque l’inflation est à 1 %.

On comprend pourquoi les fonctionnaires ne grognent guère, finalement !

Et puis comptez avec un doublement des effectifs affectés à la sécurité physique de la personne de « Jupiter » : Il doit se sentir menacé, je ne sais pas.



La seule vraie bonne réforme annoncée est celle qui institue un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (CSG comprise) sur les produits de l’épargne (intérêts, dividendes, plus-values) couplé à la suppression de l’ISF sur les placements correspondants. Mais pourquoi ne pas l’appliquer aux revenus fonciers qui vont au contraire être pénalisés par l’IFI ?

Question sans réponse…

Notez qu’au passage on crée une nouvelle-niche sur l’épargne « assurance-vie », normalement longue, qui va pouvoir devenir « courte » pour les plus spéculatifs d’entre vous qui vont pouvoir faire des allers et retours à satiété et à moindre coût, ce qui n’était possible jusque-là moyennant d’avec la complicité de votre assureur-banquier et quelques « complexités ».



Car en même temps, est institué un impôt annuel sur les actifs immobiliers non affectés à l’activité professionnelle de leur propriétaire, désigné sous le nom d’impôt sur la fortune immobilière. On en a déjà causé, et à deux reprises.
Le rendement attendu de cet impôt est de 1,818.850 Md€ mais les estimations les plus sérieuses font plutôt état de la moitié de ce montant, un rendement proche de ce que coûtait et de ce que coûteront probablement encore le recouvrement et le contrôle de cet impôt tout entier idéologique.

Y sont assujetties les personnes physiques résidentes en « Gauloisie-foncière » pour tous leurs biens immobiliers situés en « Gauloisie-patriote » et à l’étranger, et celles qui n’ont pas leur domicile fiscal au pays, à raison des seuls biens et droits immobiliers situés sur territoire.

Les couples mariés, les partenaires liés par un pacte civil de solidarité et les personnes qui sont en situation de concubinage notoire feront comme à l’accoutumée l’objet d’une imposition commune, ce qui incitera à vivre discrètement en couple sans se marier pour bénéficier deux fois de la franchise et de la progressivité de cet impôt…

Ou quand on agite-propre la destruction rampante des cellules familiales.

Ça, plus les projets relatifs aux allocations familiales, non seulement on n’aime pas les « vieux-rentiers » du régime général, mais en plus, on favoriserait les enfants naturels…



Comme on l’a déjà souligné, certaines exonérations sont prévues pour les professionnels propriétaires de l’immobilier d’exploitation de leur propre société industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Mais le texte, qui plagie celui de l’ISF, est une véritable usine à gaz.

Et l’épargne placée dans des sociétés d’investissement immobilier tels que les SCPI, OPCI et autres institutionnels, cotés ou non, ne sera pas exonérée alors même que ces sociétés d’investissement contribuent largement à loger les foyers et à offrir des locaux locatifs aux entreprises qui préfèrent souvent, à juste titre, consacrer toutes leurs ressources financières à leurs investissements industriels et commerciaux.

Et dire qu’on manque encore de logements au pays…



Il est confirmé que l’on propose d’instaurer, à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement qui, s’ajoutant aux exonérations existantes en matière de taxe d’habitation, devant permettre à environ 80 % des foyers d’en être dispensés de paiement progressivement d’ici 2020 au titre de leur résidence principale.

Ce nouveau dégrèvement concernera les foyers dont les ressources n’excèdent pas 27.000 € de revenu fiscal de référence pour une part, majorées de 8.000 € pour les deux demi-parts suivantes, soit 43.000 € pour un couple, puis 6.000 € par demi-part supplémentaire.

Et l’État prendra en charge les dégrèvements, dans la limite des taux et des abattements en vigueur pour les impositions de 2017, les éventuelles augmentations de taux ou d’abattements étant supportées par les contribuables.

Outre que cette réforme est peut-être inconstitutionnelle, elle tend aussi à déresponsabiliser complètement les foyers Gauloisiens par rapport aux dépenses de leurs communes alors même que c’est l’inverse qu’il faudrait faire car nous ne parviendrons pas à réduire les prélèvements fiscaux et plus généralement le poids de l’État qu’en les rendant plus responsables de leurs dépenses.

D’un autre côté, c’est un effet d’aubaine pour la plupart que de voir se réduire – pas tout de suite – leurs charges « obligées ».



Une politique de redistribution qui ne vise sans doute en définitive qu’à accroitre la présence de l’État. Sans même forcément augmenter le poids des prélèvements, puisqu’il faudra quand même « payer » par une autre voie.
« L’État-Jupiter » cherche probablement à faire passer toujours plus d’argent par la grande machine publique et faire en sorte que de plus en plus de gens dépendent de l’État, y compris vos élus locaux qui râlent, et soient contrôlés par lui tout en gratifiant au passage les uns tandis qu’il punit les autres.

Ça n’est pas à proprement parler le libéralisme dont l’affuble l’extrême gauche ignare !



De ce qui ressort de cette politique budgétaire, c’est en effet ce qui se traduit par la hausse de la CSG pour réduire ou supprimer les cotisations chômage et maladie des salariés.

La CSG est augmentée de 1,7 % dès le 1er janvier, mais les compensations offertes aux salariés ne leur seront accordées qu’à l’automne suivant… 
Sous cette réserve, tout le monde sera compensé de cette hausse sauf les propriétaires bailleurs et les retraités.



La politique familiale est logiquement aussi sur le gril. Alors que le budget de la branche famille est équilibré, l’allocation de base pour la garde d’enfants est rabotée et le rapporteur général du budget s’est dit prêt, lors d’une conférence de presse ce 28 septembre, à mettre fin à l’universalité des allocations familiales déjà rognées à deux reprises ces dernières années.

Logique : « Jupiter » est jeune, il n’est pas réellement propriétaire immobilier (sa fortune serait « ailleurs » et s’agitant sur les marchés spéculatifs à l’abri des regards indiscrets) et il n’a pas réussi à faire des enfants à sa cougar.

Il n’aime donc ni les retraités ni les familles et maudit l’immobilier. Ses budgets sont à l’avenant !



En bref, l’addiction, ou dépendance à la dépense publique, est toujours le maître-mot de la « transformation » en cours.

En tout cas, c’est bien ce qui ressort du PLF 2018, malgré tout ce qu’on a pu vous raconter.

Mais on y reviendra…

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/analyses-critique-du-budget-2018-i_11.html

 

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10/10/2017 23:07

L’objectif affiché des « Maîtres du monde ».

 

Vous finirez par leur dire « Merci » !

 

 

Et depuis toujours, d’ailleurs. Puisqu’ils œuvrent pour « votre bonheur » sans que vous ne le sachiez.

Bon, tant pis s’il y a de « la casse » entre-temps : C’est une nécessité incontournable et donc acceptable.

« Il y en a certains au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'il peuvent avoir des postes là-bas… », après les « gens de rien », le quinquennat des « sans-dents » et celui du « Kaas-toi-pôv’-kon ! » il n’y a aucune raison de se révolter, braves-gens !

 

C’est en tout cas ce qu’il ressort des dernières trivialités de la semaine passée.

Quand il punit de son verbe des ouvriers blousés, qui manifestent contre un sort injuste au lieu de toquer à la porte d’une fonderie corrézienne (qui n’a pas les moyens de tous les accueillir à 150 km de là), le seul « bordel » est celui des commentaires qu’on ne veut pas comprendre.

« Jupiter » a voulu dire quelque chose d’important au salariat : On a raison de ne pas se révolter.

Ce n’est pas rien, d’admettre cela, quand toute l’histoire du mouvement ouvrier fut un refus et un combat, contre l’absolutisme patronal jadis, les inégalités sociales ensuite, et depuis cinquante ans contre la mort des usines : La fin d’un monde sans douceur, mais structurant…

Tout cela s’achève rudement pour que l’on comprenne. Et les cris sont vains désormais, comme les grèves ou les manifestations.

Il faut accepter, d’abord, et faire confiance, et, dominés, s’en remettre aux dominants : Seuls survivront « les soumis » aux « Maîtres du monde », car ils comprennent le monde et diront « merci » à leurs maîtres.

 

Tout se tient, alors, dans la séquence ouvrière du chef de l’État, qui l’a vu pérégriner des Hauts-de-France à l’Aquitaine, du soulagement des Whirlpool – fabriquant de lave-vaisselles lestés d’un plan social décent et d’un repreneur ambitieux – et de l’espérance des Amazon – jeunes gens embauchés par le géant de la distribution, agrégés à une culture de secte productive – à la colère des GM&S, ces sous-traitants de l’automobile qui laissent 156 camarades sur le carreau…

Ce président n’a pas vraiment courtisé les ouvriers. Il les a triés. Il s’est montré, chez les Whirlpool, urbain et attentif, humain et concerné.

Avec les GM&S, il était agacé et brutal, par ses mots et les lacrymogènes de ses forces de l’ordre. Il n’y avait là ni dérapage ni contradiction, mais une cohérence absolue, politique.

Doux avec ceux qui s’en sortent, parce qu’ils l’ont mérité. Dur avec ceux qui fuient leur destin.

 

Ainsi se transforme une société. Il trie manifestement entre ceux qu’il repousse ou ceux qu’il agrée. À ceux-là, il ne leur ment pas sur ce qu’il est, ce qu’il veut, ce qu’il faut selon lui : En finir avec l’illusion des luttes qui n’apportent aux salariés que plus de malheurs et attisent la méfiance du capitalisme envers une « Gauloisie-rétive ».

Cette dialectique trouve sa quintessence à Amiens, la ville natale de « Jupiter ». On ne peut pas comprendre ce qui se joue autour de Whirlpool sans se souvenir d’une autre usine, qui s’appelait Goodyear, devenue le repoussoir du « monde d’après ». On y fabriquait des pneus. Goodyear a été l’ultime forteresse ouvrière, un combat de sept ans, un défi lancé à une multinationale et aux autorités et ce combat méritait une punition exemplaire. Cela s’est mal terminé.

Les ouvriers ont payé leurs refus du chômage et de la stigmatisation. On les accuse désormais d’avoir fabriqué leur propre malheur par leur intransigeance. Leurs leaders ont été condamnés pour violences et séquestrations.

On les ostracise.

Eux pensaient simplement vivre debout : Gag !

Sans se soumettre ? Allons donc…

 

Souvenez-vous, en 2007, Goodyear-Dunlop décide de rapprocher deux usines à Amiens et pour cela veut réorganiser la production. Il faut accepter les « 4-8 », un système de roulement efficace (quatre équipes se relaient toutes les huit heures, y compris le week-end) mais destructeur pour les familles des ouvriers.

On y perd ses repères, ses week-ends et ce qui reste de sa vie. Les ouvriers votent, sous une menace explicite : En cas de refus, les licenciements tomberont.

Un site accepte, Dunlop, l’autre refuse, Goodyear.

Dunlop sera préservé et Goodyear, méthodiquement puni, étouffé, voué à l’obsolescence et au saignement des effectifs.

Cela durera des années.

 

Ils sont défendus par un avocat militant communiste depuis ses 17 ans, adversaire des multinationales, qui organise une stratégie d’empêchement des plans sociaux.

La multinationale est battue dans les prétoires, encore et encore. Chaque succès judiciaire fait gagner une poignée de mois aux salariés. Ce n’est pas rien. À l’arrivée, ils perdent tout, et jusqu’à la patience des politiques.

Même les « soces », « Monte-et-bourre-la » et « Tagada-à-la-fraise-des-bois », qui les courtisaient, se lassent de leur dureté.

La CGT des Goodyear est trop rouge. Son leader se présente aux législatives de 2012. Font-ils de la politique anticapitaliste ou du syndicalisme ?

Une tentative de reprise par Titan, fabriquant américain de pneus, échoue.

Le PDG, « Jupitérien » avant l’heure, dénonce les « timbrés de la CGT » et le modèle « gauloisien » : « La journée d’un ouvrier français fait sept heures payées mais les ouvriers prennent une heure pour déjeuner et faire des pauses, ils travaillent trois heures, et les trois autres heures ils s’assoient ou se promènent et discutent. Il faudrait dérouler le tapis rouge à toutes les entreprises qui veulent investir de l’argent en France ! Bientôt, même Michelin ne produira plus de pneus en France parce que c’est trop cher ! »

Ça fait longtemps que la « Michelin » a délocalisé. Ça paye le siège et les scories « Gauloisiennes ».

 

Les années de la crise Goodyear sont celles de la transhumance idéologique de la gôche. «J’aime l’entreprise », proclamait « Menuet-Valse ». Il faut être attractif aux capitaux étrangers. Il faut s’adapter.

Goodyear disparaît. La multinationale finit par obtenir la fermeture de l’usine en 2014. Des centaines de Goodyear restent sur le carreau. Ils s’égaillent dans l’intérim. Ils sont ceux qui se sont battus pour leur malheur.

 

La crise Whirlpool survient ensuite, dans une classe ouvrière amiénoise échaudée.

C’est en janvier 2017, le 24, que les salariés apprennent la délocalisation à venir et la fermeture prévue en 2018. Dans le saisissement, ils savent une chose. « Nous ne serons pas les Goodyear », murmure-t-on. Ils se le disent. On le leur conseille.

« Les Goodyear ne retrouvent pas de travail, ils sont marqués par ce qui est arrivé, ils font peur aux patrons, on nous le disait, on avait ça en tête », dit la responsable de la CGC-CFE.

Cela calme. Et les Whirlpool ne franchiront pas les lignes. On les accompagnera.

Ils joueront le jeu avec la puissance publique, allant chercher les autorités contre leur actionnaire. Les « politiques » aussi, échaudés, se montrent « constructifs ». Quand la crise se noue, « Jupiter » est en campagne. C’est le gouvernement « Casa-toute-neuve » et son secrétaire d'État à l’Industrie « Chris-la-Scie-rit-gue » qui démontrent que la social-démocratie, au bout du compte, n’aura pas été inutile : La Loi Florange fait obligation à Whirlpool de trouver un repreneur. Un plan social est mis en route. Les salariés s’en sortent bien. Ils toucheront des indemnités avant d’être repris. Les intérimaires restent en l’air…

Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, « Manu-Mac-Rond » est venu à Amiens. Il dit aux ouvriers, en face, que Whirlpool ne sera pas sauvé, mais que eux, on ne les abandonnera pas. Il trie le bon grain ouvrier de l’ivraie : « Qu’est-ce qui s’est passé à Goodyear ? Vous n’avez pas une intersyndicale et des salariés qui ont pris leurs responsabilités comme vous. Ils ont tout bloqué. Vous n’avez pas été dans la surenchère, vous avez préservé l’image du site et l’intérêt des salariés. ».

Ainsi désignés « responsables », les Whirlpool échappent au sort des Goodyear.

Ceux qui luttent, contestent, manifestent, finissent par saboter et dégoûter les investisseurs. Il faut les réduire, dans l’intérêt même des travailleurs.

Il faut combattre ceux qui entraînent les ouvriers dans des mauvais combats.

La CGT était responsable de la chute de Goodyear. Les manifestants empêcheraient la reconversion des GM&S : La sagesse des Whirlpool les a sauvés.

 

Tout ceci n’est pas qu’une simple actualité. S’agitent des forces qui vous dépassent. Les destins des ouvriers de la Somme ou de la Creuse sont l’aboutissement d’une longue parade de défaites. En 1978-79 les syndicats, CGT en tête, avaient jeté toutes leurs forces contre des plans de restructuration de la sidérurgie, dans des protestations culminant en une manifestation monstre à Paris. En vain : Elle n’existe plus.

Le paysage industriel serait éradiqué, dévasté : C’est le « meilleur » pour les « Maîtres du monde » et vous leur direz « merci ! ».

La classe ouvrière organisée, dès son premier combat, avait perdu. Elle lutterait pourtant, et encore, contre « la casse », pour « l’outil de travail », jusqu’à l’épuisement.

Jusqu’à l’épuisement ? Goodyear apparaît comme la fin d’un cycle. Whirlpool, un nouveau modèle. L’acceptation comme seule voie de salut : Le monde est ainsi, avec lequel on ne transige pas.

 

« Jupiter » verbalise en fait un ajustement au monde réel. Mais il renoue, en même temps, avec un discours patronal venu de très loin : « La grève, c’est une barbarie ! C’est quelque chose que le gouvernement a le devoir de conjurer et d’éviter », lançait en 1901 le député Joseph Thierry, porte-parole du grand commerce marseillais (cité dans « Les Patrons et la politique », de Jean Garrigues).

Au XIXème siècle, et à nouveau au début du XXème, le patronat obtenait des gouvernements que la troupe tire sur les ouvriers révoltés. Le patronat organisait des syndicats « jaunes », comprenant ses raisons, prônant « un mouvement ouvrier nouveau, bien français, sage, ennemi de la politique, proclamant hautement un désir sincère d’entente et de conciliation » lit-on dans « Les Patrons et la politique »…

On croirait entendre les odes à la responsabilité de « Jupiter » qui se garde bien de faire référence au « modèle » d’Outre-Rhin qui a fait sa révolution-syndicale depuis bien des décennies et avec le succès que l’on sait…

 

Tout ne se vaut pas. Les gaz lacrymogènes utilisés contre les GM&S ne sont pas les balles des troupes de Clemenceau et les ouvriers de Whirlpool ne sont pas « des jaunes ». Mais la dialectique reste inchangée. À nouveau, les raisons du capitalisme s’imposent. À nouveau, le pouvoir politique n’admet pas que des ouvriers, égarés, échappent à cette logique.

« Jupiter » fustigeant les meneurs de Goodyear, semble un écho du Premier ministre « Pierrot-Messe-mer », qui vitupérait en 1973 contre les ouvriers de l’entreprise d’horlogerie Lip.

Menacés de licenciement, ceux-là s’étaient appropriés le stock de montres de l’usine, le vendait directement au consommateur et s’embarquaient dans l’autogestion soutenus par « Roro-Card » : Ce fut aussi une légende ouvrière et un rude conflit. On était dans l’après mai-68, au temps des utopies. Pour « Messe-mer » alors « premier-sinistre », cette échappée était une profanation.

« L’obstination et l'aveuglement de certains dirigeants syndicaux ont porté à cette entreprise un coup mortel », dénonçait-il, un jour de blocage de négociations. « Les ouvriers de Lip ne méritaient pas le malheur dans lequel des dirigeants aveugles, emportés par la passion, les ont plongés. »

Rappelons que, globalement, Monsieur Lip avait vendu et s’était tiré en croisière-perpétuelle au soleil, ras-le-bol de se lever tous les matins pour affronter ses syndicats : On peut aussi comprendre que « donner du travail » à autrui soit un travail épuisant.

 

Notez quand même l’étrange et étonnante permanence du vocabulaire, entre le vétéran « Messe-mer » et l’encore jeune « Jupiter », à 44 ans de distance !

Le monde était déjà et est une restauration contrainte. « Messe-mer », jadis, ou les maîtres de Forges, ne faisaient que conforter les hiérarchies sociales et politiques.

« Jupiter » lui dispose d’un argument supplémentaire : En temps de crise, il est d’une urgence vitale de ne plus effaroucher l’investisseur et le salarié, traumatisé par tant de morts autour de lui, abdique pour sa survie. Il n’a pas d’autre choix, sauf à périr.

Qui a les moyens de tout perdre ? La violence subie par les Goodyear, dénoncés et châtiés, est une pédagogie par l’exemple…

 

Ainsi va le salariat, qui redoute le combat, non pas par amour du capitalisme ou respect de l’actionnaire, mais parce qu’il sait ce que valent les patrons, ce que médite l’ennemi, qui est fort. Ainsi vit le salariat, conscient de sa faiblesse. Ainsi médite le salariat : « On a raison de ne pas se révolter ».

Ainsi plaident ceux qui se battent : « Nous n’en mourrons pas ».

Est-ce si sûr ? Ne vaut-il pas mieux se faire petit, accepter et suivre alors ceux qui décident, qui gouvernent ?

Et leur dire « merci » ?

Ils sont « légitimes » et on en devient « légitimiste » : C’est la porte d’entrée de la « soumission ».

 

Ainsi avance « Jupiter » : Il réclame de l’ordre et de la confiance, qu’on le suive, qu’on l’écoute, que l’on ne perturbe rien, pour le bien même des salariés.

Sa bienveillance est autoritaire.

Ses réformes prévoient le licenciement des salariés qui se déroberont aux intérêts de l’entreprise. Il n’y a pas d’autre choix.

N’y aura-t-il jamais plus de luttes, plus de « romantisme » à la Zola, plus jamais le « tous ensemble » prémisse de l’ivresse des catastrophes ?

Juste des usines qui ferment et des salariés que l’on sauve, seulement ceux qui le méritent s’ils ne perturbent pas la juste marche de l’économie, s’ils n’embarrassent la « Gauloisie-en-marche » aux yeux du monde.

 

Qu’ils acceptent, simplement : Il n’y a pas d’humiliation et le bon docteur « Manu-le-Jupitérien » a été choisi pour faire passer le message.

Désormais, il leur vaudra mieux cela qu’être désignés comme fauteur de troubles !

La classe ouvrière ne peut qu’écouter et dire « merci ».

Parce qu’elle n’est plus une « classe », mais des individus tenaillés par le risque.

Et il y aura un avenir. On formera ses enfants à ces réalités dans un monde sans mémoire de l’économie nouvelle qui avance.

Je ne « romance » pas : Ça s’est passé de la sorte sous vos yeux et vous n’avez rien vu.

Mais au bout, vous finirez par dire « merci » à vos « Maîtres bienveillants ».

De toute façon, ils ont besoin de vous pour bouffer les saloperies qu’ils vous diront de bouffer, même s’il y a de l’aluminium dans les vaccins de vos gamins et des métaux-lourds dans vos smartphones. Ce n’est pas bien grave : Il faut bien mourir de quelque chose, après tout.

 

I3

http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/vous-finirez-par-leur-dire-merci.html

 

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10/10/2017 14:41

Un prêt de 430 millions d’euros pour l’Irak

 

La dette publique de notre pays a atteint la somme astronomique de 2.231,7 milliards d'euros au deuxième trimestre 2017, en hausse de 22 milliards par rapport au trimestre précédent, et représente 99,2 % du produit intérieur brut (PIB).

 

Tout va bien pour les moutons… préparez-vous à vous faire tondre un peu plus !...

 

Mais il faut quand même se poser ces questions :

A qui devons-nous cet endettement effrayant et toujours en croissance ?...

Doit-on faire des économies et lesquelles ?...

 

C’est là où j’ai été franchement surpris de l’annonce le 5 octobre dernier d’un prêt de de 430 millions d’euros à l’Irak, sur 17 ans, à un taux plus favorable que les conditions du marché (6,75 %).

 

Ce prêt pose plusieurs questions :

-      Pouvons-nous prêter des sommes importantes alors que nous sommes nous-mêmes gravement endettés ? ;

-      Compte-tenu de l’état de destruction de l’Irak, après 40 ans de guerres, il est nécessaire de trouver 1000 à 2000 milliards de dollars pour la reconstruction. Un « Plan Marshall » ne serait-il pas plus adapté pour reconstruire l’Irak ? ;

-      Est-ce à notre pays d’aider l’Irak qui est dans la sphère d’influence américaine ?...

-      Les Pétromonarchies ne sont-elles pas mieux placées que nous pour aider un « pays frère » ?...

-      Quels auraient pu être les moyens de pression sur notre gouvernement ?...

 

Pour répondre, tout du moins en partie à ces questions, il faut revenir à la première guerre du Golfe lorsque l’armée irakienne de Saddam Hussein a envahi le Koweït le 2 août 1990.

Une coalition internationale, menée par les USA, la France et la Grande Bretagne, a organisé la libération du Koweït, du 17 janvier au 28 février 1991, lors de l’Opération « Tempête du Désert ».

 

Pour beaucoup, c’est de l’histoire ancienne mais, à l’époque, j’étais captain A320 à Air France et volontaire pour aller en zone de guerre afin d’assurer le ravitaillement de nos soldats, c’est-à-dire que, pour moi, c’est hier.

Aussi, j’ai très mal pris des informations, reçues en 1997, selon lesquelles les indemnités de la guerre du Golfe virées à notre pays avaient été détournées par les dirigeants politiques de l’époque.

En effet, le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes-Unis, ont virés aux USA, à la France et la Grande Bretagne, 84 milliards de dollars au titre des frais de guerre.

L’information est disponible dans le New York Times du septembre 1992 et on peut estimer que cette somme a été répartie proportionnellement à l’importance de l’intervention de chaque pays.

Ainsi, la France aurait du toucher environ 7 milliards de dollars.

 

Des députés ont posé à l’automne 2015 des questions au ministère de la Défense, et au ministère des Finances, pour savoir si des fonds avaient été reçus au titre de la guerre du Golfe, à quelles dates, pour quels montants, mais ils n’ont reçu qu’une réponse négative du gouvernement.

 

Ainsi, aucune somme ne serait rentrée dans les caisses du Trésor Public alors que l’on sait, par un communiqué de presse du ministère des Affaires Etrangères du 25 février 1991, qu’un don par l’Emir du Koweït d’UN milliard de dollars a été fait à la France « au titre de notre effort militaire dans le Golfe » !...

Où est passé l’argent ?...

 

D’autre part, un deuxième scandale de détournement de fonds concerne l’extinction des 1100 puits de pétrole en feu au Koweït qui ont été éteints à l’azote liquide, et non pas à l’explosif comme le croit encore le public.

Un contrat de 23 milliards de dollars a été signé par l’inventeur du système, Joseph Ferrayé, qui avait déposé un brevet à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), dépendante du ministère de l’Industrie dont Dominique Strauss-Kahn était à la tête.

 

C’est l’affaire « Basano-Ferrayé » :

http://www.alerte-ethique.com/affaire-basanoferray%C3%A9/

 

Ainsi, on a eu droit à deux détournements de fonds lors de la guerre du Golfe de 1991 : le premier est d’environ 7 milliards de dollars (soit 18 milliards d’euros en valeur actuelle), tandis que le deuxième est de 23 milliards d’euros (soit 61 milliards d’euros en valeur 2017).

 

Le total de ces détournements est de 79 milliards d’euros en valeur 2017.

 

Cela représente environ 2000 euros par « Mouton » en âge de travailler (36 millions de « Moutons » entre 18 et 65 ans…).

 

Evidemment, cet argent n’a pas disparu et il semblerait que Nicolas Sarkozy ait organisé une opération de récupération des fonds qui auraient été placés dans le « Grand Emprunt 2010 », encore appelé « Plan d’Investissement pour l’Avenir ».

 

On peut faire confiance aux « Médias-aux-ordres » pour maintenir une Omerta sur cette affaire qui mouille l’ensemble de la classe politique des trente dernières années.

 

 

Pour revenir au prêt à l’Irak de 430 millions d’euros, on peut se pencher sur les derniers développements du dossier « Guerre du Golfe » :

 

1/ Le 19 juillet 2017 : démission du général Pierre de Villiers, Chef d’Etat-major des Armées ;

 

2/ Le même jour, mise en ligne d’un texte en langue arabe sur un site libanais où est expliqué le détournement des indemnités de la guerre du Golfe. Certains y verront une coïncidence avec la démission du CEMA ;

 

3/ Un mois plus tard, le 26 août 2017, visite en Irak de Florence Parly, ministre de la défense, et de Jean-Yves Le Drian, Ministre des Affaires Etrangères, afin de développer un important partenariat avec les Irakiens ;

 

4/ 1er septembre 2017, Saad Hariri, premier ministre libanais, rencontre notre « président jupitérien » à Paris ;

 

5/ Le 13 septembre 2017, la lettre d’Atama Teugasiale, ancien de Daguet, à « Manu-Mak-Rond », est transmise à la ministre de la Justice. La transmission au Parquet militaire pourrait avoir de graves conséquences politiques ;

 

6 / Le 19 septembre, dans l'arrêté paru au Journal officiel « relatif à la composition du cabinet du président de la République », le CEMP recule d'une case et passe en troisième position.

Du jamais vu dans l’histoire de la République car le CEMP a toujours eu la deuxième position dans le protocole de l’Elysée depuis 1879 !...

 

A priori, lorsque l’on se remémore le déroulé des événements récents, cette transmission à la ministre de la Justice a été faite sous la contrainte, et la rétrogradation de l’amiral Rogel ne serait qu’une « vengeance » de « Manu-Mak-Rond » !...

Une « vengeance » de bas niveau qui ne peut qu’aggraver la situation.

 

7/ le 25 septembre 2017, deux mois après le courrier en arabe sur un site libanais, où il a été lu 30.000 fois en trois jours, visite d’Etat du général Michel Aoun, président libanais, qui repart avec un magnifique soutien économique, diplomatique et financier de la France (le tout parfaitement justifié) ;

 

8 / le 28 septembre 2017, lancement d’un nouveau Programme d’investissement d’Avenir (PIA) de 57 milliards d’euros !...

Certains journalistes économiques se sont étonnées de la provenance assez complexe des fonds et du « pourquoi ?... » de l’opération ;

 

9 / Le 5 octobre 2017, annonce d’un prêt de 430 millions d’euros pour l’Irak. C’est là, où je trouve que cela commence à faire beaucoup de "coïncidences"…

 

Je rappelle que la démission du général Pierre de Villiers est notamment liée à la réduction de 850 millions d'euros des crédits destinés à l'achat d'équipements militaires en 2017.

Alors, d’un côté on prête 430 millions à l’Irak et de l’autre on sabre les budgets militaires de 850 millions !...

 

La pression risque de monter sérieusement dans les Etats-majors car la vétusté des matériels est une source d’ennuis continuels, de missions annulées, de manque d’entrainement des équipages, etc…

 

D’ailleurs, j’en ai fait un courrier d’information à « La Délégation à l'information et à la communication de la défense » (DICoD) qui rappelle l’essentiel du dossier.

 

 

En conclusion, je me pose cette question : « Les pays arabes qui connaissent maintenant très bien le dossier du détournement des indemnités de la guerre du Golfe, suite à la diffusion en langue arabe d’informations indiscutables sur un site libanais, ont-ils un moyen de pression très efficace sur Emmanuel Macron et le Gouvernement ?...»

 

 

Jean-Charles Duboc

 

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09/10/2017 16:48

Avis de décès… du « Monde d’avant » !...

 

 

Pas le mien, pas déjà…

 

Mais celui du « Monde d’avant » ! Et l’avis a été – peut-être prématurément, je ne sais pas – annoncé par « Déesse-Khâ » à l’occasion de l’hommage officiel des élus de la Res-Publica « Gauloisienne » jeudi dernier, au Conseil économique et social (et environnemental…) de la sénatrice « Soce/En-Marche-même-pas-en-rêve » Nicole « De-la-Brique » décédée en août dernier.

 

Vous l’avez compris, né-Corsu (né fièru), je n’ai absolument aucune espèce de considération pour les personnes qui changent d’avis, de comportement, de conviction, d’engagements surtout politiques, au fil des opportunités.

Pour pouvoir l’admettre, il me faut de longues, de très longues explications de texte « argumentées », solides, fondées, enracinées dans des convictions-engagements qui dépassent les clivages idéologiques, relevant d’un « gros-travail » de maïeutique, au-delà des dialectiques habituelles.

Sans cela j’en prends acte, classe l’individu parmi les girouettes « pas fiables » voire « dangereuses ».

Normal : Même un âne-Corse, il te donne la leçon. Quand il veut aller là où il veut, vous ne le ferez jamais changer d’avis. Et comme c’est un équidé particulièrement intelligent, quand vous montez dessus, il sait déjà où vous voulez être déposé, alors il y va avec gentillesse si vous le brusquez pas trop.

Retrouver cette démarche naturelle pour un âne chez les « politicards », ça existe mais Nicole n’en faisait pas partie.

 

D’un autre côté, ce n’est pas très drôle de perdre une ex-ministre, ex-député mais encore titulaire d’un mandat au conseil régional des Parigots et d’un fauteuil de sénateur en voie de renouvellement, surtout aussi konnement qu’elle l’a fait.

Pensez donc, elle saisit l’occasion de rater « une marche » dans l’escalier du domicile de son frangin, Lucien Vayssière, maire de La Rochefoucauld.

Vraiment kon pour une sénatrice « En Marche-même-pas-en-rêve » fraichement convertie !

Ce que tout le monde aura noté en début d’été dans la réaction de sa remplaçante, « Elle-Aime-Lippe-I’estz ». Dramatique d’être aussi kon que ça : Sa mort ? « Le pire des scénarios(sic) et pour elle et pour moi ».

Et de préciser : « Nicole est morte / Me revoilà peut-être sénatrice… pour 6 semaines ».

Et dès le deuxième paragraphe survient le jeu de mots d’un goût douteux que je me permets : Décédée « d’une chute d’une marche, alors que sénatrice d’En marche, elle avait décidé de ne plus se représenter à 70 ans »…

Louable attention de laisser la « place aux jeunes » !

Ça avait fait buzz.

Mais ce n’est donc pas le plus important.

 

C’est la « sortie » de « Déesse-Khâ » dont les fâcheuses aventures New-Yokaises m’avait fait imaginer un passage ubuesque du roman des « Enquêtes de Charlotte » dans « Au nom du père tome II » alors en « mission commandée ».

On se rappelle qu’à cette époque-là « Bling-bling » veut sortir « l’artillerie nucléaire » si le bonhomme est investi par le « P.Soce ». Il le redoute tellement…

Parce que le premier sait les magouilles qu’a pu commettre le second du temps où il était ministre de l’économie et de l’industrie de « Mythe-errant ».

À l’époque, pour des questions de soi-disant « Raison d’État », il avait couvert et même amplifié le pillage des koweïtiens à l’issue de la guerre contre l’Irak.

Pas question de voir un pareil margoulin prendre la Présidence de la « Gauloisie-historique » en 2012.

Il avait déjà été « gentiment » convaincu de se « dérouter » en 2007 au profit de la « Cruchitude » pour favoriser l’accession du favori des Républicains étatsuniens, contre la promesse d’un « reclassement » chez les « banquiers des pôvres-mondiaux ».

À Washington, l’administration était devenue entre-temps démocrate, et d’avoir un « queutard-infernal » agresser les hôtesses de l’air et les secrétaires de l’établissement international, ça ne plaisait pas trop.

Mais ne voulant pas « se mouiller » par FBI interposé, le piège avait été « autorisé » et « Charlotte » s’en était occupé…

Voilà pour le roman.

Dans la réalité, ça s’est passé exactement comme je vous l’ai raconté, bien entendu, mais avec de petites variantes passées inaperçues.

 

La « munition-nucléaire » n’est toujours pas tirée en 2017. « Bling-bling » n’est plus. « Tagada-à-la-fraise-des-bois » respire à peine. « Mak-Rond » a été jugé plus apte à terminer de la désamorcer au moins en « Gauloisie-honnête ».

À moins qu’il soit autorisé à s’en servir pour parfaire son « coup d’État » prochain.

Ce n’est pas encore décidé, parce qu’il reste des « mines-personnelles » à désamorcer.

Elles ont failli « péter » à la gueule de quelques-uns à travers l’épisode de « Panama-Pampers », mais la plupart sont, heureusement pour eux, passés entre les gouttes.

Le temps de « nettoyer » les dernières scories ?

Probablement : On verra…

 

Alors comme ça, un aéropage de « personnalités-biens-sous-tous-rapports » (ils sont plus de 250 à avoir été invités à écouter les uns et les autres, dont une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage), viennent mardi dernier pour rendre un dernier hommage à la prédécédée.

Et pour en terminer et dans l’ordre : « Tagada-à-la-fraise-des-bois », votre ex-capitaine-de-pédalo » ; « Déesse-Khâ » en vedette-marocaine, qui fait une apparition remarquée de « vieux-beau », les cheveux longs, pas rasé depuis plusieurs jours et le « petit-Mak-Rond », le dernier-né.

Et pour dire quoi ?

 

« Gras-Nul-Laid » pour qui c’était probablement le dernier discours aux « Soces », souple, souriant, parle de la défunte – et surtout de lui – au présent, évoquant une femme «passionnée et concrète », qui avait convaincu les députés « soces » de voter les crédits du Rafale en 1988.

« C’était le début d’une opération dont nous n’avons pas eu à nous plaindre par la suite », se souvient celui qui a réussi à vendre l’avion de chasse à l’étranger après trente ans de disette commerciale.

Il rend hommage à celle qui « aimait éperdument la vie »,  et « n’avait pas la langue dans sa poche ».

« Elle n’était pas la seule, ça peut jouer des tours », s’amuse-t-il. Mais, poursuit le mentor trahi par son protégé, « quand elle avait un message à délivrer, elle le faisait en face. Pas derrière, pas à côté. Directement aux intéressés ».

Un frisson parcourt l’assemblée.

Il « n’en aura jamais fini de régler ses comptes », philosophe un autre invité. « Toute la salle comprenait, frémissait, vibrait. C’était un moment particulier (…). Il y avait un paradoxe, une forme de gaîté à nous retrouver tous ensemble dans un moment de tristesse où on jetait des pelletées de terre sur une amie et sur notre histoire pour ouvrir une page pleine d’incertitudes collectives », confie une ex-ministre, celle qui a « rebouché le trou de la sécu ».

(Rassurez-vous : Elle ne sait pas compter, il en reste encore, et pas mal !)

 

« Déesse-Khâ », quand vient son tour, commence par rendre hommage à la « combattante». Sept minutes millimétrées, sans note mais « probablement apprises par cœur », se marre un ancien.

Comme l’ancienne sénatrice, il a commencé – prof d’économie barbu et binoclard – sur les bancs du Ceres. « Nous pensions à l’époque que nous connaissions le sens de l’histoire et que nous pourrions en dénouer les ruses », s’amuse-t-il.

Et puis il se met à parler « d’égalité réelle », de « socialisme de production », de lutte contre les inégalités et des « méfaits de la financiarisation mondialisée ».

« Je l’avais convaincue de mon idée de socialisme de la production, pour remplacer le vieux socialisme de la redistribution. Et quand on voit aujourd'hui les méfaits, l'explosion des inégalités créées par la financiarisation de la mondialisation, on voit que la cible n'était pas si mal choisie ».   

« « Déesse-khâ » ne s’est pas engagé pour les quartiers, il n’a pas fait les 35 heures ou mis en place les emplois jeunes pour qu’aujourd’hui on baisse les APL, les dotations aux collectivités et les emplois aidés », analyse un sénateur à ce moment-là.

 

Dans les hautes travées de l’hémicycle, loin des regards et de leurs aînés déchus, les anciens « bébés Déesse-Khâ » ont biché pour l’occasion.

La « Rue de la Planche », à l’œuvre pendant la primaire de 2006, salue l’équipe présidentielle de 2011 qui a implosé du côté de Manhattan il y a six ans.

Maxime Des Gayets, qui a dirigé le cabinet de « Combat-Des-Lys » au « P.Soce », embrasse « Stéph-Séjour-né », qui a atterri à l’Élysée, désormais conseiller politique du nouveau président.

Eux savaient que « Dominique » faisait partie des orateurs de la soirée… 

Ils attendaient « un message ».

Et le message tombe : « Quand on est sûr de ce qu’on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d’hier et peut-être de demain. Elle l’a fait par conviction, très loin du cynisme de beaucoup. Parce qu’elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l’équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n’est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c’est savoir garder leur équilibre. »

 

Difficile de ne pas y voir une pique au chef de l’État qui, en plus d’avoir un parcours similaire à celui de « Déesse-Khâ », a théorisé le « ni droite-ni gauche » puis le « et droite-et gauche » durant la campagne présidentielle…

« Au fond », décrypte un ancien ministre, « Mac-rond » « est anhistorique. Il pense pouvoir créer le nouveau monde à partir de rien. Mais on ne crée jamais à partir de rien ».

Un « discours longuement applaudi par la salle », un participant déclarant même qu’il se serait cru « presque comme dans un meeting ».

Ou quand le « monde d’avant » fait la leçon au « monde d’après » !

 

Réplique du « monde d’après », de la bouche même du Président, en dernière partie dudit hommage : Elle « a été l’une des premières élues socialistes à me rejoindre car elle pensait que le temps n’était plus aux ajustements, aux concessions. Elle avait décidé d’aller jusqu’au bout » !

Pan dans les dents pour tous les « has-been »…

Là, moi, j’adore : Ce n’est plus le « vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire » (André LAIGNEL à Jean FOYER, Assemblée nationale, 13 octobre 1981 pour les béotiens), mais le « vous êtes politiquement morts parce que vous êtes juridiquement minoritaire ».

Requiem in pace…

Ont-ils tous gueuletonné ensuite ? Ou se soûler la tronche ?

Je ne sais pas, je n’étais pas invité…

En tout cas, dont acte pour l’avis de décès.

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/avis-de-deces.html

 

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05/10/2017 17:04

Catalogne, Marseille, Las Vegas…

 

Un dimanche dément

 

 

Et « Paris-sur-la-Seine » sans bagnole : Un flop qui a dû encombrer les accès à la kapitale ! Merci pour les banlieusards, les commerces qui font l’effort d’ouvrir le jour du Seigneur et les transports en communs surchargés.

Figurez-vous que je ne me suis pas senti concerné par ce dernier aspect : J’étais entre Monaco et London. Mais « ma nichée » a eu le loisir de pester devant les diktats de quelques ahuris nés pour emmerder étronner leurs contemporains dès qu’ils se font élire par des bobos inconscients, eux-mêmes nés pour faire caguer les mêmes qui ne sont pas de leur bande !

Ah les limites de la démocratie… Même Socrate s’interrogeait déjà à son époque reculée et antérieure !

 

Vous savez quoi, dans ce magnifique pays de « Gauloisie-qui-paye » pour tout ça en monnaie sonnante et trébuchante (57 % de toutes les richesses produites tous les ans), le plus dramatique ça reste que les autorités soient finalement incapables de faire appliquer les lois qu’elles édictent elles-mêmes : Regardez ce tunisien entré en « Gauloisie-manchote » en 2003, qu’on pique à plusieurs reprises comme d’un vulgaire voyou des zones blafardes de banlieue encore le vendredi qui précède à Lyon et qui se retrouve à égorger, poignarder deux gamines sur les quais de Saint-Charles à Marseille…

C’est encore plus dramatique à Las Vegas quand un cinglé tire des rafales sur les spectateurs d’un concert de country, faisant un vrai massacre.

Peut-être qu’il n’aimait tout simplement pas ce style de musique…

Un massacre innommable, gratuit, dramatique.

Et le plus dingue, ça reste Daech qui revendique, alors que selon toutes vraisemblances ça n’a rien à voir : Totalement décribilisé !

J’éructe tout seul dans mon coin devant tant de démence, mais je n’y peux hélas rien.

Les effets de la démocratie devenue impuissante ?

 

Justement à Barcelone, martyrisée il y a encore peu par des vrais « fous de Dieu », eux ils ont compris : Ils ont voté – dans les violences policières inutiles – pour reprendre leur destin politique (au sens de la « vie de la cité ») en main : Les carences de l’État espagnol, vous croyez ?

Et là, ça m’amuse…

Je me souviens encore, de si loin, de mes « cousins-natios-Corsi », qui sans faire de bruit actuellement avancent dans l’espace « Jupitérien ».

Vous vous souvenez, pour celui qui occupe le palais de l’Élysée, la souveraineté doit être continentale, Européenne et la démocratie seulement … au niveau local.

On ne sait pas encore s’il s’agit des communes ou des régions. En attendant les catalans ont décidé pour lui que la démocratie est régionale, point-barre.

Ah les catalans ! On en a eu un « premier-sinistre » pendant des années en l’hôtel de Matignon de « Gauloisie-merveilleuse » et voyez donc ce qu’il est devenu : Barbu lui aussi !

Gag.

 

La Catalogne ? Un traquenard dans lequel « Mariano Rabat-joy », le premier ministre hispanique, s’est enfoncé par entêtement à vouloir utiliser la force pour empêcher la tenue d’une consultation constitutionnellement illégale.

Pas de doute : C’est illégal en vertu de la loi espagnole.

La solution consiste à changer la loi, non ?

850 blessés plus tard, le « OUI » l’emporte avec 90 % des bulletins : Indiscutable raz-de-marée.

Fort de cette victoire médiatique et électorale, le chef de l’exécutif catalan s’empresse de pousser son avantage et de réclamer une médiation internationale supervisée par … l’Union européenne pour résoudre la crise avec Madrid.

Ah la souveraineté européenne !…

Car au-delà des conséquences d’une sécession formelle et unilatérale, la démarche s’apparente à un chemin sans retour. Autrement dit, plus malins, les séparatistes catalans ont tout intérêt à exacerber les tensions et les affrontements avec Madrid, comme le montre leur appel à la grève générale de mardi et l’intervention de leur Roy à eux.

Tout reste donc à faire ?

 

Car certains s’alarment déjà d’une émulation sécessionniste qui pourrait déstabiliser l’ensemble du continent Européen et réveiller de vieilles idées en Écosse, en Ulster ou dans les Flandres-Belges.

Et curieusement la Catalogne avait assuré qu’en cas de victoire du « oui », « son Boss » déclarerait l’indépendance de la Catalogne, région stratégique au cœur de l’Europe représentant 19 % du PIB espagnol, dès le lendemain.

Ce qui n’a pas encore fait.

 

Et les sanctions judiciaires pourraient tomber. L’ensemble de l’exécutif catalan est déjà visé par une enquête pénale pour « désobéissance, prévarication et détournement de fonds publics », en lien avec le coût de l’organisation du référendum d’autres pour sédition.

Le 25 septembre, le procureur général espagnol avait suggéré que l’arrestation de « Carles Puit-deux-monts » et reste une possibilité, même si elle n’était pas envisagée dans l’immédiat. Et certains ont appelé à l’utilisation par Madrid de l’article 155 de la Constitution qui lui permet de suspendre l’autonomie de la Catalogne.

Bras de fer…

Cette confrontation politique est considérée en Espagne comme la pire crise politique vécue par le pays depuis le Coup d’État militaire avorté de 1981.

C’est dire…

 

Solution ? « Carles Puit-deux-monts », pas si kon que ça, a déclaré qu’il était prêt à discuter avec le gouvernement fédéral afin d’organiser un référendum « légal » celui-là, sur l’indépendance de la Catalogne. C’est dans ce cadre que le « séparatiste-catalan », sans adresser son message à une institution en particulier, évoque spécialement l’Union européenne.

« Celui qui acceptera de se charger de cette médiation sait qu'il pourra compter sur la volonté de la partie catalane d’y participer et de dialoguer… et à partir de ce moment-là, une attitude active de suivi et d’intérêt de la part de l’Union européenne serait logique », a-t-il ajouté.

« Manu Jupiter », tu es où ?

On te cause, là !

 

Rappelons que l’Espagne est déjà exposée dans le nord à l’indépendantisme d’une partie de la société basque. Et après les violences de dimanche, l’ONU et la Commission européenne ont été amenées à réagir, ainsi que plusieurs pays européens.

Les catalans revendiquent effectivement le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » reconnu par la Charte des Nations-Unies.

Bon… les Kurdes attendront encore un peu, vous savez. Alors pourquoi pas les catalans ?

Déjà qu’ils ne parlent pas la même langue qu’à Madrid… mais comptent heureusement en Euros (mètre, litre et kilogramme, alors que les britanniques comptent en Livre, yard, pinte et pound)…

Et le gouvernement espagnol d’en dire que : « Si quelqu’un prétend déclarer l’indépendance d’une partie du territoire par rapport à l’Espagne (…), il faudra faire tout ce que permet la loi pour que ce ne soit pas ainsi », a indiqué lundi le ministre espagnol de la Justice.

 

De son côté Bruxelles a appelé au retour du dialogue, alors que les deux camps ont suivi jusqu’à présent une ligne dure. « Au regard de la Constitution espagnole, le vote (de dimanche) en Catalogne n’était pas légal », a rappelé devant la presse le porte-la-parole de l’exécutif européen, réitérant la position habituelle de Bruxelles, en ligne avec celle de Madrid. Mais après ce préalable, la Commission est allée plus loin qu’elle ne se l’était autorisée jusque-là : « Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue ».

« La violence ne peut jamais être un instrument en politique », a ajouté le « porte-la-parole ».

Il s’est toutefois refusé à répondre à la question de savoir si la Commission condamnait spécifiquement les violences policières qui ont fait de nombreux blessés dimanche en Catalogne, où 10.000 membres des forces de l’ordre avaient été envoyés en renfort selon le journal « El Pais » (dont acte !), tout en ajoutant qu’il fallait aussi respecter « les droits fondamentaux des citoyens ».

Du coup le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, le fameux prince Zeid Ra'ad Al Hussein – lui aussi « barbu », né Jordanien et musulman hachémite –, a été un peu plus loin lundi : « Je suis très perturbé par la violence dimanche en Catalogne. (…)J’exhorte les autorités espagnoles à garantir des enquêtes complètes, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence ».

« Les interventions policières doivent être en tout temps proportionnées et nécessaires », a-t-il ajouté. « Je crois fermement que la situation actuelle devrait être résolue par le dialogue politique, dans le plein respect des libertés démocratiques », a-t-il relevé.

Quadrature du cercle.

 

Ce sont là les défis du monde résumé en quelques heures par l’Histoire des hommes dans ce petit-village qu’est la planète.

D’un côté des cinglés, manifestement instrumentalisés et « récupérés » par d’autres déments archaïques qui s’imaginent que la planète est au cœur de toutes les attentions du Divin et massacrent en son Nom en toute illégalité ;

De l’autre, des citoyens « normaux » qui ne s’expriment qu’avec des bulletins de vote et sans kalachnikov ;

Au centre, des États impuissants à régler, par la loi et l’autorité démocratiquement déléguée par leurs peuples, les aspirations des uns et des autres.

C’est encore un « truc » qui va conforter votre « Jupitérien-Gauloisien » et derrière lui les « maîtres du monde » qu’on ne peut décidément rien confier aux peuples et surtout pas leur avenir.

« L’Hispanie », souvenez-vous de « Podemos ».

La « Ritalie », souvenez-vous de « Berlu-la-quéquette-sauvage-en-liberté » qui a accouché d’un monstre nommé « 5 étoiles ».

La « Britannie » qui décoiffe avec son « Brexit » surprise.

Sans même parler d’un « Mac-Donald-Trompe », porté par une campagne « populiste » qui va devoir s’appuyer sur Pékin pour se faire s’effondrer le régime de Corée-du-Nord et éviter un conflit nucléaire…

Et maintenant tous les « séparatistes » d’Europe qui regardent avec envie les Catalans et se mettent à rêver d’indépendance.

Et de délitement des « États-nations » devenus incompétents…

 

Mais oui, l’indépendance est en cours, en « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », en Septimanie, en Irlande, en Écosse, en Wallonie ou chez les Bataves-belges, demain dans le Piémont, la Sicile, la Sardaigne et je ne sais où encore.

Ils vont bâtir une Europe des régions et non plus des nations : C’est plus facile de prendre des groupes de 5 à 6 ou 10 millions de citoyens que des populations 8 à 10 fois plus nombreuses (question de masse et de lois des grands-nombres) et à travers des organisations supranationales à l’échelle d’un continent, d’organiser les règles d’échange et de « vivre ensemble » entre « particularités » régionales.

Vaste programme, mais il est manifestement en cours sous nos yeux.

 

Vont-ils y parvenir ? Oui, justement, en s’appuyant sur les « peuples-mosaïques » aux histoires et cultures parfois si différentes, dans un empire mondial unifié d’abord en 4 ou 5 blocs.

C’est probablement le cours de l’Histoire, mais c’est aussi un autre sujet.

En attendant, dimanche dernier a bien marqué les carences de nos systèmes de démocraties électives : Et ça, ça conforte les mondialistes !

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/10/un-dimanche-dement.html

 

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29/09/2017 14:59

Loi antiterroriste et droits de l'homme : inquiète, l'ONU met en garde la France

 

Depuis le détournement des indemnités de la guerre du Golfe par François Mitterrand en 1991 notre pays est devenu un authentique « totalitarisme mafieux » où toutes sortes de dérives totalitaires deviennent possibles.

Après la loi renseignement qui permet de surveiller sans restriction l’ensemble des citoyens - alors que seuls les « islamistes radicalisés » méritent un tel traitement - les députés de l’Assemblée Nationale vont voter vraisemblablement une loi sur la « sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » qui fera passer les lois de l’état-d’urgence dans le droit commun de tous les jours. 

Dans l’Hémicycle, le débat verra s’affronter, jusqu’au vote de la loi prévu le 3 octobre, les tenants d’une ligne sécuritaire, pour ne pas dire totalitaire, et ceux qui s’inquiètent des d’entraves aux libertés fondamentales.
 

 

Cet état de fait inquiète l’ONU et Le gouvernement français a deux mois pour répondre à deux rapporteurs de l'ONU, inquiets des restrictions aux libertés.

La publication d'un tel document n'est pas conforme à la tradition onusienne. Deux rapporteurs spéciaux des Nations unies en matière de droits de l'homme, l'Irlandaise Fionnuala Ní Aoláin et le Français Michel Forst, ont adressé une lettre au gouvernement français le 22 septembrerévèle France Inter ce jeudi, afin d'alerter sur les risques que comporte le projet de loi antiterroriste approuvé par le Sénat le 18 juillet dernier et actuellement débattu à l'Assemblée nationale.

Dans leur texte, les rapporteurs se disent "très préoccupés par le fait que plusieurs éléments de ce projet de loi semblent poser des problèmes sérieux en matière de respect des droits de l'homme". Ils pointent notamment les "définitions vagues du terrorisme, ce qui exacerbe les craintes que les pouvoirs d'urgence puissent être utilisés de manière arbitraire".

"Je suis particulièrement inquiète par le libellé vague des dispositions susmentionnées", écrit Fionnuala Ní Aoláin. "En outre, donner aux autorités non judiciaires, en particulier les préfets et les policiers, un pouvoir discrétionnaire étendu et élargir la portée des procédures et pratiques de contrôle, présente le risque sérieux de conséquences invasives néfastes sur les droits de chacun et en particulier, discriminatoires, pour les personnes de confession musulmane."  

 

France: The Dangers of Permanent Emergency Legislation https://t.co/RGeLckRvEk via @just_security

— Fionnuala Ni Aolain (@NiAolainF) 27 septembre 2017

 

Les deux commissaires craignent une "incidence néfaste" de la loi sur "l'exercice du droit à la liberté et à la sécurité personnelle, du droit d'accès à la justice, à la liberté de circulation, à la liberté de réunion, la liberté d'expression et la liberté de religion ou de conviction".

"Les pouvoirs exceptionnels ne sont pas censés devenir permanents", précisent les rapporteurs.

Le gouvernement a désormais deux mois pour répondre à cette lettre, qui exige des garanties et des précisions pour éviter tout abus : "Veuillez m'informer s'il est prévu d'établir un ou plusieurs mécanismes transparents de surveillance et de suivi sur l'action des préfets et les pratiques de la police, afin de garantir et d'offrir un recours effectif contre toute discrimination et les abus de pouvoir possibles de ces autorités", conclut la lettre. 

 

#France: Les droits humains doivent être respectés dans contexte de lutte contre le terrorisme. https://t.co/8XDL9oMhBL

— Michel Forst SR HRD (@ForstMichel) 27 septembre 2017

 

"Il n'y a aucun doute que face aux attaques terroristes commises en France depuis 2015, les autorités françaises soient fondées à prendre des mesures visant à mieux prévenir ce genre d'actes", reconnaissent évidemment les rapporteurs spéciaux.

"Il convient cependant de garder à l'esprit que l'histoire de la France et son engagement dans le domaine des droits de l'homme soulignent une conscience aiguë de la part de votre pays selon laquelle la prévention à long terme du terrorisme et de l'extrémisme dépend intimement de l'application effective et équitable des droits de l'homme."

"Beaucoup regardent ce qui se passe en France"

Les deux experts ont renchéri mercredi par un communiqué, où ils "exhortent la France à mettre son projet de loi antiterroriste en conformité avec ses obligations internationales". 

"La normalisation par ce projet de loi des pouvoirs d'urgence risque de menacer gravement l'intégrité de la protection des droits en France, tant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme que plus largement", écrit Fionnuala Ní Aoláin.

France Inter a rencontré l'un des auteurs de la lettre, Michel Forst, rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l'homme. Pourquoi ce projet de loi inquiète-t-il les Nations unies, plus habituées à se pencher sur la situation des droits de l'homme en Azerbaïdjan ou en Hongrie ? Il l'explique à France Inter : "C'est plus qu'une inquiétude... Ce que va faire la France n'est pas anodin et on a envie que la France fasse mieux pour ne pas inspirer d'autres pays."

Les rapporteurs demandent expressément la mise en place d'un mécanisme de supervision de la loi, confié à un organisme indépendant, comme par exemple le Défenseur des Droits.

"La France est une démocratie de premier plan avec un engagement profond et permanent envers l'État de droit et la valeur des droits de l'homme. Beaucoup de pays regardent avec attention ce qui se passe en France, pour s'inspirer de son exemple, soulignent les deux experts."

"En démontrant comment la gestion des menaces terroristes peut être menée dans le cadre de l'État de droit, sans mettre en péril son engagement envers la protection des droits de l'homme, la France a un rôle de premier plan à jouer, tant à l'échelle nationale, régionale qu'internationale."

T.V.

 

Source : « msn actualité »

 

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28/09/2017 11:14

Nouveau plan d’Investissement d’Avenir pour 56,3 milliards d’euros !...

 

Ça devient agaçant, à la longue…

 

Le plan d’investissement du quinquennat.

 

C’était l’une des promesses de campagne de « Jupiter », en parallèle de son programme d’économies : Lancer un vaste plan d’investissement d’avenir (PIA) pour « soutenir la croissance et accompagner les mutations économiques et sociales du pays ». Lundi dernier, c’était chose faite : On annonçait 57 Mds€.

Et « moi-même » de me bidonner tout seul dans mon vaste bureau avec vue sur la rive-gôche de la Tamise !

Non mais : Quand vont-ils arrêter de prendre les gens pour des kons ?

Soutenir la croissance, avec quoi ? Encore du pognon venu de nulle part qu’il faudra rembourser avec vos impôts ?

Non, non, pas du tout, vous allez voir…

« Jupiter » poursuit un autre objectif, très clair.

 

Car si on change les hommes et les générations, on ne change pas vraiment de pratiques, les anciennes, celles à « transformer ».

Assez fabuleux !

Et premier détail, car le diable se cache dans les détails, ce n’est pas 57 Mds€ mais 56,3 Mds€. Et pourquoi donc, me demanderez-vous ?

Parce que c’est « précis ». Et rappelez-vous, tout le monde tablait sur 50 milliards avant les annonces gouvernementales, c’est important car ce n’est pas ça en fin de compte.

Je vous la fais courte pour ceux qui n’étaient pas encore nés à cette époque reculée.

 

– Souvenez-vous de « Bling-Bling » (2007-2012), ou allez dans les livres d’Histoire vérifier mes dires : À peine élu, lui aussi nous balance dans les gencives un grand-plan de « relance de 26 milliards d’euros », avec un ministre-dédié à « la relance » : « Dévide-gens ».

Ce konnard-là, il nous a raconté sur tous les tons et partitions qu’avec les « effets-multiplicateurs-keynésiens », « c’est comme si il en faisait pour 100 milliards » pour la croissance. Et comme il était nul en arithmétique, d’expliquer que 26 x 3 (l’effet multiplicateur), ça fait 100 (et pas 78 comme l’indique cette pourriture de calculette-Windows : Ah, Bill Gates, soit donc maudit !)

Bon, rapidement, il fallait se rendre à l’évidence, ce plan qui devait être financé par l’emprunt – on se frottait déjà les mains en supposant pouvoir y souscrire personnellement avec quelques avantages fiscaux à la clé – n’a pas changé d’un iota le calendrier des émissions de l’Agence « Trans-Trésor » qui gère les emprunts étatiques.

Et d’ailleurs, on n’a rien vu du tout quant à la croissance (on pouvait espérer 2 à 3 % de mieux) et « Dévide-gens » a été sèchement viré un peu plus tard.

Dont acte…

 

– Puis, après la crise économique, « Bling-Bling » lance son « Grand-emprunt » en décembre 2009 (Loi de finances rectificative de mars 2010) destiné « à financer un plan d’investissement d’avenir » (PIA-1).

Une commission est même créée et coprésidée par deux anciens « premiers-sinistres » – « Juppette » et « Roro-Card » – chargée d’évaluer les besoins et de répartir la manne, jusqu’à ce que l’un et l’autre rendent leur tablier quand ils se sont rendus compte du comment était financé le « bidule ».

« Bling-Bling » n’y est pas allé de mains-mortes : 35 milliards d’euros alors que tout le monde attendait 100 Mds€ – même qu’on se frottait déjà les mains en supposant pouvoir y souscrire personnellement avec quelques avantages fiscaux à la clé –, mais une nouvelle fois, on n’a rien vu venir aux guichets des banques…

D’ailleurs, même sur les marchés, on ne sait pas trop à quoi ça faisait référence en termes de taux, de maturité, d’émission : Comme si ça n’existait pas, noyé dans un verre d’eau du tonneau des danaïdes de la dette publique « Gauloisienne ».

 

Le plus drôle c’est que celui-là était présenté comme ça : « – 13 milliards de remboursements attendus des banques au moment de l’effort de refinancement du début d’année. Une petite moitié du plan à 26 milliards… » (des mois précédents dont on ne savait pas où ils étaient : Cf. ci-dessus).

« – C’est un peu plus de 10 milliards de rachat de papiers arrivés à échéance effectué sur les marchés par l’Agence France-Trésor, depuis quelques semaines.

– Et ce n’est donc plus que 11 à 12 milliards à emprunter directement sur la place. »

Et ça n’avait inquiété personne en plus !

Tu penses : J’emprunte 35 pour payer immédiatement 10 (arrivés à échéance), j’encaisse 13 sur les 26 empruntés du plan de relance-foirée de « Dévide-gens » – là, je ne sais pas comment, puisque c’est de l’argent dû aux banquiers s’il a été emprunté, et pas l’inverse – et je rajoute 11 à 12 milliards mobilisés un peu plus tard sur les marchés…

Pour les universités et l’innovation, déjà…

Gag : C’était innovateur en soi de mélanger des choux avec des carottes, des débits avec des crédits !

 

Et attention, détail diabolique, il s’agissait d’un effort de seulement 7 milliards sur deux ans : T’explique comment 7 milliards sur 2 ans hors des taux d’intérêt de 15 % l’an, alors que les marchés étaient substantiellement 5 fois moins chers ?

Passons : Question foutage de gueule, on pensait avoir fait le tour…

Pas du tout, pas du tout.

 

Je suis probablement le seul à ne pas avoir avalé la pilule : De pareils contresens cachent forcément une « magouille inavouable ».

J’en ai d’ailleurs fait mon premier « Roman d’été » où je vous explique ni plus ni moins qu’il s’agissait de récupérer des fonds détournés par « Mythe-errant » 19 ans plus tôt, de façon la plus discrète possible, tout en remboursant 15 milliards de dollars prêtés, tout aussi discrètement, par les américains pour calmer l’émir Koweïtien qui s’était fait volé par le président « soce » du moment en 1991.

Et j’explique comment se fait « la magouille » avec un « petit montage » juridique comme j’aime à les pratiquer quand je suis au meilleur de ma forme.

Vous pouvez vérifier les taux de change de l’époque : On retombe sur ses pieds.

Même si vous aurez noté que je me suis planté quand même sur quelques « détails » qu’il a fallu que je remette le couvert dans un opus suivant.

 

– Et puis « Tagada-à-la-fraise-des-bois » reprend le flambeau en décembre 2013, année où il lance le « PIA-2 » de 12 milliards d’euros. Un tiers du premier, mais justement les « 11 à 12 milliards mobilisés un peu plus tard ».

Clair, non ?

Aux deux priorités du « PIA-1 », s’ajoutent alors les PME innovantes, les filières stratégiques de demain, le développement durable, l’économie numérique, la santé et les biotechnologies.

Et en septembre 2015, il annonce encore un « PIA-3 », doté de 10 milliards d’euros.

Là encore, d’où viennent ces fonds ?

Parce que tous ceux qui ont espéré pouvoir y souscrire personnellement avec quelques avantages fiscaux à la clé ont été une nouvelle fois « Gros-jean-comme-devant »…

Empruntés sur « les marchés » ? Que nenni, parce qu’on n’a pas bien vu le pognon dégouliner chez les récipiendaires putatifs.

Si, quand même, quelques dizaines de millions par-ci-par-là.

En fait il s’agit des « queues » les fameux « 11 à 12 milliards mobilisés un peu plus tard » qui ont eu le temps de « faire des petits » depuis 2010.

Simple, non !

 

– Et puis, summum du « foutage-de-gueule », le désormais « Éd-Fil-Lippe-le-retourneur-de-veste » qui en rajoute maintenant 56,3 avec grosso-modo les mêmes priorités (le détail satanique de plus, en passant).

Tu sais compter ? 26 + 35 + 12 + 10 + 56,3 = 139,3 Mds€ au total en trois quinquennats soit un peu moins de 7 % du PIB…

Et enfin, autre détail « satanique », ce décompte fait par notre « Ami-râle » Haddock qui a refait les comptes, au moins une semaine avant les annonces gouvernementales (tout était donc déjà plié ?) :

EXTRAIT du site de la CDC : « Doté de près de 57 milliards d'euros, le Programme d'Investissements d’Avenir (PIA), piloté par le commissariat général à l'Investissement, a été mis en place par l’État pour financer des investissements innovants et prometteurs sur le territoire, avec un principe de co-financement pour chaque projet.

Les 57 Md€ consacrés par l’État aux investissements d’Avenir ont été mobilisés en trois temps : en 2010, 35 Mds€ ont été dédiés à la première vague (PIA1) ; en 2014, le PIA a été renforcé et s’est vu allouer une enveloppe complémentaire de 12 Mds€ (PIA2) ; en 2016, 10 Mds€ supplémentaires ont été dédiés au PIA »

Ce qui donne : « 23 Mds€ confiés, 14,2 Mds€ engagés, 8 Mds€ investis » pour un total de 45,2 Mds€.

Autrement dit, il en reste.

 

Autour de 11,1… Et vous verrez qu’ils ressortiront peut-être « plus tard » à l’occasion des prochaines cessions des « participations de l’État », la vente des « bijoux de famille » que vous avez financés par vos impôts depuis des lustres.

C’est comme ça que ça va se passer, en revanche, je ne sais pas encore s’ils iront ou non à la réduction de l’endettement ou du déficit : À suivre.

Mais d’où vient donc tout ce pognon ? Noyés dans les levées de fonds de l’Agence-« Trans »-Trésor, qui gère les émissions pour votre compte, répondront la plupart.

Réponse facile et logique.

Mais comme les programmes – et besoins – sont calculés en amont et autorisés seulement par la loi de finances une ou deux fois dans l’année pour rester « transparent » sur les marchés qui s’organisent pour pouvoir y souscrire, et que ceux-ci (les programmes) ne varient pas beaucoup d’échéance en échéance, c’est que ce n’est pas la bonne réponse, puisque quand on en rajoute, ça ne se voit même pas.

Par conséquent, c’est que cet argent, il est déjà disponible d’une façon ou d’une autre dans les comptes de la CDC (qui sert de banquier à l’État).

Aussi simple que ça.

Et tout le reste, ce sont des « effets d’annonce » : Quel que soit le gouvernement, il reprend les mêmes fonds et les « réalloue », faisant mine d’activisme.

La preuve, se sont toujours les mêmes objectifs « prioritaires », parce que ce sont toujours les mêmes fonds…

 

Un ultime détail qui fait tâche : On devrait donc avoir 139,3 Mds€ en caisse, mais on empruntera quand même 24 Mds€ pour compléter l’enveloppe selon le calcul des « additions » ci-dessus, pour un total de 163,3 Mds€.

Or, il n’y a que 45,2 Mds€ en caisse si l’on en croit la CDC. Et 45,2 + 24 = 69,2, là où le programme annoncé est de 56,3 Mds€, soit un écart, un « manque » de 12,9 Mds€… là où on laissait croire à un « excédent » de 11,1.

Tiens ! 12,9 + 11,1 = 24, tout rond, justement ceux annoncés, comme par hasard.

Ça vous fait « souci » à vous aussi ?

Eh, c’est qu’ils n’y sont pas ! Ils sont dans la présentation de « Bling-Bling » de 2009.

Relisez ci-dessus : 13 de remboursement (de « Dévide-gens ») + 12 de papiers arrivés à échéance… Je te demande un peu comment tu peux compter dans « ce qui rentre » des fonds que tu dois « sortir ». Car 13 + 12, on n’est pas loin des 24 annoncés (aux arrondis près et « simplifications » réductrices).

Voilà « tout l’extraordinaire » qui m’a fait me bidonner depuis « mon vaste bureau » !

C’est vous dire que je devais partager les « bonnes choses rigolotes » avec vous !

 

Ceci dit, il faut aussi redevenir sérieux et tenter de « décrypter » la situation.

1 – Pas de doute, « Jupiter » assainit la situation en nettoyant, recyclant les reliquats des détournements et manipulations de ses prédécesseurs. Et ça remonte à 1991…

2 – Il annonce au monde de la finance qu’il va refaire appel à ses « petite-camarades » de banquiers.

Ça, ça va leur plaire : Il était là pour ça, quasiment « nommé » dans cet objectif, mais pas seulement.

3 – Car il ne faut pas croire que les « queues » n’ont servi à rien entre 2010 et 2017. Elles ont été utilisées pour « réduire » les taux d’intérêt des émissions de dettes du Trésor-public.

C’est passé inaperçu, parce que l’Allemagne empruntait à taux négatif. Et la « Gauloisie-déficitaire » à des taux historiquement bas, là où les pays du « Club-Med » (les « Pigs » Portugal, Italie, Grèce, Spain) se ruinaient au même moment avec des taux délirants.

Et le « G » de « Pigs » est double : « Piggs » pour ne pas oublier la « Gauloisie-ruinée »…

Alors comment contenir l’envolée des taux ? Mais tout simplement en faisant souscrire en « faux-nez » une structure ad hoc suffisamment dotée (les 10 à 12 Mds€ de « plus tard »).

À charge pour elle de se refinancer sur les marchés en cédant ses souscriptions sur les marchés à terme depuis 2012…

C’est que pour un banquier, prêter à taux négatif, c’est non seulement lui ôter le pain de la bouche, mais c’est aussi nier sa nécessité, son « rôle social », sa fonction : Intolérable quand on s’appelle Rothschild ou Goldman & Sachs !

La mission commandée à « Manu-le-jupitérien » : C’est effectivement chose faite.

 

Car curieusement et de façon assez extraordinaire, je retombe sur mes pieds dans mes élucubrations romanesques !

J’étais parti sur 35 milliards d’euros (soit 22 + 7 Mds US$ d’origine de 1991).

Mais je n’avais pas vu que ces fonds ont d’abord servis à financer les émissions allemandes au moment de la réunification du pays. Et que les taux dépassaient alors les 5 %. Or, 29 Mds US$ à 5 % sur 15 ans, c’est quand même 60,3 milliards de dollars en 2006.

Au taux de change et de maturité de l’époque – mais c’est assez variable puisqu’on est passé à l’Euro faisant disparaître le Deutsch Mark et que les maturités différaient d’une émission à une autre – c’était quand même 55 à 57 milliards d’Euros.

Et tiens donc que voilà la coïncidence (diabolique) avec « le programme annoncé est de 56,3 Mds€ » !

Pile-poil dans les clous.

Parfois, je m’admire moi-même, figurez-vous, même si je trouve cela agaçant d’avoir vu si clair depuis si longtemps !

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/09/ca-devient-agacant-la-longue.html

 

 

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27/09/2017 09:20

Loi sur « la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme »

 

Loi anti-terroriste ?

 

C’est demain… que seront votée les lois de la sortie de l’état-d’urgence, pour entrer dans le droit commun de tous les jours : Un petit-pas en avant, mais un grand bond vers la dictature !

 

Ou comment la « Gauloisie-des-droits-de l’homme » s’apprête à devenir un État policier que même le bloc communiste n’a pas pu ni su pérenniser, où chacun est désormais transformé en un horrible suspect potentiel.

Finalement, j’ai bien fait de me tirer avant l’heure de ce pétrin invraisemblable et vous plains bien.

Vous, vous êtes encore béats, tous, ravis que « Tagada-à-la-fraise-des-bois » ait pu, avec son « état-d’urgence » ,vous protéger des islamistes.

Après tout, ils n’ont fait que quelques centaines de morts sur le territoire, plus que partout ailleurs en Europe – où il n’y a jamais eu le piège de l’état-d’urgence – mais comme chacun sait, « ça aurait pu être pire » sans cette mesure.

Et en plus, vous aurez dit « merci » !

(C’est marqué comme ça dans le manifeste des « Maîtres du Monde », je vous le répète assez…).

Les grands vainqueurs, ce sont les « barbus » du Califat qui n’est pas mort pour rien, finalement.

 

« État policier », « despotisme doux », « Jupiterien » : Juristes, avocats et grandes organisations de défense des droits humains critiquent très sévèrement ce projet sur « la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », qui doit être votée à l’Assemblée nationale demain. Remplaçant l’état-d’urgence qui arrive à expiration, cette loi en prolonge plusieurs dispositions très controversées, banalise l’arbitraire, et autorise même le recours à des polices privées sur la voie publique. À croire que, bien au-delà de la lutte anti-terroriste, c’est toute forme de contestation de l’ordre établi qui pourrait être visée.

C’est en tout cas ce qu’en dise la plupart : Moi je ne crois plus à rien, je constate !

Coincée entre la fameuse réforme du code du travail – dont les cinq ordonnances ont été signées vendredi dernier en direct sous les projecteurs – et le projet de loi de finance 2018, présenté aujourd’hui même (on y reviendra), elle passerait presque inaperçue.

Elle n’a pourtant rien d’anecdotique : « C’est une révolution, puisqu’elle nous fait changer de régime politique : Jamais une telle concentration des pouvoirs aux mains de l’exécutif n’a été atteinte sous la Vème République », s’insurge un avocat membre de la Ligue des Droits de l’Homme.

 

Après son adoption par le Sénat le 18 juillet dernier, puis son passage devant la Commission des lois de l’Assemblée la semaine dernière, son vote au Palais Bourbon risque d’être une simple formalité : « La nouvelle majorité parlementaire n’a peut-être ni le choix, ni le recul nécessaire sur ce texte, mais elle n’a pas l’air de s’en préoccuper beaucoup, en tout cas », raconte un avocat au barreau de Lille et membre du Syndicat des avocats du pays. Le juriste se dit « inquiet » après son audition par le rapporteur de la loi et par les députés membres de la commission des lois : « D’habitude, il y a toujours du débat, de la confrontation ou, au moins, quelques questions. Là, rien, aucune réaction… »

 

Le désintérêt est d’autant plus gênant que l’enjeu est conséquent : La loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » ne vise rien de moins qu’à remplacer l’état d’urgence installé en « Gauloisie-des-Lumières » au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Après une sixième et dernière prolongation cet été, ce régime doit être levé au 1er novembre, sans pour autant disparaître du paysage : Plusieurs de ces dispositions sont directement reprises dans le texte qui lui succède.

 

C’est le cas des assignations à résidence ou des perquisitions, maintenues moyennant un petit changement de nom. Il faudra désormais parler respectivement de « mesures individuelles de contrôle et de surveillance » et de « visites domiciliaires » (Gag !).

« Mises à part quelques petites modifications d’application à la marge, ce sont exactement les mêmes mesures, décrivant les mêmes logiques », décryptait la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. « On les maquille simplement d’une novlangue pour faire croire à une distinction entre l’état d’urgence et l’actuel projet de loi. »

 

Ce faisant, le projet de loi pérennise donc dans le droit commun un régime d’exception, qui étend considérablement les pouvoirs de l’exécutif, au détriment du judiciaire. « C’est la remise en cause d’un principe fondamental à tout État de droit : La séparation et l’équilibre des pouvoirs », rappelle un juriste et chercheur pour l’ONG Human Rights Watch (HRW). « C’est d’autant plus inquiétant qu’on touche là directement aux libertés individuelles. »

« Lorsqu’une démocratie transfère trop de pouvoirs à la police administrative, on appelle cela une dictature du commissaire. Avec de telles dispositions, on peut sans exagération parler d’État policier ».

Même son de cloche du côté de la juriste Mireille Delmas-Marty, qui voit la menace d’un «despotisme doux » dans cette « dynamique sécuritaire marquée par l’abandon des principes qui devaient garantir les individus contre l’arbitraire ».

Et comme d’habitude, notez que les routiers (et quelques autres grévistes) jouent le rôle de « l’idiot-utile » en masquant par leurs actions cette abdication éhontée du minimum-syndical qui vise votre démocratie…

J’admire.

 

Comme depuis les débuts de l’état d’urgence, ce choix est officiellement motivé par le besoin de renforcer les dispositifs de lutte contre le terrorisme. Un discours resté inchangé avec l’arrivée du nouvel exécutif : « Le risque auquel on est confrontés aujourd’hui et le niveau élevé de menaces justifient parfaitement que l’on prenne un certain nombre de mesures législatives pour lutter contre le terrorisme » se défendait ainsi le « Premier-sinistre », traite « Républicains-démocrates » parmi d’autres, « Éd-Fil-lippe », cet été, dans une interview accordée au magazine Society.

Une obsession qui est toutefois loin d’être aussi légitime qu’on veut bien la présenter : « La France est déjà dotée d’un arsenal législatif très puissant en la matière, l’un des plus robustes d’Europe. Il ne s’agit pas de nier le problème que représente le terrorisme, mais d’expliquer qu’on n’y fait pas face en empilant à chaque fois une loi supplémentaire… », analyse la directrice de « HRW-Transe ».

 

Pis, depuis deux ans, l’état d’urgence a eu pour conséquence d’engendrer toute une série d’abus, outrepassant nettement le cadre présumé de la lutte contre le terrorisme. « Des militants écologistes ont été assignés à résidence lors de la COP 21 ; des interdictions de séjour ont été prononcées à l’encontre de militants participant au mouvement « Nuit Debout » et des interdictions et restrictions de manifester ont été imposées aux organisations syndicales dans le contexte de l’opposition à la loi d’août 2016 relative à la réforme du code du travail ».

L’observation émane de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui dresse la liste de ces « dérives (…) constatées récemment dans le cadre de l’état d’urgence » dans un avis public dénonçant « une dangereuse banalisation des mesures de l’état d’urgence ».

Mais vous n’en avez rien à foutre !

Vous préférez bénir la perspective de payer moins de taxe d’habitation dans un an…

Moyennant plus de CSG, naturellement, et vous insurger de la baisse des APL…

J’admire  la cécité généralisée.

 

De son côté, Amnesty International avait publié au printemps un important rapport comptabilisant les différentes entraves, notamment politiques, faites au prétexte de l’état d’urgence : 639 mesures d’interdictions individuelles de manifester ont été prises en 18 mois – dont 574 dans le cadre des manifestations contre la loi travail et 21 dans le cadre de manifestations liées à la COP 21 – ainsi que 155 manifestations interdites, soit une tous les trois jours.

Chapeau-bas !

De pareils dévoiements sont-ils à craindre avec l’adoption de ce nouveau projet de loi ? «On ne peut pas préjuger de l’intention, mais on constate qu’on avait le même discours sur le seul ‘‘objectif terroriste’’ avec la loi de renseignement en 2015. Aujourd’hui elle a une utilisation beaucoup plus étendue, preuve que ce genre de dispositif peut ensuite servir à autre chose, et notamment à contrôler les mouvements sociaux. Il faut considérer ce texte à plus long-terme » témoigne l’association La Quadrature du Net.

 

En singeant l’état-d’urgence, le texte risque donc de produire les mêmes effets.

C’est même une certitude pour certains : « Ce que l’on a vu avec l’état d’urgence était une expérimentation de ce qui va se pérenniser ici ». En cause, plusieurs mesures qui inquiètent plus particulièrement les juristes et associations de défense des droits de l’Homme. Parmi elles, l’une des « quatre mesures phares » selon le Gouvernement : Les « périmètres de protection » que pourront instaurer les préfets pour « assurer la sécurité d’un lieu ou d’un événement soumis à un risque d’actes de terrorisme à raison de sa nature ou de l’ampleur de sa fréquentation », tel que le stipule l’article 1er du projet.

« On pouvait difficilement faire plus vagueÇa signifie que le seul nombre peut engendrer l’activation du dit ‘‘risque terroriste’’ : cela peut devenir très facilement un outil pour enfreindre le droit de manifester… ».

Je vois déjà la gueule que vont faire des grands-magasins des beaux-quartiers parigots les jours de soldes ou de promotions !

Concrètement, palpations, inspections des bagages et fouilles des véhicules – autant de pouvoirs jusque-là soumis à réquisition judiciaire – pourront dès lors être effectuées sur un périmètre, dont l’étendue et la durée sont régies par des critères tout aussi flous, officiellement « adaptées et proportionnées aux nécessités que font apparaître les circonstances » selon le texte.

 

La nouvelle loi stipule que ces contrôles pourront être assurés par des forces de sécurité privé. « Il faut désormais s’attendre à voir des agents de Securitas gérer les manifestations de la voie publique ».

Pourtant une mesure dont l’étude d’impact du projet de loi questionnait même sa constitutionnalité…

Une chose est sûre, les débats brûlants sur la gestion et l’encadrement des manifestations, depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, ne devraient pas s’éteindre de sitôt : « Les pratiques d’entonnoir et de souricière, les obligations de ranger autocollant ou drapeau risquent de devenir monnaie courante et créer toujours plus de tension ».

 

D’autres dispositions nourrissent les préoccupations, telle l’extension massive des contrôles d’identité sur une bonne partie du territoire Gauloisien. Les « zones frontalières » sont élargies. Auparavant elles ne concernaient que les ports, les aéroports, les gares ferroviaires et routières ainsi qu’une bande de 20 km à partir d’une frontière terrestre. Ce périmètre de 20 km est désormais étendu autour de tous les points de passages de frontières – ports, aéroports, gares – englobant ainsi la plupart des agglomérations, soit 28,6 % du territoire métropolitain, où réside 67 % de la population. La police pourra y mener des contrôles d’identités massifs pendant 12 heures d’affilée (6 heures jusqu’à présent), en s’affranchissant de tout feu vert judiciaire, du principe constitutionnel de la liberté d’aller et de venir, et du principe européen de libre-circulation.

Fort !

La Cimade dénonce de son côté l’effacement « des derniers garde-fous juridiques », ouvrant la voie à une forme de « légalisation du contrôle au faciès ». Une accentuation du régime dérogatoire qui pourrait aussi servir d’autres objectifs : « Le caractère exorbitant du dispositif débouche en pratique sur du contrôle discriminatoire et va d’abord servir la politique migratoire, c’est très classique. En l’espèce, il pourrait aussi servir à suivre, voire à empêcher les mouvements des militants politiques, puisque chacun est transformé en potentiel suspect ».

Quel pays…

Vous aurez intérêt à vous savonner à l’eau de Javel en rentrant de vacances…

 

Autre mesure dont on parle moins, inscrite la semaine dernière après le passage devant la commission des lois : La possible radiation d’un fonctionnaire, « eu égard à la menace grave qu’il fait peser sur la sécurité publique » (art 4 sexies).

« Or, cette fois, étrangement, il n’est pas fait mention du terme « terrorisme » dans la rédaction de cet article… ».

Hein ? Malin…

Le concept de « menace grave » étant par définition à géométrie variable, les syndicalistes de la fonction publique auraient-ils, par exemple, du souci à se faire avec le projet de loi ? «Cette disposition incarne tout ce que l’on dénonce sur le fond avec ce texte : accepter un régime dérogatoire aux procédures classiques ainsi que des mesures privatives de liberté sur la base de critères extrêmement flous », poursuit la présidente du Syndicat de la Magistrature.

 

À bien des égards, la notion de terrorisme apparaît – quand elle est mentionnée – comme un alibi, tant elle reste insuffisamment définie. Pour mieux y inclure dans son champ d’approche, les mouvements sociaux et les activistes de tout poil ? « Si quelqu’un dérange, il est relativement facile dans ce contexte d’invoquer le terrorisme… ». Effectivement, le précédent de l’affaire Tarnac rappelle que l’État peut à tout moment et vite assimiler des mouvements de gauche et écologistes à une forme de terrorisme…

« La Cour de Cassation a tranché en considérant que Tarnac n’était pas du terrorisme, ‘‘en l’espèce’’. Le débat est loin d’être clos ».

L’histoire même du terme « terrorisme » trace des contours politiques incertains : « C’est un mot qui a longtemps servi à discréditer les mouvements anarchistes en France, puis à combattre des courants politiques anticapitalistes au niveau international. »

Voilà qui est acté dans le droit-commun…

 

Peu importe qu’il vise effectivement, ou non, des entreprises de nature terroriste ou seulement « islamistes », ce projet de loi produit un glissement fondamental dans le Droit en se fondant désormais également sur des suspicions ou des prédictions. « C’est un renversement d’un principe essentiel du droit : la preuve. En droit pénal, on juge sur des faits, pas sur des comportements. Avec ce texte, on ouvre grand la porte à une police comportementale ».

Le délit ou crime « d’intention » fait son entrée dans le droit pénal et vous approuvez par votre honteux silence…

 

Notez que les défenseurs du texte ont fait valoir auprès de vos élus et des experts qu’il prévoit une évaluation annuelle de la loi, ainsi qu’une clause de caducité pour certaines dispositions. Les assignations à résidence et les perquisitions, notamment, ont une date de péremption fixée au 31 décembre 2020. « Mais on sait d’expérience qu’une fois que c’est rentré dans le droit, il est très difficile de faire marche arrière », tempère d’autres. Quand l’exception devient la norme, on finit par s’y habituer, en témoigne l’expérience du Patriot Act aux États-Unis, loi antiterroriste supposée temporaire devenue permanente.

« Il y a un ‘‘effet cliquet’’, ces mesures ne disparaîtront plus de notre régime de droit. Sans compter le phénomène d’accoutumance alimenté par un discours public largement contaminé au tout-sécuritaire. »

Une banalisation qui a déjà frappé de plein fouet l’inconscient des principaux responsables politiques, à l’image de l’invraisemblable lapsus du sinistre de l’Intérieur, « Gégé-Colombe », au moment de défendre ses amendements devant la commission des lois, la semaine dernière, évoquant la « sortie de l’éta t de droit » pour parler de la sortie de l’état-d’urgence.

Lapsus renouvelé à New-York par « Jupiter »…

 

Dans un tel contexte, le discours du Défenseur des Droits, le très « Chir-rat-qu’ien » « D’jack-All-Good » (qui n’est pas non plus ma « tasse-de-thé » depuis l’affaire de l’hélicoptère au Népal), proactif sur la critique de l’état-d’urgence et de ses dérives depuis plusieurs mois, semble tristement inaudible : « Les démocraties ne peuvent pas répondre aux barbares en allant sur leur terrain, en mettant en cause la protection des libertés. L’État de droit est et restera (à jamais) notre arme la plus efficace ».

C’est certain, mais ce n’est pas le point de vue des « Jupitériens ».

Ils n’ont pas été si nombreux à voter pour lui, mais il faut reconnaître que c’était dans son programme : Il avait prévenu.

 

Bien à vous toutes et tous, finalement (et ce n’est hélas pas de l’humour…).

 

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/09/loi-anti-terroriste.html

 

 

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Sujet: Blog

Date: 18/10/2017

Par: Maria Jones

Sujet: DR IJAHO HERBS CURE

Lecture très intéressante. J'ai souffert d'herpès depuis que je suis enfant, mais ce n'est que depuis quelques années que j'ai découvert que j'avais l'herpès génital. J'ai donc commencé à chercher un moyen de guérir définitivement de ce virus mortel. J'ai visité tant d'hôpitaux à la recherche d'une solution, mais cela n'a jamais fonctionné. J'ai donc commencé à chercher un remède à mon virus de l'herpès.

Il y a quelques mois, je suis tombé sur un site où une femme partageait un témoignage sur le Dr IJAHO sur la façon dont il guérissait l'herpès et toutes sortes de maladies avec des herbes naturelles. J'ai donc décidé d'essayer. allait obtenir les herbes alors j'ai fait comme il a instruit quelques jours plus tard, j'ai reçu les herbes et j'ai commencé à prendre les herbes selon les instructions du Dr

J'ai été choqué deux semaines après quand mon médecin m'a dit que j'étais libre d'herpès alors j'ai décidé de faire savoir au monde comment j'ai été guéri de l'herpès par le Dr IJAHO. vous pouvez le joindre par courriel: drijahosolutioncenter@gmail.com si vous voulez aussi guérir votre herpès ou l'une des maladies énumérées ci-dessous parce que le Dr dit qu'il guérit également pour eux.

CANCER

ARRÊT CARDIAQUE

Diabète

SOARES FROIDES



Envoyez un courriel au Dr at drijahosolutioncenter@gmail.com pour votre traitement

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Date: 07/10/2017

Par: corine

Sujet: témoignage sur le retour de mon ex mari




Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas.

Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines. Vous pouvez le contacter sur:

son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net

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Date: 04/10/2017

Par: Angela Fox

Sujet: COMMENT J'AIEZ-VOUS MON RETOUR AVEC L'AIDE D'UN SPELLCASTER

Je souhaite partager mon témoignage à tous. Après avoir été en relation avec mon petit ami depuis cinq ans, il a rompu avec moi, j'ai fait tout son possible pour l'amener mais tout était en vain, je le voulais tant en raison de l'amour que j'avais pour lui, je l'ai supplié avec tout, j'ai promis mais il a refusé. J'ai expliqué mon
problème pour quelqu'un en ligne et elle a suggéré que je devrais plutôt contacter un sort qui pourrait m'aider à jeter un sortilège pour le ramener, mais je suis le type qui n'a jamais cru dans le sortilège, je n'avais pas le choix que de l'essayer, j'ai envoyé le lanceur de sortilège et il m'a dit qu'il n'y avait aucun problème que tout soit D'accord avant trois jours, que mon ex me retourne, il lance le sortilège et, étonnamment, le deuxième jour, il était vers 17 heures. Mon ex m'a appelé, j'ai été tellement surpris, j'ai répondu à l'appel et tout ce qu'il a dit était qu'il était tellement désolé pour tout ce qui s'est passé, qu'il voulait que je revienne, qu'il m'aime tellement. J'étais tellement heureux et je suis allé chez lui, contactez-le maintenant pour votre problèmes de relation ou de mariage, voici son whatsapp et son email si vous pouvez joindre Dr Akhigbe

WhatSAP number + 2349035428122
Courriel akhigbespellhome@gmail.com

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Date: 25/08/2017

Par: CHAD JEFF

Sujet: CHADJEFF120@GMAIL.COM

Je lui ai donné un appel concernant le changement soudain de ma femme et il m'a clairement indiqué que ma femme m'aimerait jusqu'à la fin du monde, qu'elle ne me quittera jamais. Maintenant, moi et ma femme sont de nouveau ensemble et j'ai commencé à faire des choses agréables qu'elle n'a pas faites auparavant, il me rend heureux et fait ce qu'elle est censé faire en tant que femme sans crainte. Envoyez-lui un courriel pour tout type d'aide dont vous pourriez avoir besoin. Email: allispellhelp1@gmail.com Ou Numéro de téléphone: +2348100772528

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Date: 30/07/2017

Par: leyla

Sujet: enfin j'ai recupéré mon ex mari



bonjour

je me prénomme leyla j'habite en France précisément à Toulouse.

je suis marié avec David en 2005 on na eu 2 enfants ensemble on étais très heureux , a cause de sa collègue de travail il s'est séparé de moi depuis le 06 février 2017 .Il ne viens plus a la maison, J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas !les faux marabout on pris tous mon argent.Mais DIEU m'as pas oublié , l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction, grâce a l'aide d'un puissant pratiquant de la margis nommé maitre lawami,

elle m'a donné le numéros du maitre lawami suivi de son mail et m'a dit de lui contacter pour lui expliquer mon cas. je me suis dit que c'est encore du gaspillages mais j'ai pas le choix car je suis folle amoureuse de mon mari. Quand j'ai contacté le puissant pratiquant je lui ai expliqué tout la situation de mon mari et moi. Vous savez quoi? Le maitre lawami m'a dit qu'il va me faire 3 rituels pour que mon mari revienne. Et bizarrement dans 7 jours à suivre mon mari est revenu en me suppliant , c'est un miracle pour moi je suis en paix dans mon foyer.C'est le premier miracle que j'ai vu dans ma vie. (pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce ,maladie ,la chance , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du travail ou d'une autres). Ce pratiquant de la margis est très fort

son émail: maitrelawami@hotmail.com , envoyer lui un message ou l'appelé directement sur whatsApp numéro téléphone

tel: +229 68 43 76 16 son site internet: www.grandmaitrelawami-21.webself.net

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Date: 28/07/2017

Par: Appreciation

Sujet: Thanks

Wooow, je m'appelle Theresa sont de Los Angeles, en Californie. Je veux informer le monde d'un grand lanceur de sortilège qui ne ressemble pas à celui-ci, le Dr Ogundele. J'ai cherché de l'aide partout où j'ai vu sa publication en ligne l'année dernière, ma famille vivait dans la pauvreté et je ne pouvais pas avoir Mon propre enfant, mon mari m'a laissé pour une autre femme en raison de mon état, un jour j'ai vu quelqu'un qui partageait le bon travail du docteur Ogundele, je dois m'encourager à me contacter et la première chose qu'il me l'a dit était que mes problèmes étaient Plus tard, après son sortilège, mon mari est revenu en supprimant ses genoux en moins de 24 heures et aujourd'hui, en partageant les bonnes nouvelles, j'ai mon propre enfant et il m'a infligé un sort d'argent aussi et partout où je vais, je suis favorisé, Nous sortons de la pauvreté, le Dr Ogundele est unique, il est un homme formidable, je vivrai ses coordonnées pour ceux d'entre vous qui ont besoin de son aide et pour ceux d'entre vous qui m'aident à le remercier pour son bon travail . Voici son contact Email: ogundeletempleofsolution@gmail.com ou contact téléphonique: +27618920352. Contactez-le et résolvez votre problème.

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Date: 27/07/2017

Par: josphine

Sujet: pregnancy herbal herbs

TESTIMONIO SOBRE CÓMO ME EMBARAZO. Me casé a los 26 años y de inmediato traté de quedar embarazada. Cuando yo era incapaz de concebir tuve análisis de sangre para la fertilidad y me dijeron que tenía un FSH (hormona folículo estimulante) de 54 y no sería capaz de tener hijos. Aunque los médicos sabían que me habían diagnosticado la tiroiditis de Hashimoto desde los 20 años, nadie se molestó en revisar mis niveles de tiroides. Mi TSH se midió en .001. Mi dosis de Synthroid se redujo. Un amigo me aconseja contactar a un médico de hierbas DR.MIDNIGHT que ayudan con la fertilidad con su medicina, recogí su contacto y explicar mi situación a ella ella preparó para mí una medicina herbal que tomé como describir por ella. Quedó embarazada muy rápidamente, tuve un embarazo exitoso. Tengo a mi bebé marzo 2015. para quedar embarazada a la edad de 35 con mi segundo hijo en mayo de 2017, gracias mamá, este es su contacto de correo electrónico si usted requiere su ayuda puede correo electrónico dr.midnight5@gmail.com él si usted necesita su Asistencia en su relación o cualquier otro caso.
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A través de dr.midnight5@gmail.com o llame o whatsapp él su línea directa +2347037137208

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Date: 25/07/2017

Par: OCLCTICBEFTI

Sujet: OCLCTICBEFTI

Il nous a été donné de constater la recrudescence de nombreuses attaques ciblant les particuliers mais aussi les entreprises et les administrations. Elles visent à obtenir des informations personnelles afin de les exploiter pour arnaquer, portant préjudices aux internautes. Internet est un espace de liberté où chacun peut communiquer et s'épanouir. Les droits de tous doivent y être respectés, pour que la « toile » reste un espace d'échanges et de respect. Pour remédier à ces pratiques malsaines, l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) et la Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI) créés par les pouvoirs publics sont à la disposition des populations victimes de toutes les formes de criminalité sur internet. Une seule adresse pour signaler que vous êtes victimes d’une arnaque.
ADRESSE MAIL : internet_signalement_gouv_france@mail.com

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Date: 18/07/2017

Par: Appreciation

Sujet: Thanks

DOIT LIRE:

Je m'appelle Susan Davis et, d'après la Grèce, je veux témoigner d'un grand homme nommé docteur Dr Ogundele. J'ai été triché tellement de fois et je n'ai jamais vu de pouvoir comme Dr ogundele. Mon mari m'a quitté parce que je ne pouvais pas Pour avoir mon propre enfant, et la deuxième raison était aussi parce que nous étions incapables de prendre soin de l'enfant à naître. Un jour, en tant que femme frappée, je suis entré en ligne et j'ai rencontré le poste de Dr Ogundele posté par une femme qu'il a aidée avant , J'ai le courage de le contacter, le mot qu'il m'a dit était que je devais être heureux de contacter que mes problèmes étaient finis, peu de jours après ses prières et mes consultations, mon mari est revenu en suppliant et il nous a fait sortir de la pauvreté avec son Pouvoirs, aujourd'hui je suis heureux d'informer quiconque lisant ceci que j'ai mes propres enfants (2). Dr Ogundele est comme aucun autre lanceur de sortilège, il a la solution parfaite aux problèmes de relation et de mariage, même à la solution d'argent. Je l'ai cru et aujourd'hui je suis content de vous faire savoir que ce lanceur de sorts a le pouvoir d'unir les familles et le pouvoir de vous rendre financièrement correct. Parce que je suis maintenant heureux avec mon mari. Merci à Dr.Ogundele son email: ogundeletempleofsolution@gmail.com ou son numéro de téléphone: +27618920352

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Date: 17/07/2017

Par: leyla

Sujet: enfin j'ai recupéré mon ex mari

bonjour

je me prénomme leyla j'habite en France précisément à Toulouse.

je suis marié avec David en 2005 on na eu 2 enfants ensemble on étais très heureux , a cause de sa collègue de travail il s'est séparé de moi depuis le 06 février 2017 .Il ne viens plus a la maison, J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas !les faux marabout on pris tous mon argent.Mais DIEU m'as pas oublié , l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction, grâce a l'aide d'un puissant pratiquant de la margis nommé maitre lawami,

elle m'a donné le numéros du maitre lawami suivi de son mail et m'a dit de lui contacter pour lui expliquer mon cas. je me suis dit que c'est encore du gaspillages mais j'ai pas le choix car je suis folle amoureuse de mon mari. Quand j'ai contacté le puissant pratiquant je lui ai expliqué tout la situation de mon mari et moi. Vous savez quoi? Le maitre lawami m'a dit qu'il va me faire 3 rituels pour que mon mari revienne. Et bizarrement dans 7 jours à suivre mon mari est revenu en me suppliant , c'est un miracle pour moi je suis en paix dans mon foyer.C'est le premier miracle que j'ai vu dans ma vie. (pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce ,maladie ,la chance , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du travail ou d'une autres). Ce pratiquant de la margis est très fort

son émail: maitrelawami@hotmail.com , envoyer lui un message ou l'appelé directement sur whatsApp numéro téléphone

tel: +229 68 43 76 16 son site internet: www.grandmaitrelawami-21.webself.net

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